La walima (le festin de mariage)

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La walima est une sunna mise en avant : son invitation, ses vertus, sa réponse, et ses règles de bienséance.

Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55

Une sunna établie

Tous les savants s'accordent : la walima du mariage est légiférée. Le Prophète l'ordonna avec modestie.

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) aperçut sur Abd ar-Rahman ibn Awf la trace d'un parfum jaune et demanda : qu'est-ce ? Il répondit : j'ai épousé une femme pour le poids d'une noyau d'or. Le Prophète dit : qu'Allah te bénisse ; fais une walima, même avec une brebis.al-Bukhari 4860 ; Muslim 1427

Anas raconte que la plus généreuse walima du Prophète fut celle de Zaynab : pain et viande jusqu'à ce que les gens laissent (al-Bukhari 4873 ; Muslim 1428) ; et avec Safiyya, un hays dans un petit récipient suffisant (al-Bukhari 2120). La brebis est l'idéal ; une dépense plus simple reste valide, et le Prophète a fait la walima avec deux mudds d'orge.

Répondre à l'invitation

Si l'un de vous est invité à une walima, qu'il s'y rende.Muslim

Pour la majorité des fuqaha (hanafites, malikites dans l'avis répandu, chaféites, hanbalites), celui qui est invité à la walima du mariage, sans divertissement illicite, doit répondre, fût-il en jeûne, sauf excuse : s'il s'abstient sans raison, il pèche. Les savants citent la parole du Prophète : « Le pire des repas est la walima à laquelle on invite les riches et qu'on refuse aux pauvres ; et celui qui ne répond pas à l'invitation désobéit à Allah et à Son messager » (al-Bukhari ; Muslim). Cette obligation suppose des conditions : être nommément invité, que l'invité et l'hôte soient musulmans, et que les pauvres ne soient pas écartés.

Le jour de la walima

Les fuqaha précisent : la walima du premier jour est un droit ; celle du deuxième est de la convenance ; au troisième et au-delà, répondre devient déconseillé, d'après : « La walima le premier jour est un droit, le deuxième une convenance, le troisième une rumeur ». Si le même jour apporte deux invitations, on donne la priorité à celle qui est venue d'abord, sinon à la plus proche du domicile ; et le jeûneur se lève pour répondre s'il peut en tirer un bien.

Les égards de la table

  • pas de gaspillage ni d'étalage : éparpiller noix et sucre pour qu'on se les arrache est déconseillé chez malikites, chaféites et une narration hanbalite, car le Prophète a interdit l'arrachage (al-Bukhari 2342) ;
  • honorer le pain sans en faire un rite : embrasser le pain est une innovation permise chez hanafites et chaféites, non légiférée chez malikites et hanbalites, qui rappellent l'égard du Prophète pour la moindre bouchée ;
  • servir une nourriture licite, sans dépense ostentatoire ni emprunt qui écrase le foyer.

Note pratique

La walima proclame le mariage : publique, hospitalière, proportionnée. Inviter les pauvres, répondre avec le sourire, éviter le superflu : la leçon des écoles en trois lignes.

Dans le glossaire islamique : مهرُ نكاح مهرجان بو زرجمهر
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