Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La nafqa (la pension alimentaire de la femme)
La nafqa de la femme : logement, nourriture, vêtement selon les moyens du mari, et la règle du divorce et du cas de dispute.
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Mis à jour le 31 août 2026 à 03h55
L'entretien de l'épouse (nafqa) est dû dès que le mariage la met à la disposition du mari, selon la logique des écoles : hanafites l'attachent à la remise effective de l'épouse dans le mariage valide ; malikites, chaféites et hanbalites l'exigent au titre de la vie commune et des droits du contrat. Ibn Taymiyya résume l'accord des musulmans : l'homme doit nourrir sa femme et ses enfants, par consensus.
Prends de quoi suffire à toi et à ton enfant, selon la convenance.al-Bukhari 5049 ; Muslim 1714
Hind se plaignait de l'avarice d'Abu Sufyan ; le Prophète lui ordonna de prendre selon la convenance, sans chiffrer. C'est la règle générale des quatre écoles : la nafqa ne dépend ni d'une somme fixée par la Loi ni du seul choix du mari, mais de la convenance de l'épouse, de la coutume du pays et des moyens du foyer. Hanafites, malikites, chaféites dans un avis et hanbalites ajoutent un critère de mesure : on regarde les moyens des deux époux ensemble ; le riche doit à l'épouse riche l'entretien des riches, le gêné doit celui des gênés, d'après « que le riche dépense selon sa fortune » (at-Talaq 7).
Les fuqaha précisent : si l'épouse mange avec son mari, elle ne peut réclamer d'argent en plus tant que la table reste ouverte à sa convenance ; s'il la laisse dans le besoin avéré, le juge fixe une pension en espèces. La femme désobéissante sortant sans droit perd son entretien jusqu'au retour à l'obéissance ; la femme répudiée avant consommation perd l'entretien et le logement selon la règle majoritaire. Si le mari devient insolvable, la page sur le divorce judiciaire détaille les solutions des écoles.
La nafqa protège la dignité de la femme : manger selon le pays, s'habiller décemment, habiter convenablement. Elle tient compte des moyens du mari : ni pression écrasante, ni prétexte à la négligence. En cas de conflit, le juge tranche selon les critères des écoles.
Le logement convenable, la nourriture, l'habillement, les soins, selon les moyens du mari et la coutume du pays.
Oui : elle est due par le mari en toutes circonstances selon le jumhur ; la richesse de l'épouse reste son bien propre.
Saisir le juge ou l'instance compétente : le défaut d'entretien est un motif de dissolution judiciaire (voir la page tafriq).