Fiqh islamique > Les transactions financières > Le murabaha et le crédit sans riba
Acheter à crédit sans intérêt : le murabaha (vente à prix majoré connu), ses conditions et la frontière nette avec le prêt à intérêt.
La murabaha est une vente au coût annoncé, augmenté d'un profit connu ; le vendeur doit dire le vrai coût, car cacher ou mentir sur le coût est une trahison (Muslim 101). Structurellement, elle diffère du crédit : la banque achète le bien, le possède, puis le revend à prix connu, là où le crédit prête de l'argent contre un supplément. La frontière : le profit sur un bien possédé et livré à coût annoncé est du commerce, l'augmentation sur de l'argent prêté ou dû est du riba. Les malikites classent la forme bancaire bâtie sur une promesse ferme parmi les ventes 'ina interdites.
Mis à jour le 07 octobre 2026
La murabaha (vente à coût majoré connu) et le tawliya (vente à prix égal) : leurs règles, conditions et divergences.
Minah al-Jalil · al-Dardir · école malikite
(Chapitre) Il est permis en murabaha (revente à prix connu avec marge).
Al-Hawi al-Kabir · al-Mawardi · école chafi'ite
Chapitre : la vente en murabaha. Question : al-Shafi'i, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : «S'il le vend en murabaha sur dix, plus un, et dit : elle m'a coûté cent dirhams, puis dit : je me suis trompé, mais elle m'a coûté quatre-vingt-dix, elle est due à l'acheteur pour son capital et sa part du profit.»
Structurellement oui : la banque achète le bien, le possède puis te le revend à prix connu ; le crédit prête de l'argent contre un supplément (riba).
Selon le contrat : solde du capital restant ou prix total ; pas de pénalité qui enrichit le prêteur selon les académies (l'amende va à la charité).
Le risque existe : vérifier la propriété réelle de la banque, la transparence du coût et l'absence de taux garanti sur l'argent.
L'ijara (location-vente), la mousharaka mutanaqisa (association décroissante) et le salam : voir les pages correspondantes.