Accueil > Prière sur le Prophète > Les mérites de la prière sur le Prophète
Les recueils de hadiths ont consacré des chapitres entiers aux mérites de la prière sur le Prophète : Mouslim dans son Sahih, at-Tirmidhi dans son chapitre « ce qui est rapporté sur les mérites de la prière sur le Prophète », al-Bayhaqi dans as-Sunan al-Kubra, et an-Nawawi dans le Riyad as-Salihin. Voici les annonces principales, avec leur degré d'authenticité tel que les recueils le donnent.
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Actualizat la 27 septembrie 2026 la 03h04
📖 2 min de cititLe Prophète a dit : « Quiconque prie une fois sur moi, Allah prie dix fois sur lui. »
Mouslim dans son Sahih (408) ; at-Tirmidhi (485) : « hadith hasan sahih »
al-Hakim rapporte une version qui ajoute l'effacement des fautes : « ...Allah prie dix fois sur lui et lui efface dix fautes », et il la juge « d'isnad authentique » (al-Mustadrak, 2018). at-Tirmidhi rapporte aussi : « ...et lui inscrit dix bonnes actions ». al-Bayhaqi la transmet pour le vendredi spécifiquement : « Multipliez la prière sur moi le jour du vendredi et sa nuit ; quiconque prie une fois sur moi, Allah prie dix fois sur lui » (as-Sunan al-Kubra, 5994).
« Les gens les plus dignes de ma proximité au Jour de la Résurrection sont ceux qui auront le plus prié sur moi. »
at-Tirmidhi (484) : « hadith hasan gharib » ; Ibn Hibban dans son Sahih ; Ibn Abi Shayba dans al-Musannaf
La proximité (waliyy) ici est celle de l'honneur et du rang, pas celle du lignage : la voie d'accès au Prophète au Jour du Jugement est la prière sur lui, ouverte à toute personne de sa communauté.
« L'avare (bakhil) est celui auprès de qui je suis nommé sans qu'il prie sur moi. »
at-Tirmidhi (484) : « hadith hasan sahih » ; Riyad as-Salihin (1403)
Le Prophète a dit aussi : « Que le nez de l'homme soit frotté à la poussière, celui auprès de qui je suis nommé sans qu'il prie sur moi » (at-Tirmidhi, jugé « hasan » ; Riyad as-Salihin, 1400) : une expression arabe qui marque le grand préjudice que l'on se fait à soi-même. al-Hakim rapporte le même sens avec un isnad jugé authentique (al-Mustadrak, 2015).
« Parmi vos meilleurs jours est le jour du vendredi : en lui Adam fut créé, en lui il mourut, en lui est le souffle (final) et la foudre (de l'Heure). Multipliez donc sur moi la prière en ce jour, car votre prière m'est présentée. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, comment nous sera-t-elle présentée alors que tu as dépéri ? » Il dit : « Certes Allah a interdit à la terre de ronger les corps des prophètes. »
Abu Dawud (1047) ; an-Nawawi le cite dans le Riyad as-Salihin (1399) avec un « isnad authentique »
al-Bayhaqi transmet aussi : « ...celui d'entre vous qui aura le plus prié sur moi sera le plus proche de moi en rang », en précisant honnêtement que les diverses voies de ce propos contiennent de la faiblesse dans certains isnads mais que leur ensemble suffit à l'établir (as-Sunan al-Kubra, 5995).
« Nul ne salue (en disant as-salamu alayka) sans qu'Allah ne restitue mon esprit pour que je lui rende le salam. »
Abu Dawud avec un isnad jugé authentique ; Riyad as-Salihin (1402)
Et il a dit, selon Abu Dawud (isnad authentique, Riyad as-Salihin 1401) : « Ne faites pas de ma tombe une fête, et priez sur moi : votre prière me parvient où que vous soyez. » La prière sur lui n'exige donc ni proximité de sa tombe ni date particulière : elle lui parvient de partout.
Un hadith très répandu annonce : « Celui qui oublie de prier sur moi se perd le chemin du Paradis. » Il est rapporté par Ibn Majah (908), par an-Nasa'i dans as-Sunan al-Kubra (19177) et par Ibn Abi Shayba et Abd ar-Razzaq dans leurs Mussannaf ; les spécialistes du hadith l'ont jugé faible. Nous le citons pour information : son sens général (le grand préjudice de négliger cette prière) rejoint les textes authentiques ci-dessus, mais le texte lui-même ne sert pas de preuve.
al-Bayhaqi rapporte par ailleurs d'après le Prophète, via Jibril : « quiconque te salue, je le salue ; quiconque prie sur toi, Je prie sur lui » (as-Sunan al-Kubra, 19176) : la récompense annoncée est une prière d'Allah sur le serviteur lui-même, c'est-à-dire une miséricorde qui le couvre.
À lire aussi
Dix prières d'Allah sur la personne, selon Mouslim (408) ; une version d'al-Hakim ajoute l'effacement de dix fautes et l'inscription de dix bonnes actions (al-Mustadrak, 2018).
Non : rapporté par Ibn Majah (908) et d'autres, il est jugé faible par les spécialistes du hadith. Son sens général rejoint les textes authentiques, mais il ne sert pas de preuve.
Le Prophète a dit : « votre prière me parvient où que vous soyez » (Abu Dawud, isnad authentique) : pas besoin d'être à Medine ni d'une date particulière.
La plus grande proximité de lui au Jour de la Résurrection (at-Tirmidhi, 484, hasan gharib) et, pour le vendredi, le plus haut rang près de lui selon la version d'al-Bayhaqi (5995).