Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Le témoignage de deux femmes vaut-il celui d'un homme ?
Le verset 2:282 demande deux femmes en lieu et place d'un homme dans un cas précis : la dette écrite. La règle, sa raison d'être, les cas où le témoignage d'une femme suffit seul, et la réponse à l'accusation.
Le verset 2:282 demande deux femmes en lieu et place d'un homme dans un seul cas précis : le témoignage sur une dette écrite entre deux personnes, pour qu'une des deux rappelle à l'autre si elle oublie. Ce n'est pas une règle générale pour tous les témoignages : une femme seule peut transmettre un hadith (les savants l'acceptent), témoigner dans d'autres domaines, et son témoignage vaut celui d'un homme dans certains cas selon les écoles.
Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureLe verset traite un cas unique : la rédaction d'une dette entre deux personnes. Il demande qu'un scribe écrive, que le débiteur dicte, que deux témoins hommes soient présents, et ajoute : « faites appel à deux témoins parmi vos hommes ; s'il n'y a pas deux hommes, alors un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, pour que si l'une oublie, l'autre lui rappelle » (Coran 2:282).
La raison donnée par le verset lui-même est la mémoire, pas l'intelligence ni la fiabilité : la loi anticipait le risque d'oubli dans un domaine (les chiffres d'une dette) où l'expérience de l'époque montrait que les femmes étaient moins exposées aux transactions financières. C'est une règle contextuelle, pas une déclaration générale sur la valeur du témoignage féminin.
Le droit musulman accepte le témoignage d'une femme seule dans de nombreux domaines : les caractéristiques du nouveau-né (où une sage-femme suffit), les défauts d'un bien (où une experte suffit), les questions intimes liées au corps féminin (où les savants exigent même le témoignage de femmes). Et pour la transmission du hadith, la femme est acceptée comme narrateur à part entière : le droit hadithique ne fait aucune différence entre homme et femme sur la fiabilité de la transmission : c'est pourquoi Aïcha, Hafsa, Asma et des centaines d'autres femmes comptent parmi les plus grands narrateurs de l'islam. La page l'héritage des femmes traite l'autre accusation symétrique sur les droits patrimoniaux.
Les écoles divergent : les Hanafites l'autorisent pour tous les cas, les autres la limitent aux cas où son témoignage est accepté. Des femmes ont été juges dans l'histoire musulmane et la discussion reste ouverte.
Non : le verset explique sa raison par une éventuelle distraction (Coran 2:282 : « pour que si l'une oublie, l'autre lui rappelle »), pas par une incapacité intellectuelle. Et le Coran fait de la femme le modèle de la meilleure mémoire religieuse : Aïcha est la première source du droit musulman en hadith et en fiqh.