L'apostasie en islam

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La question la plus discutée du débat : le Coran ne prévoit aucune peine terrestre pour changer de religion, le hadith du crime puni de mort vise un cadre précis, et les écoles classiques ont traité l'apostasie publique combinée à l'hostilité. Les textes et les positions, sans rien cacher.

Réponse courte sur l'apostasie

Le Coran ne prescrit aucune peine terrestre pour changer de religion : il annonce « qui veut croire, qu'il croie ; qui veut mécroire, qu'il mécroie » (Coran 18:29) et « pas de contrainte en religion » (Coran 2:256). Le hadith qui prescrit la peine (« quiconque change de religion, tuez-le », al-Bukhari 6922) a été appliqué par le Prophète (paix et salut sur lui) à des cas d'apostasie publique combinée à la trahison en temps de guerre, et les écoles classiques l'ont encadré ainsi.

Les savants contemporains divergent sur sa portée aujourd'hui : les textes sont ici présentés entiers, avec les deux lectures.

Mis à jour le 07 octobre 2026

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Ce que dit le Coran : aucune peine terrestre

Le Coran mentionne l'apostasie à de nombreuses reprises et ne prescrit jamais de peine en ce monde. Il annonce la liberté complète : « et dis : la vérité vient de votre Seigneur ; qui veut croire, qu'il croie ; qui veut mécroire, qu'il mécroie » (Coran 18:29). Il décrit même des retours successifs au doute sans annoncer de sanction : « parmi les gens il en est qui adorent Allah par intermittence... puis il se replace dans le doute, oscillant entre ceci et cela » (Coran 4:137), où l'unique conséquence annoncée est dans l'au-delà : « Allah ne guide pas le peuple ingrat ». Les savants qui défendent la liberté de conscience appuient aussi sur « pas de contrainte en religion » (Coran 2:256), sur l'exception de contrainte accordée à Ammar (Coran 16:106), et sur le verset qui envisage jusqu'à l'obéissance d'Israël « puis ils ont détourné » sans peine terrestre.

La page pourquoi les juifs ne reconnaissent pas Mohamed illustre cette même liberté d'écoute accordée à l'objection.

Le hadith de Bukhari 6922 et son cadre d'application

Le hadith authentique existe : « quiconque change de religion, tuez-le » (al-Bukhari 6922). Ce que les écoles classiques ont codifié est précis : la peine visait l'apostasie publique en temps de guerre, considérée comme une rupture d'allégeance combinée à l'hostilité envers la communauté : le même cadre que la trahison dans les autres systèmes juridiques. Les quatre écoles l'ont réservée à l'apostasie manifeste et hostile, jamais à la conviction intime, et le Coran lui-même accorde l'exception du cœur contraint (Coran 16:106).

Les savants contemporains divergent sur l'application aujourd'hui : certains maintiennent la lecture classique dans un cadre d'État, d'autres la limitent à l'apostasie combinée à la rébellion, et tous s'accordent sur un point que la page cacher sa conversion développe : la conviction intime n'est jamais punissable, et nul n'a le droit de fouiller les cœurs.

Les cas du Prophète (paix et salut sur lui) : ce que l'histoire montre

L'histoire prophétique confirme la distinction : des personnes ont quitté l'islam sans être poursuivies quand leur départ était privé, et la tradition rapporte même l'exemple d'un homme venu se convertir puis demander à se rendre chez les Byzantins, sans que le Prophète (paix et salut sur lui) ne le retienne par la force, se contentant de dire : « toute ville sent mauvais quand ceux qui s'y trouvent sont impurs ». Ce qui a été puni historiquement, ce sont les départs combinés à la trahison militaire ou au sabotage : le cas de l'homme qui avait apostasié puis égorgé un berger et volé le troupeau (rapporté par al-Bukhari) : un crime de sang et de brigandage, pas une opinion. La règle qui ressort des sources est double et claire : la foi ne se force pas (Coran 2:256), et la trahison armée se juge comme trahison, quelle que soit la religion du traître.

Les deux lectures aujourd'hui, assumées

Ce dossier ne cache pas la discussion : la lecture classique (la peine pour l'apostasie publique hostile) et la lecture contemporaine (la peine visait la combinaison avec la trahison, pas la croyance) coexistent chez les savants, et les textes cités ici sont ceux des deux camps. Ce qui n'est pas discutable en revanche : le Coran n'a jamais fixé de peine pour changer de religion, nul n'a le droit de juger les cœurs, et tuer un être humain innocent est formellement interdit (Coran 5:32) : y compris quand il s'appelle Ahmed et ne croit plus, comme quand il s'appelle Jean et ne croit pas. La page l'islam et la liberté de religion traite le droit de croire dans son ensemble.

Questions fréquentes sur l'apostasie

Le Coran punit-il l'apostasie ?

Non : le Coran mentionne l'apostasie de nombreuses fois (4:137 décrit même un retour au doute répété) sans aucune peine terrestre, et il affirme « qui veut mécroire, qu'il mécroie » (Coran 18:29). La seule rétribution annoncée est dans l'au-delà : « ceux qui mécroient après avoir cru... leur regret augmentera » (Coran 3:90).

Que dit le hadith de Bukhari 6922 exactement ?

« Quiconque change de religion, tuez-le » : un hadith authentique dont le Prophète (paix et salut sur lui) a appliqué la prescription dans des contextes où l'apostasie s'accompagnait de trahison ou de combat contre la communauté, ce que les écoles classiques ont codifié : l'apostasie punie par la loi islamique historique est l'apostasie publique et hostile, pas la conviction intime.

Sources : al-Bukhari 6922 · Coran 18:29 · Coran 2:256 · Coran 16:106 · Coran 5:32

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إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَٰٓئِكَتَهُۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّ ۚ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ صَلُّوا۟ عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا۟ تَسْلِيمًا

Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.

Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ