Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Pourquoi Mohamed a-t-il épousé Safiya ?
L'accusation dit : une captive prise la nuit du massacre de son mari. Le dossier documenté dit : une noble juive de Khaybar, libre de choisir, affranchie et épousée avec un voile qui la déclare épouse, veuve depuis longtemps d'un premier mariage rompu.
Safiya bint Huyayy, descendante de la royauté juive de Khaybar, veuve d'un premier mariage, fut épousée par le Prophète (paix et salut sur lui) après Khaybar : il l'affranchit, son affranchissement fut son douaire, et elle fit partie de celles dont le voile fut imposé, signe de l'épouse libre. Le Sahih raconte le détail de la noce sur la route de Médine : 3 jours, un repas de dattes et de fromage, et la question des musulmans : épouse ou captive ? Le Prophète (paix et salut sur lui) la voila : épouse (rapporté par al-Bukhari 4212 et 4213).
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Mis à jour le 17 octobre 2026
📖 2 min de lectureAl-Bukhari rapporte : le Prophète (paix et salut sur lui) demeura avec Safiya bint Huyayy sur la route de Khaybar 3 jours, jusqu'à consommer le mariage, et elle faisait partie de celles dont le voile fut imposé (rapporté par al-Bukhari 4212). La version longue d'Anas détaille la noce : pas de pain ni de viande, des dattes, du fromage et du beurre étalés sur un cuir, et la question des musulmans : est-elle une des mères des croyants ou une captive ?
Le Prophète (paix et salut sur lui) répondit : si elle est voilée, elle est une des mères des croyants, et il la voila (rapporté par al-Bukhari 4213). Le dossier documente un mariage public, avec noce, voile et statut d'épouse libre, pas une captive de nuit.
La règle documentée : le Prophète (paix et salut sur lui) l'affranchit, et son affranchissement tint lieu de douaire : elle entra dans le mariage libre, avec le droit de refuser qu'une affranchie possède.
Le premier mariage de Safiya était rompu depuis avant Khaybar (elle était la veuve de Kinana ibn al-Rabi, et avant lui d'un autre notable), et les sources qui racontent l'exécution de Kinana viennent de la Sira d'Ibn Ishaq avec des détails que les spécialistes de hadith ne considèrent pas comme des preuves : l'accusation « la nuit du massacre de son mari » empile des éléments de sources différentes pour fabriquer une horreur que les textes authentiques ne racontent pas.
Épouser la descendante des rois de Khaybar, la tribu la plus fortifiée des juifs d'Arabie, juste après la campagne, était un acte public de réconciliation : la maison du Prophète (paix et salut sur lui) s'alliait à la noblesse vaincue, et la victime de la guerre devenait mère des croyants, honorée à ce titre par toute la communauté.
Sa vie d'épouse documentée en témoigne : elle a vécu des décennies en Médine, transmise des hadiths, regrettée à sa mort, avec le statut des mères des croyants. La page pourquoi le Prophète a-t-il eu plusieurs épouses ? traite le cadre général, et la page les esclaves de guerre en islam le statut des captives.
Non : le récit polémique assemble des éléments mal datés. Safiya était veuve d'un premier mariage (Kinana, exécuté à la suite de Khaybar pour l'affaire du trésor selon la Sira, dont les détails viennent d'Ibn Ishaq et sont discutés), et le mariage du Prophète (paix et salut sur lui) suivit l'attente réglementaire documentée par le Sahih : le mariage eut lieu après les périodes requises, avec une noce publique sur la route de Médine. Le cliché de la nuit unique est une construction polémique.
Le texte documente le contraire : elle avait le choix entre retourner chez son peuple ou entrer dans le mariage, et son affranchissement la rendait libre de refuser, avec le douaire réglé par la règle de l'affranchissement. Son histoire après : elle a vécu en épouse honorée, avec le statut de mère des croyants, et ses rapporteurs de hadith la décrivent comme savante et noble. Les récits qui la font plaindre viennent de sources tardives et polémiques.
Précisément parce que c'était le geste de paix le plus fort disponible : lier la maison du Prophète (paix et salut sur lui) à la noblesse juive de Khaybar après la guerre, en affranchissant la descendante des rois de la ville. Le Coran autorisait le mariage avec les femmes des gens du Livre (Coran 5:5), et les autres captives de Khaybar furent libérées ou affranchies : l'épouse du Prophète (paix et salut sur lui) fut le symbole public que la guerre était finie.