Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > L'islam interdit-il tout plaisir ?
L'alcool, le jeu, la promiscuité sont interdits, mais la nourriture, l'intimité conjugale, la richesse et la beauté sont licites et bénies : le vrai tableau des plaisirs en islam.
Non. L'islam interdit quelques plaisirs précis (l'alcool, le jeu, la fornication, l'usure) pour ce qu'ils détruisent, et déclare licites par défaut tous les autres : la bonne nourriture, l'intimité conjugale récompensée, la richesse, la parure, le voyage, le rire du Prophète (paix et salut sur lui). La règle du fiqh fixe le cadre : la chose est permise jusqu'à preuve d'interdit, et l'interdit a toujours une raison de protection énoncée ou discernable.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureLe fiqh musulman commence par une règle que l'accusation ignore : la chose est permise jusqu'à ce qu'un texte l'interdise. Les interdits alimentaires tiennent en quelques lignes (le porc, la bête morte, le sang, l'animal sacrifié à autre qu'Allah : Coran 5:3), les interdits de conduite sont nommés un par un avec leur raison. Tout le reste : la nourriture des peuples du Livre, les fruits, les parfums, les vêtements beaux, l'ameublement, le sport, la mer, la musique selon la divergence savante connue, est le domaine immense du licite. Un Livre qui commence la rubrique par « mangez de ce qu'Allah vous a attribué de licite et de bon » (Coran 5:88) n'a pas la psychologie d'un interdicteur universel.
La liste des interdits majeurs est courte et chaque item protège une faculté : l'alcool et les drogues protègent la raison, le jeu protège le bien des familles, la fornication protège la parenté et le cœur, l'usure protège le faible du capital, le mensonge protège la société. Le Coran nomme l'alcool et le jeu « une souillure, une œuvre du Démon » avant d'interdire la voie (Coran 5:90) : l'interdit est motivé, exposé, argumenté. Et le même Livre précise les cas de nécessité (le besoin contraint rend licite ce qui sauve) : l'interdit islamique a des soupapes, il n'est ni aveugle ni absolu.
Le tableau positif est immense : la nourriture bonne, la parure que le Coran offre à ses serviteurs (« Qui a interdit la parure d'Allah qu'Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? », Coran 7:32), l'intimité conjugale dépeinte comme un acte récompensé (rapporté par Muslim : dans l'acte intime de chacun de vous, il y a une aumône), la richesse licite louée quand elle est honnête et redistribuée, le voyage, la chasse, la compétition sportive (le Prophète (paix et salut sur lui) encourageait la natation, le tir et l'équitation), le rire et la plaisanterie véridique. La vie pieuse de l'islam est une vie pleine, encadrée, pas amputée.
Les polémistes citent l'interdit de l'alcool comme la preuve d'une religion hostile au plaisir. Le bilan inverse est public : l'Organisation mondiale de la santé classe l'alcool parmi les premières causes évitables de mortalité, de violences familiales et d'accidents.
L'islam l'a interdit par étapes, avec 14 siècles d'avance sur les politiques de santé publique, et son bilan social dans les sociétés qui le respectent est observable. Interdire ce qui tue le jugement n'est pas détruire le plaisir : c'est le protéger de sa propre destruction. La page l'islam est-il violent ? applique la même méthode de bilan réel à une autre accusation.
Ce que l'islam refuse, c'est le plaisir qui détruit l'homme ou l'autre : la dépendance, l'exploitation, l'humiliation, la chair vendue. La frontière n'est pas religieuse contre humaine, elle est l'intérieur même de l'humain : toute civilisation encadre ses plaisirs, l'islam le fait avec des raisons énoncées et un paradis promis aux endurants. Le croyant n'est pas un ascète condamné : il est un homme libre qui sait où s'arrête le bien. La page après la conversion décrit la vie réelle du nouveau musulman, plaisirs compris.
Le Coran le nomme une souillure du démon parmi d'autres et interdit la voie qui y mène (Coran 5:90) : le bilan social de l'alcool (violences, accidents, dépendances, familles brisées) est public. L'interdit protège la raison, la seule faculté qui engage l'homme devant Allah.
Le Prophète (paix et salut sur lui) riait, plaisantait, aimait le miel, les vêtements agréables et la course avec son épouse. L'islam connaît la joie, la fête (les 2 Aïds), le mariage, les cadeaux : sa tristesse est réservée au péché, pas à la vie. La page devenir musulman montre le quotidien réel d'un converti.
Ils sont en réalité peu nombreux et chacun porte sa logique : le porc et la bête morte pour la santé, l'or et la soie pour les hommes comme prévention de l'ostentation, la tenue pour la dignité. Le Coran résume l'esprit : Allah veut vous faciliter, et non vous rendre les choses difficiles (Coran 2:185).