Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Mohamed est-il mort empoisonné ?
L'accusation : mort par poison, donc faux prophète. Le dossier : un attentat documenté à Khaybar, une réponse prophétique dans le récit même, et une mort naturelle 4 ans plus tard après une maladie : les prophètes meurent, et le Coran l'avait annoncé.
Non : à Khaybar, une femme offrit un mouton empoisonné ;
le Prophète (paix et salut sur lui) en mangea, l'attentat fut découvert, et quand elle avoua « j'ai voulu te tuer », il répondit : « Allah n'aurait jamais donné pouvoir sur cela » (rapporté par Muslim 2190). Il est mort 4 ans plus tard, après une maladie de 2 semaines, dans son lit, entouré de sa famille : les prophètes meurent, et le Coran l'avait fixé : « Mouhammad n'est qu'un Messager que d'autres Messagers ont précédé. Retourneriez-vous à l'impiété s'il venait à mourir ou était tué ? » (Coran 3:144).
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Mis à jour le 17 octobre 2026
📖 2 min de lectureLe récit est doublement authentifié. Al-Bukhari : une juive apporta au Prophète (paix et salut sur lui) un mouton empoisonné ; il en mangea, on l'apporta, on demanda : ne la tuons-nous pas ?
Il dit : non (rapporté par al-Bukhari 2617). Muslim complète : il l'interrogea, elle avoua : j'ai voulu te tuer ;
il répondit : Allah n'aurait jamais donné pouvoir sur cela (rapporté par Muslim 2190). L'attentat est réel, la réponse est dans le texte : ni vengeance, ni pleurnicherie, un pardon et une théologie de l'épreuve.
La biographie documentée est claire : le Prophète (paix et salut sur lui) est mort en l'an 11, à 63 ans, après une maladie d'environ 2 semaines (fièvre et faiblesse), dans sa maison, auprès d'Aïcha, en donnant ses dernières recommandations publiques : la bonne conduite envers les femmes, la prière, les pactes.
Il est mort dans son lit, enterré chez lui, en pleine possession de sa communauté qui lui a survécu : aucun signe d'empoisonnement aigu (les toxiques tuent en heures ou jours, pas après 4 ans de règne public), et les rapports tardifs qui relient sa mort au poison de Khaybar sont classés discutés par les savants du hadith.
L'accusation « mort par poison donc faux prophète » repose sur une promesse que le texte n'a jamais faite : les prophètes sont des hommes qui meurent, et le Coran l'avait fixé avant l'événement : « Mouhammad n'est qu'un Messager que d'autres Messagers ont précédé. Retourneriez-vous à l'impiété s'il venait à mourir ou était tué ? » (Coran 3:144). Les prophètes meurent de maladies, de vieillesse, et certains ont été tués : c'est la règle de la condition humaine annoncée par le texte même.
Ce que le dossier montre au contraire : un homme averti d'un attentat, qui pardonne l'empoisonneuse, et meurt 4 ans plus tard en transmettant son testament public. La page Mohamed était-il possédé ? traite l'autre accusation sur sa personne, et la page Khaybar le contexte de l'attentat.
La réponse est dans le récit même : à la femme qui lui dit que si son message était vrai le poison ne le toucherait pas, il répond qu'Allah n'aurait pas donné pouvoir sur cela : c'est Allah qui décide de l'épreuve, et les prophètes subissent les épreuves plus que quiconque. Il a mangé du poison, été affecté, et vécu 4 ans de plus : l'argument polémique repose sur une promesse que personne n'a faite, encore moins le texte.
Des rapports tardifs de compilations (le Musnad d'Ahmad et d'autres) racontent qu'une trace de l'empoisonnement serait restée : ils sont discutés par les savants du hadith et ne figurent pas parmi les preuves établies. Ce qui est établi : une maladie finale de 2 semaines, des soins ordinaires, une mort dans son lit à Médine. Ni le lieu, ni le délai, ni la scène ne ressemblent à un empoisonnement aigu.
Parce que le Prophète (paix et salut sur lui) l'a pardonnée : al-Bukhari rapporte que ses compagnons ont demandé de la tuer et qu'il a refusé (al-Bukhari 2617), et Muslim rapporte sa confession et sa réponse (Muslim 2190). C'est le pardon documenté d'un attentat contre sa personne, 4 ans avant sa mort : le dossier inverse complètement l'accusation.