Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Pourquoi avait-il interdit d'écrire les hadiths ?
Un hadith rapporte une interdiction d'écrire ses paroles, et le corpus est écrit : la contradiction apparente se résout dans les textes eux-mêmes : l'interdiction visait à ne pas mélanger les paroles prophétiques avec le Coran pendant la révélation, et elle fut levée, avec l'écriture documentée dès l'époque prophétique.
L'interdiction était provisoire et motivée : pendant la révélation, ne pas mélanger les paroles du Prophète (paix et salut sur lui) avec le Coran, un livre autre que le Livre d'Allah (rapporté par Muslim). Elle fut levée, et l'écriture est documentée dès l'époque prophétique : Abdullah ibn Amr écrivait tout ce qu'il entendait (rapporté par al-Bukhari 113), Ali conservait une feuille écrite (rapporté par al-Bukhari 111), et les lettres du Prophète (paix et salut sur lui) aux rois et gouverneurs sont des écrits publics.
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Mis à jour le 17 octobre 2026
📖 2 min de lectureMuslim rapporte l'incident d'Abu Sa'id al-Khudri : des compagnons écrivaient les paroles du Prophète (paix et salut sur lui) ; il les interrogea, entendit qu'ils écrivaient pour retenir, et exprima sa précaution : un écrit autre que le Livre d'Allah, pendant que la révélation descendait encore, dans des formulaires parfois proches de ses propres paroles.
Il leur demanda de rassembler et effacer cet écrit unique. La motivation documentée par le contexte : ne pas mélanger pendant la révélation, une précaution de scribe pour un texte sacré qui descendait en direct, pas un décret éternel contre l'écriture de sa Sunna.
Le même corpus montre l'écriture autorisée et pratiquée du vivant du Prophète (paix et salut sur lui) : Abdullah ibn Amr ibn al-As écrivait tout ce qu'il entendait, avec son recueil documenté par al-Bukhari, au point qu'Abu Hurayra, le plus prolifique des rapporteurs, dit : personne n'a plus transmis que moi, sauf Abdullah ibn Amr, car lui écrivait et moi non (rapporté par al-Bukhari 113). Ali conservait une feuille écrite de règles publiques (rapporté par al-Bukhari 111).
Les traités avec les tribus, les lettres aux rois de Perse et de Byzance, les actes de charité : tout était écrit, daté et signé. L'écriture de la Sunna a donc précédé la compilation classique d'un siècle entier.
Après la disparition de la génération des grands rapporteurs, et avec les guerres civiles qui ont motivé la chaîne de transmission (le récit de Muhammad ibn Sirin rapporté par Muslim dans l'introduction de son Sahih), la communauté a compilé par écrit avec la méthode des isnads : chaque récit portant sa liste de garants.
Le résultat est le corpus que la page les hadiths ont-ils été inventés ? décrit : des centaines de milliers de récits filtrés par les chaînes, avec les faibles et les fabriqués catalogués par les savants eux-mêmes. L'interdiction provisoire du début et l'écriture massive documentée de la suite forment un dossier cohérent : une précaution d'atelier pour protéger un texte sacré, puis l'instrumentation la plus lourde de l'histoire pour préserver l'autre.
Pour la même raison qui interdit d'écrire en marge d'un original pendant qu'il se compose : le Coran descendait verset par verset, dans des formulaires parfois très proches des paroles prophétiques, et le risque de mélange dans les mêmes feuillets était réel pour une communauté de nouveaux scripteurs. La précaution protégeait le texte divin, elle ne rejetait pas l'écriture de la Sunna : dès que la distinction fut assurée, l'autorisation suivit.
Les textes montrent l'évolution : Abdullah ibn Amr écrivait ce qu'il entendait du Prophète (paix et salut sur lui) avec sa permission, et son recueil (la feuillette sincère) est documenté par al-Bukhari (113) ; Ali conservait une feuille écrite de règles (rapporté par al-Bukhari 111) ; les lettres aux gouverneurs étaient écrites et signées. Après la révélation, la communauté a tout écrit : la compilation classique a suivi, avec ses chaînes, comme le raconte la page <a href="/refutations/hadiths-inventes.html">les hadiths ont-ils été inventés ?</a>
L'écriture et la mémoire travaillaient ensemble dans la première génération : les scribes du Coran écrivaient chaque verset dès sa révélation, les lettres publiques étaient archivées, et les grandes mémoires récitent la Sunna en public. La combinaison écrit plus mémoire vérifiée par les chaînes est exactement ce qui rend le corpus vérifiable : le point est traité sur la page <a href="/refutations/hadiths-inventes.html">les hadiths ont-ils été inventés ?</a>