Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Le verset 4:34 autorise-t-il de battre sa femme ?
Le verset le plus attaqué du Coran : sa structure en trois étapes graduées, la signification discutée du mot daraba, la pratique du Prophète ﷺ qui n'a jamais frappé une femme (Sahih Muslim 2328), et la position des savants sur la violence conjugale.
Le verset 4:34 décrit un protocole gradué de résolution de conflit (admonition, puis séparation des lits, puis un geste symbolique discuté par les savants), et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) n'a jamais frappé une femme ni un serviteur de sa vie (Sahih Muslim 2328) : « les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses » (at-Tirmidhi 3895). La violence conjugale est un délit puni par la loi, et les savants de l'islam l'enseignent : le geste symbolique du verset, s'il existe, n'est pas une autorisation de violence.
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureLe verset traite un cas précis : la nushuz, la rébellion conjugale : l'hostilité et le dédain manifestes d'une épouse envers son mari, dans une société où la famille est la cellule protégée. Le protocole est gradué : d'abord l'admonition (les deux parler, rappeler Allah et l'engagement), puis la séparation des lits (l'éloignement dans le même lit, la distance qui fait prendre conscience), puis un troisième stade dont le mot arabe daraba a fait couler beaucoup d'encre. Ce que le verset n'est pas : une autorisation de violence.
La preuve vivante est dans la pratique de celui qui l'a reçu : Aïcha (paix sur elle), qui vivait dans son intimité, témoigne que le Prophète (paix et salut sur lui) « n'a jamais frappé quoi que ce soit de sa main : ni une femme, ni un serviteur » (Sahih Muslim 2328).
Les savants classiques ont limité le daraba final à un geste symbolique strictement non douloureux : Tabari rapporte d'Ibn Abbas « une frappe non douloureuse » (ghayr muharrith), comparée dans la tradition au coup de siwak : un signal d'alarme solennel, pas une punition physique. Les savants contemporains enseignent que les deux premières étapes sont l'essentiel du verset, que le troisième stade est un ultime signal de crise dans un cadre d'État où la famille protégée ne pouvait être dissoute facilement, et que la violence conjugale réelle est un délit puni par la loi : le musulman qui frappe sa femme répond devant Allah et devant la justice. Le Coran encadre tout le chapitre par la règle précédente : « et vivez avec elles avec la bienséance » (Coran 4:19), et par le hadith : « les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses, et je suis le meilleur d'entre vous avec mes épouses » (at-Tirmidhi 3895).
Il ne dit pas que l'homme peut frapper sa femme quand il veut : le protocole ne s'applique qu'à la nushuz manifeste (le dédain hostile déclaré), dans un ordre imposé, avec des étapes qui laissent des semaines, dans une logique de réconciliation et non de punition : et le Coran conclut le passage par l'issue espérée : « si vous vous réconciliez, Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (Coran 4:35), avec la recommandation d'un arbitre de chaque côté. Le musulman qui veut connaître la position de sa religion sur la violence conjugale la lit dans la pratique du Prophète (paix et salut sur lui) : zéro coup, miséricorde proclamée, et le classement de la violence conjugale parmi les pires conduites. Les pages devenir musulmane et l'héritage des femmes traitent les autres accusations sur le statut des femmes en islam.
Non. Aïcha (paix sur elle) témoigne : « le Prophète (paix et salut sur lui) n'a jamais frappé quoi que ce soit de sa main, ni une femme, ni un serviteur » (Sahih Muslim 2328). Sa pratique est l'interprétation vivante du Coran : le dernier recours du verset n'a jamais été appliqué par celui qui l'a reçu.
Le verbe arabe daraba a une vingtaine de sens dans le Coran lui-même. Les savants classiques (Tabari rapporte d'Ibn Abbas) l'ont limité à un geste symbolique non douloureux, et les savants contemporains enseignent que l'essentiel du verset est dans les deux premières étapes : l'admonition et la séparation des lits.