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L'affaire la plus citée par les polémistes : la mort des hommes de Banu Qurayza après la trahison pendant la bataille du Fossé. Ce que disent les sources, le verdict du Sa'd ibn Mu'adh choisi par la tribu elle-même, et les chiffres réels.
Après la trahison de Banu Qurayza pendant la bataille du Fossé (l'an 5), la tribu capitula et demanda que Sa'd ibn Mu'adh, un allié qu'elle avait elle-même choisi, prononce son jugement. Celui-ci appliqua la loi de la Torah pour trahison en temps de siège : les hommes combattants furent exécutés, les femmes et enfants épargnés. Les sources rapportent entre 400 et 900 hommes.
Les femmes et les enfants furent tous vivants, et certains se convertirent. C'est une exécution de droit de guerre, pas un génocide.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureL'an 5 de l'Hégire, une coalition de dix mille hommes (les Quraysh, les Ghatafan et les juifs de Banu al-Nadir exilés) marcha sur Médine pour exterminer les musulmans. La ville ne pouvant être défendue que par un fossé creusé sur conseil de Salman al-Farisi, la bataille fut un siège. Pendant le siège, la tribu de Banu Qurayza : jusqu'alors alliée par le pacte de Médine : trahit : elle ouvrit des négociations avec l'ennemi pour attaquer les musulmans par l'arrière, au moment où leurs familles étaient sans protection (Coran 33:26 : « Et Il fit descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus »).
Après la capitulation, Banu Qurayza demanda à être jugée par Sa'd ibn Mu'adh, un allié de leur propre tribu (les Aws), qu'ils connaissaient comme ancien converti du judaïsme. Sa'd appliqua la loi de la Torah pour trahison en temps de siège, la même que celle que Deutéronome prescrit (Deutéronome 20:12-14) : les hommes combattants furent exécutés, les femmes et les enfants furent placés sous protection. Les sources rapportent des chiffres entre 400 et 900 hommes : l'at-Tabari donne 600-700, Ibn Hisham rapporte les mêmes.
Aucun chiffre de « génocide de tribu entière » n'est dans les sources : les femmes et les enfants furent tous vivants, certains se convertirent librement, d'autres furent rachetés ou intégrés.
Les accusateurs omettent systématiquement trois éléments. Premièrement : la trahison en temps de siège était passible de mort dans tous les systèmes juridiques du monde, y compris la loi de la Torah que la tribu elle-même reconnaissait. Deuxièmement : c'est la tribu elle-même qui choisit le juge (Sa'd, son ancien allié), pas une décision imposée.
Troisièmement : le verdict est celui d'un droit de guerre, pas d'une doctrine religieuse : l'islam n'enseigne pas que les juifs doivent être tués, et les juifs de Médine qui avaient respecté le pacte ne furent pas touchés. La page l'islam et la liberté de religion développe la règle générale : « pas de contrainte en religion » (Coran 2:256), et la justice envers tous les non-belligérants (Coran 60:8).
La loi de guerre que Sa'd appliqua (celle de la Torah, qu'il connaissait comme converti du judaïsme) distinguait les combattants des non-combattants : seuls les hommes qui avaient combattu et trahi furent condamnés, les femmes et les enfants furent épargnés et placés sous protection.
Non : la tribu avait signé le pacte de Médine avec les musulmans, puis a trahi en s'alliant à l'armée de dix mille hommes qui venait d'exterminer les musulmans pendant le siège du Fossé (Coran 33:26). La trahison en temps de siège était passible de mort dans tous les systèmes juridiques de l'époque.