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Le nourrisson sauvé du Nil, le buisson ardent, le bâton, la mer fendue, la Torah au Sinaï : l'histoire de Moïse selon le Coran, et pourquoi Moussa occupe une place unique en islam.
Moussa est le prophète le plus fréquemment cité du Coran : son récit traverse des dizaines de passages, de l'enfant sauvé du Nil au don de la Torah au Sinaï (Coran 7:144-145). L'islam le vénère comme « élu, messager et prophète » (Coran 19:51), à qui Allah a parlé directement (« Allah a parlé à Moussa », Coran 4:164). Croire en Moussa et en la Torah fait partie de la foi musulmane.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureLe récit commence par un décret tyrannique : Pharaon fait tuer les nouveau-nés d'Israël. Allah inspire à la mère de Moussa de le jeter dans le coffre sur le fleuve, et le destin inverse tout : le nourrisson condamné est recueilli dans la maison même de Pharaon, qui l'élève. « Et Je t'ai été accordé sous Mon œil vigilant » lui dira Allah plus tard. L'épisode est raconté dans la sourate 28 et la sourate 20 : chaque détail enseigne que les plans d'Allah traversent les plans des hommes.
Adulte, fugitif, Moussa reçoit la révélation près du mont Tuwa : « Je suis Allah, il n'y a de divinité que Moi » (Coran 20:14), et deux signes : le bâton devenu serpent, la main blanchie sans mal. Envoyé vers Pharaon, il réclame la libération d'Israël ; les magiciens du roi, vaincus par le bâton, se prosternent et croient. Puis vient la mer : « frappe la mer de ton bâton », elle se fend, chaque voie « comme une montagne » (Coran 26:63), et l'armée du tyran est engloutie. Pharaon, qui criait « je suis votre seigneur, le très haut » (Coran 79:24), meurt noyé, et le Coran en fait une leçon éternelle pour les tyranies de tous les temps. Allah parle à Moussa directement, à tel point que le Coran le nomme « Kalimullah », celui à qui Allah a parlé (Coran 4:164).
Sur le Sinaï, Allah parle à Moussa, lui donne les tablettes « contenant guidance et miséricorde » (Coran 7:144-145) : la Torah, révélation que l'islam tient pour divine. Le récit inclut aussi la faute du peuple : le veau d'or forgé pendant l'absence du prophète, le pardon demandé, la loi du peuple choisi « rappelez-vous Mon bienfait » (Coran 2:40). Le Coran raconte Moussa sans le déifier : un homme fort, au caractère ardent, qui supplie, se trompe parfois, et apprend, jusqu'à l'épisode du serviteur éclairé (Coran 18:60-82) où il découvre les limites de sa propre science.
Dans les hadiths du voyage nocturne, Mohamed (paix sur lui) rencontre Moussa dans les cieux, et c'est sous son conseil que les cinq prières quotidiennes furent accordées (rapporté par al-Bukhari) : le lien entre les deux législateurs, le frère aîné et le sceau. Le récit complet, sourcé verset par verset, se lit ici : le récit de Moussa Kalim Allah. Et la place de la Torah révélée à Moussa est traitée dans la page la Torah dans l'islam.
Son récit porte les thèmes centraux de la prédication prophétique : la libération des opprimés, l'affrontement avec le tyran, la loi révélée, l'épreuve d'un peuple. Le Coran le raconte en détail et le cite comme le modèle du prophète législateur avant Mohamed.
Selon les hadiths du voyage nocturne, Mohamed (paix sur lui) a rencontré Moussa lors de son ascension, et c'est sur son conseil que le nombre de prières quotidiennes a été fixé à cinq (rapporté par al-Bukhari). Les prophètes se reconnaissent frères en islam.