Accueil > Religions et croyances > Le judaïsme vu par l'islam > La Torah dans l'islam : statut, respect et limites
Révélation que le musulman doit croire, altérations signalées par le Coran, Coran gardien des livres antérieurs : le triple statut de la Torah en islam, versets en main.
La Torah est, dans l'islam, une révélation d'Allah : « Nous avons fait descendre la Torah, où il y a guide et lumière » (Coran 5:44), et croire en elle fait partie de la foi. Le Coran signale toutefois des altérations de texte commises par certains scribes d'époque (Coran 2:79) et se présente comme « gardien » des livres antérieurs (Coran 5:48). Triple statut : origine divine à croire, textes actuels lus avec prudence, dernier message pour critère.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureLa foi musulmane inclut la croyance en tous les livres révélés, Torah en tête : « le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui, comme ceux qui croient » (Coran 2:285). De la Torah précisément : « Nous avons fait descendre la Torah, où il y a guide et lumière. C'est sur elle que les prophètes qui se sont soumis jugent les juifs » (Coran 5:44). Moussa est honoré comme « élu, messager et prophète » (Coran 19:51) : mépriser la Torah serait mépriser sa révélation, ce qu'aucun musulman ne fait.
Le reproche coranique est daté et ciblé : « Malheur donc à ceux qui écrivent de leurs propres mains le Livre, puis disent : ceci vient d'Allah, pour en tirer un vil prix » (Coran 2:79), et le verset 4:46 évoque ceux qui « déplacent les paroles de leurs positions ». Les tafsirs les lisent comme des altérations de scribes de l'époque, pas comme un verdict sur les communautés juives de tous les temps : la règle éditoriale de ce dossier vaut en théologie. De là, la position musulmane classique : des passages authentiques demeurent dans la Torah, la préservation intégrale n'y est pas garantie, et le musulman suspend son jugement sur ce qui contredit le dernier message.
« Et Nous avons fait descendre vers toi le Livre comme confirmation de ce qui le précédait et comme gardien de ceux-ci » (Coran 5, verset 48) : le terme arabe « muhaymin », le gardien-qui-veille, donne au Coran le rôle de critère. En pratique : ce que la Torah enseigne d'accord avec le Coran (monothéisme, prophètes, lois morales) est confirmé ; ce qui le contredit est renvoyé à l'altération ou à l'interprétation, avec justice dans le débat (Coran 29:46). C'est ce triple statut : croire, respecter, lire sous le critère du dernier message, qui définit la place de la Torah dans l'islam.
Non. Il croit en son origine divine (Coran 5:44), respecte ce qu'elle contient de la révélation, et réserve le jugement sur les passages qui contredisent le Coran, par prudence sur l'altération signalée (Coran 2:79). La Torah n'est ni méprisée ni tenue pour intégralement préservée.
Moussa est l'un des prophètes les plus mentionnés du Coran (Coran 19:51), et son récit traverse des dizaines de passages : la vénération musulmane pour Moïse est totale, et la Torah reste une révélation citée avec respect.