Accueil > Religions et croyances > Le christianisme vu par l'islam > La Bible et le Coran : que dit l'islam de la Bible ?
Origine divine confirmée, altérations signalées, Coran gardien des Écritures : le triple statut de la Bible en islam, versets en main, avec le respect que le musulman doit garder.
L'islam croit que la Torah et l'Évangile viennent d'Allah : « Nous avons fait suivre leurs traces par Issa... et lui avons donné l'Évangile, où il y a guide et lumière » (Coran 5:46). Il enseigne aussi que certains scribes d'époque ont altéré des textes (Coran 2:79) et que le Coran est le dernier message, « gardien » des précédents (Coran 5:48). Le musulman respecte donc la Bible, croit en son origine divine, mais la lit sous le critère du Coran.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureLe Coran affirme l'origine divine des livres antérieurs et le devoir de croire en eux tous : « Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui, comme ceux qui croient » liste Torah, Évangile et livres des prophètes sans faire de différence (Coran 2:285). De l'Évangile précisément : « Nous avons fait suivre leurs traces par Issa, fils de Marie, confirmant ce qu'il y avait dans la Torah avant lui, et lui avons donné l'Évangile, où il y a guide et lumière » (Coran 5:46). Le musulman n'a donc pas de mépris pour la Bible : elle est, dans sa croyance, une révélation d'Allah.
Le Coran signale un reproche précis, daté et ciblé : « Malheur donc à ceux qui écrivent de leurs propres mains le Livre, puis disent : ceci vient d'Allah » (Coran 2:79), et évoque ceux qui « altèrent les paroles de leurs positions » (Coran 4:46) parmi les gens du Livre de l'époque. Le fiqh en tire une position nuancée : l'origine est divine, des passages authentiques y demeurent, mais la préservation intégrale, garantie pour le Coran (Coran 15:9), ne l'est pas pour les textes antérieurs. C'est précisément pourquoi Allah a envoyé un dernier message : « Et Nous avons fait descendre vers toi le Livre comme confirmation de ce qui le précédait et comme gardien de ceux-ci » (Coran 5:48) : le Coran confirme ce qui est vrai, tranche ce qui diverge.
Rien ne l'interdit, et c'est même utile : pour dialoguer « de la meilleure manière » avec les chrétiens (Coran 29:46), pour retrouver les prophètes communs, pour comprendre notre voisin. La méthode musulmane tient en une phrase : le Coran est le critère. Ce qui s'accorde avec lui (le monothéisme des commandements, l'honneur des prophètes, les lois morales) est confirmé ; ce qui le contredit (la divinité d'un homme, la crucifixion) est renvoyé à l'altération ou à l'interprétation, sans mépris pour les personnes qui lisent autrement. Cette posture, ferme sur les textes et respectueuse des gens, est celle de tout ce dossier.
Pour l'islam, l'Injil est la révélation donnée à Issa lui-même (Coran 5:46), ce qui n'est pas identique aux récits rédigés des décennies plus tard par ses disciples. Le musulman y lit des traces de la révélation, sans la considérer intégralement préservée.
Oui, et le Coran invite même au dialogue avec les gens du Livre sur la base des révélations communes (Coran 29:46). La lecture se fait avec le Coran pour critère : ce qui s'accorde est confirmé, ce qui le contredit est renvoyé à l'altération possible des textes.