Biographie de l'imam al-Ghazali (Abou Hamid Muhammad)

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Biographie de l'imam al-Ghazali (Abou Hamid Muhammad) telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 116 H.

14 9月 2026 20h10 更新

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La biographie complète de l'imam al-Ghazali par ad-Dhahabi

[...] vertueux, abondant en œuvres.

Il mourut : en Dhou al-Qi'da, de l'année cinq cent onze.

On dit : il mourut en Safar de l'année cinq cent douze, et la première version est la plus authentique.

Et en elle moururent : le prédicateur de Cordoue Abou al-Qasim Khalaf ibn Ibrahim ibn an-Naqqach ; Abou Tahir al-Youssoufi, transmetteur des « Sunan d'ad-Daruqutni » ; le traditionniste Abd ar-Rahman ibn Ahmad ibn Sabir le Damascène ; Abou Ja'far Muhammad ibn al-Hasan ibn Bakir le secrétaire ; le vénéré Abou Ali ibn Nabhan le secrétaire ; le sultan Muhammad, fils de Malikchah ; et le hafiz Abou Zakariyya Yahya ibn Abi Amr ibn Manda.

N° 204 : al-Ghazzali, Abou Hamid Muhammad ibn Muhammad ibn Muhammad.

Le cheikh, l'imam, la mer, la preuve de l'Islam, la merveille du siècle, Zayn ad-Din, Abou Hamid Muhammad ibn Muhammad ibn Muhammad ibn Ahmad at-Tousi, le Shafi'ite, al-Ghazzali, l'auteur des œuvres, et de l'intelligence excessive.

Il étudia le fiqh d'abord dans son pays, puis se transporta à Nishapur en compagnie d'un groupe d'étudiants, s'attacha à l'imam des deux sanctuaires, excella en fiqh en un temps court, et se perfectionna en dialectique théologique et en dispute, jusqu'à devenir la prunelle des disputants. Il répéta aux étudiants, se lança dans la composition, et cela émerveilla son maître Abou al-Ma'ali ; mais celui-ci manifestait d'en tirer fierté. Puis Abou Hamid partit vers le camp sultanien. Nizam al-Moulk le vizir se tourna vers lui, se réjouit de sa présence, fit disputer les grands devant lui : il les éblouit, sa renommée se répandit. Nizam al-Moulk lui confia l'enseignement de la Nizamiyya de Bagdad : il y arriva après l'année quatre cent quatre-vingts, son âge étant environ trente ans, et il entreprit de composer sur les principes, le fiqh, la dialectique et la sagesse. Le flot de son esprit l'emporta dans les défilés de la dialectique et les méandres des anciens, et Allah a un secret dans Sa création.

La renommée de l'homme grandit, sa considération s'accrut, au point qu'il était dans la main d'un émir, au rang d'un grand chef. Son regard sur les sciences et sa pratique des finesses ascétiques le conduisirent au refus de la préséance, au retour vers la demeure de l'éternité, à la sanctification, à la sincérité, à la réforme de l'âme. Il accomplit alors le pèlerinage en dehors de la saison, visita Jérusalem, fréquenta le juriste Nasr ibn Ibrahim à Damas, y demeura un temps, et composa le livre « La revitalisation » (« Al-Ihya »), le livre « Les Quarante », le livre « Le Juste étalon » (« Al-Qistas »), et le livre « La touche de la réflexion » (« Mahakk an-Nazar »).

Il dompta son âme et la força, chassa le démon de la vanité, revêtit le vêtement des pieux. Puis, après des années, il repartit vers sa patrie, tenant à sa voie, gardant son temps, penché sur la science.

Lorsque Fakhr al-Moulk devint vizir, il vint à Abou Hamid, sollicitant qu'il ne laissât pas ses souffles stériles, et pressa le cheikh jusqu'à ce qu'il s'adoucît vers la venue à Nishapur : il y enseigna à sa Nizamiyya.

Abd al-Ghafir mentionna cela et ses équivalents dans le « Siyaq », jusqu'à ce qu'il dit : « Je lui rendis visite maintes fois, et je ne décelais point en moi, malgré ce que j'avais constaté de lui de rudesse et de regard sur les gens avec l'œil du mépris, arrogance et orgueil, de se glorifier de ce qui lui fut accordé d'aisance, d'éloquence, d'esprit et de quête de l'élévation : il en était venu au contraire, se purifiant de ces souillures. Je le pensais enrobé de la robe de l'affectation, s'enchantant de ce à quoi il était parvenu ; mais après la patience et l'examen, je vérifiai que l'affaire était à l'opposé de la supposition, que l'homme s'était réveillé après la folie. Il nous raconta des nuits durant comment étaient ses états depuis le début de ce qui lui fut dévoilé de la voie de la sanctification, et l'emprise de l'état sur lui après son expérience des sciences, sa maîtrise de l'ensemble par sa dialectique, et la prédisposition dont Allah l'avait privilégié pour l'acquisition des genres de sciences, et sa capacité de recherche et de réflexion, jusqu'à ce qu'il se lassât de s'occuper des sciences apparentes au détriment de la pratique, réfléchit à l'issue et à ce qui demeure dans l'au-delà. Il commença alors par la compagnie du cheikh Abou Ali al-Farmadhi, prit de lui l'ouverture de la voie, s'acquitta de ce qu'il lui ordonnait d'actes d'adoration, de surérogatoires, de litanies et d'efforts en quête du salut, jusqu'à ce que franchît cette prison, et qu'il supportât ces difficultés ; et il n'atteignit pas ce qu'il visait. »

Puis il rapporta qu'il revint aux sciences, s'aventura dans les disciplines précises, rencontra leurs maîtres jusqu'à ce que leurs portes lui s'ouvrent ; et il resta un temps dans les événements et l'égalité des preuves. Il lui fut ouverte une porte de la crainte qui l'occupa de toute chose, le porta à s'écarter de tout autre, jusqu'à ce que cela lui fût aisé, jusqu'à ce qu'il s'acclimatât, que les vérités lui apparurent, et que ce que nous pensions de lui être convention et création devînt nature et réalité : et cela est l'effet du bonheur prédestiné pour lui.

Puis nous l'interrogeâmes sur la manière de son désir de sortir de sa maison et de revenir à ce vers quoi il était appelé. Il dit, s'excusant : « Je ne permettais pas dans ma religion de m'arrêter de l'appel et du profit des étudiants ; et il m'était pénible d'avouer la vérité, de la dire, d'y appeler. Et il était véridique en cela. Lorsque l'affaire du vizir s'allégea, et qu'il sut que son maintien dans ce qu'il était signifiait inimitié et fantasme de quête de rang, il délaissa cela avant d'être délaissé, revint chez lui, établit dans son voisinage une école pour les étudiants et un couvent pour les soufis, et répartit son temps sur les tâches des présents : achèvement du Coran, fréquentation des gens des cœurs, séances d'enseignement. Jusqu'à ce qu'il décédât, après avoir supporté des genres de dessein, la confrontation des adversaires, et l'effort vers les rois en cela. Allah le préserva des coups des mains des catastrophes. »

Jusqu'à ce qu'il dit : « La fin de son affaire fut son inclination vers la quête du hadith, la fréquentation de ses gens et la lecture des « Deux Sahihs » : s'il avait vécu, il aurait devancé tous dans cette discipline en quelques jours. »

Il dit : « Il ne lui fut pas donné de transmettre, et il ne laissa que des filles. Et il avait de ses moyens, en héritage et en gain, de quoi subvenir à sa suffisance. On lui offrit des richesses, et il ne les accepta pas. »

Il dit : « Parmi ce qui lui était opposé : la survenance de défauts du côté de la grammaire au cours de son discours, et on le lui retourna : il en tint moitié et reconnut qu'il ne l'avait pas pratiquée, se contentant de ce dont il avait besoin dans son discours, alors même qu'il composait des sermons et expliquait les livres avec une expression dont les hommes de lettres et les éloquents sont incapables d'écrire le pareil. »

Et parmi ce qui lui fut reproché : sa mention des termes imbus de persan dans le livre « La chimie du bonheur et des sciences », et son explication de certaines figures et questions de sorte qu'elles ne concordent pas avec les règlements de la Loi et les apparences de ce sur quoi reposent les règles de la communauté. Il eût été plus juste pour lui, et la vérité est la plus juste des paroles, de laisser cette composition et de s'écarter de son commentaire : car le commun parfois ne maîtrise pas les fondements des règles par les démonstrations et les preuves. Lors donc qu'ils entendent quelque chose de cela, ils en imaginent ce qui nuit à leurs croyances, et attribuent cela à l'exposition de la doctrine des anciens. Que l'équitable avisé revienne à lui-même,

il saura que la majeure partie de ce qu'il a mentionné de ce vers quoi il a posé des indices est des indications de la Loi, même s'il ne l'a pas révélé. Et on trouve leurs pareils, dans les paroles des maîtres de la voie, codifiés et explicités, dispersés ; et aucune expression de lui sans que ses autres visages n'indiquent ce qui concorde avec les croyances des gens de la communauté : il ne convient donc de le porter alors que sur ce qui concorde, et il ne convient pas de s'y attacher pour le réfuter lorsqu'on peut. Il eût été plus juste pour lui de s'abstenir de l'énonciation de cela. Et j'ai entendu qu'il entendit les « Sunan d'Abou Dawoud » du juge Abou al-Fath al-Hakimi at-Tousi, et qu'il entendit de Muhammad ibn Ahmad al-Khouwari, père d'Abd al-Jabbar, le « Livre de la naissance » d'Ibn Abi Asim, par l'audition de celui-ci d'Abou Bakr ibn al-Harith, d'Abou ach-Chaykh, de lui.

Je dis : ce qu'Abd al-Ghafir lui reprocha à propos de la chimie a ses pareils dans le cours de ses œuvres, jusqu'à ce qu'Abou Bakr Ibn al-Arabi dit : « Notre cheikh Abou Hamid a avalé la philosophie et a voulu la vomir : il n'a pas pu. »

Et du « Recueil d'Abou Ali as-Sadafi », la composition du juge Iyad pour lui, qui dit :

« Le cheikh Abou Hamid : les nouvelles graves, les œuvres immenses. Il exagéra dans la voie du soufisme, se dépouilla pour défendre leur doctrine, et devint prédicateur en cela, et composa ses œuvres célèbres en cela. Il lui fut pris là-dessus des endroits, et les suppositions d'une communauté s'offensèrent par lui. Et Allah connaît mieux son secret. Et le décret du sultan parvint chez nous au Maghreb, avec les fatwas des juristes de le brûler et de s'en éloigner : cela fut exécuté. »

Sa naissance : l'année cinquante et quatre cents.

Je dis : les savants n'ont cessé de diverger, et le savant parle du savant selon son effort : chacun d'eux est excusé, récompensé ; et quiconque s'entête ou rompt le consensus est blâmable, et vers Allah sont ramenées les affaires.

Abou al-Mouzaffar Youssouf, petit-fils d'Ibn al-Jawzi, a dans le livre « Les jardins des compréhensions » sur les mérites des gens de la maison dit :

« Abou Hamid mentionna dans son livre "Le secret des deux mondes et la révélation de ce qui est dans les deux demeures", et dit au sujet du hadith : "Celui dont je suis le maître, Ali est son maître", que Umar dit à Ali : bravo, bravo ! Tu es devenu maître de tout croyant et de toute croyante. »

Abou Hamid dit : « Ceci est soumission et agrément. Puis après cela, la passion l'emporta sur lui : l'amour de la préséance, la nouance des lances, l'affaire du califat et de son interdiction : ce qui les porta à la divergence. Ils le jetèrent derrière leurs dos et en achetèrent un petit prix : quel mauvais achat ! » Et il énuméra beaucoup de ce discours de division que prétend l'école imamite. Je ne sais quelle est son excuse en cela ; il apparaît qu'il s'en est repenti et a suivi le vrai : car l'homme est des océans de la science, et Allah sait mieux.

Ceci, si ce n'est pas que celui-ci forgea cela et cela-là fût loin. Dans cette composition il y a des calamités dont on ne se moque pas. Et il dit à son début qu'Ibn Toumart le Marocain le lui lut secrètement à la Nizamiyya, et dit : j'y ai présagé la royauté.

Je dis : l'homme a composé dans le blâme des philosophes le livre « L'effondrement » (« Tahafout »), démasquant leurs défauts, les concordant en des endroits, supposant que cela est vrai ou conforme à la communauté, sans qu'il eût science des traditions ni expérience des Sunans prophétiques statuant sur la raison. Et lui fut embellie la persistance de la réflexion dans le livre « Les épitres des Frères de la Pureté » : c'est une maladie rongeante, une expérience mortelle, un poison meurtrier. Si Abou Hamid n'était des grands des intelligents et des élus des sincères, il se serait corrompu.

Gare, gare donc à ces livres ! Fuyez avec votre religion des similitudes des anciens, sinon vous tomberez dans la perplexité. Celui qui vise le salut et le succès, qu'il s'attache donc à la servitude, qu'il s'adonne à l'imploration d'Allah, qu'il supplie son maître pour la stabilité sur l'Islam, et qu'il meure sur la foi des Compagnons et des seigneurs des Suivants. Et Allah donne le succès : par la bonne intention du savant, il lui est pardonné et il échappe, si Allah veut.

Abou Amr Ibn as-Salah dit : « Chapitre exposant des choses importantes qui furent désapprouvées à Abou Hamid :

Dans ses œuvres il y a des choses que les gens de son madhhab n'agrées pas, parmi l'étrangeté, comme sa parole en logique : elle est la prémisse de toutes les sciences, et celui qui ne l'entoure pas n'a aucune confiance en un savoir au premier chef. »

Il dit : « Ceci est à rejeter : tout esprit sain est logique par nature. Combien d'imams n'ont point élevé la tête par la logique ! »

Quant au livre « Celui qui s'obstine avec lui contre qui n'est pas de ses gens » (« Al-Moudnoun bihi 'ala ghayr ahlihi »), qu'Allah nous garde qu'il soit de lui : j'ai constaté sur un exemplaire de sa main du juge Kamal ad-Din Muhammad ibn Abdallah ach-Chahrazouri qu'il est forgé sur le Ghazali, et qu'il est inventé du livre « Les visées des philosophes » : l'homme l'a d'ailleurs détruit par le livre de « L'effondrement ». »

Ahmad ibn Salih al-Jili dit dans sa « Chronique » : « Abou Hamid fut surnommé al-Ghazzali. Il excella en fiqh, avait intelligence, perspicacité, capacité d'agencement, pouvoir de composer la parole et d'agencer les significations, et entra dans les sciences des anciens. »

Jusqu'à ce qu'il dit : « L'usage de leurs expressions dans ses livres l'emporta sur lui. On le sollicita pour enseigner la Nizamiyya de Bagdad en l'année quatre et quatre-vingts, et il resta jusqu'à ce que la solitude l'emportât sur lui : il quitta l'enseignement, revêtit les vêtements rugueux, se limita dans sa nourriture. »

Jusqu'à ce qu'il dit : « Il résida en voisinage à Jérusalem et commença là-bas le "Revitalisation", je veux dire à Damas. Il pèlerina et visita, revint à Bagdad. On entendit de lui son livre "La revitalisation" et autre : il narra en elle alors. Puis il énuméra ses œuvres. »

« J'ai vu le livre "La révélation et l'information au sujet du livre de la Revitalisation" d'al-Mazari, dont le début est : Louange à Allah qui a illuminé le vrai et l'a mis à disposition, et a rendu laid le faux et l'a éloigné. Puis al-Mazari apporta des choses dont il le critiqua à l'encontre d'Abou Hamid. Il dit : »

« Je m'émerveille d'un peuple malikite qui voit que Malik, l'imam, fuit la délimitation, évite de tracer un tracé, quand bien même il y aurait un effet quelconque, ou un analogie quelconque, par scrupule et prudence quant à la fatwa en ce qui porte les gens dessus : puis ils estiment beau d'un homme des fatwas fondées sur ce qui n'a pas de réalité, et il y a en elle beaucoup de traditions du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, où le fermé fut mêlé au non-fermé. De même ce qu'il apporta des anciens dont l'établissement de tout n'est pas possible. Et il apporta des sursauts des alliés et des souffles des élus ce dont le lieu est clair ; mais il y mêla l'utile au nuisible, comme des énoncés qu'il rapporte de certains d'entre eux dont l'énoncé n'est pas licite pour leur laideur, quand bien même leurs sens seraient pris selon leurs apparences : ils seraient comme des symboles vers la coupe des déviants, et leurs sens ne se ramènent pas au vrai que par une contrainte sur la lettre, de ce dont les savants ne se chargent pas le pareil, hormis dans la parole du détenteur de la Loi, que les miracles probantes de sa véracité, empêchant de le nier et de l'ignorer, ont contraint à chercher l'interprétation : comme sa parole : « Le cœur est entre deux doigts des doigts du Miséricordieux. »

« Et : « Les cieux sont sur un doigt. »

« Et comme sa parole : « Le visage de celui-là brûlerait. »

« Et comme sa parole : « Allah rit » et autre que cela des hadiths parvenus dont l'apparent est conforme à ce vers quoi l'intellect renvoie. »

Jusqu'à ce qu'il dit : « Lors donc que l'immunité n'est pas tranchée pour le cas de l'allié, il n'y a pas de sens à attribuer à celui-ci ce dont l'énoncé n'est pas licite, hormis qu'il s'établisse, et qu'une nécessité appelle sa transmission : alors il l'interprète. »

Jusqu'à ce qu'il dit : « Ne vois-tu pas : si un compilateur se mettait à rapporter de certains Hachwites leur doctrine sur l'ancienneté de la voix et de la lettre, et l'ancienneté du papier, et qu'il lui plaisît de dire : certains vérificateurs ont dit : le lecteur, lorsqu'il lit le livre d'Allah, redevient ancien après avoir été advenu ; ou que certains des expérimentés disent : Allah est un lieu des événements, au moment de rapporter la doctrine des Karramites ? »

Le juge de l'assemblée Abou Abdallah Muhammad ibn Hamdine al-Qourtoubi dit : « Certains de ceux qui prêchaient parmi ceux qui portaient la figure du fiqh, puis se désavouèrent de lui, par passion pour la voie ghazzalienne et l'école soufie, composèrent une brochure contenant le sens du fanatisme pour le livre d'Abou Hamid, imam de leur innovation. Où est-il donc des mépris de ses hadiths rejetés et des égarements de ses légendes contraires à la religion ?! Et il prétendit que cela relève de la science de la pratique conduisant à la science de la dévoilement qui leur advient, sur le secret de la seigneurie qu'on ne dévoile pas de son voile, et dont ne profite la contemplation que celui qui s'y étendit, avec son égarement dont il leur éleva les étendards et légiféra ses règles. »

Abou Hamid dit : « La part la plus basse de cette science est la croyance en elle, et la moindre de ses punitions est que celui qui la nie ne soit pas pourvu de quoi que ce soit. Rapproche donc sa parole de sa parole, et ne t'occupe ni de lire un Coran, ni d'écrire un hadith : car cela le coupe de parvenir à introduire sa tête dans le col de sa robe, et de se couvrir de son vêtement : alors il entend l'appel du vrai, et il dit : laissez ce sur quoi furent les anciens, et hâtez ce que je vous ordonne. Puis ce juge cracha, injuria, taxa de mécréance, outrepassa : nous cherchons refuge auprès d'Allah contre la passion. »

Abou Hamid dit : « Les poitrines des hommes libres sont les tombeaux des secrets. Et celui qui dévoile le secret de la seigneurie mécroit. Et il vit le meurtre du pareil d'al-Hallaj meilleur que de faire vivre dix de ses pareils, pour ses énoncés de paroles. » Et il rapporta de certains d'entre eux qui dit : « La seigneurie a un secret : s'il paraissait, la prophétie serait caduque ; et la prophétie a un secret : s'il était dévoilé, la science serait caduque ; et la science a un secret : s'il était dévoilé, les prescriptions seraient caduques. »

Je dis : le secret de la science fut dévoilé à des soufis misérables : ils retirèrent donc le voile, et pour eux devinrent caducs le licite et l'illicite.

Ibn Hamdine dit : « Puis le Ghazali dit : et le diseur de cela, s'il ne visait pas l'invalidation de la prophétie pour les faibles, alors ce qu'il a dit n'est pas vrai : car le vrai ne se contredit pas, et l'accompli est celui dont la lumière de la connaissance n'éteint pas la lumière de sa piété. »

Le Ghazzali dit au sujet de l'arif : « Lui apparaissent les lumières du vrai, et se dévoilent à lui les sciences codifiées voilées à la création : il connaît le sens de la prophétie, et tout ce par quoi vinrent les expressions de la Loi dont nous sommes sur l'apparent, non sur la réalité. »

Il dit de certains d'entre eux : « Si tu le vois au commencement, tu diras : véridique ; et si tu le vois à la fin, tu diras : hérétique. » Puis le Ghazali l'expliqua et dit : « car le nom de l'hérétique ne s'attache qu'à celui qui invalide les obligations, non à celui qui invalide les surérogatoires. »

Il dit : « Les soufis sont allés vers les sciences inspirées plutôt que vers les sciences enseignées. Alors il s'assied, le cœur vide, l'attention rassemblée, disant : Allah, Allah, Allah, en permanence. Qu'il vide donc son cœur, et ne s'occupe ni de lecture, ni de livres de hadith. »

Il dit : « Lors donc qu'il atteint ce degré, il s'impose la retraite dans une maison obscure et se couvre de son vêtement : alors il entend l'appel du vrai : « Ô toi qui te couvres ! » et « Ô toi qui t'enveloppes ! » »

Je dis : le seigneur des créatures n'entendit « Ô toi qui te couvres ! » que de Jibril, de la part d'Allah ; et cet insensé n'entendit jamais l'appel du vrai : il entendit plutôt un satan, ou entendit quelque chose sans réalité de la folie de son crâne. Et le succès est dans la prise ferme de la Sunna et du consensus.

Abou Bakr at-Tourtouchi dit : « Abou Hamid a rempli la "Revitalisation" du mensonge sur le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : je ne connais pas de livre sur la face de la terre plus menteur que lui. Puis il l'a entremêlé des doctrines des philosophes, et des sens des épitres des Frères de la Pureté : gens qui voient la prophétie acquise, et prétendent que les miracles sont ruses et machinations. »

Ibn Asakir dit : « Abou Hamid pèlerina et résida en Syrie environ dix ans, composa, prit son âme à l'effort, et son séjour fut à Damas dans la tour occidentale de la mosquée. Il entendit le "Sahih d'al-Boukhari" d'Abou Sahl al-Hafsi. Il vint à Damas en l'année neuf et quatre-vingts. »

Ibn Khallikane dit : « Nizam l'envoya sur son école de Bagdad en l'année quatre et quatre-vingts, et il la quitta en l'année huit et quatre-vingts, se détacha du monde, pèlerina, résida à Damas un temps dans la retraite occidentale, puis se transporta à Jérusalem et y dévota, puis visa l'Égypte et résida à Alexandrie un temps. On dit : il résolut de partir vers Youssouf ibn Tachfine, sultan de Marrakech, et la nouvelle de son décès lui parvint. Puis il retourna à Tous et composa : le "Bassit", le "Wasit", le "Wadjiz", le "Khoulasa", la "Revitalisation" ; et il composa le "Moustaafa" en principes du fiqh, le "Mankhoul", le "Labbe", le "Montakhal dans la dispute", "L'effondrement des philosophes", "La touche de la réflexion", "Le critère de la science", "Le commentaire des Beaux Noms", "La niche des lumières", "Le sauveur de l'égarement", "La vérité des deux paroles", et des choses. »

Ibn an-Naqqar dit : « Abou Hamid est l'imam des juristes sans restriction, le spirituel de la communauté par consensus, l'effort de son temps, la prunelle de ses moments : il excella dans le madhhab, les principes, la divergence, la dispute et la logique ; il lut la sagesse et la philosophie, comprit leur discours, se chargea de les réfuter, et était d'intelligence forte, de compréhension puissante, de perspicacité pénétrante, plongeant sur les significations, au point qu'on dit : il composa le "Mankhoul". Abou al-Ma'ali le vit et dit : tu m'as enterré vivant : pourquoi n'as-tu pas patienté maintenant ? Ton livre a couvert mon livre. »

Puis Ibn an-Naqqar rapporta par sa chaîne que le père d'Abou Hamid filait la laine et la vendait dans sa boutique à Tous. Il recommanda ses deux fils, Muhammad et Ahmad, à un ami à lui, soufi vertueux, qui leur enseigna l'écriture. Ce que leur père avait laissé s'épuisa, et la nourriture leur devint difficile. Il dit : « Je vois pour vous deux que vous recouriez à l'école comme étant deux chercheurs de fiqh : peut-être vous viendrait-il une subsistance. » Ils firent cela.

Abou al-Abbas Ahmad al-Khatibi dit : « J'étais dans le cercle du Ghazali. Il dit : mon père mourut et laissa à moi et à mon frère un petit peu, qui s'épuisa, de sorte que la nourriture nous devint difficile. Nous en vinrons à une école où nous cherchions le fiqh : le but n'était autre que d'obtenir la subsistance. Notre apprentissage fut donc pour cela, non pour Allah : mais Allah ne permit pas qu'il fût autrement que pour Lui. »

As'ad al-Mihni dit : « J'ai entendu Abou Hamid dire : j'émigrai vers Abou Nasr al-Isma'ili à Jourjan, et j'y demeurai jusqu'à ce que j'eusse pris de lui le "Ta'liqa". »

Abdallah ibn Ali al-Achiri dit : « J'ai entendu Abd al-Mou'min ibn Ali al-Qaysi : j'ai entendu Abou Abdallah ibn Toumert dire : Abou Hamid al-Ghazali frappa à la porte et on nous ouvrit. »

Ibn an-Naqqar dit : « Il m'est parvenu que l'imam des deux sanctuaires dit : le Ghazzali est une mer qui noie, et Ilkya un lion qui harcèle, et al-Khawafi un feu qui brûle. »

Abou Muhammad al-Outhmani et d'autres dirent : « Nous avons entendu Muhammad ibn Yahya al-Abdari le pédagogue dire : j'ai vu à Alexandrie en l'année cinq cent comme le soleil se levait de son couchant. Un passant me l'expliqua par une nouveauté qui survenait chez eux. Quelques jours après, la nouvelle parvint de l'incendie des livres du Ghazali dans la région de al-Marriyya. »

Les critiques et les réponses

Et dans le « Confiance » de la « Revitalisation », ce qu'il a textuellement dit : « Et tout ce qu'Allah a partagé entre Ses esclaves de subsistance, de terme, de foi et de mécréance : tout cela est justice pure : il n'existe dans le possible rien de plus beau ni de plus parfait que lui ; et s'Il l'avait réservé avec Sa puissance sans le faire, cela aurait été de Lui avarice et injustice. »

Abou Bakr ibn al-Arabi dit dans le « Commentaire des Beaux Noms » : « Notre cheikh Abou Hamid dit une parole immense que les savants critiquèrent sur lui, et dit : il n'y a dans la puissance d'Allah rien de plus merveilleux que ce monde dans la maîtrise et la sagesse. Et s'il y avait dans la puissance quelque chose de plus merveilleux ou de plus sage et qu'Il ne le fît pas, cela serait de Lui le décret du gaspillage : et cela est impossible. »

Puis il dit : « La réponse est qu'il est loin dans la croyance de la généralité de la puissance et de la négation de la limite des estimations possibles qui s'y rattachent, mais dans le détail de ce monde créé, non en dehors de lui. Et ceci est une opinion philosophique par laquelle les philosophes visaient le renversement des réalités, attribuant la maîtrise à la vie, par exemple, et l'existence à l'ouïe et à la vue, jusqu'à ce qu'il ne restât dans les cœurs aucun chemin vers le juste. Or la communauté a fait consensus contre cette croyance, et dit dès le matin de sa nuit : les possibles n'ont pas de fin pour tout estimé d'existence, non pour tout fruit de l'existence : la puissance est apte. » Puis il dit : « Ceci est une ivresse qui n'a pas de joie, et un égarement sans cohésion. Et nous, quoique nous soyons une goutte de sa mer, nous ne le refute que par sa parole. »

Je dis : qu'il en soit ainsi : que la réfutation soit donc avec politesse et sérénité.

Et parmi ce qui lui fut pris : il dit : « Le destin a un secret dont nous avons été empêchés d'ébruiter l'ébruitement. Et quel secret au destin ? »

Car s'il est atteint par la réflexion, il est atteint nécessairement ; et s'il est atteint par l'information, rien ne s'y est établi ; et s'il est atteint par l'état et la connaissance, cela est prétention pure. Peut-être a-t-il visé par son ébruitement que nous profondissions dans le destin et que nous y discutions.

Muhammad ibn Abd al-Karim nous informa : Abou al-Hasan as-Sakhawi nous informa : Hatlaba ibn Qumayya le soufi nous informa : Sa'd ibn Ahmad al-Isfarayini nous informa, de ma lecture : Abou Hamid Muhammad ibn Muhammad ibn Muhammad at-Tousi nous informa, disant :

« Sache que la religion est deux moitiés : l'une est l'abandon des interdits, et l'autre l'accomplissement des obéissances. L'abandon des interdits est le plus dur ; et les obéissances, chacun en est capable ; l'abandon des passions, n'en sont capables que les véridiques. C'est pourquoi il dit, que la paix et le salut soient sur lui : "L'émigrant est celui qui abandonne le mal, et le combattant est celui qui combat sa passion." »

Abou Amir al-Abdari dit : « J'ai entendu Abou Nasr Ahmad ibn Muhammad ibn Abd al-Qadir at-Tousi jurer par Allah qu'il avait aperçu dans son sommeil comme s'il regardait les livres du Ghazali, qu'Allah lui fasse miséricorde : et voici qu'ils étaient tous des images. »

Je dis : le Ghazzali est un grand imam, et la condition du savant n'est pas qu'il ne se trompe pas.

Muhammad ibn al-Walid at-Tourtouchi dit dans une lettre à lui à Ibn Mouzaffar : « Quant à ce que tu as mentionné d'Abou Hamid : je l'ai vu et lui ai parlé. Je l'ai trouvé vénérable parmi les gens de la science : l'intelligence et la compréhension se réunissaient en lui ; il pratiqua les sciences longtemps, et fut en cela le plus imposant de son temps. Puis il lui apparut autre que la voie des savants, et il entra dans le tumulte des ouvriers, puis se fit soufi, quitta les sciences et leurs gens, entra dans les sciences des pensées, des maîtres des cœurs et des suggestions du satan. Puis il assimila cela aux opinions des philosophes, aux symboles d'al-Hallaj, et se mit à critiquer les juristes et les théologiens. Il faillit se dépouiller de la religion. Lorsqu'il fit la "Revitalisation", il entreprit de parler des sciences des états et des allusions des soufis, alors qu'il n'était pas familier d'elles ni expérimenté de leur connaissance : il tomba sur le sommet de la tête, et remplit son livre des hadiths forgés. »

Je dis : quant à la "Revitalisation", il y a en elle un ensemble de hadiths faux ; et il y a en elle beaucoup de bien, sans ce qu'elle contient de manières, de coutumes, d'ascétisme des voies des sages et des déviés des soufis. Nous demandons à Allah une science utile. Sais-tu ce qu'est la science utile ? C'est celle sur laquelle descendit le Coran, et que le Messager expliqua, en parole et en acte, et sur laquelle ne vint aucune interdiction. Il dit, sur lui la prière et la paix : « Celui qui dédaigne ma Sunna n'est pas de moi. » À toi donc, ô frère, de méditer le Livre d'Allah, et de t'adonner à la lecture des "Deux Sahihs", des "Sunan d'an-Nasa'i", du "Riyad an-Nawawi" et de ses litanies : tu prospéreras et réussiras. Et gare aux opinions des adorateurs des philosophes, aux fonctions des gens des disciplines, à la faim des moines, et à la besogne de la folie des têtes des gens des retraites : tout le bien est dans le suivi de la religion saine et vaste. Prends-en donc appui par Allah. Ô Allah, guide-nous vers Ton chemin droit.

Oui, et l'imam Muhammad ibn Ali al-Mazari as-Siqilli a un discours sur la "Revitalisation" qui atteste son imamat. Il dit :

« J'ai répété vos correspondances pour l'interrogation de notre doctrine dans le livre intitulé "La revitalisation des sciences de la religion", et vous avez mentionné que les opinions des gens s'y divergent : un parti se lança en sa défense et s'entêta pour son ébruitement ; un parti en avertit et rebuta ; un parti brûla ses livres. Et les gens de l'Orient m'écrivent aussi et m'interrogent ; et il ne m'est parvenu avant la lecture de ce livre que des fragments de lui. Si Allah insuffle dans la vie, j'y étendrai les souffles et lèverai des cœurs l'ambiguïté. Sachez que j'ai vu ses étudiants : chacun d'eux me rapporta un genre de son état, ce qui ne tient pas lieu de l'œil. Je me limiterai donc à mentionner son état, l'état de son livre, et la mention de phrases des doctrines des unitaires, des soufis contemplatifs, des gens des indices, et des philosophes : car son livre est balloté entre ces voies. »

Puis al-Mazari loua Abou Hamid en fiqh, et dit : « Il est plus savant en fiqh que de ses principes ; quant à la science de la dialectique, qui est les principes de la religion, il y composa, mais n'y était pas expérimenté. J'ai discerné son absence d'expérience en elle, et cela est qu'il lut les sciences de la philosophie avant son expérience de la discipline des principes : la philosophie lui fit acquérir l'audace sur les sens, et la facilité de l'assaut sur les réalités, car la philosophie passe avec ses pensées que nul Loi n'écarte. Et un de ses compagnons m'informa qu'il avait un long arrêt sur les "Épitres des Frères de la Pureté", qui sont cinquante et une épitres, composées par celui qui s'était aventuré dans la science de la Loi et de la transmission, et dans la sagesse : il mélangea entre les deux sciences. Il y avait un homme connu par Ibn Sina qui remplit le monde de compositions : sa force en philosophie le mena à tenter de ramener les principes des croyances vers la science de la philosophie, et il peaufina son effort jusqu'à accomplir ce que nul autre n'accomplit. J'ai vu une partie de ses carnets, et j'ai trouvé Abou Hamid s'appuyant sur lui dans la plupart de ce qu'il indique des sciences de la philosophie. »

« Quant aux doctrines des soufis, je ne sais sur qui il s'appuya en elles, mais j'ai vu dans ce que commentèrent certains de ses compagnons qu'il mentionna les livres d'Ibn Sina et ce qu'ils contiennent, et mentionna après cela les livres d'Abou Hayyan at-Tawhidi. Et j'ai opinion qu'il s'appuya sur lui dans la doctrine du soufisme. Et il m'a été informé qu'Abou Hayyan composa un grand Diwan dans cette discipline. Et dans la "Revitalisation", des choses vaines sont nombreuses. »

Il dit : « L'habitude des scrupuleux est de ne pas dire : Malik a dit, ash-Chafi'i a dit, dans ce qui ne s'établit pas chez eux. »

Puis il dit : « Il estime beau des choses fondées sur ce qui n'a pas de réalité, comme le fait de couper les ongles en commençant par l'index, parce qu'il a le mérite sur le reste des doigts : c'est lui le glorificateur ; puis couper ce qui la suit de la médiatrice, parce qu'elle est le côté du droit ; et achever par le lobe du pouce ; et il rapporta là-dessus une tradition. »

Je dis : c'est une tradition forgée.

Puis il dit : « Et il dit : celui qui meurt après sa puberté sans savoir que le Créateur est ancien, meurt musulman par consensus. »

Il dit : « Quiconque se laisse aller à la facilité de rapporter le consensus dans un pareil, dont le plus proche est que le consensus soit en son contraire, il convient qu'on ne se fie pas à ce qu'il rapporte. Et j'ai vu de lui dans le premier fascicule qu'il dit : il y a dans ses sciences ce qu'il n'est pas permis de déposer dans un livre. Plût à Allah que je susse : est-ce vrai ou faux ? S'il est faux, il a dit vrai ; et s'il est vrai, et il est sans doute son visé, pourquoi ne pas le déposer dans les livres : sa profondeur et sa précision ? S'il l'a compris, qu'est-ce qui empêche que d'autre le comprenne ?! »

Abou al-Faraj Ibn al-Jawzi dit : « Abou Hamid composa la "Revitalisation" et la remplit de hadiths faux sans qu'il ne sût leur fausseté, et parla du dévoilement, et sortit du canon du fiqh, et dit : le visé par l'astre, la lune et le soleil qu'Ibrahim vit sont des lumières : elles sont les voiles d'Allah, le Puissant et le Noble, et ne sont pas visés ces connaissances. Et cela est du genre du discours des Batinites. » Et Ibn al-Jawzi réfuta Abou Hamid dans le livre de la "Revitalisation", et exposa son erreur en des volumes qu'il nomma le livre des « Vivants ». »

Et Abou al-Hasan ibn Soukkar a une réfutation du Ghazali en un volume qu'il nomma : « La revitalisation du mort des vivants dans la réfutation du livre de la Revitalisation. »

Je dis : les imams n'ont cessé de diverger les uns d'avec les autres, et celui-ci réfute celui-là ; et nous ne sommes pas de celui qui blâme le savant par passion et ignorance.

Les œuvres de l'imam al-Ghazali

Oui, et l'imam a le livre « La chimie du bonheur », le livre « Le credo », le livre « La contrainte du commun », le livre « La réfutation des Batinites », le livre « Le credo des anciens », le livre « Les joyaux du Coran », le livre « La fin suprême », le livre « Les disgrâces de la licence », « La question du cercle des demeures », et autre que cela.

La mort de l'imam al-Ghazali

Abd al-Ghafir al-Farisi dit : « Il décéda le lundi, quatorze Joumada al-Akhira, de l'année cinq et cinq cents, et il avait cinquante-cinq ans. Il fut enterré au cimetière at-Tabarane, bourg du pays de Tous. Et leur parole : le Ghazzali, l'attari (épicier), le khabbazi (boulanger), est une attribution aux métiers dans la langue des Persans, avec l'ajout du ya de l'attribution et de la forme. »

Le Ghazzali a un frère prédicateur célèbre : Abou al-Foutouh Ahmad, qui a un grand accueil dans la prédication, et le prestige de la religiosité et de la licence. Il demeura jusqu'aux environs des années vingt et cinq cents, et suppléa son frère dans l'enseignement de la Nizamiyya de Bagdad lorsqu'il pèlerina longtemps.

J'ai lu de la main d'an-Nawawi, qu'Allah lui fasse miséricorde : le cheikh Taqi ad-Din Ibn as-Salah dit : « Il fut interrogé : pourquoi le Ghazali fut-il nommé ainsi ? Il dit : un homme en qui j'ai confiance me rapporta, d'Abou al-Haram al-Maksi l'homme de lettres : Abou ath-Thana Mahmoud al-Faradi nous rapporta : Taj al-Islam ibn Khamis nous rapporta : le Ghazali me dit : les gens me disent le Ghazzali, et je ne suis pas le filasseur : je suis plutôt le Ghazali, attribué à un village appelé Ghazala, ou comme il a dit. »

Et dans la fin du « Mankhoul » du Ghazali, il y a un discours abrupt au sujet d'un imam que je ne vois pas de transmettre ici.

Et du credo d'Abou Hamid, qu'Allah, le Très-Haut, lui fasse miséricorde, son début est : « Louange à Allah qui S'est fait connaître à Ses esclaves par Son Livre descendu sur la langue de Son prophète envoyé : qu'Il est dans Sa substance Un, sans associé : unique, sans pareil ; autonome, sans contrepartie. Il n'a jamais cessé et ne cessera d'être qualifié des qualifications de majesté ; ne l'entourent pas les directions, et ne Le recouvrent pas les cieux. Et qu'Il s'est établi sur le Trône selon la manière qu'Il a dite, et au sens qu'Il a voulu, purifié du contact, de la résidence, de la prise, de l'incarnation et du déplacement. Et Il est au-dessus de toute chose jusqu'aux confins, et Il est plus proche de nous que le cordon de la jugulaire : Sa proximité n'égalise pas la proximité des corps. Il était avant la création du lieu et du temps, et Il est maintenant sur ce qu'Il était. Et qu'Il est distinct, par Ses attributs, de Sa création : rien dans Sa substance autre que Lui, et rien dans l'autre que Lui Sa substance ; sanctifié du changement et du déplacement ; ne L'habituent pas les événements. Et qu'Il est visible de Sa substance par les regards dans la demeure de la stabilité, en parfait les faveurs par la contemplation de Son noble visage.

Autres orthographes de l'imam al-Ghazali

Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Al-Ghazali, El-Ghazali, Ghazali, Abou Hamid al-Ghazali, Imam al-Ghazali, Hujjat al-Islam al-Ghazali, Abou Hamid Muhammad ibn Muhammad al-Ghazali, Abou Hamid Mouhammed ibn Mouhammed al-Ghazali. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.