Le mariage et la famille : légalité et statuts, fiançailles, piliers du nikah et conditions, mahr, wilaya et kafa'a, empêchements, walima et nafqa. Chaque page présente le ruling, les preuves et les divergences des écoles. Le divorce, la garde et les autres sujets familiaux viennent en sous-tranches suivantes.
Sommaire :
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 15h44
Les savants rappellent que le mariage reçoit les cinq statuts de la Loi : obligatoire, recommandé, permis, déconseillé, interdit. Chaque école en donne le détail : le statut dépend de la situation de la personne, non du contrat lui-même. La base, chez les quatre écoles, est que le nikah est une sounna souhaitable, pas un devoir général.
Les fuqaha s'accordent : celui qui craint de tomber dans le péché s'il reste célibataire doit se marier, car préserver soi-même de l'illicite est un devoir, et le mariage en est le chemin. Cette obligation suppose de quoi payer le mahr et l'entretien, fût-ce par un prêt selon un avis. Les hanafites ajoutent : si l'homme n'arrive à se retenir ni par le jeûne ni autrement, le mariage devient un devoir sur lui. Et si se marier signifie injuster l'épouse, la peur d'injuster l'emporte et le mariage devient déconseillé.
Pour la majorité, celui qui éprouve du désir sans craindre de pécher : le mariage lui est recommandé. Les hanafites le comptent comme une sounna confirmée à l'état d'équilibre ; les malikites le recommandent à celui qui en a le besoin et les moyens (mahr, entretien, habillement) sans craindre la gêne ; chaféites et hanbalites s'appuient sur ce hadith.
Ô jeunes gens, celui d'entre vous qui en a la capacité, qu'il se marie : cela baisse le regard et protège le corps. Celui qui ne peut pas, qu'il jeûne : c'est pour lui un bouclier.al-Bukhari 4778, 4779 ; Muslim 1400
Le mariage est simplement permis pour celui qui ne ressent aucun besoin particulier : il n'a ni récompense spéciale ni blâme, sauf s'il le fait avec l'intention d'établir la sounna. Il est déconseillé : chez les hanafites, quand on craint d'injuster l'épouse ; chez les chaféites, quand il n'en a ni besoin ni capacité, ou quand l'épouse ne serait pas protégée par ce lien ; chez les malikites, quand il conduit à délaisner un acte recommandé.
Le mariage tombe dans l'interdit dès qu'un empêchement légiféré existe : épouser une femme mahram par parenté, allaitement ou alliance, rassembler deux soeurs, épouser la femme d'un autre (interdit par consensus), la femme en période d'attente, ou une femme qui n'adore pas Allah parmi les polythéistes. Ces interdictions sont détaillées dans la page sur les empêchements du mariage.
Ces cinq statuts, tirés des manuels des quatre écoles, montrent un équilibre : ni obligation pesante, ni choix livré au hasard. Chacun examine son cas, et s'en remet à un savant pour trancher.