Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La stérilité et la procréation médicalement assistée
Le désir d'enfant contrarié : le cadre de la PMA en fiqh, ce qui est admis, ce qui est nul, et la patience promise aux éprouvés.
En procréation médicalement assistée, la voie licite est unique : les gamètes du mari et de la femme, implantés dans l'utérus de l'épouse elle-même, sans aucun tiers, comme l'a fixé l'Académie du fiqh de l'OCI dans sa résolution 16 (3/4) de 1986. Sont absolument nuls les procédés qui font entrer un tiers : ovule d'une autre femme, semence d'un étranger, gamètes de 2 étrangers, mère porteuse, utérus d'une co-épouse, car ils mêlent les filiations. L'embryon est un humain à sauvegarder (résolution 181 (17/9)) : sa vie ne peut être détruite sauf nécessité extrême. Le couple éprouvé garde l'invocation du Furqan (sourate al-Furqan 74) et la voie des orphelins (al-Bukhari 5304).
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Mis à jour le 07 octobre 2026
L'Académie du fiqh de l'OCI a posé le cadre dès 1986 : résolution 16 (3/4) sur les bébés éprouvette (3e session, Amman, 1986). Deux voies licites, avec les précautions nécessaires : la fécondation des gamètes du couple suivie de l'implantation dans l'utérus de l'épouse elle-même (FIV), et l'insémination du mari dans le col ou l'utérus de sa femme. Le protocole tient en une ligne : gamètes du mari et de la femme, utérus de la femme, aucun tiers.
La même résolution interdit de façon absolue 5 procédés : le semence du mari avec l'ovule d'une autre femme, le semence d'un étranger avec l'ovule de l'épouse, l'implantation des gamètes du couple dans l'utérus d'une volontaire (mère porteuse), les gamètes de 2 étrangers, l'utérus d'une co-épouse. Raison donnée : « le mélange des filiations, la perte de la maternité ». La résolution 181 (17/9) de l'Académie complète : l'embryon est un humain à sauvegarder, sa vie ne peut être détruite sauf nécessité extrême reconnue par la shari'a.
L'invocation du Furqan reste la parole du couple : « Seigneur, donne-nous de nos épouses et de nos descendants la joie des yeux » (sourate al-Furqan 74). Et la voie la plus haute des sans-enfants : « moi et le tuteur de l'orphelin sommes ainsi au Paradis » (al-Bukhari 5304) : l'accueil, la kafala, la dépense pour les orphelins.
Le couple éprouvé : consulter un médecin et un savant ensemble, vérifier que la clinique respecte le protocole (gamètes du couple, aucun tiers), et garder l'invocation du Furqan : la voie licite existe dans le cadre conjugal, et sa noblesse tient à ses limites.