Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La contraception et l'espacement des naissances
Éviter ou espérer les enfants : le 'azl rapporté du Prophète, les conditions de la contraception, la stérilisation et l'accord du conjoint.
La contraception réversible est licite : le 'azl est rapporté de façon authentique du vivant du Prophète (al-Bukhari 5209 ; Muslim 1440, hadith de Jabir), et l'Académie du fiqh de l'OCI (résolution 39 (5/1), Koweït, 1988) a déclaré licite le contrôle temporaire des naissances pour espacer les grossesses, à la condition du consentement des 2 époux. La stérilisation définitive, elle, est interdite sauf nécessité selon les critères de la shari'a : elle supprime la faculté au lieu de la réguler. L'espacement reste une sagesse partagée (santé de la mère, éducation, moyens), décidée honnêtement à 2.
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
Le 'azl est rapporté de façon authentique : « nous pratiquions le 'azl du vivant du Prophète alors que le Coran descendait » (al-Bukhari 5209 ; Muslim 1440, hadith de Jabir). L'Académie du fiqh de l'OCI en a tiré la règle moderne : résolution 39 (5/1) sur la régulation des naissances (5e session, Koweït, 1988) : aucune loi ne peut limiter la liberté des époux de procréer ; le contrôle temporaire des naissances pour espacer les grossesses est licite, à la condition du consentement des 2 époux.
La même résolution tranche : la suppression de la capacité de procréer chez l'homme ou chez la femme est interdite, sauf nécessité selon les critères de la shari'a. Elle distingue explicitement la régulation temporaire, licite, de la limitation définitive, interdite : la stérilisation n'est pas une contraception, c'est un arrêt de la faculté.
L'espacement est une sagesse : santé de la mère, éducation, moyens. Le projet familial se décide à 2 : la résolution 39 (5/1) lie toute mesure au consentement des 2 époux ; la discussion honnête (désir d'enfants, santé, moyens) précède la méthode ; le repentir reste ouvert à celui qui a dépassé le droit de son conjoint.
La discussion conjointe honnête (désir d'enfants, santé, moyens) précède la méthode : la contraception dans le mariage est une décision commune, pas une embuscade ; et le repentir ouvre toujours : celui qui a pratiqué sans accord revient à la consultation plutôt qu'à la rupture.