Fiqh islamique > Le mariage et la famille > Les fêtes des autres, les anniversaires et les célébrations
Noël, les anniversaires, les fêtes nationales : participer, souhaiter, offrir : la règle de la Sounna et les positions des savants contemporains.
L'islam ne connaît que 2 fêtes rituelles : le Prophète a remplacé les jours de jeu de Médine par « le jour du sacrifice et le jour de la rupture du jeûne » (Abu Dawud 4031 ; al-Bukhari 952). Pour les fêtes d'autres religions, 2 lectures institutionnelles coexistent : le Comité permanent et Ibn Baz les tiennent pour des innovations et interdisent de les féliciter (fatwa 21240), tandis que Dar al-Ifta al-Misriyya ne voit pas d'empêchement à souhaiter une bonne fête aux non-musulmans et à les traiter avec bienfaisance. L'anniversaire n'est pas permis chez le Comité permanent ; la joie familiale a ses voies licites : les 2 Aïds, les repas et les cadeaux sans calendrier rituel.
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
Le Prophète arrivant à Médine trouve 2 jours de jeu : « Allah les a remplacés pour vous par 2 meilleurs : le jour du sacrifice et le jour de la rupture du jeûne » (Abu Dawud 4031 ; al-Bukhari 952). Toute fête rituelle est ainsi close : 2 maisons de la joie, un calendrier fermé (al-Bukhari 953).
Deux lectures institutionnelles. Lecture restrictive : le Comité permanent saoudien juge ces fêtes des innovations : « il n'y a en islam que 2 fêtes : l'Aïd al-Fitr et l'Aïd al-Adha » (Fatawa al-Lajna ad-Da'imah, 2e recueil) ; Ibn Baz interdit la félicitation des non-musulmans lors de leurs fêtes, de bouche, par téléphone ou par écrit (fatwa 21240) ; Ibn Uthaymin interdit de les partager par vœux et plats préparés. Lecture élargie : Dar al-Ifta al-Misriyya juge qu'il n'y a pas d'empêchement à souhaiter une bonne fête aux non-musulmans et à les traiter avec bienfaisance (avis sur la félicitation des non-musulmans).
Le Comité permanent : l'anniversaire n'est pas une fête de l'islam, le célébrer et lui offrir des cadeaux n'est pas permis (Fatawa al-Lajna ad-Da'imah, 2e recueil) ; Ibn Baz : « il n'y a pour nous d'occasion que l'on célèbre par habitude que les 2 Aïds ». La joie familiale a ses voies licites : les 2 Aïds, la gratitude quotidienne, les repas et les cadeaux sans calendrier rituel.
La règle simple pour la famille : mettre de l'éclat dans les 2 Aïds (cadeaux, sorties, tenues), garder la bonté constante avec les voisins de toute confession, et traiter les autres célébrations avec respect et politesse, sans rituel religieux.