Les droits réciproques des époux

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Au-delà de la nafqa et de l'obéissance louable : le tableau complet des droits du mari et de la femme, avec les textes de la réciprocité.

Les droits se répondent : l'épouse reçoit le mahr, l'entretien, l'habillement, le logement et son intimité conjugale ; le retrait (azl), licite pour les 4 écoles, requiert son consentement. Le mari reçoit l'obéissance en toute chose licite, la réponse à son appel conjugal (Abu Dawud 2141, sauf empêchement) et la sauvegarde du foyer et des biens. Les devoirs communs s'imposent aux 2 : « Vivez avec elles dans la convenance » (an-Nisa 19), « Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, selon la convenance » (al-Baqara 228) : bonne compagnie, arrêt du tort, pardon ; le verset donne à l'homme le degré de la charge du foyer.

Mis à jour le 07 octobre 2026

Les droits de l'épouse

  • le mahr, l'entretien, l'habillement, le logement selon les règles détaillées dans les pages du mahr et de la nafqa ;
  • l'intimité conjugale : la femme peut réclamer ses droits ; les hanafites obligent le mari à répondre une première fois à sa demande, la suite relevant de la bienfaisance conjugale ; les malikites fixent une nuit sur 4 en cas de plainte pour négligence ; le mari ne peut y être tenu quand un empêchement existe (règles, lochies, pèlerinage) ;
  • la protection de sa maternité : la pratique du retrait (azl) est licite pour les 4 écoles, mais sans le consentement de l'épouse libre : « le Prophète a interdit le retrait avec la femme libre sans son accord », rapport jugé faible par les spécialistes (Ibn Majah 1928), mais retenu par Malik, ash-Shafi'i et la majorité des savants ;
  • la bienfaisance quotidienne : bien parler, ne pas nuire, ne pas la priver de ses droits tout en étant capable.

Les droits du mari

  • l'obéissance en toute chose licite : les fuqaha s'accordent que l'épouse doit obéir à son mari dans ce qui n'est pas désobéissance à Allah, et qu'elle ne quitte pas la maison sans son autorisation ; Ibn Taymiyya précise que la femme mariée doit son obéissance d'abord à son mari, plus qu'à ses parents ;
  • répondre à son appel conjugal : « Quand un homme appelle sa femme à son lit et qu'elle refuse, celui qui est dans les cieux s'irrite contre elle, et les anges la maudissent jusqu'au matin » (Abu Dawud 2141) ; les savants exceptent ce qui l'empêche : jeûne surérogatoire sans permission, maladie, règles ;
  • la sauvegarde de son foyer et de ses biens en son absence : « La meilleure richesse est la femme vertueuse : qui te réjouit si tu la regardes, t'obéit si tu lui donnes un ordre, garde ton bien et elle-même quand tu t'absentes » ;
  • le service du foyer : les hanafites en font une charge recommandée et non réclamable en justice ; Ibn Taymiyya et certains malikites l'obligent selon la coutume des familles et la capacité du mari.

Les devoirs communs

La majorité des savants impose à chacun des 2 la bonne compagnie et l'arrêt du tort : « Vivez avec elles dans la convenance » (an-Nisa 19), « Elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, selon la convenance » (al-Baqara 228). Ibn Abbas disait : « J'aime me parer pour ma femme comme j'aime qu'elle se pare pour moi ». Chacun pardonne, supporte, ne rappelle pas ses faveurs. Le verset donne à l'homme un degré de responsabilité : la charge du foyer pèse sur lui.

Note pratique sur les droits réciproques des époux

Droits et devoirs s'équilibrent : elle reçoit entretien et protection, il reçoit obéissance et fidélité, et les 2 se doivent la bienfaisance quotidienne. En cas de tension, ces repères tirés des 4 écoles servent de boussole, avant de consulter un savant.

L'argumentaire chez les classiques

Bada'i al-Sana'i · al-Kasani · école hanafite

Et la donation n'implique pas de responsabilité : il n'a donc pas le droit de revenir contre elle pour la moitié comme pour l'autre moitié ; et si elle a fait don (de son mahr) après la prise de possession : si le don était une chose déterminée qu'il a reçue puis elle en a fait don, il ne revient pas contre elle pour quoi que ce soit, car ce qu'elle mérite par le divorce avant la consommation est la moitié du don en tant que tel, et il y est revenu par un contrat qui n'implique pas de responsabilité : il n'a donc pas eu le droit de revenir contre.

Sources et références

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Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ