La musique et le chant : à la walima et ailleurs

Fiqh islamique > Le mariage et la famille > La musique et le chant : à la walima et ailleurs

Le tambour de la mariée, le chant autorisé, les instruments disputés : les textes, les 2 grandes lectures et la sagesse du milieu.

Le socle commun est le daff et le chant licite de la noce : les jeunes filles d'une maison de Médine chantaient avec le daff le jour de la noce sans reproche (al-Bukhari 5590 ; Muslim 893), et la Sounna ordonne de publier le mariage et d'en frapper des tambours (at-Tirmidhi 1089). Au-delà, 2 lectures coexistent : Ibn Qudama classe cordes, flûtes et trompes parmi les interdits (al-Mughni, 10/153), position reprise par le Comité permanent, Ibn Baz et Ibn Uthaymin ; Dar al-Ifta al-Misriyya distingue chants licites et interdits selon le contenu (fatwa 16964). Chaque musulman suit une école honnête et respecte la maison où il entre.

Mis à jour le 07 octobre 2026

Le texte qui autorise la musique : le daff de la walima

Les 2 Aïds sous les yeux du Prophète : les Abyssins jouaient avec leurs lances, Aïcha les regardait, Abu Bakr voulut les reprendre, le Prophète répondit que les fêtes ont leur droit (al-Bukhari 5147). Et les jeunes filles d'une maison de Médine chantaient avec le daff, sans reproche, le jour de la noce (al-Bukhari 5590 ; Muslim 893). La Sounna ordonne même la publicité joyeuse : « publiez ce mariage et frappez pour lui des tambours » (at-Tirmidhi 1089) : le daff de la noce et le chant licite de la mariée sont admis par le jumhur.

Le texte d’avertissement contre la musique : les instruments

La lecture restrictive : Ibn Qudama classe les instruments : « les instruments sont de 3 sortes, interdites : les cordes, les flûtes et les trompes : le oud, le tanbur » (al-Mughni, 10/153), position reprise par le Comité permanent saoudien, par Ibn Baz et par Ibn Uthaymin : l'univers des instruments est rattaché aux textes du vin et de la négligence de la prière.

La lecture détaillée : Dar al-Ifta al-Misriyya répond qu'il y a des chants licites et des chants interdits : « le beau discours est beau, le laid est laid » (fatwa 16964) ; l'origine est la licéité quand le contenu est vertueux, sans obscénité ni éloignement de la prière (fatwa 11981) ; le secrétaire du mufti de Dar al-Ifta a rappelé en 2025 que l'origine de la musique et du chant est licite quand les paroles sont bonnes.

Chant et musique à la walima et dans la famille

À la noce : le daff, le chant licite, la joie annoncée : universel. Dans la maison : le nasheed aux paroles saines est accueilli par les 2 lectures. Les concerts et festivals : licites et sobres chez les facilitants, évités chez les restrictions : ne pas accuser l'autre camp de déviance : la divergence est ancienne et documentée.

Note pratique sur la musique et le chant

Le fil conducteur : le contenu, le contexte, la mesure. La Sounna célèbre le mariage avec le tambour et interdit l'univers du vin et de l'immoralité : entre les 2, chaque musulman suit une école honnête et respecte la maison où il entre.

Sources et références

Les autres pages du pilier

À explorer aussi sur le site

بسم الله الرحمن الرحيم ven. 11 Joumada 1
الجمعة 11 جمادى الأولى
أحدب متزايد Gibbeuse Croissante Jour 11.6 / 29.5
Illumination 89%
Pleine lune dans 3 jours
أستغفر الله Je demande pardon à Allah

إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَٰٓئِكَتَهُۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّ ۚ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ صَلُّوا۟ عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا۟ تَسْلِيمًا

Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.

Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ