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Biographie de Asma bint Abi Bakr telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 73 H.
14 sentabr 2026 kuni 20h10 da yangilandi
📖 11 daqiqa o'qishAli dit : « Tu ne nous as laissé rien ; et si tu avais dit autre chose que ce que tu as dit, je t'aurais détestée. »
Elle dit : « Tu es, de trois élus, le plus vil. »
Ibn Ouyayna : d'Isma'il, de Qays, qui dit :
Ali, qu'Allah l'agrée, dit : « Vous avez menti : la femme qui se brûle, à la mort de son mari, vous a démentis, et il ne s'est pas maintenue d'entre elles une seule, excepté Asma bint Umays. »
Je dis : Asma a des récits dans les Sunan des Quatre.
Rapportèrent d'elle : son fils Abd Allah ibn Ja'far ; le fils de sa sœur Abd Allah ibn Shaddad ; Sa'id ibn al-Musayyib ; Ourwa ; ach-Cha'bi ; al-Qasim ibn Muhammad ; et d'autres.
Elle vécut après Ali.
N° 52 : Asma bint Abi Bakr, Abd Allah ibn Abi Quhafa Uthman, at-Timiyya, qu'Allah l'agrée.
Mère d'Abd Allah, Qurayshite, Timiyya, Mecquoise puis Médinoise.
Mère du calife Abd Allah ibn az-Zoubayr, sœur de la mère des croyants Aicha, et dernière des émigrées à mourir.
Elle rapporta plusieurs hadiths.
Elle vécut longtemps.
Elle est connue sous le nom de Dhat an-Nitaqayn, celle aux deux ceintures.
Sa mère est Qoutayla bint Abd al-Uzza al-Amiriyya.
Rapportèrent d'elle : ses deux fils Abd Allah et Ourwa ; son petit-fils Abd Allah ibn Ourwa ; son petit-fils Abb ad ibn Abd Allah ; Ibn Abbas ; Abou Waqid al-Laythi ; Safiyya bint Chayba ; Muhammad ibn al-Munkadir ; Wahb ibn Kaysan ; Abou Nawfal Mu'awiya ibn Abi Aqrab ; al-Muttalib ibn Abd Allah ibn Hantab ; Fatima bint al-Mundhir ibn az-Zoubayr ; son affranchi Abd Allah ibn Kaysan ; Ibn Abi Mulayka ; et sa gouvernante Nafila, Abb ad ibn Hamza ibn Abd Allah ibn az-Zoubayr ; et d'autres encore.
Elle était plus âgée qu'Aicha de dix ans et quelques.
Elle émigra enceinte d'Abd Allah.
On dit : aucune de ses dents ne tomba.
Elle assista à Yarmouk avec son mari az-Zoubayr.
Elle, son père, son grand-père et son fils ibn az-Zoubayr : les quatre furent des Compagnons.
Ahmad ibn Hibat Allah nous informa ; al-Mu'ayyad at-Tousi l'informa ; Abou Abd Allah al-Farawi nous informa ; Abd al-Ghafir al-Farisi nous informa ; Ibn Amrawayh nous informa ; Ibrahim ibn Sufyan nous informa ; Muslim nous rapporta ; Dawoud ibn Amr nous rapporta ; Nafi ibn Umar nous rapporta, d'Ibn Abi Mulayka, qui dit :
Asma bint Abi Bakr dit : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : « Je serai au bassin, guettant ceux d'entre vous qui viendront à moi. »
Chou'ba : de Muslim al-Qurri, qui dit :
Nous entrâmes chez la mère d'ibn az-Zoubayr, c'était une femme de grande taille, aveugle, et nous l'interrogions sur la jouissance du hajj.
Elle dit : « Le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, y avait donné dispense. »
Abd ar-Rahman ibn Abi az-Zinad dit : Asma était plus âgée qu'Aicha de dix ans.
Hicham ibn Ourwa : de son père et de Fatima bint al-Mundhir, d'Asma, qui dit :
Je préparai le repas du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dans la maison de mon père, alors qu'il allait émigrer ; et je ne trouvai rien pour attacher son repas ni son outre.
Je dis à mon père : « Je ne trouve que ma ceinture. »
Il dit : « Coupe-la en deux et attache avec. »
Il dit : c'est pour cela qu'elle fut nommée Dhat an-Nitaqayn, celle aux deux ceintures.
Ibn Ishaq : Yahya ibn Abb ad me raconta, de son père, d'Asma, qui dit :
Lorsque le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, se mit en route depuis la Mecque, mon père Abou Bakr emporta avec lui tout son bien, cinq ou six mille ; mon grand-père Abou Quhafa vint à moi, qui était devenu aveugle, et dit : « Celui-ci vous a affligés par son bien et sa personne. »
Je dis : « Non, il nous a laissé beaucoup de bien. »
Je pris des pierres, les mis dans la niche de la maison, les couvris d'un vêtement, puis je pris sa main, la posai sur le vêtement et dis : « Voici ce qu'il nous a laissé. »
Il dit : « Puisqu'il vous a laissé cela, très bien. »
Ibn Ishaq : on me raconta, d'Asma, qui dit :
Abou Jahl vint avec un groupe ; je sortis vers eux et ils dirent : « Où est ton père ? »
Je dis : « Par Allah, je ne sais où il est. »
Abou Jahl leva la main et me frappa la joue, si fort que ma boucle d'oreille tomba, puis ils s'en allèrent.
Trois jours passèrent, sans que je sache où s'était rendu le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui ; puis un homme des djinns qui entendent vint, porta sa voix au-dessus de la Mecque et dit :
Qu'Allah, le Seigneur des gens, récompense de la meilleure des récompenses
Deux compagnons qui dirent : « Ô vous deux de la tente d'Umm Ma'abd [...]
Ibn Abi Mulayka dit : Asma souffrait de céphalées ; elle posait alors sa main sur sa tête et disait : « Par mon péché ; et ce qu'Allah pardonne est plus grand. »
Ourwa rapporta d'elle ; elle dit :
Az-Zoubayr m'épousa alors qu'il ne possédait rien d'autre que son cheval ; je le pansais, je lui portais du fourrage, je pilais pour son abreuvoir les gousses de nabaq, je portais l'eau, je pétrissais ;
et je transportais les noyaux de dattes de la terre d'az-Zoubayr que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, lui avait attribuée, sur ma tête, et elle se trouvait à deux tiers de farsakh.
Un jour je vins, les noyaux sur ma tête, et je rencontrai le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, avec un groupe ; il m'appela et dit : « Ikh ! Ikh ! », pour que je montasse derrière lui ; j'eus honte, je pensai à az-Zoubayr et à sa jalousie.
Elle dit : alors il passa.
Lorsque je revins, j'informai az-Zoubayr, qui dit : « Par Allah, te porter ces noyaux fut plus dur pour moi que de te voir monter avec lui ! »
Elle dit : jusqu'à ce qu'ensuite Abou Bakr m'envoyât un serviteur pour s'occuper du cheval ; ce fut comme s'il m'affranchissait.
Et d'ibn az-Zoubayr, qui dit : ce verset descendit au sujet d'Asma ; sa mère, nommée Qoutayla, vint à elle avec des cadeaux, et elle refusa de les accepter avant d'avoir interrogé le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.
Descendit alors : "Allah ne vous interdit pas d'être bienfaisants envers ceux qui n'ont pas combattu contre vous pour la religion..." (Sourate al-Mumtahanah, verset 8).
Et dans le Sahih : Asma dit : « Messager d'Allah ! Ma mère est venue, elle est désireuse ; dois-je renouer avec elle ? »
Il dit : « Oui, renoue avec ta mère. »
Abd Allah ibn Muhammad ibn Yahya ibn Ourwa : de Hicham : Ourwa dit :
Az-Zoubayr frappa Asma ; elle appela son fils Abd Allah à l'aide ; il accourut ; quand il le vit, il dit : « Ta mère est répudiée si tu entres. »
Il dit : « Tu ferais de ma mère un enjeu de ton serment ! »
Il fit irruption et la délivra.
Il dit : elle divorça alors de lui.
Hamm ad ibn Salama : de Hicham ibn Ourwa : az-Zoubayr répudia Asma, et prit Ourwa, qui était alors petit.
Usama ibn Zayd : de Muhammad ibn al-Munkadir, qui dit :
Asma bint Abi Bakr était généreuse de sa personne.
Hicham ibn Ourwa : d'al-Qasim ibn Muhammad : j'ai entendu ibn az-Zoubayr dire :
« Je n'ai jamais vu de femme plus généreuse qu'Aicha et Asma ; leur générosité différait : Aicha réunissait une chose à une chose, et quand elle avait réuni, elle le plaçait là où il devait être ; quant à Asma, elle ne réservait rien pour le lendemain. »
Mus'ab ibn Sa'd dit : Umar alloua aux émigrées mille chacune ; parmi elles : Umm Abd et Asma.
Hicham ibn Ourwa : de Fatima bint al-Mundhir : quand Asma tombait malade, elle affranchissait chaque esclave qu'elle possédait.
al-Waqidi dit : Sa'id ibn al-Musayyib était parmi les gens les plus empreints de piété devant les songes ; il avait pris cela d'Asma bint Abi Bakr, et elle l'avait pris de son père.
Ma'n ibn Isa : Chou'ayb ibn Talha nous rapporta, de son père :
Asma dit à son fils : « Ô mon fils, vis noble, meurs noble, que le peuple ne te prenne pas captif. »
Hicham ibn Ourwa dit : les vols de nuit se multiplièrent à Médine ; Asma prit alors un poignard, au temps de Sa'id ibn al-As, qu'elle plaçait sous sa tête.
Ourwa dit : mon frère et moi, avant qu'il ne fût tué, entrâmes dix nuits auprès de notre mère, alors souffrante.
Abd Allah dit : « Comment te trouves-tu ? »
Elle dit : « Souffrante. »
Il dit : « Dans la mort il y a du repos. »
Elle dit : « Peut-être désires-tu ma mort ; ne le fais pas. »
Elle rit et dit : « Par Allah, je ne désire pas mourir avant que l'un de tes deux destins n'advienne : soit tu es tué et je t'attends en espérant la récompense ; soit tu l'emportes et mes yeux en sont rafraîchis. Garde-toi d'être soumis à un arbitrage sans l'obtenir, et de le subir comme on subit la mort. »
Il dit : mon frère voulut dire qu'il fût tué, et cela l'affligea.
Elle avait cent ans.
Ibn Ouyayna : Abou al-Muhayyat nous raconta, de sa mère, qui dit :
Lorsque al-Hajjaj tua ibn az-Zoubayr, il entra chez Asma et lui dit : « Ô mère ! le commandeur des croyants m'a recommandé de toi ; as-tu un besoin ? »
Elle dit : « Je ne suis pas ta mère ; mais je suis la mère de celui qui fut crucifié au sommet de la Thaniyya. Je n'ai aucun besoin ; mais je vais te rapporter :
j'ai entendu le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dire : « Sortira de Thaqif un menteur et un destructeur. »
Quant au menteur, nous l'avons vu, je veux dire al-Moukhtar ; quant au destructeur, c'est toi. »
Il lui dit : « Destructeur des hypocrites ! »
Ahmad ibn Yunus : Abou al-Muhayyat Yahya ibn Ya'la at-Timi nous raconta, de son père, qui dit :
J'entrai à la Mecque trois jours après le meurtre d'ibn az-Zoubayr, tandis qu'il était crucifié ; sa mère vint, une vieille femme de haute taille, aveugle, et dit à al-Hajjaj : « N'est-il pas temps que le cavalier descende ? »
Il dit : « Le hypocrite. »
Elle dit : « Par Allah, il ne fut pas hypocrite ; il jeûnait, se tenait debout en prière la nuit, était bienfaisant. »
Il dit : « Va-t'en, ô vieille, tu divagues. »
Elle dit : « Non, par Allah, je ne divague pas depuis que j'ai entendu le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dire : « De Thaqif sortira un menteur et un destructeur », le hadith.
Ibn Ouyayna : de Mansour ibn Safiyya, de sa mère, qui dit :
On dit à ibn Umar : Asma est dans un coin de la mosquée, au moment où ibn az-Zoubayr fut crucifié ; il s'inclina vers elle et dit :
« Ces corps ne sont rien ; les âmes sont auprès d'Allah. Crains Allah et sois patiente. »
Elle dit : « Qu'est-ce qui m'en empêche, alors que la tête de Yahya ibn Zakariyya fut apportée à une prostituée des prostituées des enfants d'Israël ? »
Ayyoub : d'Ibn Abi Mulayka, qui dit :
J'entrai chez Asma après qu'ibn az-Zoubayr eut été frappé, et elle dit :
« On m'a informé que celui-ci a crucifié Abd Allah. Ô Allah, ne me fais pas mourir avant qu'il ne me soit apporté, que je l'embaume et que je l'ensevelisse. »
Il lui fut apporté ensuite ; elle l'embauma de sa propre main et l'ensevelit après avoir perdu la vue.
Et d'une autre voie, d'Ibn Abi Mulayka : elle pria sur lui ; et elle ne vécut pas plus d'une semaine sans mourir.
Charik : d'ar-Rukayn ibn Rabi', qui dit :
J'entrai chez Asma bint Abi Bakr, très âgée, en train de prier, tandis qu'une femme lui disait : « Lève-toi, assieds-toi, fais », à cause de la vieillesse.
Ibn Sa'd dit : elle mourut quelques nuits après son fils ; son meurtre eut lieu le dix-sept du joumada al-oula, l'an soixante-treize.
Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Asma bint Abi Bakr, Asma bint Abou Bakr, Asma bint Abi Bakr at-Taymiyya, Asma Dhat an-Nitaqayn, Asma Dhat al-Nitaqayn, Asma la fille d'Abou Bakr. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.