Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > La jizya en islam
La jizya est accusée d'être un tribut d'humiliation payé par les non-musulmans. Ce qu'en dit le verset, ce qu'elle était réellement (un impôt d'exemption du service militaire), ses exemptions, et le contrat de protection qu'elle scellait.
La jizya était un impôt versé par les hommes non musulmans valides de l'État islamique, en échange de deux choses : l'exemption du service militaire (obligatoire pour les musulmans) et la protection de leurs personnes et biens par l'État. De là vient le nom du contrat : la dhimma, le « pacte de responsabilité ». Les femmes, les enfants, les vieillards, les moines, les pauvres et les handicapés en étaient exemptés.
Le Calife Umar a enseigné dans son testament de le rendre responsable de leur protection devant Allah (rapporté par Abu Dawud).
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureLe verset de la jizya (Coran 9:29) s'inscrit dans le contexte des deux empires (byzantin et perse) menaçant l'État naissant, et il vise les États de gens du Livre en situation de conflit, jusqu'au versement de la jizya qui scellait la cessation des hostilités. Le mot lui-même vient de « jiza », la compensation : c'est la contribution des hommes valides non musulmans en échange de deux droits : leur exemption du service militaire et la protection armée de leurs personnes, familles et biens par l'État. Le contrat porte un nom dans la tradition : la dhimma, la responsabilité de l'État envers ses protégés.
Un impôt « d'extermination » ou « d'humiliation généralisée » serait dû par tous : la jizya n'était due par personne d'autre que les hommes adultes et valides. En étaient exemptés : les femmes, les enfants, les vieillards, les moines et religieux vivant du culte, les pauvres et les handicapés : des catégories que la caricature ignore systématiquement. Le Calife Umar, dans son testament au successeur, a fait de la dhimma une responsabilité devant Allah : « je conseille au calife qui viendra après moi de bien traiter les gens sous la protection d'Allah et de Son messager, de remplir leurs pactes et de les défendre » (rapporté par Abu Dawud).
Et l'histoire documentée des finances musulmanes décrit une jizya modeste et progressive, souvent inférieure à la zakat des musulmans.
Le musulman paie la zakat (obligatoire, 2,5 % de l'épargne annuelle) et sert militairement ; le non-musulman valide paie la jizya et en est exempté. Les deux impôts financent le même État, avec une symétrie que les détracteurs omettent : la protection achetée par la jizya était un engagement de défense totale : l'histoire rapporte des commandants musulmans rendant la jizya aux villes qu'ils ne pouvaient plus protéger.
La page la Torah dans l'islam montre comment le Coran cadre la justice due aux gens du Livre (Coran 5:8 : la justice envers tous, même envers ceux qu'on n'aime pas), et la règle qui reste : « Allah ne vous interdit pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion » (Coran 60:8).
Le verset contient le mot « saghirun » (abaissés) que les polémiques brandissent ; les historiens des finances musulmanes la décrivent comme un impôt modeste et progressif, souvent inférieur à la zakat des musulmans, payé en compensation d'une exemption militaire. L'« humiliation » apprise dans certaines relectures tardives n'est pas celle du contexte : le pacte de protection rendait l'État responsable des vies non musulmanes devant Allah.
Les femmes, les enfants, les vieillards, les moines et religieux, les pauvres, les handicapés et les malades : seuls les hommes valides capables de travailler la payaient, en compensation de leur exemption du service militaire : les non-musulmans ne défendaient pas l'État mais étaient protégés par lui.