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Biographie de l'imam al-Boukhari telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 256 H.
14 sentyabr 2026 tarixində 20h10 -də yeniləndi
📖 106 dəq oxuAbou al-Houssayn ibn al-Mounadi a dit : ar-Ramadi mourut le quatre restant de rabi' al-akhir, en l'an deux cent soixante-cinq, ayant accompli quatre-vingt-trois ans.
Je dis : nous avons entendu par sa voie plusieurs parties d'Abd ar-Razzaq.
Et y moururent : Ibrahim ibn al-Harith al-Baghdadi, Ibrahim ibn Hani' an-Naysabouri, Sa'dan ibn Nasr al-Moukharimi, Salih ibn Ahmad ibn Hanbal, Ali ibn Harb, Abdallah ibn Muhammad ibn Ayyoub al-Moukharimi, le Qoudoua Abou Hafs an-Naysabouri, Haroun ibn Soulayman, et l'attendu Muhammad ibn al-Hasan ; les Rafidites disent : il n'est pas mort, mais il s'est caché dans le souterrain.
171 - Abou Abdallah al-Boukhari Muhammad ibn Isma'il ibn Ibrahim (t, s)
fils d'al-Moughira ibn Bardzba, et l'on dit : Badhzba, terme boukhariote dont le sens est : le laboureur.
Al-Moughira embrassa l'Islam sur la main du Yaman al-Jou'fi, gouverneur de Boukhara ; il était mazdéen ; et Isma'il ibn Ibrahim rechercha la science.
Nous a informé al-Hasan ibn Ali, nous a informé Ja'far al-Hamdani, nous a informé Abou Tahir ibn Silafa, nous ont informés Abou Ali al-Bardani, Hennad ibn Ibrahim nous a informés, nous a informé Muhammad ibn Ahmad le hafiz, nous ont raconté Abd ar-Rahman ibn Muhammad et Muhammad ibn al-Houssayn, tous deux :
Is'haq ibn Ahmad ibn Khalaf nous a racontés qu'il entendit al-Boukhari dire : mon père entendit de Malik ibn Anas, vit Hammad ibn Zayd, et serra la main d'Ibn al-Moubarak des deux mains.
Je dis : Abou Abdallah naquit en chawwal de l'an quatre et quatre-vingt-dix et cent.
Ce qu'a dit Abou Ja'far Muhammad ibn Abi Hatim al-Boukhari, copiste d'Abou Abdallah, dans le livre « Chama'il al-Boukhari », recueil de ses qualités, qui est un gros volume.
Me l'a informé Ahmad ibn Abi al-Khayr, de Muhammad ibn Isma'il at-Tarsousi, que Muhammad ibn Tahir le hafiz lui accorda licence, et il a dit : nous a informé Ahmad ibn Ali ibn Khalaf, nous a informé Abou Tahir Ahmad ibn Abdallah ibn Mihrawayh le Perse, le pédagogue, qui vint à nous de Merv pour visiter Abou Abdallah as-Salami : nous a informé Abou Muhammad Ahmad ibn Abdallah ibn Muhammad ibn Youssouf ibn Matar al-Firabri : mon grand-père m'a raconté, et il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Abi Hatim, et il mentionne le livre, dont je ne rapporte pas le texte, et c'est par cette chaîne.
Puis Abou Abdallah, dans ce que nous a informé Isma'il ibn Abd ar-Rahman, nous a informé Abdallah ibn Ahmad le faqih en l'an seize et six cents, nous a informé Muhammad ibn Abd al-Baqi, nous a informé Abou Bakr Ahmad ibn Ali, nous a informé Hiba Allah ibn al-Hasan le hafiz, nous a informé
Ahmad ibn Muhammad ibn Hafs, nous a informé Muhammad ibn Ahmad ibn Soulayman, nous a informé Khalaf ibn Muhammad, Muhammad ibn Ahmad ibn al-Fadl al-Balkhi nous a racontés : j'ai entendu mon père dire : les yeux de Muhammad ibn Isma'il perdirent la vue dans sa jeunesse ; sa mère vit en songe Ibrahim l'ami d'Allah, la paix soit sur lui, qui lui dit : ô toi, Allah a rendu à ton fils sa vue, pour l'abondance de tes pleurs, ou l'abondance de tes invocations (al-Balkhi doute) ; nous nous éveillâmes donc, et Allah lui avait rendu sa vue.
Et par la chaîne précédente jusqu'à Muhammad ibn Abi Hatim, il a dit : je dis à Abou Abdallah : comment commença ton affaire ?
Il a dit : il m'inspira la mémorisation du hadith alors que j'étais à l'école.
Je dis : quel âge avais-tu ?
Il a dit : dix ans, ou moins ; puis je sortis de l'école après dix ans, et je me mis à aller auprès d'adh-Dhakhili et d'autres ; un jour, tandis qu'il récitait aux gens, il a dit : Soufyan, d'Abou az-Zoubayr, d'Ibrahim ; je lui dis : Abou az-Zoubayr n'a pas rapporté d'Ibrahim.
Il me réprimanda ; je lui dis : reviens à l'original : il y entra, y regarda, puis sortit et me dit : comment est-il, ô jeune garçon ?
Je dis : c'est az-Zoubayr ibn 'Adi, d'Ibrahim ; il prit donc le calame de ma main, corrigea son écrit, et dit : tu as dit vrai.
On dit à al-Boukhari : quel âge avais-tu lorsque tu le contredisîtes ?
Il a dit : onze ans ; lorsque j'eus atteint seize ans, j'avais mémorisé les livres d'Ibn al-Moubarak et de Waki', et je connaissais les paroles de ceux-ci ; puis je partis avec ma mère et mon frère Ahmad à la Mecque ; lorsque j'eus accompli le pèlerinage, mon frère revint avec elle ! et je demeurai en quête du hadith.
Il entendit à Boukhara, avant de voyager, de : son mawla, au-dessus de Abdallah ibn Muhammad ibn Abdallah ibn Ja'far ibn al-Yaman al-Jou'fi le mousnid, et de Muhammad ibn Salam al-Bikandi, et d'un groupe qui ne furent pas parmi les grands de ses maîtres.
Puis il entendit à Balkh de : Maki ibn Ibrahim, qui est parmi les plus anciens de ses maîtres.
Et il entendit à Merv de : 'Abdan ibn 'Outhman, Ali ibn al-Hasan ibn Chaqiq, Sadaqa ibn al-Fadl, et un groupe.
Et à Naysabour de : Yahya ibn Yahya, et un groupe.
Et à ar-Rayy : Ibrahim ibn Moussa.
Et à Bagdad, lorsqu'il arriva en Irak à la fin de l'an dix et deux cents, de : Muhammad ibn 'Isa ibn at-Tabba', Sourayj ibn an-Nou'man, Muhammad ibn Sabiq, et 'Affan.
Et à Bassora de : Abou 'Asim an-Nabil, al-Ansari, Abd ar-Rahman ibn Hammad ach-Chu'aythi le compagnon d'Ibn 'Awn, et de Muhammad ibn 'Ar'ara, Hajjaj ibn Minhal, Badl ibn al-Mouhabbir, Abdallah ibn Raja', et plusieurs.
Et à Koufa de : 'Oubaydallah ibn Moussa, Abou Nou'aym, Khalid ibn Makhlad, Taliq ibn Ghannam, et Khalid ibn Yazid le récitateur, parmi ceux qui récitèrent sur Hamza.
Et à la Mecque de : Abou Abd ar-Rahman le réciteur, Khallad ibn Yahya, Hassan ibn Hassan al-Basri, Abou al-Walid Ahmad ibn Muhammad al-Azraqi, et al-Houmaydi.
Et à Médine de : Abd al-Aziz al-Ouwaysi, Ayyoub ibn Soulayman ibn Bilal, et Isma'il ibn Abi Oways.
Et en Égypte : Sa'id ibn Abi Maryam, Ahmad ibn Ichkab, Abdallah ibn Youssouf, Asbagh, et plusieurs.
Et en Syrie : Abou al-Yaman, Adam ibn Abi Iyas, Ali ibn 'Ayyach, et Bichr ibn Chou'ayb.
Et il entendit de : Abou al-Moughira Abd al-Qoudous, Ahmad ibn Khalid al-Wahbi, Muhammad ibn Youssouf al-Firyabi, Abou Mouhir, et de nombreux autres qu'eux.
Et son copiste Muhammad ibn Abi Hatim a dit : je l'ai entendu dire : j'entrai à Balkh, et ils me demandèrent de dicter pour chacun de ceux dont j'avais écrit le hadith : je dictai donc mille hadiths pour mille hommes parmi ceux dont j'avais écrit.
Il a dit : et je l'entendis un mois avant sa mort dire : j'ai écrit de mille quatre-vingt-huit hommes, et il n'y a parmi eux que des gens de hadith ; ils disaient : la foi est parole et œuvre : elle augmente et diminue.
Je dis : les plus anciens de ses maîtres qui lui rapportèrent des Taba'ites sont : Abou 'Asim,
al-Ansari, Maki ibn Ibrahim, 'Oubaydallah ibn Moussa, Abou al-Moughira, et leurs semblables.
Et les moyens de ses maîtres qui lui rapportèrent de al-Awza'i, Ibn Abi Dhi'b, Shou'ba, Chou'ayb ibn Abi Hamza, et ath-Thawri.
Puis une autre couche sous eux, comme les compagnons de Malik, al-Layth, Hammad ibn Zayd, et Abou 'Awana.
Et la quatrième couche de ses maîtres, comme les compagnons d'Ibn al-Moubarak, Ibn 'Ouyayna, Ibn Wahb, et al-Walid ibn Mouslim.
Puis la cinquième couche : Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli, dont le grand nombre rapporta et le détourna , et Muhammad ibn Abdallah al-Moukharimi, et Muhammad ibn Abd ar-Rahim Sa'iqa : ceux-ci sont de ses contemporains.
Et il entendit d'Abou Mouhir, et douta de son audition, et a dit : hors du Sahih : Abou Mouhir nous a raconté, ou un homme me raconta de lui.
Et il rapporta d'Ahmad ibn Abd al-Malik ibn Waqid al-Harrani, qu'il rencontra en Irak, sans être entré dans la presqu'île.
Et il a dit : j'entrai auprès de Mou'alla ibn Mansour ar-Razi à Bagdad en l'an dix.
Un grand nombre de gens rapportèrent de lui, parmi eux : Abou 'Isa at-Tirmidhi, Abou Hatim, Ibrahim ibn Ishaq al-Harbi, Abou Bakr ibn Abi ad-Dunya, Abou Bakr Ahmad ibn 'Amr ibn Abi 'Asim, Salih ibn Muhammad Jazara, Muhammad ibn Abdallah al-Hadrami Mouṭayyan, Ibrahim ibn Ma'qil an-Nasafi, Abdallah ibn Najiya, Abou Bakr Muhammad ibn Ishaq ibn Khuzayma, 'Omar ibn Muhammad ibn Boujayr, Abou Qoraych Muhammad ibn Joum'a, Yahya ibn Muhammad ibn Sa'id, Muhammad ibn Youssouf al-Firabri le rapporteur du Sahih, Mansour ibn Muhammad Mizbazda, Abou Bakr ibn Abi Dawoud, al-Houssayn et al-Qasim les deux fils de al-Mahamili, Abdallah ibn Muhammad ibn al-Achqar, Muhammad ibn Soulayman ibn Faris, Mahmoud ibn 'Anbar an-Nasafi, et des mères innombrables.
Et Mouslim rapporta de lui, hors son Sahih.
On a dit qu'an-Nasa'i rapporta de lui le jeûne dans son Sunan, mais cela ne s'établit pas ; cependant an-Nasa'i cite dans son livre « al-Kouna » des choses d'Abdallah ibn Ahmad al-Khaffaf, d'al-Boukhari.
Et notre maître Abou al-Hajjaj al-Mizzi a rangé, selon sa coutume, en diction les maîtres d'al-Boukhari et ses compagnons, et mentionne des gens outre ceux que j'ai mentionnés.
Al-Mou'ammal ibn Muhammad et d'autres nous ont informé qu'Abou al-Yumn le philologue les informa ; Abou Mansour al-Qazzaz nous a informés, Abou Bakr al-Khatib nous a informés, nous a informé à Naysabour Abou Bakr Ahmad ibn al-Hasan le qadi al-Harachi : j'ai entendu Abou Ishaq Ibrahim ibn Ahmad al-Balkhi rapporter de Muhammad ibn Youssouf al-Firabri qu'il disait : quatre-vingt-dix mille hommes entendirent le livre « Sahih » de Muhammad ibn Isma'il, et il ne reste personne qui le rapporte sinon moi.
Muhammad ibn Tahir al-Maqdisi a dit : un groupe rapporta le Sahih d'al-Boukhari, parmi eux : al-Firabri, Hammad ibn Chakir, Ibrahim ibn Ma'qil, et Tahir ibn Muhammad ibn Makhlad an-Nasafiyan.
L'émir le hafiz Abou Nasr ibn Makoula a dit : le dernier qui rapporta le Sahih d'al-Boukhari est Abou Talha Mansour ibn Muhammad ibn Ali al-Bazdi, des gens de Bazda.
Il était fiable ; il mourut en l'an neuf et vingt et trois cents.
Nous a informé Abou al-Ma'ali Ahmad ibn Ishaq al-Abarqouhi par ma lecture, nous a informé Abou Bakr Zayd ibn Hiba Allah al-Baghdadi, nous a informé Ahmad ibn al-Moubarak ibn Qafarjal, nous a informé 'Asim ibn al-Hasan, nous a informé Abd al-Wahid ibn Muhammad ibn Mahdi, al-Houssayn ibn Isma'il al-Mahamili nous a racontés en l'an neuf et vingt et trois cents : Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari m'a raconté, Muhammad ibn Youssouf m'a raconté, Soufyan m'a raconté (il parle d'ath-Thawri), d'Abou Bourda qui a dit : mon grand-père Abou Bourda m'a informé, de son père Abou
Moussa, qui a dit :
Le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : le croyant pour le croyant est comme l'édifice : l'un fortifie l'autre.
Et il entrelaça ses doigts ; et il était assis lorsqu'un homme vint à lui, ou un demandeur de besoin, et il se tourna vers nous de son visage et a dit : intercèdez, et vous serez récompensés ; et qu'Allah juge par la langue de Son Messager ce qu'Il veut.
Nous a informé Abou al-Hasan Ali ibn Ahmad al-Hashimi, nous a informé à Bagdad Muhammad ibn Ahmad al-Qati'i, nous a informé Muhammad ibn 'Oubaydallah al-Moujallid, nous a informé Muhammad ibn Muhammad az-Zaynabi, nous a informé Muhammad ibn Abd ar-Rahman al-Moukhallis, Yahya ibn Muhammad ibn Sa'id m'a raconté, Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari m'a raconté, Hammad m'a raconté, de Younous et Habib, et Yahya ibn 'Atiq, et Hicham, de Muhammad ibn Sirin, d'Oumm 'Atiyya, qui a dit : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, ordonna que sortissent les femmes voilées le jour de la fête.
On dit : et la menstruée ?
Il a dit : elles assisteront au bien et à l'invocation des musulmans.
Ces deux hadiths sont authentiques, parmi les plus hauts de ce qui nous est parvenu de la narration d'Abou Abdallah hors le Sahih.
Quant au Sahih, c'est le plus haut de ce qui nous est parvenu des six livres, dans le premier moment où j'ai entendu le hadith : et cela en l'an deux et quatre-vingt-dix et six cents.
Que penser donc de sa hauteur aujourd'hui, alors que nous sommes en l'an quinze et sept cents !! Si l'homme voyageait une année entière pour l'entendre, il ne faillirait pas.
D'autant que sa hauteur dure jusqu'à l'an trente : c'est le plus haut des six livres en chaîne vers le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, pour beaucoup de hadiths ; et cela parce qu'Abou Abdallah est le plus âgé du groupe, le plus ancien à fréquenter les grands : il prit d'un groupe dont les cinq imams rapportent, d'un homme d'eux.
Muhammad ibn Abi Hatim al-Boukhari a dit : j'ai entendu Abou Abdallah Muhammad ibn Isma'il dire : j'accomplis le pèlerinage, et mon frère revint avec ma mère, et je demeurai en quête du hadith ; lorsque j'eus atteint dix-huit ans, je me mis à composer les jugements des compagnons et des Taba'ites et leurs dires, et cela du temps d''Oubaydallah ibn Moussa.
Et je composai le livre « Tarikh » alors, auprès de la tombe du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dans les nuits de pleine lune ; et peu de noms dans le Tarikh sans avoir leur histoire, si ce n'est que je désirai ne pas allonger le livre.
Et j'allais chez les fuqaha de Merv lorsque j'étais enfant : lorsque je venais, j'avais honte de les saluer ; un pédagogue des gens de là me dit : combien as-tu écrit aujourd'hui ?
Je dis : deux, et je voulais par cela deux hadiths ; ceux qui assistaient au cercle rirent.
Un vieillard d'eux dit : ne riez pas : peut-être rira-t-il de vous un jour !!
Et je l'ai entendu dire : j'entrai auprès d'al-Houmaydi, âgé de dix-huit ans, et il y avait entre lui et un autre une divergence dans un hadith ; lorsque al-Houmaydi me vit, il a dit : voici venu celui qui tranchera entre nous ; ils me le présentèrent, et je jugeai pour al-Houmaydi contre celui qui le contredisait : et eût son contradicteur persévéré dans sa contradiction, puis être mort sur sa prétention, il serait mort mécréant.
Nous a informé Abou Ali ibn Khallal, nous a informé Abou al-Fadl al-Hamdani, nous a informé as-Silafi, nous ont informés Abou Ali al-Bardani et Ibn at-Touyouri, tous deux :
Hennad ibn Ibrahim nous a informés, Muhammad ibn Ahmad Ghounjar nous a informés, Khalaf ibn Muhammad al-Khayyam nous a informés : j'ai entendu al-Fadl ibn Ishaq al-Bazzaz : Ahmad ibn Minhal l'adorateur m'a raconté, Abou Bakr al-A'yan m'a raconté et a dit : nous copiâmes d'al-Boukhari à la porte de Muhammad ibn Youssouf al-Firyabi, et il n'y avait sur son visage pas un poil.
Nous dîmes : quel âge as-tu ?
Il a dit : dix-sept ans.
Et Khalaf al-Khayyam a dit : j'ai entendu Ibrahim ibn Ma'qil : j'ai entendu Abou Abdallah dire : j'étais chez Ishaq ibn Rahawayh, et l'un de nos compagnons dit : si vous composiez un livre abrégé des sounans du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui ; cela tomba donc dans mon cœur, et je me mis à composer ce livre.
Et de... qu'al-Boukhari a dit : j'ai extrait ce livre d'environ six cent mille hadiths.
Al-Mou'ammal ibn Muhammad et d'autres nous ont informé, Abou al-Yumn al-Kindi nous a informé, Abou Mansour al-Qazzaz nous a informé, Abou Bakr al-Khatib m'a raconté : Ali ibn Muhammad al-'Attar m'a raconté à ar-Rayy : j'ai entendu Abou al-Haytham al-Kouchmihani : j'ai entendu al-Firabri dire : Muhammad ibn Isma'il m'a dit : je n'ai pas placé dans mon livre Sahih un hadith sans m'être lavé auparavant, et prier deux inclinations.
Nous ont informés Ibn Khallal, al-Hamdani, as-Silafi : Abou Abdallah ar-Razi nous a informés, Abdallah ibn al-Walid nous a racontés, Ahmad ibn al-Hasan ibn Boundar nous a informés, Abou Ahmad ibn 'Adi nous a informés : j'ai entendu al-Hasan ibn al-Houssayn al-Bazzaz : j'ai entendu Ibrahim ibn Ma'qil : j'ai entendu al-Boukhari dire : je n'ai introduit dans ce livre que ce qui est authentique, et j'ai laissé des hadiths authentiques, afin que le livre ne s'allongeât pas.
Et Abou Ja'far Muhammad ibn Abi Hatim a dit : je dis à Abou Abdallah : retiens-tu
tout ce que tu as introduit dans l'ouvrage ? Il a dit : tout ce qu'il contient ne m'échappe pas.
Et je l'ai entendu dire : j'ai composé tous mes livres trois fois.
Et je l'ai entendu dire : si ces maîtres à moi étaient déployés, ils ne comprendraient pas comment j'ai composé le Tarikh, ni ne le reconnaîtraient ; puis il a dit : je l'ai composé trois fois.
Et je l'ai entendu dire : Ishaq ibn Rahawayh prit le livre Tarikh que j'avais composé, et l'introduisit auprès d'Abdallah ibn Tahir, et dit : ô émir, ne te montrerais-je pas une magie ? Il a dit : Abdallah y regarda, s'en étonna, et dit : je ne comprends pas sa composition.
Et Khalaf al-Khayyam a dit : j'ai entendu Ishaq ibn Ahmad ibn Khalaf dire : Muhammad ibn Isma'il entra en Irak à la fin de l'an dix et deux cents.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu al-Boukhari dire : j'entrai à Bagdad huit fois, et à chaque fois je fréquentais Ahmad ibn Hanbal ; il me dit à la dernière fois où je lui fis mes adieux : ô Abou Abdallah, tu quittes la science et les gens, et tu retournes au Khorassan ? ! Il a dit : et c'est maintenant que je me rappelle sa parole.
Et Abou Abd al-Hakim a dit : la première fois qu'al-Boukhari vint à Naysabour fut en l'an neuf et deux cents, et il y vint la dernière fois en l'an cinquante et deux cents, et il y demeura cinq ans, rapportant en continu.
Nous a informé Abou Hafs ibn al-Qawwas, nous a informé Abou al-Qasim ibn al-Harastani par lecture devant lui en l'an neuf et six cents, et j'étais présent : nous a informé Abou al-Hasan Ali ibn Moussallam le faqih, nous a informé al-Houssayn ibn Muhammad al-Khatib, nous a informé Muhammad ibn Ahmad al-Ghassani, Ahmad ibn Muhammad ibn Adam m'a raconté, Muhammad ibn Youssouf al-Boukhari nous a racontés et a dit : j'étais avec Muhammad ibn Isma'il à sa demeure une nuit, et je comptai sur lui qu'il se leva et sella, se remémorant des choses qu'il annotait, dix-huit fois dans une nuit.
Et Muhammad ibn Abi Hatim le copiste a dit : Abou Abdallah, lorsque j'étais avec lui en voyage, un seul logis nous rassemblait, hormis parfois la canicule ; je le voyais se lever en une seule nuit quinze à vingt fois, prenant à chaque fois la lampe, allumant du feu, sellant, puis sortant des hadiths et annotant dessus.
Et Ibn 'Adi a dit : j'ai entendu Abd al-Qoudous ibn Hammam dire : j'ai entendu plusieurs des cheikhs dire : Muhammad ibn Isma'il déplaça les entêtes de son recueil entre la tombe du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et sa chaire, et il priait pour chaque entête deux inclinations.
Et il a dit : ... j'ai entendu al-Boukhari dire : j'ai composé le Sahih en seize ans, et j'en ai fait une preuve entre moi et Allah, le Très-Haut.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Hani' ibn an-Nadr dire : nous étions chez Muhammad ibn Youssouf (il parle d'al-Firabri) en Syrie, et nous nous divertissions à la manière des jeunes gens, chassant à l'affût et autres ; Muhammad ibn Isma'il était avec nous, et il ne rivalisait avec nous en rien de ce que nous faisions, et il s'adonnait à la science.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu an-Najm ibn al-Fudayl dire : j'ai vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en songe, marchant, et Muhammad ibn Isma'il marchant derrière lui ; chaque fois que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, levait son pied, Muhammad ibn Isma'il posait son pied à la place où le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, avait levé son pied.
Et il a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : un vieillard passait devant nous au cercle d'adh-Dhakhili, et je lui rapportais les hadiths authentiques de ce qu'on me présentait, et je lui rapportais leur dire : il me disait un jour : ô Abou Abdallah, notre chef est en bonne voie. Et il m'est parvenu qu'Abou Abdallah but un remède de mémorisation appelé baladhour ; je lui dis un jour, en particulier : y a-t-il un remède que l'homme boive et dont il profite pour la mémorisation ?
Il a dit : je ne sais pas ; puis il se tourna vers moi et dit : je ne connais rien de plus utile pour la mémorisation que le zèle de l'homme et l'assiduité du regard.
Il a dit : et cela parce que j'étais établi à Naysabour ; des livres venaient à moi de Boukhara, et j'y avais des parentes qui me faisaient lire leurs salams dans les livres ; j'écrivis donc un livre vers Boukhara, et voulus leur faire lire mon salam : leurs noms me disparurent au moment d'écrire mon livre, et je ne leur fis pas lire mon salam ; comme est peu ce qui me quitte de science !
Et il a dit : je l'ai entendu dire : mon écriture du hadith n'était pas comme l'écriture de ceux-ci.
Lorsque j'écrivais d'un homme, je lui demandais son nom, sa kunya, sa nisba et sa transmission du hadith, si l'homme était fiable.
Et s'il ne l'était pas, je lui demandais de me sortir son original et sa copie.
Quant aux autres, ils ne se soucient pas de ce qu'ils écrivent, ni de comment ils écrivent.
Et il a dit : j'ai entendu al-'Abbas ad-Douri dire : je n'ai jamais vu qui que ce fût s'y connaître mieux dans la recherche du hadith que Muhammad ibn Isma'il : il ne laissait pas de racine ni de branche sans l'arracher.
Puis il nous dit : ne laissez rien de ses paroles sans l'écrire.
Et il a dit : l'un des souverains écrivit à Abou Abdallah pour un besoin à lui, et il invoqua longuement pour lui.
Abou Abdallah lui écrivit donc : salam sur toi : je rends grâce à Allah vers toi, qui n'y a de divinité que Lui ; ensuite : ton livre m'est parvenu et je l'ai compris, et dans sa maison, on apporte
le jugement et la paix.
Et il a dit : j'ai entendu Ibrahim al-Khawwas, mendiant l'aumône, dire : j'ai vu Abou Zur'a tel un enfant assis devant Muhammad ibn Isma'il, l'interrogeant sur les défauts du hadith.
Muhammad ibn Ahmad Ghounjar a dit dans « Tarikh Boukhara » : j'ai entendu Abou 'Amr Ahmad ibn Muhammad le réciteur : j'ai entendu Mahib ibn Soulaym : j'ai entendu Ja'far ibn Muhammad al-Qattan, l'imam de Karmi-niyya, dire : j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il dire : j'ai écrit de mille cheikhs et davantage, de chacun d'eux dix mille hadiths et plus ; je n'ai pas de hadith sans que je cite sa chaîne.
Ghounjar a dit : Muhammad ibn 'Imran al-Jourjani nous a racontés : j'ai entendu Abd ar-Rahman ibn Muhammad al-Boukhari : j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il dire : j'ai rencontré plus de mille hommes des gens du Hedjaz, de l'Irak, de la Syrie et de l'Égypte ; je les rencontrai plusieurs fois : les gens de la Syrie, de l'Égypte et de la presqu'île deux fois, et les gens de Bassora quatre fois ; et au Hedjaz six années ; et je ne compte pas combien de fois j'entrai à Koufa et à Bagdad avec mes rapporteurs du Khorassan, parmi eux : Maki ibn Ibrahim, Yahya ibn Yahya, Ibn Chaqiq, Qoutayba, Chihab ibn Mou'mar ; et en Syrie : al-Firyabi, Abou Mouhir, Abou al-Moughira, Abou al-Yaman ; et il nomma des gens.
Puis il a dit : je n'ai jamais vu l'un d'eux diverger sur ces
choses : que la religion est parole et œuvre, et que le Coran est la parole d'Allah.
Et le copiste Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Hashid ibn Isma'il et un autre dire : Abou Abdallah al-Boukhari fréquentait avec nous les cheikhs de Bassora, étant jeune garçon, sans écrire ; cela dura des jours, et nous lui disions : tu fréquentes avec nous sans écrire : que fais-tu donc ?
Il nous dit un jour, après seize jours : vous avez beaucoup insisté auprès de moi : présentez-moi donc ce que vous avez écrit.
Nous lui sortîmes donc ce que nous avions : plus de quinze mille hadiths ; il les lut tous de dos de cœur, jusqu'à ce que nous eussions corrigé nos livres selon sa mémorisation.
Puis il a dit : croyez-vous que je fréquente en vain, et que je perde mes jours ? ! Nous suûmes donc que nul ne le précédait.
Il a dit : et je les ai entendus tous deux dire : les gens de science parmi les Bassoriens couraient derrière lui en quête du hadith, étant jeune homme, jusqu'à le vaincre sur lui-même, et le faire asseoir dans une partie de la route : des milliers se rassemblaient sur lui, dont la plupart écrivaient de lui.
Et il était jeune homme dont le visage n'était pas encore sorti.
Et le hafiz Abou Ahmad Abdallah ibn 'Adi a dit : j'ai entendu plusieurs cheikhs rapporter que Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari arriva à Bagdad ; les gens du hadith l'apprirent, se rassemblèrent, et préparèrent cent hadiths : ils renversèrent leurs textes et leurs chaînes, firent du texte de celle-ci la chaîne de celle-là et de la chaîne de celle-ci le texte de celle-là, et remirent à chacun
d'eux dix hadiths pour les lui présenter au cercle ; les gens se rassemblèrent, l'un d'eux fut désigné, et interrogea al-Boukhari sur un hadith de sa dizaine, et il a dit : je ne le connais pas.
Et il l'interrogea sur un autre, et il a dit : je ne le connais pas.
Et ainsi jusqu'à la fin de sa dizaine.
Les fuqaha se regardaient les uns les autres et disaient : l'homme a compris.
Et celui qui ne savait pas jugea qu'al-Boukhari était impuissant ; puis un autre fut désigné, qui fit comme le premier.
Et al-Boukhari disait : je ne le connais pas.
Puis le troisième, et jusqu'à la dizaine complète, dix personnes ; et il ne leur ajoutait rien que : je ne le connais pas.
Lorsqu'il sut qu'ils avaient fini, il se tourna vers le premier d'eux et dit : quant à ton premier hadith, il est tel ; le deuxième tel ; le troisième tel, jusqu'à la dizaine : il rendit chaque texte à sa chaîne.
Et il fit de même avec les autres.
Les gens lui reconnurent donc la mémorisation.
Ibn Sa'id, lorsqu'il le mentionnait, disait : le bélier qui fonce.
Et Ghounjar a dit : Mansour ibn Ishaq al-Asadi nous a racontés : j'ai entendu Abdallah ibn Muhammad ibn Ibrahim az-Zaghouni : j'ai entendu Youssouf ibn Moussa al-Marwarroudhi dire : j'étais à Bassora, dans sa grande mosquée, lorsque j'entendis un crieur annoncer : ô gens de science, Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari est arrivé ; ils se levèrent donc à sa recherche, et j'étais avec eux ; nous vîmes un jeune homme priant derrière une colonne.
Lorsqu'il eut fini la prière, ils le fixèrent du regard, et le prièrent de tenir pour eux un cercle de dictée : il les agréa.
Au lendemain se rassemblèrent environ tant et tant de milliers, et il s'assit pour la dictée et dit : « Ô gens de Bassora, je suis un jeune homme, et vous m'avez demandé de vous faire le récit ; je vous ferai donc le récit de hadiths d'après les gens de votre pays, dont vous tirerez tous profit. »
Puis il a dit : nous a raconté Abdallah ibn 'Outhman ibn Jabala
ibn Abi Rawwad, votre compatriote, qui a dit : mon père m'a raconté, de Shou'ba, de Mansour et d'autres, de Salim ibn Abi al-Ja'd, d'Anas : qu'un Bédouin vint au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et a dit : ô Messager d'Allah, l'homme aime des gens ; et il mentionne le hadith.
Puis il a dit : celui-ci n'est pas chez vous : ce que vous avez est d'un autre que Mansour, de Salim.
Et il dicta un cercle sur ce modèle, disant à chaque hadith : Shou'ba rapporta ce hadith chez vous ainsi : quant à la narration d'un tel, elle n'est pas chez vous, ou : ceci est son sens.
Youssouf a dit : mon entrée à Bassora fut aux jours de Muhammad ibn Abd al-Malik ibn Abi ach-Chawarib.
Et le copiste Muhammad ibn Abi Hatim a dit : Abou Abdallah nous fit lire le livre « al-Hiba », et a dit : dans le hiba de Waki' il n'y a que deux hadiths musnads, ou trois.
Et dans le livre d'Abdallah ibn al-Moubarak, cinq ou environ. Et dans mon livre-ci, cinq cents
hadiths ou davantage.
Et il a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : j'ai médité sur les compagnons d'Anas : trois cents me vinrent en une heure.
Il a dit : et je l'ai entendu dire : je ne suis jamais arrivé auprès de personne sans que son profit par moi fût plus grand que mon profit par lui.
Il a dit : et j'ai entendu Soulaym ibn Moujahid : j'ai entendu Abou al-Azhar dire : à Samarcande étaient quatre cents chercheurs de hadith : ils se rassemblèrent sept jours et voulurent éprouver Muhammad ibn Isma'il : ils insérèrent la chaîne de Syrie dans la chaîne d'Irak, et la chaîne du Yaman dans la chaîne des deux sanctuaires : ils ne le prirent d'aucune chute, ni dans la chaîne ni dans le texte.
Et al-Firabri a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : je ne me suis humilié devant personne hormis devant Ali ibn al-Madini, et il m'arrivait de m'étonner devant lui.
Et le gouverneur de Boukhara Ahmad ibn Abi Ja'far a dit : Muhammad ibn Isma'il dit un jour : tel hadith que j'ai entendu à Bassora, je l'ai écrit en Syrie ; et tel hadith que j'ai entendu en Syrie, je l'ai écrit en Égypte.
Je lui dis : ô Abou Abdallah, avec sa complète véracité ? Il a dit : il se tut.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : je n'ai pas dormi hier nuit jusqu'à compter combien j'ai introduit de hadiths dans mes ouvrages : environ deux cent mille hadiths musnads.
Et je l'ai entendu dire : je n'ai jamais copié un récit : je le mémorisais.
Et je l'ai entendu dire : j'ai composé le livre « al-I'tisam » en une nuit.
Et j'ai entendu dire : je ne connais rien dont on ait besoin sans qu'il soit dans le Livre et la Sounna.
Je lui dis : la connaissance de tout cela est possible.
Il a dit : oui.
Et j'ai entendu dire : j'étais à Naysabour, siégeant dans la grande mosquée ; 'Amr ibn Zurara et Ishaq ibn Rahawayh allèrent à Ya'qoub ibn Abdallah, gouverneur de Naysabour, et l'informèrent de ma place ; il s'excusa auprès d'eux et a dit : notre doctrine, lorsqu'on nous porte un inconnu que nous ne connaissons pas, est de le retenir jusqu'à ce que son affaire paraisse claire.
L'un d'eux lui dit : il m'est parvenu qu'il t'a dit : tu ne pries pas bien : comment sièges-tu donc ?
Il a dit : s'il m'était dit une chose de cela, je ne me lèverais pas de ce cercle sans rapporter dix mille hadiths, sur la prière spécifiquement.
Et j'ai entendu dire : j'étais au cercle d'al-Firyabi, et il a dit : Soufyan m'a raconté, d'Abou 'Ourwa, d'Abou al-Khattab, d'Anas :
que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, faisait le tour de ses femmes en une seule grande ablution.
Personne dans le cercle ne reconnut Abou 'Ourwa, ni Abou al-Khattab.
Je dis : quant à Abou 'Ourwa, c'est Ma'mar ; et Abou al-Khattab, Qatada.
Il a dit : ath-Thawri avait coutume de cela : il donnait les kunyas des célèbres.
Muhammad ibn Abi Hatim a dit : Raja' le hafiz arriva et se rendit auprès d'Abou Abdallah, et lui dit : qu'as-tu préparé pour ma venue, lorsqu'elle t'est parvenue ? et sur quoi as-tu médité ?
Il a dit : je n'ai pas renouvelé la méditation, ni ne me suis préparé à cela : si tu veux interroger sur quelque chose, fais-le.
Ils se mirent donc à s'affronter sur des choses, et Raja' resta sans savoir où il en était.
Puis Abou Abdallah lui dit : veux-tu en ajouter ? Il dit, par pudeur et gêne devant lui : oui.
Il a dit : interroge si tu veux ?
Il se mit donc aux noms des compagnons d'Ayyoub et en compta environ treize, et Abou Abdallah se taisait.
Lorsqu'il eut fini, Abou Abdallah lui dit : tu as tout rassemblé ; Raja' pensa donc qu'il avait fait quelque chose, et dit à Abou Abdallah : ô Abou Abdallah, il y a là beaucoup de bien.
Abou Abdallah lui falsifia donc sept ou huit de ceux-ci, et lui rendit étrangers plus de soixante.
Puis Raja' lui dit : combien as-tu retenu de l'imama noire ?
Il a dit : donne : combien en as-tu retenu, toi ?
Puis il a dit : nous en rapportons environ quarante
hadiths.
Raja' en eut donc honte, et sa salive se dessécha.
Muhammad a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : j'entrai à Balkh, et les gens du hadith me demandèrent de dicter pour chacun de ceux dont j'avais écrit un hadith.
Je dictai donc mille hadiths pour mille hommes parmi ceux dont j'avais écrit.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : Abou Abdallah a dit : on interrogea Ishaq ibn Ibrahim au sujet de celui qui a répudié en oubliant.
Il se tut donc longtemps, méditant, et l'affaire s'embrouilla sur lui.
Moi, je dis : le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : Allah, le Puissant et le Majestueux, a passé sur ma communauté ce dont elle parle intérieurement, tant qu'elle n'agit pas selon cela ni ne parle.
On ne vise que la confrontation de ces trois : l'acte et le cœur, ou la parole et le cœur ; et cela, il ne l'a pas cru dans son cœur.
Ishaq a dit : tu m'as fortifié, et il émit la fatwa selon cela.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il dire : lorsqu'Isma'il ibn Abi Oways faisait son choix dans son livre, il copiait ces hadiths et disait : ces hadiths, Muhammad ibn Isma'il les a choisis dans mon hadith.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu al-Firabri dire : j'ai vu Abdallah ibn Munir écrire d'al-Boukhari.
Et je l'ai entendu dire : je suis des disciples de Muhammad ibn Isma'il, et il est le maître.
Je dis : et al-Boukhari a rapporté dans son Sahih des hadiths d'Abdallah ibn Munir, de Yazid ibn Haroun, et d'un groupe.
Et il était détaché et adorateur, au point qu'al-Boukhari a dit : je n'ai jamais vu son pareil.
Je dis : et lui et l'imam Ahmad moururent en une même année.
Muhammad a dit : et j'ai entendu Abou Bakr al-Madini à Chach, du temps d'Abdallah ibn Abi 'Araba, dire : nous étions à Naysabour chez Ishaq ibn Rahawayh, et Abou Abdallah au cercle ; Ishaq passa sur un hadith où était en dessous du compagnon 'Ata' al-Kaykharani.
Ishaq a dit : ô Abou Abdallah, qu'est-ce que Kaykharan ? Il a dit : un village du Yaman ; Mou'awiya ibn Abi Soufyan envoya cet homme, et Abou Bakr le nommait ainsi ; il fut oublié vers le Yaman, et passa par Kaykharan, et 'Ata' entendit de lui deux hadiths.
Ishaq lui dit : ô Abou Abdallah, comme si tu avais assisté à ces gens.
Et Ibn 'Adi a dit : Muhammad ibn Ahmad al-Qoumsi m'a raconté : j'ai entendu Muhammad ibn Khumrawayh : j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il dire : je mémorise cent mille hadiths authentiques, et je mémorise deux cent mille hadiths non authentiques.
Il a dit : et j'ai entendu Abou Bakr al-Kalwadani dire : je n'ai jamais vu le pareil de Muhammad ibn Isma'il : il prenait le livre des savants, y portait un regard, et mémorisait d'un coup la plupart des extrémités des hadiths.
Muhammad ibn Youssouf al-Firabri a dit : j'ai entendu Abou Ja'far Muhammad ibn Abi Hatim le copiste dire dans les additions annexées aux qualités d'Abou Abdallah (je dis : et elles ne figurent pas dans la narration d'Ibn Khalaf ach-Chirazi), il a dit :
j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari dire : je ne siégeai pas pour le hadith avant de connaître l'authentique du malade, ni avant d'avoir médité sur la plupart des livres de l'opinion, ni avant d'être entré à Bassora cinq fois ou environ, sans y laisser un hadith authentique sans l'écrire, hormis ce qui ne m'était pas apparu.
Et Ghounjar a dit dans « son Tarikh » : Abou 'Amr Ahmad ibn Muhammad le réciteur nous a racontés : Abou Bakr Muhammad ibn Ya'qoub ibn Youssouf al-Bikandi nous a racontés : j'ai entendu Ali ibn al-Houssayn ibn 'Asim al-Bikandi dire : Muhammad ibn Isma'il arriva à nous ; nous nous rassemblâmes donc auprès de lui.
L'un de nous dit : j'ai entendu Ishaq ibn Rahawayh dire : il me semble que je regarde soixante-dix mille hadiths de mon livre.
Muhammad ibn Isma'il a dit : t'en étonnes-tu ? ! Peut-être, en ce temps, y en a-t-il qui regarde deux cent mille hadiths de son livre.
Et il ne visait par cela que lui-même.
Abou Ja'far Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu certains de mes compagnons dire :
J'étais auprès de Muhammad ibn Salam lorsqu'entra Muhammad ibn Isma'il ; lorsqu'il sortit, Muhammad ibn Salam dit : chaque fois qu'entre chez moi ce jeune garçon, je demeure déconcerté : il me vêt l'affaire du hadith et autres ; et je ne cesse d'être dans la crainte tant qu'il n'est pas sorti.
Abou Ja'far a dit : j'ai entendu Abou 'Omar Soulaym ibn Moujahid dire : j'étais auprès de Muhammad ibn Salam al-Bikandi, et il a dit : si tu étais venu plus tôt, tu aurais vu un jeune garçon qui mémorise soixante-dix mille hadiths.
Il a dit : je sortis donc à sa recherche jusqu'à le rejoindre.
Il a dit : es-tu celui qui dit : je mémorise soixante-dix mille hadiths ?
Il a dit : oui, et davantage ; et je ne viens pas à toi avec un hadith des compagnons et des Taba'ites sans te faire connaître la naissance de la plupart d'eux et leur mort et leurs demeures ; et je ne rapporte pas de hadith du hadith des compagnons ou des Taba'ites sans que j'en aie un original que je mémorise fermement, du Livre d'Allah et de la sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.
Et Abou Ja'far a dit : certains de mes compagnons m'ont raconté qu'Abou Abdallah al-Boukhari se rendit auprès d'Abou Ishaq as-Sourmari au retour ; lorsqu'il sortit de chez lui, Abou Ishaq dit : quiconque veut regarder un faqih en droit et en vérité, qu'il regarde Muhammad ibn Isma'il, et il le fit asseoir à son flanc.
Et Abou Ja'far a dit : l'un de mes compagnons m'a dit : j'étais auprès de Muhammad ibn
Salam lorsqu'entra Muhammad ibn Isma'il, au moment de son retour d'Irak : il l'informa de l'épreuve des gens, et des affaires qu'avaient faites Ibn Hanbal et d'autres.
Lorsqu'il sortit de chez lui, Muhammad ibn Salam dit à ceux qui étaient présents : voyez-vous la vierge plus pudique que celui-ci ?
Et Abou Ja'far a dit : j'ai entendu Yahya ibn Ja'far dire : si je pouvais ajouter à la vie de Muhammad ibn Isma'il de ma propre vie, je le ferais : ma mort serait la mort d'un seul homme, et sa mort la disparition de la science.
Il a dit : et j'ai entendu Yahya ibn Ja'far (qui est al-Bikandi) dire à Muhammad ibn Isma'il : sans toi, je ne goûterais pas la vie à Boukhara.
Et il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Youssouf dire : nous étions chez mon père Raja', qui est Qoutayba ; on l'interrogea sur le divorce de l'ivresse, et il a dit : voici Ahmad ibn Hanbal, Ibn al-Madini et Ibn Rahawayh qu'Allah t'a conduits, et il désigna Muhammad ibn Isma'il.
La doctrine de Muhammad était que, lorsqu'on est dominé par l'égarement de l'esprit au point de ne pas se rappeler ce qu'on dit dans son ivresse, rien de son affaire ne lui est licite.
Muhammad a dit : et j'ai entendu Abdallah ibn Sa'id ibn Ja'far dire : lorsque mourut Ahmad ibn Harb an-Naysabouri, Muhammad et Ishaq montèrent pour suivre son cortège funèbre.
Je voyais donc les gens de science de Naysabour regarder et dire : Muhammad est plus faqih qu'Ishaq.
Et il a dit : j'ai entendu 'Omar ibn Hafs al-Achqar : j'ai entendu 'Abdan dire : je n'ai jamais vu de mes yeux un jeune homme plus clairvoyant que celui-ci, et il désigna de sa main Muhammad ibn Isma'il.
Et il a dit : j'ai entendu Salih ibn Mismar al-Marwazi : j'ai entendu Nou'aym ibn Hammad dire : Muhammad ibn Isma'il est le faqih de cette communauté.
Et il a dit : j'ai entendu Ibrahim ibn Khalid al-Marwazi dire : Moussaddad a dit : ne choisissez pas contre Muhammad ibn Isma'il, ô gens du Khorassan.
Et il a dit : j'ai entendu Moussa ibn Qoraych dire : Abdallah ibn Youssouf dit à al-Boukhari : ô Abou Abdallah, regarde mes livres, et informe-moi de ce qu'ils contiennent de chutes.
Il a dit : oui.
Et Muhammad a dit : Muhammad ibn Isma'il m'a raconté et a dit : lorsque j'entrais auprès de Soulayman ibn Harb, il disait : éclaire-nous sur les erreurs de Shou'ba.
Il a dit : et je l'ai entendu dire : les gens du hadith se rassemblèrent et me demandèrent de plaider pour Isma'il ibn Abi Oways afin qu'il leur augmentât la lecture : je le fis ; Isma'il appela donc la servante, lui ordonna de sortir une bourse de dinars, et dit : ô Abou Abdallah, distribue-la parmi eux.
Je dis : ils ne voulaient que le hadith.
Il a dit : je t'ai répondu de ce que tu demandais comme addition ; mais j'aime que ceci s'y joigne, pour que ton effet paraisse en eux.
Et il a dit : Hashid ibn Isma'il m'a raconté et a dit : lorsque Muhammad ibn Isma'il arriva auprès de Soulayman ibn Harb, Soulayman le regarda et a dit : celui-ci aura un jour une voix.
Et Khalaf al-Khayyam a dit : Ishaq ibn Ahmad ibn Khalaf nous a racontés : j'ai entendu Ahmad ibn Abd as-Salam dire : nous mentionnâmes la parole d'al-Boukhari au sujet d'Ali ibn al-Madini (il parle de : je ne me suis humilié qu'à la face d'Ali ibn al-Madini), et Ali a dit : laissez donc celui-ci : Muhammad ibn Isma'il n'a jamais vu son pareil.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : les compagnons de 'Amr ibn 'Ali al-Fallas me rappelèrent un hadith, et je dis : je ne le connais pas ; ils s'en réjouirent donc et allèrent vers 'Amr et l'en informèrent.
Il a dit : « un hadith que Muhammad ibn Isma'il ne connaît pas n'est pas un hadith. »
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Hashid ibn Abdallah dire : Abou Moss'ab az-Zouhri me dit : Muhammad ibn Isma'il est chez nous le plus faqih et le plus clairvoyant dans le hadith, devant Ahmad ibn Hanbal.
On lui dit : tu as dépassé la limite.
Il dit à l'homme : si tu avais atteint Malik, et regardé son visage et le visage de Muhammad ibn Isma'il, tu aurais dit : tous deux sont un dans le fiqh et le hadith.
Il a dit : et j'ai entendu Hashid ibn Isma'il dire : j'ai entendu Ishaq ibn Rahawayh dire : écrivez de ce jeune garçon (il parle d'al-Boukhari) : s'il avait été au temps d'al-Hasan, les gens auraient eu besoin de lui, pour sa connaissance du hadith et son fiqh.
Il a dit : et j'ai entendu Ali ibn Houjr dire : le Khorassan a produit trois : Abou Zur'a, Muhammad ibn Isma'il, et Abdallah ibn Abd ar-Rahman ad-Darimi ; et Muhammad, à mes yeux, est le plus clairvoyant d'eux, le plus savant et le plus faqih.
Il a dit : et je portai à Ali ibn Houjr le livre d'Abou Abdallah ; lorsqu'il le lut, il a dit : comment as-tu laissé ce bélier ?
Je dis : en bien.
Il a dit : je ne connais pas son pareil.
Et Ahmad ibn ad-Daw' a dit : j'ai entendu Abou Bakr ibn Abi Chayba et Muhammad ibn Abdallah ibn Noumayr dire : nous n'avons jamais vu le pareil de Muhammad ibn Isma'il.
Et d'Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal : j'ai entendu mon père dire : le Khorassan n'a jamais produit le pareil de Muhammad ibn Isma'il.
Et Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji a dit : j'ai entendu Boundar Muhammad ibn Bachchar en l'an huit et vingt et deux cents dire : il ne nous est jamais arrivé le pareil de Muhammad ibn Isma'il.
Et Hashid ibn Isma'il a dit : j'étais à Bassora ; j'appris la venue de Muhammad ibn Isma'il ; lorsqu'il arriva, Boundar a dit : aujourd'hui est entré le maître des fuqaha.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : Muhammad ibn Bachchar me dit : mon vêtement ne touche point ma peau en exemple tant que tu ne reviens pas vers moi : je crains que tu ne trouves dans mon hadith quelque chose qui me rende malade.
Lorsque je revins, il regarda mon hadith : son âme fut satisfaite, et il fut garanti de ce qu'il craignait.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Ibrahim ibn Khalid al-Marwazi dire : j'ai vu Abou 'Ammar al-Houssayn ibn Hourayth louer Abou Abdallah al-Boukhari, et dire : à ma connaissance, je n'ai jamais vu son pareil : c'est comme s'il n'avait été créé que pour le hadith.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu Mahmoud ibn an-Nadr Abou Sahl ach-Chafi'i dire : j'ai fait les entrées à Bassora, en Syrie, au Hedjaz et à Koufa, et j'y ai vu les savants : chaque fois que se faisait la mention de Muhammad ibn Isma'il, ils le préféraient à eux-mêmes.
Et il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Youssouf dire : lorsque j'entrai à Bassora, je me rendis à Boundar, et il me dit : d'où es-tu ? Je dis : du Khorassan.
Il a dit : de laquelle ?
Je dis : de Boukhara.
Il a dit : connais-tu Muhammad ibn Isma'il ?
Je dis : je suis de sa parenté.
Il me porta donc dès lors au-dessus des gens.
Muhammad a dit : et j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il dire : lorsque j'entrai à Bassora, je me rendis au cercle de Boundar ; lorsque son regard tomba sur moi, il a dit : d'où est le jeune homme ?
Je dis : des gens de Boukhara.
Il me dit : comment as-tu laissé Abou Abdallah ?
Je me tus donc ; ils lui dirent : qu'Allah te fasse miséricorde : c'est Abou Abdallah ; il se leva donc, prit ma main, m'étreignit, et a dit : bienvenue à celui dont je m'enorgueillis depuis des années.
Il a dit : et j'ai entendu Hashid ibn Isma'il : j'ai entendu Muhammad ibn Bachchar dire : il n'est jamais entré à Bassora d'homme plus savant du hadith que notre frère Abou Abdallah.
Il a dit : lorsqu'il voulut partir, Muhammad ibn Bachchar lui fit ses adieux et a dit : ô Abou Abdallah, notre rendez-vous est le rassemblement : nous ne nous rencontrerons plus.
Et le hafiz Abou Qoraych Muhammad ibn Joum'a a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Bachchar dire : les mémorisateurs du bas-monde sont quatre : Abou Zur'a à ar-Rayy, ad-Darimi à Samarcande, Muhammad ibn Isma'il à Boukhara, et Mouslim à Naysabour.
Et Muhammad ibn 'Omar ibn al-Ach'ath al-Bikandi a dit : j'ai entendu Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal : j'ai entendu mon père dire : la mémorisation s'arrête à quatre des gens du Khorassan : Abou Zur'a ar-Razi, Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari, Abdallah ibn Abd ar-Rahman as-Samarqandi, et al-Hasan ibn Chouja' al-Balkhi.
Ibn al-Ach'ath a dit : je rapportai cela à Muhammad ibn 'Aqil al-Balkhi, qui rabaisssa la mention d'Ibn Chouja'.
Je lui dis : pourquoi n'est-il pas célèbre ?
Il a dit : parce qu'il ne fut pas gratifié de la longévité.
Je dis : voici Ibn Chouja' qui a voyagé et entendu : Maki ibn Ibrahim, 'Oubaydallah ibn Moussa, Abou Mouhir.
Et il mourut en l'an quatre et quarante.
Et Nasr ibn Zakariyya al-Marwazi a dit : j'ai entendu Qoutayba ibn Sa'id dire : les jeunes du Khorassan sont quatre : Muhammad ibn Isma'il, Abdallah ibn Abd ar-Rahman (il parle d'ad-Darimi), Zakariyya ibn Yahya ad-Dahli, et al-Hasan ibn Chouja'.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Ja'far al-Firabri dire : j'ai entendu Abdallah ibn Munir dire : je suis des disciples de Muhammad ibn Isma'il, et il est mon maître, et je l'ai vu écrire de Muhammad.
Et Muhammad a dit : Hashid ibn Abdallah ibn Abd al-Wahid nous a racontés : j'ai entendu Ya'qoub ibn Ibrahim ad-Dawraqi dire : Muhammad ibn Isma'il est le faqih de cette communauté.
D'Abou Ja'far le mousnid, qui a dit : les mémorisateurs de notre temps sont trois : Muhammad ibn Isma'il, Hashid ibn Isma'il, et Yahya ibn Sahl.
Et Muhammad a dit : Ja'far ibn Muhammad al-Firabri m'a raconté et a dit : un homme des compagnons d'Abdallah ibn Munir, qu'Allah lui fasse miséricorde, partit à Boukhara pour un besoin à lui.
Lorsqu'il revint, Ibn Munir lui dit : as-tu rencontré Abou Abdallah ?
Il a dit : non.
Il le chassa donc et a dit : il n'y a en toi aucun bien après cela : tu es venu à Boukhara sans te rendre auprès d'Abou Abdallah Muhammad ibn Isma'il.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu Ibrahim ibn Muhammad ibn Salam dire : j'assistai à Abou Bakr ibn Abi Chayba, et je vis un homme dire dans son cercle : Abou Bakr regarda les hadiths de Soufyan avec Abou Abdallah, et les connut tous ; puis Muhammad se tourna vers lui et lui rendit étrangers deux cents hadiths.
Abou Bakr disait donc après cela : ce jeune homme généreux (al-bazal est le chameau vieux) : il veut ici dire le clairvoyant en science, le vaillant.
Et j'ai entendu Ibrahim ibn Muhammad ibn Salam dire : les anciens parmi les gens du hadith, comme Sa'id ibn Abi Maryam, Nou'aym ibn Hammad, al-Houmaydi, Hajjaj ibn Minhal, Isma'il ibn Abi Oways, al-'Adani, al-Hasan al-Khallal à la Mecque, Muhammad ibn Maymoun le compagnon d'Ibn 'Ouyayna, Muhammad ibn al-'Ala', al-Achajj, Ibrahim ibn al-Moundhir al-Hizami, Ibrahim ibn Moussa al-Farra, craignaient Muhammad ibn Isma'il, et lui concédaient sur eux-mêmes la connaissance et le regard.
Et Muhammad a dit : Hatim ibn Malik le copiste m'a raconté ? Il a dit : j'ai entendu les savants de la Mecque dire : Muhammad ibn Isma'il est notre imam, notre faqih et le faqih du Khorassan.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu mon père, qu'Allah lui fasse miséricorde, dire : Muhammad ibn Isma'il fréquentait Abou Hafs Ahmad ibn Hafs al-Boukhari étant jeune ; j'ai entendu Abou
Hafs dire :
voici un jeune homme ingénieux : j'espère qu'il aura renommée et mention.
Et Muhammad a dit : j'ai entendu Abou Sahl Mahmoud ach-Chafi'i dire : j'ai entendu plus de trente savants parmi les savants d'Égypte dire : notre besoin de ce bas-monde est la méditation dans le « Tarikh » de Muhammad ibn Isma'il.
Et Muhammad a dit : Salih ibn Younous m'a raconté, qui a dit : on interrogea Abdallah ibn Abd ar-Rahman (il parle d'ad-Darimi) sur le hadith de Salim ibn Abi Hafsa, et il a dit : nous l'avons écrit avec Muhammad, et Muhammad dit : Salim est faible.
On lui dit : que dis-tu toi ?
Il a dit : Muhammad voit plus clair que moi.
Il a dit : et on interrogea Abdallah ibn Abd ar-Rahman sur le hadith de Muhammad ibn Ka'b : le menteur ne ment que par le mépris de soi sur lui.
Et on lui dit : Muhammad prétend que celui-ci est authentique, et il a dit : Muhammad voit plus clair que moi : son souci est la méditation dans le hadith, et moi je suis occupé, malade. Puis il a dit : Muhammad est le plus ingénieux des créatures d'Allah : il a compris d'Allah ce qu'Il a ordonné et ce dont Il a interdit dans Son livre et par la langue de Son prophète ; lorsque Muhammad lit le Coran, il occupe son cœur, son regard et son ouïe, médite ses similitudes, et connaît son licite et son illicite.
Et il a dit : Soulayman ibn Moujallid m'écrivit : j'ai interrogé Abdallah ibn Abd ar-Rahman as-Samarqandi au sujet de Muhammad, et il a dit : Muhammad ibn Isma'il est le plus savant de nous, le plus faqih de nous
et le plus sagace de nous, et le plus assidu de nous dans la recherche.
Et il a dit : j'ai entendu Abou Sa'id le pédagogue dire : j'ai entendu Abdallah ibn Abd ar-Rahman dire : la recherche du hadith de Muhammad ne ressemblait pas à notre recherche : lorsqu'il méditait sur le hadith d'un homme, il en tirait le liquide.
Et il a dit : Ishaq le copiste d'Abdallah ibn Abd ar-Rahman m'a raconté et a dit : Abdallah me demanda le livre « al-Adab » parmi les ouvrages de Muhammad ibn Isma'il, et a dit : porte-le pour que j'y médite ; il prit le livre de ma main et le retint trois mois ; lorsque je le repris de lui, je dis : y as-tu vu du remplissage, ou un hadith faible ?
Ibn Isma'il a dit : il ne récite sur les gens que le hadith authentique : et blâmerait-on Muhammad ? !
Et il a dit : j'ai entendu Abou at-Tayyib Hatim ibn Mansour al-Kissi dire : Muhammad ibn Isma'il est un signe des signes d'Allah, par sa clairvoyance et sa pénétration dans la science.
Il a dit : et j'ai entendu Abou 'Amr al-Moustanir ibn 'Atiq dire : j'ai entendu Raja' le hafiz dire : la supériorité de Muhammad ibn Isma'il sur les savants est comme la supériorité des hommes sur les femmes.
Un homme lui dit : ô Abou Muhammad, tout cela d'un coup ? !
Il a dit : il est un signe des signes d'Allah marchant sur la surface de la terre.
Il a dit : et j'ai entendu Muhammad ibn Youssouf dire : Abou Abdallah demanda à Abou Raja' al-Baghlani (il parle de Qoutayba) de faire sortir les hadiths d'Ibn 'Ouyayna,
et il a dit : depuis que je les ai écrits, je ne les ai présentés à personne : si tu te dévoues, médites dessus et annotes l'erreur qui s'y trouve, fais-le ; sinon, je ne ferai pas le récit avec eux : car je ne me garantis pas qu'il n'y soit pas quelque erreur, et cela parce que la foule était nombreuse, et les gens présentaient leurs livres en correction, les uns corrigeant des autres ; et j'ai laissé mon livre tel qu'il est. Al-Boukhari s'en réjouit donc et a dit : tu as été favorisé.
Puis il prit à venir chez lui chaque jour à la prière de l'aube, et y regardait jusqu'au moment de sa sortie vers le cercle, et annotait l'erreur qui s'y trouvait.
Et j'entendis al-Boukhari réfuter un jour un hadith d'Abou Raja'.
Il a dit : ô Abou Abdallah, ceci est de ce qu'ont écrit de moi les gens de Bagdad, et il porte la marque de Yahya ibn Ma'in et d'Ahmad ibn Hanbal : je ne puis le changer.
Abou Abdallah lui a dit : ceux-là ont écrit de toi parce que tu étais de passage ; et moi, j'ai écrit cela de plusieurs, selon ce que je te dis : je l'ai écrit de Yahya ibn Boukayr, et d'Ibn Abi Maryam, et du copiste d'al-Layth d'après al-Layth. Abou Raja' retourna donc, comprit sa parole, et se soumit à lui.
Il a dit : et j'ai entendu Muhammad ibn Youssouf dire : Zakariyya ad-Dahli et al-Hasan ibn Chouja' marchaient, à Balkh, avec Abou Abdallah vers les cheikhs, en vénération et honneur pour lui.
Il a dit : et j'ai entendu Hashid ibn Isma'il dire : j'ai vu Ishaq ibn Rahawayh assis sur le lit, et Muhammad ibn Isma'il avec lui ; et Ishaq disait : Abd ar-Razzaq nous a raconté, jusqu'à ce qu'il passât sur un hadith : Muhammad le rejeta, et il revint à la parole de Muhammad.
Puis j'ai vu 'Amr ibn Zurara et Muhammad ibn Rafi' auprès de Muhammad ibn Isma'il, l'interrogeant sur les défauts du hadith : lorsqu'ils se levèrent, ils dirent à ceux qui étaient présents : ne vous laissez pas abuser au sujet d'Abou Abdallah : il est plus faqih que nous, plus savant et plus clairvoyant.
Il a dit : et j'ai entendu Hashid ibn Abdallah dire : nous étions auprès d'Ishaq, et 'Amr ibn Zurara y était ; il dictait à al-Boukhari, et les gens du hadith écrivaient de lui, et Ishaq disait : il voit plus clair que moi.
Et Muhammad était ce jour-là un jeune homme.
Il a dit : Muhammad ibn Youssouf m'a raconté et a dit : nous étions avec Abou Abdallah chez Muhammad ibn Bachchar : Muhammad ibn Bachchar l'interrogea sur un hadith, et il lui répondit, et il a dit : celui-ci est le plus faqih des créatures d'Allah en notre temps.
Et il désigna Muhammad ibn Isma'il.
Il a dit : et j'ai entendu Soulaym ibn Moujahid dire : si Waki', Ibn 'Ouyayna et Ibn al-Moubarak avaient été vivants, ils auraient eu besoin de Muhammad ibn Isma'il.
Il a dit : et j'ai entendu Abou Abdallah dire : Isma'il ibn Abi Oways me dit : regarde mes livres et ce que je possède est à toi, et je te suis reconnaissant tant que je vis.
Et il a dit : Abou 'Amr al-Kirmani me dit : j'ai entendu 'Amr ibn Ali as-Sayrafi dire : Abou Abdallah est mon ami : il n'y a pas au Khorassan son pareil.
J'ai rapporté à Mahyar, à Bassora, de Qoutayba ibn Sa'id qu'il a dit : on est venu à moi de l'orient et de l'occident de la terre : jamais on n'est venu à moi tel Muhammad ibn Isma'il ; et Mahyar a dit : il a dit vrai.
Moi, je l'ai vu avec Yahya ibn Ma'in, tous deux venant ensemble auprès de
Muhammad ibn Isma'il, et j'ai vu Yahya se plier à lui dans la connaissance.
Et il a dit : j'ai entendu Abou Sa'id al-Achajj, et il sortit à nous par une matinée froide, tremblant de froid, et a dit : avez-vous chez vous quelque chose comme ce froid-ci ?
Je dis : quelque chose comme cela arrive en automne et au printemps, et il nous arrive de veiller la nuit le fleuve coulant, et au matin d'avoir besoin de la hache pour forcer la glace.
Il me dit : de quel Khorassan es-tu ?
Je dis : de Boukhara.
Son fils lui dit : il est du pays de Muhammad ibn Isma'il ; et il lui a dit : lorsqu'il te viendra celui par qui l'on cherche l'intercession, reconnais-lui son droit : c'est un imam.
Et il a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Abdallah ibn Thabit ach-Chachi : j'ai entendu Isma'il ibn Abi Oways dire : personne ne m'a pris ce que Muhammad m'a pris : il regarda mes livres, les vit usés, et me dit : me permettras-tu de les renouveler ?
Je dis : oui.
Il sortit donc la plupart de mon hadith avec ce défaut.
Et il a dit : j'ai entendu Abou Ishaq al-Marwazi dire : j'entrai auprès d'Ali ibn Houjr au moment où Abdallah ibn Abd ar-Rahman lui fit ses adieux, et je l'ai entendu dire : dis de l'adab d'Abdallah ibn Abd ar-Rahman ce que tu veux, et dis de la science de Muhammad ce que tu veux.
Et il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn al-Layth dire : Abdallah et Muhammad furent mentionnés auprès de lui, et il entendit une partie du groupe préférer Abdallah à Muhammad, et a dit : si vous le mettez en avant, mettez-le en avant dans la poésie et la langue arabe ; mais ne le mettez pas en avant devant lui dans la science.
Et il a dit : j'ai entendu Hashid ibn Isma'il dire : Abdallah ibn Abd ar-Rahman me glissait des hadiths parmi ses hadiths difficiles pour lui, me demandant de les présenter à Muhammad, et il désirait que Muhammad ne le sût pas ; lorsque je lui présentais quelque chose, il disait : d'où cela est-il venu ?
Et de Qoutayba, qui a dit : si Muhammad avait été parmi les compagnons, il aurait été un signe.
Et Muhammad ibn Youssouf al-Hamdani a dit : nous étions auprès de Qoutayba ibn Sa'id lorsqu'un homme chevelu appelé Abou Ya'qoub vint, qui l'interrogea sur Muhammad ibn Isma'il : il baissa sa tête, puis la leva vers le ciel, et a dit : ô vous autres, j'ai médité dans le hadith, médité dans l'opinion, fréquenté les fuqaha, les détachés, les adorateurs : depuis que j'ai l'entendement, je n'ai jamais vu le pareil de Muhammad ibn Isma'il.
Et Hashid ibn Isma'il a dit : j'ai entendu Qoutayba dire : la place de Muhammad ibn Isma'il parmi les compagnons, par sa véracité et sa piété, fut comme celle d'Omar parmi les compagnons.
Et Hashid ibn Isma'il a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire : il ne nous est jamais venu du Khorassan le pareil de Muhammad ibn Isma'il.
Et il m'a été rapporté d'Abou Hatim ar-Razi qu'il a dit : Muhammad ibn Isma'il est le plus savant de ceux qui ont fait les entrées en Irak.
Et Abou Abdallah al-Hakim a dit : Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari est l'imam des gens du hadith : il entendit à Boukhara Haroun ibn al-Ach'ath et Muhammad ibn Salam, et nomma des gens parmi ses maîtres.
Puis il a dit : j'ai entendu Abou at-Tayyib Muhammad ibn Ahmad le rappelant : j'ai entendu Abou Bakr Muhammad ibn Ishaq ibn Khuzayma dire : je n'ai jamais vu sous le ciel de la terre plus savant du hadith du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, ni plus fermement mémorisant que Muhammad ibn Isma'il.
Puis al-Hakim a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Ya'qoub le hafiz dire : j'ai entendu mon père dire : j'ai vu Mouslim ibn al-Hajjaj devant al-Boukhari, l'interrogeant comme interroge un enfant.
Puis il a dit : j'ai entendu al-Hasan ibn Ahmad ach-Chaybani al-Mou'addal : j'ai entendu Ahmad ibn Hamdoun dire : j'ai vu Muhammad ibn Isma'il aux funérailles de Sa'id ibn Marwan, et Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli l'interrogeant sur les noms, les kunyas et les défauts, et Muhammad ibn Isma'il passant en lui comme passe la flèche, comme s'il lisait : Dis : Il est Allah, l'Unique (sourate al-Ikhlas, verset 1).
Nous a informé à Boukhara Muhammad ibn Khalid al-Moutawwa'i : Mousabbih ibn Sa'id al-Boukhari nous a racontés : j'ai entendu Abdallah ibn Abd ar-Rahman as-Samarqandi dire : j'ai vu les savants du Hedjaz et des deux Iraqs : je n'ai jamais vu parmi eux, tous ensemble, celui qui rassemble comme Muhammad ibn Isma'il.
Et Muhammad ibn Hamdoun ibn Roustam a dit : j'ai entendu Mouslim ibn al-Hajjaj, venu à al-Boukhari, dire : laisse-moi embrasser tes deux pieds, ô maître des maîtres, seigneur des mouhaddiths, médecin du hadith dans ses défauts.
Et Abou 'Isa at-Tirmidhi a dit : je n'ai jamais vu, ni en Irak ni au Khorassan, dans le sens des défauts, le Tarikh et la connaissance des chaînes, plus savant que Muhammad ibn Isma'il.
Et Abou 'Isa at-Tirmidhi a dit : Muhammad ibn Isma'il était chez Abdallah ibn Munir ; lorsqu'il se leva de chez lui, il lui dit : ô Abou Abdallah, qu'Allah fasse de toi l'ornement de cette communauté.
At-Tirmidhi a dit : il fut exaucé en cela.
Je dis : Ibn Munir est parmi les grands des détachés. Il a dit : ... On a dit : lorsque al-Boukhari revint d'Irak, au retour dernier, les gens l'accueillirent, se pressèrent sur lui, et allèrent au bout de la piété envers lui.
On lui en parla, et il a dit : comment si vous aviez vu le jour de notre entrée à Bassora ?
Et Abou Ali Salih ibn Muhammad Jazara a dit : Muhammad ibn Isma'il siégeait à Bagdad, et je dictais pour lui : se rassemblaient dans son cercle plus de vingt mille.
Et Abd al-Mou'min ibn Khalaf an-Nasafi a dit : j'ai interrogé Abou Ali Salih ibn Muhammad sur ad-Darimi, Muhammad ibn Isma'il et Abou Zur'a, et il a dit : le plus savant d'eux du hadith est Muhammad, et le plus mémorisant d'eux Abou Zur'a.
Et Ishaq ibn Zabrak a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Idris ar-Razi dire en l'an sept et quarante et deux cents : il vous viendra un homme du Khorassan dont il n'en est jamais sorti de plus mémorisant, et qui n'a jamais fait les entrées en Irak de plus savant.
Al-Boukhari nous arriva donc.
Et Abou Sa'id Hatim ibn Muhammad a dit : Moussa ibn Haroun le hafiz a dit : si les gens de l'Islam se rassemblaient pour instituer un autre pareil à Muhammad ibn Isma'il, ils n'en auraient pas le pouvoir.
Et Abou al-'Abbas Muhammad ibn Abd ar-Rahman le faqih ad-Daghouli a dit : les gens de Bagdad écrivirent à al-Boukhari :
les musulmans sont en bien tant que tu leur restes... et après toi il n'y a plus de bien lorsqu'on déplore ton absence.
Et Abou Bakr al-Khatib a dit : on interrogea Abou Zur'a au sujet d'Ibn Lahi'a, et il a dit : Abou Abdallah Muhammad ibn Isma'il l'a laissé.
Et on l'interrogea sur Muhammad ibn Houmayd, et il a dit : Abou Abdallah l'a laissé.
Cela fut mentionné à Abou Abdallah, et il a dit : sa piété envers nous est ancienne.
Al-Khatib a dit : et on interrogea al-'Abbas ibn al-Fadl ar-Razi l'orfèvre : lequel des deux est meilleur, Abou Zur'a ou Muhammad ibn Isma'il ?
Il a dit : j'ai rencontré Muhammad ibn Isma'il entre Houluwan et Bagdad, et je revins avec lui une étape ; je m'efforçai d'amener un hadith qu'il ne connaîtrait pas : je n'en eus pas le pouvoir, alors que je m'étonnais d'Abou Zur'a au nombre de ses cheveux.
Et Ahmad ibn Sayyar a dit dans « son Tarikh » : Muhammad ibn Isma'il al-Jou'fi rechercha la science, fréquenta les gens, voyagea pour le hadith, s'y adonna et devint clairvoyant,
et il était de belle connaissance et de belle mémorisation, et il faisait du fiqh.
Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim a dit : j'ai vu mon père dérouler la louange d'Ahmad ibn Sayyar, et le mentionner par la science et le fiqh.
Et mentionna 'Omar ibn Hafs al-Achqar, qui a dit : lorsque Raja' ibn Mourajja arriva à Boukhara voulant partir à Chach, il logea à la frontière, et nos cheikhs se rendirent à lui, et je partis parmi ceux qui allèrent à lui ; il m'interrogea sur Abou Abdallah Muhammad ibn Isma'il : je l'informai de sa santé, et je dis : peut-être viendra-t-il à toi à l'heure ; il nous dicta donc, et le cercle s'acheva, sans qu'il ne vînt.
Au lendemain, il ne vint pas à lui.
Au troisième jour, Raja' dit : Abou Abdallah ne nous voit pas dignes de la visite : passez donc par nous vers lui, pour que nous acquittions son droit : car je suis sur le départ (et il était comme l'écume sur lui) ; nous vînmes donc à lui avec notre groupe, et Raja' a dit : ô Abou Abdallah, j'éprouvais la nostalgie de toi, et je désire que tu mentionnes quelque chose du hadith : car je suis sur le départ.
Il a dit : ce que tu veux.
Raja' lui présenta donc quelque chose du hadith d'Ayyoub, et Abou Abdallah répondait jusqu'à ce que Raja' cessât de présenter.
Il dit à Abou Abdallah : tu vois qu'il reste quelque chose que nous n'avons pas mentionné ; Muhammad se mit donc à présenter, et Raja' disait : qui a rapporté cela ? et Abou Abdallah apportait sa chaîne, jusqu'à ce que je présentasse environ dix-sept hadiths.
Et Raja' changea de manière très sensible, et vint d'Abou Abdallah un regard sur son visage : il aperçut le changement en lui, et interrompit le hadith.
Lorsque Raja' sortit, Muhammad a dit : je voulais lui présenter le double de ce que je lui avais présenté, hormis que j'ai craint qu'il n'y entrât quelque chose : je me suis donc abstenu.
Et Khalaf ibn Muhammad a dit : j'ai entendu Abou 'Amr Ahmad ibn Nasr al-Khaffaf dire : Muhammad ibn Isma'il est plus savant du hadith qu'Ishaq ibn Rahawayh et Ahmad ibn
Hanbal et autres qu'eux de vingt degrés ; et quiconque dit de lui quelque chose, je lui adresse mille malédictions de ma part.
Puis il a dit : Muhammad ibn Isma'il nous a raconté, le pieux, le pur, le savant, dont je n'ai jamais vu le pareil.
Et il a été rapporté d'al-Houssayn ibn Muhammad connu comme 'Oubayd al-'Ijl, qui a dit : je n'ai jamais vu le pareil de Muhammad ibn Isma'il, et Mouslim ibn al-Hajjaj n'atteignait pas Muhammad ibn Isma'il.
Et j'ai vu Abou Zur'a et Abou Hatim écouter Muhammad, quelle que fût sa parole, assis à son côté ; et fut mentionnée à 'Oubayd al-'Ijl l'histoire de Muhammad ibn Yahya, et il a dit : qu'a-t-il à faire avec Muhammad ibn Isma'il ? Muhammad ibn Isma'il était une communauté à lui seul, et il était plus savant que Muhammad ibn Yahya de tel et tel, et il était sain et éminent : il excellait en toute chose.
Et Abou Hamid Ahmad ibn Hamdoun le teinturier a dit : j'ai entendu Mouslim ibn al-Hajjaj, venu à al-Boukhari : il embrassa entre ses deux yeux et a dit : laisse-moi embrasser tes deux pieds.
Puis il a dit : « Muhammad ibn Salam t'a raconté, Makhlad ibn Yazid al-Harrani m'a raconté : Ibn Jurayj nous a informé, de Moussa ibn 'Oqba, de Souhayl, d'après son père, d'Abou Hourayra, du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, au sujet de l'expiation du cercle : quel est donc son défaut ? »
Muhammad ibn
Isma'il a dit : ceci est un beau hadith, et je ne connais au monde rien de cette chaîne autre que ce seul hadith dans ce chapitre ; hormis qu'il est malade : Moussa ibn Isma'il nous a racontés, Wouhayb m'a raconté, Souhayl m'a raconté la parole d''Awn ibn Abdallah ; Muhammad a dit : et celle-ci est plus fondée, car on ne mentionne jamais d'audition de Moussa ibn 'Oqba de Souhayl.
Mouslim lui a dit : ne te hait que l'envieux ; et j'atteste qu'au monde il n'y a pas ton pareil.
Et Muhammad ibn Ya'qoub ibn al-Akhram a dit : j'ai entendu nos compagnons dire : lorsque al-Boukhari vint à Naysabour, quatre mille hommes l'accueillirent montés à cheval, hormis ceux qui montèrent mule ou âne, et hormis les piétons.
Et Abdallah ibn Hammad al-Amuli a dit : j'aimerais être un cheveu dans la poitrine de Muhammad ibn Isma'il.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Hashid ibn Isma'il et un autre dire : les gens de science de Bassora couraient derrière al-Boukhari en quête du hadith, étant jeune homme, jusqu'à le vaincre sur lui-même et le faire asseoir dans une partie de la route : des milliers se rassemblaient sur lui, dont la plupart écrivaient de lui.
Ils dirent : et Abou Abdallah était alors un jeune homme dont le visage n'était pas encore sorti.
Me informa al-Hasan ibn Ali : Abdallah ibn 'Omar nous a informés, nous a informé Abd al-Awwal ibn Isa, nous a informé Abdallah ibn Muhammad al-Ansari, nous a informé Ahmad ibn Muhammad ibn Isma'il al-Mahdawi : j'ai entendu Khalid ibn Abdallah al-Marwazi : j'ai entendu Abou Sahl Muhammad ibn Ahmad al-Marwazi : j'ai entendu Abou Zayd al-Marwazi le faqih dire : je dormais entre la Rokn et le Maqam, et je vis le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qui me dit : ô Abou Zayd, jusques à quand étudies-tu le livre d'ach-Chafi'i sans étudier mon livre ?
Je dis : ô Messager d'Allah, et quel est ton livre ?
Il a dit : le Jami' de Muhammad ibn Isma'il.
J'ai trouvé un profit rapporté d'Abou al-Khattab ibn Dihya que la menteuse de Raml a dit : al-Boukhari est inconnu, il n'en a rapporté que al-Firabri.
Abou al-Khattab a dit : par Allah, il a menti en cela, fait éclater le mal et avalé le caillou : mais al-Boukhari est célèbre par la science et sa transmission ; il y a unanimité sur sa mémorisation et sa finesse ; il a parcouru les pays et recherché la narration et la chaîne.
Un groupe parmi les savants rapporta de lui, jusqu'à ce qu'il ait dit : quant à son livre, il le présenta au hafiz de son temps Abou Zur'a, qui a dit : ton livre est tout entier authentique, hormis trois hadiths.
Al-Hakim a dit : Muhammad ibn Khalid al-Moutawwa'i nous a racontés, Mousabbih ibn Sa'id nous a racontés
et a dit : Muhammad ibn Isma'il achevait, en ramadan, de jour, chaque jour un achèvement, et se tenait debout après les tarawih, toutes les trois nuits, un achèvement.
Et Bakr ibn Munir a dit : j'ai entendu Abou Abdallah al-Boukhari dire : j'espère rencontrer Allah sans qu'Il me compte sur une médisance d'autrui.
Je dis : il a dit vrai, qu'Allah lui fasse miséricorde ; et quiconque regarde sa parole dans le jarh et le ta'dil connaît sa piété dans la parole au sujet des gens, et son équité envers celui qu'il affaiblit : car il dit le plus souvent : le hadith est munkar, ils se sont tus sur lui, il requiert la méditation ; et de ce genre. Et il est rare qu'il dise : un tel
est menteur, ou forgeait le hadith.
Jusqu'à ce qu'il ait dit : lorsque je dis : un tel requiert la méditation dans son hadith, c'est qu'il est suspect et faible.
Et voilà le sens de sa parole : qu'Allah ne me compte pas sur une médisance d'autrui ; et cela, par Allah, est la limite de la piété.
Le copiste Muhammad ibn Abi Hatim a dit : je l'ai entendu (il parle d'al-Boukhari) dire : je n'aurai pas de contradicteur dans l'au-delà ; je dis : des gens te gardent rancune dans le livre « Tarikh » et disent : il y dedans la médisance des gens ; il a dit : nous n'avons rapporté cela que comme narration, sans le dire de nous-mêmes : le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : bien mauvais est le serviteur de la parenté : il parle du hadith d'Aïcha.
Et je l'ai entendu dire : je n'ai jamais médi un homme depuis que je sais que la médisance nuit à ses gens.
Il a dit : et Abou Abdallah priait à l'heure de l'aube tardive treize inclinations, et il ne me réveillait pas à chacune de ses stations.
Je dis : tu te charges, et tu ne me réveilles pas.
Il a dit : tu es un jeune homme, et je n'aime pas te gâcher ton sommeil.
Et Ghounjar a dit : Abou 'Amr Ahmad ibn al-Muqri' nous a racontés : j'ai entendu Bakr ibn Munir dire : Muhammad ibn Isma'il priait une nuit, et un frelon le piqua dix-sept fois.
Lorsqu'il eut achevé la prière, il a dit : regardez comme il m'a piqué.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : Muhammad ibn Isma'il fut invité au verger de certains de ses compagnons : lorsqu'il pria avec les gens dhouhr, il se leva en surérogatoire ; lorsqu'il eut fini sa prière, il releva le bas de sa chemise et dit à certains de ceux qui étaient avec lui : regarde : vois-tu quelque chose sous ma chemise ? Et voici un frelon qui l'avait piqué en seize ou dix-sept endroits, et son corps était enflé de cela.
Certains des gens lui dirent : comment n'es-tu pas sorti de la prière dès la première piqûre ?
Il a dit : j'étais dans une sourate, et j'ai aimé l'achever !!
Et il a dit : j'ai entendu Abdallah ibn Sa'id ibn Ja'far dire : j'ai entendu les savants de Bassora dire : il n'y a rien au monde tel Muhammad ibn Isma'il dans la connaissance et la droiture.
Et Abou Ja'far Muhammad ibn Youssouf le copiste a dit : Abdallah ibn Hammad al-Amuli nous a racontés et a dit : j'aimerais être un cheveu dans la poitrine de Muhammad ibn Isma'il.
Et Abou 'Amr Ahmad ibn Nasr al-Khaffaf a dit : Muhammad ibn Isma'il, le pieux, le pur, le savant, dont je n'ai jamais vu le pareil, nous a racontés.
J'ai préparé cela pour la classification.
Et al-Hakim a dit : Muhammad ibn Hamid al-Bazzaz nous a racontés : j'ai entendu al-Hasan ibn Muhammad ibn Jabir : j'ai entendu Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli, à la venue d'al-Boukhari à Naysabour, dire : allez vers cet homme vertueux, et écoutez de lui.
Et Ibn 'Adi a dit : j'ai entendu Abd al-Qoudous ibn Abd al-Jabbar as-Samarqandi dire : Muhammad vint à ses parents à Khartank, et je l'entendis invoquer une nuit, lorsqu'il eut achevé son obligation : ô Allah, la terre s'est resserrée sur moi malgré son étendue : reprends-moi donc vers Toi.
Il ne s'écoula pas le mois qu'il ne mourût.
Et nous avons mentionné que, lorsqu'il composa le Sahih, il priait deux inclinations à chaque entête.
Et al-Khatib rapporta, par sa chaîne, d'al-Firabri, qui a dit : j'ai vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en songe, et il me dit : où vas-tu ?
Je dis : je vais vers Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari, et il a dit : transmets-lui de ma part le salam.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : nous montâmes un jour pour la chasse, et nous étions à Firabr : nous sortîmes vers le chemin qui mène au pont.
Nous nous mîmes donc à tirer, et la flèche d'Abou Abdallah atteignit le pieu du pont qui est sur le fleuve de Warada, et le pieu se fendit.
Lorsqu'Abou Abdallah le vit, il descendit de sa monture, sortit la flèche du pieu, et abandonna la chasse.
Et il nous dit : retournez.
Nous revînmes donc avec lui à la demeure, et il me dit : ô Abou Ja'far, j'ai envers toi un besoin : le règleras-tu ?
Je dis : ton ordre est obéissance.
Il a dit : un besoin important, et il respirait profondément.
Il dit à ceux qui étaient avec nous : allez avec Abou Ja'far jusqu'à ce que vous l'aidiez en ce que je lui ai demandé.
Je dis : quel est ce besoin ?
Il me dit : t'engages-tu à le régler ?
Je dis : oui, sur ma tête et mon œil.
Il a dit : il faut que tu ailles au maître du pont, et que tu lui dises : nous avons abîmé le pieu, et nous aimons que tu nous permettes d'en établir un substitut, ou que tu en prennes le prix,
et que tu nous mettes hors de responsabilité de ce qui fut de nous ; et le maître du pont était Houmayd ibn al-Akhdar al-Firabri.
Il me dit : transmets donc à Abou Abdallah le salam, et dis-lui : tu es hors de responsabilité de ce qui fut de toi ; et tout mon royaume est à toi : que tu sois la rançon ; et si je disais : ma vie, je serais en cela mensonger, sinon que je n'aimais pas que tu fusses enterré dans un pieu ni dans mon royaume.
Je lui transmettis donc son message : son visage s'illumina, rayonna, il montra de la joie, récita ce jour-là aux étrangers environ cinq cents hadiths, et fit l'aumône de trois cents dirhams.
Il a dit : et je l'ai entendu dire à Abou Ma'shar l'aveugle : mets-moi hors de responsabilité, ô Abou Ma'shar.
Il a dit : de quelle chose ?
Il a dit : j'ai rapporté un jour un hadith, et je t'ai regardé, et tu en fus admiratif, toi qui remuais ta tête et ta main : j'en souris.
Il a dit : tu es hors de responsabilité, qu'Allah te fasse miséricorde, ô Abou Abdallah.
Il a dit : et je l'ai vu se coucher sur le dos un jour, et nous étions à Firabr, composant le livre « Tafsir ».
Et il fatigua son âme ce jour-là, par l'abondance de la sortie du hadith.
Je lui dis : je te vois dire : je n'établis jamais rien sans science, depuis que j'ai l'entendement : quel est donc le profit de la couchette ?
Il a dit : nous avons fatigué nos âmes aujourd'hui, et voici un col de montagne parmi les cols : j'ai craint qu'il ne survînt un événement de l'affaire de l'ennemi, et j'ai aimé me reposer et prendre position : si l'ennemi nous surprenait, nous serions prêts.
Il a dit : et il montait souvent à la chasse, et à ma connaissance je ne l'ai pas vu, durant toute ma fréquentation de lui, manquer le but de sa flèche que deux fois : il atteignait la cible à chaque fois, et on ne le devançait pas.
Il a dit : et je l'ai entendu dire : je n'ai jamais mangé de poireau ni de concombre.
Je dis : et pourquoi ?
Il a dit : j'ai craint de nuire à ceux qui sont avec moi, de leur puanteur.
Je dis : et de même l'oignon cru ?
Il a dit : oui.
Il a dit : et Muhammad ibn al-'Abbas al-Firabri m'a raconté, qui a dit : j'étais assis avec Abou Abdallah al-Boukhari à Firabr dans la mosquée, et je repoussai de sa barbe un grain de la taille d'un grain d'orge dont je me souviens ; je voulus le jeter dans la mosquée, et il a dit : jette-le hors de la mosquée.
Il a dit : et il me dicta un jour beaucoup de hadith, craignant que je m'en lassasse, et a dit : contente ton âme : les gens des distractions sont dans leurs distractions, les gens des métiers dans leurs métiers, les marchands dans leurs commerces, et toi, tu es avec le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et ses compagnons.
Je dis : rien de cela, qu'Allah te fasse miséricorde, sinon que je vois le bonheur pour moi-même en cela.
Il a dit : et je l'ai entendu dire : je n'ai jamais voulu prononcer une parole où se trouve la mention du bas-monde sans commencer par la louange d'Allah et la glorification envers Lui.
Et certains de ses compagnons lui dirent : ils disent que tu as attaqué un tel.
Il a dit : gloire à Allah ! je n'ai jamais mentionné personne en mal sinon en disant, distrait ; et le nom d'un tel ne sortira pas de ma feuille le jour de la Résurrection.
Il a dit : certains de ses compagnons l'hébergèrent dans un verger à eux, et nous hébergèrent avec lui ; lorsque nous nous assîmes, le maître du verger s'émerveilla de son verger : il y avait fait des cercles, et fait couler
l'eau dans ses canaux.
Il lui a dit : ô Abou Abdallah, que vois-tu ?
Il a dit : c'est ici la vie d'ici-bas.
Il a dit : Abou Abdallah avait un débiteur qui lui coupa beaucoup de richesses ; il lui parvint qu'il était arrivé à Amol, alors que nous étions chez lui à Firabr : nous lui dîmes : il faudrait que tu traverses et que tu le prennes avec ta richesse.
Il a dit : il ne nous convient pas de l'effrayer.
Puis son débiteur apprit sa place à Firabr : il partit donc vers Khwarezm, et nous dîmes : il faudrait dire à Abou Salama al-Kouchani, l'agent d'Amol, d'écrire vers Khwarezm pour le saisir et extraire ton droit de lui.
Il a dit : si je prenais d'eux une lettre, ils convoiteraient de moi une lettre : et je ne vends point ma religion pour mon ici-bas.
Nous nous efforçâmes donc : il ne prit pas jusqu'à ce que le souverain parlât pour nous, sans son ordre.
Il écrivit donc au gouverneur de Khwarezm.
Lorsqu'on informa Abou Abdallah de cela, il éprouva une grande peine.
Et il a dit : ne vous montrez pas plus miséricordieux envers moi que moi-même.
Et il écrivit une lettre, et joignit ces lettres à des lettres, et écrivit à certains de ses compagnons à Khwarezm que nul ne s'attaquât à son débiteur sinon en bien.
Son débiteur retourna donc à Amol, et se dirigea vers la région de Merv.
Les marchands se rassemblèrent, et on informa le souverain qu'Abou Abdallah était sorti en quête de son débiteur.
Le souverain voulut sévir sur son débiteur : Abou Abdallah désapprouva cela, et se réconcilia avec son débiteur à condition qu'il lui donne chaque année dix dirhams, quelque peu.
Et la richesse était de vingt-cinq mille.
Il ne toucha pas de cette richesse un seul dirham, ni davantage.
Il a dit : et j'ai entendu Abou Abdallah dire : je ne me suis jamais occupé d'achat ni de vente d'aucune chose.
Je lui dis : comment, alors qu'Allah a licité la vente ?
Il a dit : à cause de ce qu'il y a en elle d'addition, de soustraction et de mélange : j'ai craint que, m'y occupant, je ne fusses l'égal d'autrui.
Je dis : qui donc s'occupait de ton affaire dans tes voyages et tes échanges ?
Il a dit : on me suffisait de cela.
Il a dit : et j'ai entendu Muhammad ibn Khidach dire : j'ai entendu Ahmad ibn Hafs dire : j'entrai auprès d'Abou al-Hasan (il parle d'Isma'il), père d'Abou Abdallah, à sa mort, et il a dit : je ne connais de ma richesse ni un dirham d'illicite, ni un dirham de doute.
Ahmad a dit : mon âme donc se rapetissa envers moi pour cela.
Puis Abou Abdallah a dit : le plus véridique de ce que l'homme dit est à sa mort.
Il a dit : Abou Abdallah loua une demeure et y demeura longtemps, et je l'ai entendu dire : je n'ai jamais frotté mon membre au mur, ni à la terre, dans cette demeure.
On lui dit : pourquoi ? Il a dit : parce que la demeure est à autrui.
Il a dit : et Abou Abdallah me dit un jour à Firabr : il m'est parvenu qu'un marchand d'esclaves est arrivé avec des servantes : viendrais-tu avec moi ?
Je dis : oui ; nous nous rendîmes donc à lui, et il fit sortir des servantes belles comme le matin.
Puis sortit de derrière elles une servante khazare, laide, couverte de graisse : il la regarda, toucha son menton et a dit : achète-nous celle-ci de lui.
Je dis : celle-ci est laide et ne convient point, et celles que nous avons regardées peuvent être achetées au prix de celle-ci.
Il a dit : achète celle-ci : j'ai touché son menton, et je n'aime pas toucher une servante puis ne pas l'acheter.
Il l'acheta donc pour cinq cents dirhams, selon ce que disent les gens de science.
Puis elle ne cessa d'être auprès de lui jusqu'à ce qu'il la fit sortir avec lui vers Naysabour.
Et Ghounjar a dit : Abou 'Amr Ahmad ibn Muhammad le réciteur nous a informé : j'ai entendu Bakr ibn Munir (et Muhammad ibn Abi Hatim en mentionna le sens, et la formulation est de Bakr), qui a dit : on apporta à al-Boukhari une marchandise que lui envoya son fils Ahmad ; certains marchands se rassemblèrent auprès de lui.
Ils la demandèrent donc avec un profit de cinq mille dirhams.
Il a dit : retirez-vous cette nuit.
Au lendemain vinrent à lui d'autres marchands, qui demandèrent la marchandise avec un profit de dix mille. Il a dit : j'ai formé l'intention de la vendre à ceux qui sont venus hier.
Et Ghounjar a dit : Ibrahim ibn Hamd al-Malahimi nous a racontés : j'ai entendu Muhammad ibn Sabir ibn Katib : j'ai entendu 'Omar ibn Hafs al-Achqar dire : nous étions avec al-Boukhari à Bassora, écrivant ; puis nous le perdîmes des jours, puis nous le trouvâmes dans une maison, nu, ayant épuisé ce qu'il avait : nous rassemblâmes pour lui des dirhams et le vêtîmes.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire : il ne convient pas au musulman d'être dans un état tel que, lorsqu'il invoque, il ne soit pas exaucé.
L'épouse de son frère, présente auprès de moi, lui dit : as-tu donc vérifié cela, ô vieillard, de toi-même ? ou l'as-tu éprouvé ?
Il a dit : oui : j'ai invoqué mon Seigneur, le Puissant et le Majestueux, deux fois, et il m'a exaucé : je n'aimerai donc pas invoquer après cela, de peur qu'il ne diminue de mes bonnes œuvres, ou qu'il ne me hâte en ce bas-monde.
Puis il a dit : quel besoin le musulman a-t-il du mensonge et de l'avarice ? !!
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu al-Boukhari dire : je sortis vers Adam ibn Abi Iyas, et ma subsistance me fit défaut, au point que je me mis à manger des herbes, sans en informer personne.
Au troisième jour, me vint un homme que je ne connaissais pas : il me remit une bourse de dinars et a dit : dépense pour toi-même.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu al-Houssayn ibn Muhammad as-Samarqandi dire : Muhammad ibn Isma'il fut distingué par trois qualités, outre les qualités louables qui étaient en lui : il était sobre de parole, il ne convoitait point ce que possédaient les gens,
et il ne s'occupait pas des affaires des gens : tout son occupation était dans la science.
Et il a dit : j'ai entendu Soulaym ibn Moujahid dire : il ne reste personne qui instruise les gens du hadith par lot hormis Muhammad ibn Isma'il, et j'ai vu Soulaym ibn Moujahid demander à Abou Abdallah de lui faire le récit chaque jour de trois hadiths, et de lui en expliquer les sens, les interprétations et les défauts.
Il l'agréa donc selon la durée de son séjour.
Et il demeura en cette venue une semaine.
Et j'ai entendu Soulaym dire : je n'ai jamais vu de mes yeux, depuis soixante ans, plus faqih, ni plus pieux, ni plus détaché du bas-monde, que Muhammad ibn Isma'il.
Abd al-Majid ibn Ibrahim a dit : je n'ai jamais vu le pareil de Muhammad ibn Isma'il : il égalisait entre le fort et le faible.
Muhammad ibn Abi Hatim a dit : il avait une parcelle de terre qu'il louait chaque année pour sept cents dirhams.
Le locuteur apportait parfois d'elle à Abou Abdallah une gourde ou deux, car Abou Abdallah était amateur de la gourde mûre, et la préférait parfois au melon : il donnait donc à l'homme chaque année cent dirhams pour qu'il lui apportât parfois les gourdes.
Il a dit : et je l'ai entendu dire : je gagnais chaque mois cinq cents dirhams, et je dépensais tout cela dans la quête de la science.
Je dis : quelle différence entre qui dépense sur ce mode, et qui était dépourvu de richesse, puis amassa et gagna par la science, jusqu'à ce que cela se rassemblât pour lui.
Abou Abdallah a dit : {Ce qui est auprès d'Allah est meilleur et plus durable} (sourate ach-Choura, verset 36).
Il a dit : nous étions à Firabr, et Abou Abdallah construisait un ribat dans ce qui jouxte Boukhara ; beaucoup de gens se rassemblèrent pour l'y aider, et il transportait les briques ; je lui disais : tu es aidé, ô Abou Abdallah ; et il disait : c'est cela qui nous est utile.
Puis il prit à transporter les paniers avec lui, et il avait immolé pour eux une vache ; lorsque les marmites furent prêtes, il appela les gens au repas, et il y avait là cent personnes ou davantage, alors qu'il ne savait pas que se rassemblerait ce qui se rassembla ; et nous avions sorti avec lui de Firabr du pain pour trois dirhams ou moins : nous le déposâmes devant eux, et tous ceux qui étaient présents mangèrent, et il resta un bon pain.
Et le pain était alors à cinq pains par dirham.
Il a dit : il arrivait parfois qu'Abou Abdallah fût surpris par le jour sans manger un pain sec : il mangeait parfois deux ou trois amandes.
Et il évitait les assaisonnements des marmites, comme les pois chiches et autres ; il me dit un jour, comme celui qui se divertit avec son compagnon : ô Abou Ja'far, nous avons besoin, dans l'année, de beaucoup de quelque chose.
Je lui dis : combien environ ?
Il a dit : j'ai besoin dans l'année de quatre mille dirhams, ou de cinq mille dirhams.
Il a dit : et il faisait l'aumône du grand nombre : il prenait la main du besogneux parmi les gens du hadith, et lui remettait entre vingt et trente, moins ou plus, sans que personne ne s'en aperçût.
Et il ne se séparait pas de sa bourse.
Et je l'ai vu remettre maintes fois à un homme une bourse dans laquelle étaient trois cents dirhams (et l'homme m'informa ensuite du nombre de ce qu'elle contenait) ; il voulut invoquer, et Abou Abdallah lui a dit : ménage-toi, et occupe-toi d'un autre hadith, afin que personne ne le sache.
Il a dit : et j'avais acheté une demeure pour neuf cent vingt dirhams, et il a dit : j'ai envers toi un besoin : le règleras-tu ?
Je dis : oui, et puissé-je ne pas voir.
Il a dit : il faut que tu ailles à Nouh ibn Abi Chaddad l'orfèvre, et que tu prennes de lui mille dirhams, et que tu me les portes : je le fis.
Il me dit : prends-le pour toi, et emploie-le au prix de la demeure.
Je dis : je l'ai accepté de toi et t'en ai remercié.
Nous nous remîmes à l'écriture, et nous étions dans la composition du Jami'.
Après un moment, je dis : m'est survenu un besoin que je n'ose porter vers toi : il pensa que j'avais convoité l'addition.
Il a dit : n'ait pas honte de moi, et informe-moi de ce dont tu as besoin : je crains d'être repris à cause de toi.
Je lui dis : comment ?
Il a dit : parce que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a fait la fraternité entre ses compagnons.
Et il mentionne le hadith de Sa'd et d'Abd ar-Rahman.
Je lui dis : je te mets hors de responsabilité de tout ce que tu dis, et je te donne la richesse que tu m'as présentée : je parle de la moitié.
Et cela parce qu'il a dit : j'ai des servantes et une épouse, et tu es célibataire : il m'incombe donc de te donner la moitié, afin que nous soyons égaux en richesse et en autres, et j'y gagne sur toi.
Je lui dis : tu as fait, qu'Allah te fasse miséricorde, davantage que cela, lorsque tu m'as descendu de toi en ce que tu n'as descendu personne, et je pris chez toi la place du fils ; puis il retint mon premier hadith et a dit : quel est ton besoin ?
Je dis : le régleras-tu ?
Il a dit : oui, et j'en serai heureux.
Je dis : voici le millier : tu ordonnes de l'accepter, et de l'employer en partie à ce dont tu as besoin ; il l'accepta, car il m'avait garanti le règlement de mon besoin.
Puis nous nous assîmes après cela deux jours pour la composition du Jami', et nous écrivîmes de lui ce jour-là beaucoup de choses jusqu'à dhouhr ; puis nous prîmes dhouhr, et nous nous remîmes à l'écriture sans avoir mangé quoi que ce fût ; il me vit, proche d'al-'asr, chagrin et anxieux, et s'imagina en moi de l'ennui.
Mon chagrin était seulement que je ne pouvais me lever, et je me courbais par souci du chagrin.
Abou Abdallah entra donc à la demeure, et me sortit une bourse contenant trois cents dirhams, et a dit : puisque tu n'as pas accepté le prix de la demeure, il faut que tu emploies ceci en partie à tes besoins.
Il m'y força : je n'acceptai pas.
Puis, après des jours, nous écrivîmes jusqu'à dhouhr également, et il me remit
vingt dirhams.
Il a dit : il faut que tu emploies ceci à acheter des légumes et de tel genre.
J'achetai avec cela ce que je savais lui convenir, et l'envoyai à lui, et revins.
Il me dit : qu'Allah illumine ton visage : il n'y a en toi aucune ruse : il ne nous convient pas de nous causer du mal.
Je lui dis : tu as réuni le bien d'ici-bas et de l'au-delà : quel homme traite bien son serviteur comme tu me traites ? si je ne connaissais pas cela, je ne connaîtrais pas davantage.
Abdallah ibn Muhammad as-Sarfi a entendu dire : j'étais auprès d'Abou Abdallah à sa demeure, et une servante vint, voulant entrer dans la demeure : elle buta sur un encrier devant lui, et il lui a dit : comment marches-tu ?
Elle a dit : s'il n'y a pas de chemin, comment marcherai-je ?
Il étendit donc ses deux mains, et lui a dit : va : je t'ai affranchie.
On lui dit ensuite : ô Abou Abdallah, la servante t'a-t-elle fâché ?
Il a dit : si elle m'a fâché, je me suis contenté moi-même de ce que j'ai fait.
Et le hafiz Abdallah ibn 'Adi a dit : j'ai entendu al-Hasan ibn al-Houssayn al-Bazzaz dire : j'ai vu Muhammad ibn Isma'il, un vieillard au corps maigre, ni grand ni petit.
Et Ghounjar a dit : Ahmad ibn Muhammad ibn Houssayn at-Tamimi nous a racontés : Abou Ya'la at-Tamimi nous a racontés : j'ai entendu, en Égypte, Jibril ibn Mikail dire : j'ai entendu al-Boukhari dire : lorsque j'atteignis le Khorassan, je fus atteint de cécité partielle : un homme m'enseigna de me raser la tête et de l'enduire de khitmi.
Je le fis, et Allah me rendit ma vue.
Et le copiste Muhammad a dit : Abou Abdallah entra, à Firabr, au hammam, et j'étais moi-même à la garde-robe du hammam, veillant sur ses vêtements ; lorsqu'il sortit, je lui tendis ses vêtements : il les mit, puis je lui tendis les bottines, et il a dit : tu as touché dans celle-ci un cheveu du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.
Je dis : à quel endroit est-il dans la bottine ?
Il ne m'informa pas.
Je m'imaginais donc qu'il était dans sa jambe, entre le cuir et la doublure.
Abou Abdallah al-Hakim a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Hamid al-Bazzaz dire : j'ai entendu al-Hasan ibn Muhammad ibn Jabir dire : j'ai entendu Muhammad ibn Yahya nous dire, à la venue de Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari à Naysabour : allez vers cet homme vertueux, et écoutez de lui.
Les gens allèrent donc à lui et se mirent à l'entendre, jusqu'à ce que parût la faille dans le cercle de Muhammad ibn Yahya : il l'envia donc après cela, et parla de lui.
Et Abou Ahmad ibn 'Adi a dit : plusieurs des cheikhs me mentionnèrent que, lorsque Muhammad ibn Isma'il vint à Naysabour, les gens se rassemblèrent sur lui ; envia certains de ceux qui étaient alors parmi les cheikhs de Naysabour, lorsqu'ils virent l'accueil des gens vers lui et leur rassemblement sur lui ; et il dit aux gens du hadith : Muhammad ibn Isma'il dit que la prononciation du Coran est créée : éprouvez-le donc au cercle.
Lorsque les gens vinrent au cercle d'al-Boukhari, un homme se leva vers lui et a dit : ô Abou Abdallah, que dis-tu de la prononciation du Coran : est-elle créée ou non créée ?
Al-Boukhari s'en détourna et ne lui répondit pas.
L'homme a dit : ô Abou Abdallah ; et il lui répéta la parole : il s'en détourna ; puis il parla une troisième fois : al-Boukhari se tourna vers lui et a dit :
« Le Coran est la parole d'Allah, non créée ; et les actes des serviteurs sont créés ; et l'épreuve est innovation. »
L'homme cria donc, les gens crièrent, et ils se dispersèrent de lui.
Et al-Boukhari s'assit dans sa demeure.
Al-Moussallam ibn Muhammad al-Qaysi et d'autres nous ont informé, qui ont dit : Zayd ibn al-Hasan nous a informés, Abd ar-Rahman ibn Muhammad nous a informés, Ahmad ibn Ali al-Khatib nous a informés, nous a informé Abou Bakr Ahmad ibn Muhammad ibn Ghalib al-Barqani, nous a informé Abou Bakr al-Isma'ili, nous a informé Abdallah ibn Muhammad ibn Sayyar : Muhammad ibn Mouslim Khachnam m'a raconté et a dit : on interrogea Muhammad ibn Isma'il, à Naysabour, sur la prononciation, et il a dit : 'Oubaydallah ibn Sa'id m'a raconté (il parle d'Abou Qoudama), de Yahya ibn Sa'id, qui est al-Qattan, qui a dit : tous les actes des serviteurs sont créés.
Ils passèrent donc outre, et lui dirent après cela : reviens-tu sur cette parole, jusqu'à ce que nous revenions à toi ?
Il a dit : je ne le ferai, sinon que vous veniez avec une preuve en ce que vous dites plus forte que la mienne.
Et m'a étonné de Muhammad ibn Isma'il sa fermeté.
Et al-Hakim a dit : Abou Bakr Muhammad ibn Abi al-Haytham al-Moutawwa'i nous a racontés, à Boukhara : Muhammad ibn Youssouf al-Firabri nous a racontés : j'ai entendu Muhammad ibn Isma'il dire : quant aux actes des serviteurs, ils sont créés.
Ali ibn Abdallah nous a racontés : Marwan ibn Mou'awiya nous a racontés : Abou Malik nous a racontés, de Ribi'i, de Houdayfa, qui a dit :
Le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : Allah fait tout artisan et son ouvrage.
Et sur cela il a dit : et j'ai entendu 'Oubaydallah ibn Sa'id dire : j'ai entendu Yahya ibn Sa'id
dire : je n'ai jamais cessé d'entendre nos compagnons dire : les actes des serviteurs sont créés.
Al-Boukhari a dit : leurs mouvements, leurs voix, leur acquisition et leur écriture sont créés.
Quant au Coran récité, éclairé, établi dans les codex, tracé et écrit, mis en dépôt dans les cœurs : il est la parole d'Allah, non créée.
Allah, le Très-Haut, a dit : {Mais il est des versets clairs dans les poitrines de ceux à qui la science a été donnée} (sourate al-'Ankabout, verset 49).
Et Abou Hamid al-A'machi a dit : j'ai vu Muhammad ibn Isma'il aux funérailles d'Abou 'Outhman Sa'id ibn Marwan, et Muhammad ibn Yahya l'interrogeant sur les noms, les kunyas et les défauts du hadith, et Muhammad ibn Isma'il passant en lui comme passe la flèche.
Un mois à peine passa sur cela qu'il ne fût dit : Muhammad ibn Yahya : quiconque fréquentait son cercle ne fréquente pas le nôtre : car ils nous ont écrit de Bagdad qu'il a parlé de la prononciation ; nous l'avons interdit, et il n'a pas cessé : ne vous en approchez donc pas ; et quiconque s'en approche, qu'il ne s'approche pas de nous. Muhammad ibn Isma'il demeura donc ici un temps, puis partit vers Boukhara.
Et Abou Hamid ibn ach-Charqi a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli dire :
« Le Coran est la parole d'Allah, non créée, de tous ses côtés, et où qu'on le tourne : quiconque s'y tient se passe de la prononciation et de tout autre discours au sujet du Coran ; et quiconque prétend que le Coran est créé a mécru, et est sorti de la foi ; son épouse lui est séparée : on lui propose le repentir ; s'il se repent, sinon on frappe sa nuque, et sa richesse est mise en butin parmi les musulmans, et on ne l'enterre pas dans leurs cimetières ; et quiconque s'arrête, disant : je ne dis pas créée ni non créée, a égalé la mécréance ; et quiconque prétend que ma prononciation du Coran est créée, celui-ci est un innovateur : qu'on ne fréquente pas son cercle et qu'on ne lui parle pas.
Et quiconque, après cela, va vers Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari : accusez-le : car n'assiste à son cercle que celui qui est dans la doctrine semblable à la sienne. »
Et al-Hakim a dit : Muhammad ibn Abi al-Haytham nous a informés, à Boukhara : al-Firabri nous a informés : al-Boukhari m'a raconté, et il a dit : j'ai médité sur les paroles des Juifs, des chrétiens et des mazdéens : je n'ai jamais vu qui fût plus égaré dans leur mécréance que les Jahmites ; et je fais mine d'ignorer celui qui ne les déclare pas mécréants.
Et Ghounjar a dit : Muhammad ibn Ahmad ibn Hadir al-'Absi nous a racontés : al-Firabri nous a racontés : j'ai entendu al-Boukhari dire : le Coran est la parole d'Allah, non créée ; et quiconque dit : créée, celui-là est mécréant.
Et al-Hakim a dit : Tahir ibn Muhammad le copiste nous a racontés : j'ai entendu Muhammad ibn Chadhil dire : lorsqu'il y eut rupture entre Muhammad ibn Yahya et al-Boukhari, j'entrai auprès d'al-Boukhari, et je dis : ô Abou Abdallah, quelle est notre ruse en ce qui est entre toi et Muhammad ibn
Yahya : quiconque fréquentait chez toi est chassé ?
Il a dit : combien l'envie atteint Muhammad ibn Yahya dans la science ; et la science est la subsistance d'Allah : Il la donne à qui Il veut.
Je dis : c'est donc cette question qui se raconte de toi ?
Il a dit : ô mon fils, celle-ci est une question malheureuse : j'ai vu Ahmad ibn Hanbal, et ce qui l'atteignit dans cette question ; je me suis fixé sur moi-même de ne point y parler.
Je dis : la question est que la prononciation est créée : al-Boukhari fut interrogé dessus, et s'y arrêta ; lorsqu'il s'y arrêta et argumenta que nos actes sont créés, s'y appuyant, adh-Dhouhli imagina qu'il dirigeait la question de la prononciation : il en parla donc, et le saisit, lui et d'autres, par le nécessaire de sa parole.
Et al-Boukhari a dit, dans le récit que rapporta Ghounjar dans « son Tarikh » : Khalaf ibn Muhammad ibn Isma'il nous a racontés : à Boukhara, j'ai entendu Abou 'Amr Ahmad ibn Nasr an-Naysabouri al-Khaffaf dire : nous étions un jour chez Abou Ishaq al-Qaysi, avec nous Muhammad ibn Nasr al-Marwazi ; courut la mention de Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari, et Muhammad ibn Nasr a dit : je l'ai entendu dire : quiconque prétend que j'ai dit : ma prononciation du Coran est créée, est un menteur : car je ne l'ai pas dit.
Je lui dis : ô Abou Abdallah, les gens ont plongé dans cela et s'y sont multipliés.
Il a dit : il n'y a rien que ce que je dis.
Abou 'Amr al-Khaffaf a dit : je vins donc à al-Boukhari, et plaidai avec lui sur des hadiths jusqu'à ce que son âme fût satisfaite, et je dis : ô Abou Abdallah, voici ici quelqu'un qui rapporte de toi que tu as dit cette opinion.
Il a dit : ô Abou 'Amr, retiens ce que je te dis : quiconque prétend, parmi les gens
de Naysabour, de Qoumis, d'ar-Rayy, de Hamadhan, de Houluwan, de Bagdad, de Koufa, de Bassora, de la Mecque et de Médine, que j'ai dit : ma prononciation du Coran est créée, est un menteur : car je n'ai pas dit cela, sinon que j'ai dit : les actes des serviteurs sont créés.
Et Abou Sa'id Hatim ibn Ahmad al-Kindi a dit : j'ai entendu Mouslim ibn al-Hajjaj dire : lorsque Muhammad ibn Isma'il vint à Naysabour, je n'ai jamais vu gouverneur ni savant faire pour lui ce que firent les gens de Naysabour : ils l'accueillirent à deux et trois étapes.
Muhammad ibn Yahya dit dans son cercle : quiconque veut accueillir Muhammad ibn Isma'il demain, qu'il l'accueille.
Muhammad ibn Yahya et la plupart des savants l'accueillirent donc : il logea à la maison des Boukhariotes, et Muhammad ibn Yahya nous dit : ne l'interrogez sur rien du discours : car s'il répond contre ce que nous suivons, il y aura rupture entre nous et lui ; puis se réjouiront de nous tous les Harurites, tous les Rafidites, tous les Jahmites et tous les Mourji'ites du Khorassan.
Il a dit : les gens se pressèrent donc sur Muhammad ibn Isma'il, jusqu'à remplir la terrasse et la maison ; au deuxième ou troisième jour, un homme se leva vers lui et l'interrogea sur la prononciation du Coran.
Il a dit : « Nos actes sont créés, et nos prononciations sont de nos actes. »
Il y eut donc divergence entre eux ; certains des gens dirent : il a dit : ma prononciation du Coran est créée ; et d'autres dirent : il n'a pas dit ; ils s'échauffèrent donc, et les gens de la maison se rassemblèrent et les firent sortir.
Et al-Hakim a dit : Abou Abdallah Muhammad ibn Ya'qoub ibn al-Akhram nous a informés : j'ai entendu Ibn 'Ali al-Makhaldi : j'ai entendu Muhammad ibn Yahya dire : ce Boukhari a fait paraître l'opinion de la prononciation ; et la prononciation, à mes yeux, est pire que les Jahmites.
Et il a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Salih ibn Hani' : j'ai entendu Ahmad ibn Salama dire : j'entrai auprès d'al-Boukhari, et je dis : ô Abou Abdallah, voici un homme bien reçu au Khorassan, spécialement dans cette ville, et il a insisté dans ce hadith jusqu'à ce que nul d'entre nous ne puisse lui en parler : que vois-tu ?
Il saisit donc sa barbe, puis a dit : {Et je confie mon ordre à Allah : Allah voit les serviteurs} (sourate Ghafir, verset 44). Ô Allah, Tu sais que je n'ai pas voulu demeurer à Naysabour par arrogance ni par orgueil, ni en quête de primauté ; mais mon âme m'a refusé le retour vers ma patrie, à cause de l'abondance des contradicteurs ; et cet homme m'a visé par envie, lorsque Allah me l'accorda, rien d'autre.
Puis il me dit : ô Ahmad, je pars demain, afin que vous soyez délivrés de son discours à cause de moi.
Il a dit : j'en informai donc plusieurs de nos compagnons : et par Allah, je seul le suivis.
J'étais avec lui lorsqu'il sortit de la ville, et il resta à la porte de la ville trois jours pour rétablir son affaire.
Il a dit : et j'ai entendu Muhammad ibn Ya'qoub le hafiz dire : lorsque al-Boukhari s'établit
à Naysabour, Mouslim ibn al-Hajjaj multiplia sa fréquentation.
Lorsqu'il y eut entre adh-Dhouhli et al-Boukhari ce qui advint dans la question de la prononciation, qu'il l'annonça et interdit les gens d'eux, la plupart des gens se coupèrent de lui, hormis Mouslim.
Adh-Dhouhli dit donc un jour : quiconque dit la prononciation, il ne lui est pas licite d'assister à notre cercle.
Mouslim prit donc un manteau sur son turban, se leva sur les têtes des gens, et envoya à adh-Dhouhli ce qu'il avait écrit de lui, sur le dos d'un chameau.
Et Mouslim faisait paraître l'opinion de la prononciation, sans la cacher.
Il a dit : et j'ai entendu Muhammad ibn Youssouf le muezzin : j'ai entendu Abou Hamid ibn ach-Charqi dire : j'assistai au cercle de Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli, et il a dit : quiconque dit : ma prononciation du Coran est créée, qu'il n'assiste pas à notre cercle ; Mouslim ibn al-Hajjaj se leva donc du cercle.
Ahmad ibn Mansour ach-Chirazi le rapporta de Muhammad ibn Ya'qoub, et il ajoute : et Ahmad ibn Salama le suivit.
Ahmad ibn Mansour ach-Chirazi a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Ya'qoub al-Akhram : j'ai entendu nos compagnons dire : lorsque Mouslim et Ahmad ibn Salama se levèrent du cercle d'adh-Dhouhli, adh-Dhouhli a dit : cet homme ne logera pas avec moi dans la ville.
Al-Boukhari craignit donc, et voyagea.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : un homme vint à Abdallah al-Boukhari et a dit : ô Abou Abdallah, un tel te déclare mécréant !
Il a dit : le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : lorsqu'un homme
dit à son frère : ô mécréant, l'un des deux y est retourné.
Et beaucoup de ses compagnons lui disaient : des gens tombent sur toi.
Il disait : {La ruse du diable est bien faible} (sourate an-Nisa, verset 76), et récitait aussi : {La mauvaise ruse n'enveloppe que ses gens} (sourate Fatir, verset 43).
Abd al-Majid ibn Ibrahim lui a dit : pourquoi n'invoques-tu pas Allah contre ceux-ci qui te font injustice, t'attaquent et t'accablent ?
Il a dit : le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : endurez jusqu'à ce que vous me rencontriez au bassin ; et il a dit, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : quiconque invoque contre son injuste a déjà demandé réparation.
Muhammad ibn Abi Hatim a dit : et je l'ai entendu dire : jamais ne s'est attaqué à nous l'un des vils des gens sans être touché d'une catastrophe, et sans être épargné ; et chaque fois que les ignorants se promettaient de ruser contre nous, je voyais, de ma nuit, en songe, un feu allumé puis éteint, sans qu'on n'en profitât : j'interprète donc la parole du Très-Haut : {Chaque fois qu'ils allument un feu de guerre, Allah l'éteint}
(sourate al-Ma'ida, verset 64).
Et son cri de guerre, de nuit, lorsque je venais à lui au dernier de sa venue d'Irak, était : {Si Allah vous secourt, nul ne peut vous vaincre ; et s'Il vous délaisse, qui donc vous secourra après Lui} (sourate Al 'Imran, verset 160), le verset.
Et Ahmad ibn Mansour ach-Chirazi a dit : j'ai entendu al-Qasim ibn al-Qasim : j'ai entendu Ibrahim le copiste d'Ahmad ibn Sayyar dire : lorsque al-Boukhari arriva à Merv, Ahmad ibn Sayyar l'accueillit parmi ceux qui l'accueillirent, et Ahmad lui dit : ô Abou Abdallah, nous ne te contredisons pas en ce que tu dis ; mais le commun ne peut porter cela de toi.
Al-Boukhari a dit : je crains le Feu : on m'interroge sur une chose que je sais vraie, que je dise autre.
Ahmad ibn Sayyar s'en alla donc de lui.
Et Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim a dit dans « le Jarh et le Ta'dil » : Muhammad ibn Isma'il arriva à ar-Rayy en l'an cinquante et deux cents, et mon père et Abou Zur'a l'y entendirent ; ils abandonnèrent son hadith lorsque Muhammad ibn Yahya leur écrivit qu'il avait fait paraître chez eux, à Naysabour, que sa prononciation du Coran est créée.
Je dis : qu'ils aient abandonné son hadith ou non, al-Boukhari est fiable, sûr, invoqué comme preuve au monde.
Ahmad ibn Mansour ach-Chirazi a rapporté, et il a dit : j'ai entendu certains de nos compagnons dire : lorsque Abou Abdallah arriva à Boukhara, on planta pour lui des tentes à une lieue de la ville, et la plupart des gens de la ville l'accueillirent, au point qu'il ne resta pas de notoire sans l'accueillir ; on répandit sur lui des dinars et des dirhams et beaucoup de sucre, et il demeura des jours.
Il a dit : après cela, Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli écrivit à Khalid ibn Ahmad, émir de Boukhara : cet homme a fait paraître la contradiction de la Sounna.
Il lut donc sa lettre aux gens de Boukhara, qui dirent : nous ne nous séparons pas de lui ; l'émir lui ordonna donc de sortir de la ville, et il sortit.
Ahmad ibn Mansour a dit : certains de nos compagnons m'ont rapporté d'Ibrahim ibn Ma'qil an-Nasafi, qui a dit : j'ai vu Muhammad ibn Isma'il le jour où il fut expulsé de Boukhara : je m'avançai vers lui, et je dis : ô Abou Abdallah, que vois-tu aujourd'hui du jour où l'on répandit sur toi ce qu'on répandit ?
Il a dit : je ne m'en soucie point, si ma religion est sauvée.
Il a dit : il sortit donc vers Bikand, et les gens marchèrent avec lui en deux partis : un parti avec lui, et un parti contre lui,
jusqu'à ce que les gens de Samarcande lui écrivissent et lui demandassent de venir à eux ; il vint donc jusqu'à atteindre certains villages de Samarcande, et survint entre les gens de Samarcande, à cause de lui, une épreuve : des gens voulant l'introduire dans la ville, et des gens ne le voulant pas, jusqu'à ce qu'ils s'accordassent de le laisser entrer chez eux ; la nouvelle de cela lui parvint, ainsi que ce qui avait surgi entre eux à cause de lui : il sortit donc, voulant monter.
Lorsqu'il se tint sur sa monture, il a dit : ô Allah, guide-moi, trois fois ; puis il tomba mort. On informa les gens de Samarcande, et ils l'assistèrent tous.
Cette histoire est étrange et discontinue : et l'authentique est ce qui vient contre elle.
Ghounjar a dit dans « son Tarikh » : j'ai entendu Abou 'Amr Ahmad ibn Muhammad le réciteur : j'ai entendu Bakr ibn Munir ibn Khalid ibn 'Askar dire : l'émir Khalid ibn Ahmad adh-Dhouhli, gouverneur de Boukhara, envoya vers Muhammad ibn Isma'il : porte-moi le livre « Jami' » et le « Tarikh » et autres, pour que j'entende de toi.
Il dit à son messager : je n'avilis pas la science, et je ne la porte pas aux portes des gens : si tu as besoin d'une partie d'elle, viens à ma mosquée, ou à ma demeure ; et si cela ne t'agrée pas, tu es un souverain : interdis-moi donc le cercle, afin que j'aie excuse auprès d'Allah le jour de la Résurrection, car je ne cache pas la science, selon la parole du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : quiconque est interrogé sur une science et la cache sera bridé d'un bride de feu ; et ce fut la cause de la froideur entre eux deux.
Et al-Hakim a dit : j'ai entendu Muhammad ibn al-'Abbas ad-Dabbi : j'ai entendu Abou
Bakr ibn Abi 'Amr le hafiz al-Boukhari dire : la cause du différend d'Abou Abdallah fut que Khalid ibn Ahmad adh-Dhouhli, l'émir, lieutenant des Tahérides à Boukhara, demanda qu'il vînt à sa demeure, pour lire le Jami' et le Tarikh à ses fils : il refusa de venir auprès de lui ; il lui écrivit donc de tenir un cercle pour ses fils, que d'eux seuls n'assistât ; il refusa et a dit : je ne distingue personne.
L'émir chercha donc l'aide de Harith ibn Abi al-Warqa' et d'autres, jusqu'à ce qu'ils parlassent de sa doctrine et l'expulsassent de la ville : il invoqua contre eux ; un mois à peine ne passa que ne vînt l'ordre des Tahérides qu'on criât contre Khalid dans la ville : on cria contre lui sur des ânes.
Quant à Harith, il fut éprouvé par sa famille, et il y vit ce que la description laisse passer.
Et quant à un tel, il fut éprouvé par ses fils, et Allah lui montra en eux les épreuves.
Et al-Hakim a dit : Khalaf ibn Muhammad nous a racontés : Sahl ibn Chadawayh nous a raconté et a dit : Muhammad ibn Isma'il logeait à la ruelle du dehqan, et un groupe venait à lui, faisant paraître les signes des gens du hadith : l'unicité de l'iqaama, le relèvement des mains dans la prière et autres.
Harith ibn Abi al-Warqa' et d'autres dirent donc : celui-ci est un séditieux : il corrompt pour nous cette ville ; et Muhammad ibn Yahya l'a expulsé de Naysabour, alors qu'il est l'imam des gens du hadith : ils argumentèrent donc contre lui avec Ibn Yahya, et cherchèrent contre lui l'aide du souverain pour son expulsion de la ville : il fut donc expulsé.
Et Muhammad ibn Isma'il était pieux : il évitait les souverains et n'entrait pas auprès d'eux.
Al-Hakim a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Muhammad ibn Wasil al-Bikandi : j'ai entendu mon père dire : Allah nous a fait la grâce de la sortie d'Abou Abdallah et de son séjour chez nous, au point que nous entendîmes de lui ces livres ; sinon, qui donc atteignait sa demeure et son séjour dans ces régions : Firabr
et Bikand ? ces traces y sont restées, et les gens se diplômèrent par lui.
Je dis : Khalid ibn Ahmad l'émir ; al-Hakim a dit : il a à Boukhara des traces toutes louables, hormis son hostilité contre al-Boukhari : car elle est une chute, et une cause de la disparition de sa royauté.
Il entendit : Ishaq ibn Rahawayh, 'Oubaydallah ibn 'Omar al-Qawariri, et une troupe.
Rapportèrent de lui à Hamadhan : Abd ar-Rahman al-Jallab ; et à Merv : Ali ibn Muhammad al-Azraq ; et il s'était incliné vers Ya'qoub ibn al-Layth : lorsqu'il eut accompli le pèlerinage, ils le retinrent à Bagdad jusqu'à sa mort, en son année, qui est l'an neuf et soixante et deux cents.
Ibn 'Adi a dit : j'ai entendu Abd al-Qoudous ibn Abd al-Jabbar as-Samarqandi dire : Muhammad ibn Isma'il vint à Khartank (village à deux lieues de Samarcande), et il y avait là des parents à lui : il logea chez eux, et je l'entendis, une nuit, invoquer, lorsqu'il eut achevé la prière de nuit : ô Allah, la terre s'est resserrée sur moi malgré son étendue : reprends-moi donc vers Toi ; et le mois ne s'acheva pas qu'il ne mourût ; et sa tombe est à Khartank.
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Mansour Ghalib ibn Jibril, chez qui Abou Abdallah logea, et il a dit :
il demeura chez nous des jours, puis tomba malade, et la maladie s'aggrava sur lui, jusqu'à ce qu'il envoyât un messager à la ville de Samarcande pour l'expulsion de Muhammad ; lorsque le messager vint,
il se prépara à monter : il mit ses deux bottines, s'enveloppa du turban ; lorsqu'il marcha l'espace de vingt pas ou environ, tandis que je tenais son bras et qu'un homme prit avec moi, le conduisant vers la monture pour la monter, il dit, qu'Allah lui fasse miséricorde : lâchez-moi : je suis affaibli ; il invoqua donc des invocations, puis s'étendit ; il rendit l'âme, qu'Allah lui fasse miséricorde, et il coula de lui une sueur qui ne se décrit pas : la sueur ne se calma pas que nous ne l'eussions revêtu de ses vêtements.
Et il dit de ce qu'il nous dit et nous recommanda : enroulez-moi dans trois vêtements blancs, sans chemise ni turban : nous fîmes donc cela.
Lorsque nous l'eûmes enterré, s'exhala de la terre de sa tombe une odeur précieuse, plus bonne que le musc : cela dura des jours ; puis montèrent des bandes blanches dans le ciel, allongées, près du pied de sa tombe ; les gens ne cessèrent de venir et de s'étonner ; quant à la terre, ils en levaient de la tombe jusqu'à ce que parût la tombe, et nous ne pouvions garder la tombe par des gardiens : nous fûmes vaincus sur nous-mêmes ; nous plantâmes donc sur la tombe un bois grillagé, dont nul ne pouvait atteindre la tombe ; ils levaient ce qui entourait la tombe de terre, sans parvenir jusqu'à la tombe ; quant à l'odeur de parfum, elle dura de nombreux jours, jusqu'à ce que les gens de la ville en eussent parlé et s'en fussent étonnés ; et son affaire parut chez ses contradicteurs après sa mort, et certains de ses contradicteurs sortirent vers sa tombe, et firent paraître le repentir et le regret de ce qu'ils avaient entrepris de doctrine blâmable.
Muhammad ibn Abi Hatim a dit : Abou Mansour Ghalib ibn Jibril ne vécut après lui que peu : il recommanda d'être enterré à son côté.
Et Muhammad ibn Muhammad ibn Makki al-Jourjani a dit : j'ai entendu Abd al-Wahid ibn Adam at-Tawawisi dire :
« J'ai vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en songe, avec lui un groupe de ses compagnons, et il se tenait debout en un endroit ; je le saluai, et il me rendit le salam.
Je dis : pourquoi te tiens-tu debout, ô Messager d'Allah ?
Il a dit : j'attends Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari ; et après quelques jours me parvint sa mort : je regardai, et voici qu'il était mort à l'heure où j'avais vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui. »
Et Khalaf ibn Muhammad al-Khayyam a dit : j'ai entendu Mahib ibn Soulaym al-Karmi-ni dire :
« Al-Boukhari mourut chez nous la nuit de la fête de la rupture, en l'an six et cinquante, ayant atteint soixante-deux ans ; et il était seul dans une maison : nous le trouvâmes au matin, mort. »
Et Ibn 'Adi a dit : j'ai entendu al-Hasan ibn al-Houssayn al-Bazzaz al-Boukhari dire :
« Al-Boukhari mourut la nuit du samedi, la nuit de la rupture, à l'heure de la prière de l'icha, et fut enterré le jour de la rupture après la prière de dhouhr, en l'an six et cinquante et deux cents, et il vécut soixante-deux ans moins treize jours. »
Et Muhammad ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Dhar dire :
« J'ai vu Muhammad ibn Hatim al-Khalqani en songe, et il était des compagnons de Muhammad ibn Hafs ; je l'interrogeai, sachant qu'il était mort, au sujet de mon cheikh, qu'Allah lui fasse miséricorde : l'as-tu vu ?
Il a dit : oui, je l'ai vu, et il est tel : et il désigna la direction d'une terrasse parmi les terrasses de la demeure.
Puis je l'interrogeai au sujet d'Abou Abdallah Muhammad ibn Isma'il.
Il a dit : je l'ai vu, et il désigna le ciel d'un geste qui faillit en tomber, tant il désignait haut. »
Et Abou Ali al-Ghassani a dit : nous a informé Abou al-Fath Nasr ibn al-Hasan as-Sakti as-Samarqandi, venu à nous à Belensia en l'an quatre et soixante et quatre cents, et il a dit : la pluie se raréfia chez nous à Samarcande dans certaines années : les gens demandèrent la pluie maintes fois, et ils ne furent pas abreuvés ; un homme vertueux, connu pour sa droiture, vint au qadi de Samarcande et lui a dit : j'ai vu un songe que je te présente.
Il a dit : et lequel ?
Il a dit : je vois que tu sors, et sortent les gens avec toi, vers la tombe de l'imam Muhammad ibn Isma'il al-Boukhari, et sa tombe est à Khartank, et nous y demandons la pluie : peut-être qu'Allah nous abreuvera.
Il a dit : le qadi a dit : quel beau songe tu as vu.
Le qadi sortit donc, et les gens avec lui ; le qadi demanda la pluie avec les gens, et les gens pleurèrent auprès de la tombe, et cherchèrent l'intercession de son habitant : Allah, le Très-Haut, envoya donc le ciel avec une eau grande et abondante, pour laquelle les gens demeurèrent à Khartank sept jours ou environ : nul ne pouvait atteindre Samarcande, tant était abondante l'eau ; et entre Khartank et Samarcande, environ trois milles.
Et al-Khatib a dit dans « son Tarikh » : nous a informé à Naysabour Abou Bakr Ahmad ibn al-Hasan le qadi al-Harachi : j'ai entendu Abou Ishaq Ibrahim ibn Ahmad le faqih al-Balkhi (h) ; al-Khatib a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Abdallah as-Saffar al-Balkhi dire : j'ai entendu Abou Ishaq al-Moustamli rapporter de Muhammad ibn Youssouf al-Firabri qu'il disait : quatre-vingt-dix mille hommes entendirent le livre « Sahih » de Muhammad ibn Isma'il, et il ne reste personne qui le rapporte sinon moi.
Mention des compagnons pour lesquels al-Boukhari fit sortir sans rapporter d'eux qu'un seul :
Mirdas al-Aslami ; rapporta de lui Qays ibn Abi Hazim ; Hazn al-Makhzoumi ; en fut unique son fils Abou Sa'id al-Moussayyab ibn Hazn ; Zahir ibn al-Aswad ; rapporta d'eux son fils Majza'a ; Abdallah ibn Hicham ibn Zouhra le Qourachite ; rapporta d'eux son petit-fils Zouhra ibn Ma'bad ; 'Amr ibn Taghlib ; rapporta d'eux al-Hasan al-Basri ; Abdallah ibn Tha'laba ibn Sou'ayr ; en rapporta la parole az-Zouhri ; Sounayn Abou Jamila as-Soulami ; rapporta d'eux az-Zouhri ; Abou Sa'id ibn al-Mou'alla ; en fut unique Hafs ibn 'Asim ; Souwayd ibn an-Nou'man al-Ansari ach-Chajari ; en fut unique du hadith Bouchayr ibn Yasar ; Khoula bint Thamir ; rapporta d'elle an-Nou'man ibn Abi 'Ayyach : je les ai donc totalisés : dix.
Chapitre :
Le « Tarikh » d'al-Boukhari contient environ quarante mille et davantage ; et son livre sur « les faibles » va à moins de sept cents personnes ; et ceux qu'il fit sortir pour eux dans son Sahih, moins de deux mille.
Abou Bakr al-Hazimi a dit cela ; et son Sahih est très abrégé. Et il
Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : al-Boukhari, Boukhari, Muhammad ibn Ismail al-Boukhari, l'imam Boukhari, Abou Abdallah al-Boukhari. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.