La page 318 du Mushaf contient 11 versets. Elle appartient au Juz 16, Hizb 32.
Mis à jour le 19 juin 2026 à 02h09
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فَأَخْرَجَ لَهُمْ عِجْلًۭا جَسَدًۭا لَّهُۥ خُوَارٌۭ فَقَالُوا۟ هَـٰذَآ إِلَـٰهُكُمْ وَإِلَـٰهُ مُوسَىٰ فَنَسِىَ ﴿88﴾
Ce dernier avait façonné pour eux un veau, un corps sans vie émettant comme un mugissement. Certains Hébreux s’étaient alors exclamés : « Voici notre Dieu et le Dieu de Moïse qu’il a laissé ici ! »
أَفَلَا يَرَوْنَ أَلَّا يَرْجِعُ إِلَيْهِمْ قَوْلًۭا وَلَا يَمْلِكُ لَهُمْ ضَرًّۭا وَلَا نَفْعًۭا ﴿89﴾
Ne voyaient-ils pas que ce veau ne pouvait ni leur répondre, ni leur nuire, ni leur être utile ?
وَلَقَدْ قَالَ لَهُمْ هَـٰرُونُ مِن قَبْلُ يَـٰقَوْمِ إِنَّمَا فُتِنتُم بِهِۦ ۖ وَإِنَّ رَبَّكُمُ ٱلرَّحْمَـٰنُ فَٱتَّبِعُونِى وَأَطِيعُوٓا۟ أَمْرِى ﴿90﴾
Aaron les avait pourtant mis en garde : « Mon peuple ! Ce veau n’est qu’une tentation. Votre seul Seigneur est en vérité le Tout Miséricordieux. Suivez-moi donc et obéissez à mes ordres. »
قَالُوا۟ لَن نَّبْرَحَ عَلَيْهِ عَـٰكِفِينَ حَتَّىٰ يَرْجِعَ إِلَيْنَا مُوسَىٰ ﴿91﴾
Mais les adorateurs du Veau avaient rétorqué : « Nous ne cesserons de le vénérer jusqu’au retour de Moïse. »
قَالَ يَـٰهَـٰرُونُ مَا مَنَعَكَ إِذْ رَأَيْتَهُمْ ضَلُّوٓا۟ ﴿92﴾
Moïse, à son arrivée, interpella son frère : « Aaron ! Qu’est-ce qui t’a empêché, les voyant ainsi s’égarer,
أَلَّا تَتَّبِعَنِ ۖ أَفَعَصَيْتَ أَمْرِى ﴿93﴾
de me rejoindre ? As-tu transgressé mes instructions ? »
قَالَ يَبْنَؤُمَّ لَا تَأْخُذْ بِلِحْيَتِى وَلَا بِرَأْسِىٓ ۖ إِنِّى خَشِيتُ أَن تَقُولَ فَرَّقْتَ بَيْنَ بَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ وَلَمْ تَرْقُبْ قَوْلِى ﴿94﴾
Aaron se justifia : « Fils de ma mère ! Cesse de me tirer par la barbe et par la tête. J’ai craint que tu ne me reproches d’avoir semé la division parmi les fils d’Israël et de ne pas avoir respecté tes recommandations. »
قَالَ فَمَا خَطْبُكَ يَـٰسَـٰمِرِىُّ ﴿95﴾
Se tournant vers le Samiri, Moïse dit : « Et toi Samiri, qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ? »
قَالَ بَصُرْتُ بِمَا لَمْ يَبْصُرُوا۟ بِهِۦ فَقَبَضْتُ قَبْضَةًۭ مِّنْ أَثَرِ ٱلرَّسُولِ فَنَبَذْتُهَا وَكَذَٰلِكَ سَوَّلَتْ لِى نَفْسِى ﴿96﴾
Il répondit : « J’ai vu des choses qui leur ont échappé. J’ai alors recueilli sur les traces laissées par le messager une poignée de terre que j’ai jetée. Voici ce que mon âme m’a suggéré. »
قَالَ فَٱذْهَبْ فَإِنَّ لَكَ فِى ٱلْحَيَوٰةِ أَن تَقُولَ لَا مِسَاسَ ۖ وَإِنَّ لَكَ مَوْعِدًۭا لَّن تُخْلَفَهُۥ ۖ وَٱنظُرْ إِلَىٰٓ إِلَـٰهِكَ ٱلَّذِى ظَلْتَ عَلَيْهِ عَاكِفًۭا ۖ لَّنُحَرِّقَنَّهُۥ ثُمَّ لَنَنسِفَنَّهُۥ فِى ٱلْيَمِّ نَسْفًا ﴿97﴾
Moïse s’exclama : « Va-t’en ! Ton châtiment consistera ici-bas à te déclarer intouchable, tandis que dans l’au-delà t’est fixé un rendez-vous inéluctable. Regarde à présent ton dieu auquel tu as voué un culte assidu. Nous allons le brûler avant d’en disperser les restes dans la mer. »
إِنَّمَآ إِلَـٰهُكُمُ ٱللَّهُ ٱلَّذِى لَآ إِلَـٰهَ إِلَّا هُوَ ۚ وَسِعَ كُلَّ شَىْءٍ عِلْمًۭا ﴿98﴾
Vous n’avez d’autre divinité qu’Allah qui seul est en droit d’être adoré. Sa science embrasse toute chose.