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Découvrez la signification du terme Al-astṣḥab (استصحاب) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 7 min de lectureIl désigne le maintien de ce qui était en son état antérieur, en raison de l'absence de ce qui changerait.
C'est le jugement établi dans le second temps en se fondant sur le premier temps.
C'est un jugement portant sur la persistance d'un état qui existait dans le premier temps et dont l'inexistence n'est pas conjecturée. C'est une preuve selon al-Shafi'i, qu'Allah lui fasse miséricorde, en toute affaire, qu'elle soit négative ou positive, dont l'existence s'est établie, c'est-à-dire vérifiée par une preuve légale, puis le doute est survenu quant à sa persistance, c'est-à-dire qu'aucune conjecture d'inexistence ne s'est produite. Selon nous, c'est une preuve pour la levée, non pour l'établissement, en raison de la persistance des lois par l'istishab, et parce que lorsque l'on est certain d'avoir fait ses ablutions et que le doute porte sur l'état d'impureté, on juge selon l'ablution ; et en sens inverse, selon l'impureté. Et lorsqu'ils ont témoigné que cela appartenait au demandeur, c'est une preuve. Notre argument est que la preuve qui oblige n'indique pas la persistance ; et cela est manifeste : la persistance des lois après le décès du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) ne relève pas de l'istishab, mais de ce qu'aucune abrogation n'a été révélée pour sa Loi ; et l'ablution, ainsi que la vente et le mariage et semblables, produisent un jugement qui s'étend jusqu'au temps où apparaît ce qui le contredit : la persistance relève donc de la preuve. Notre propos porte sur ce pour quoi il n'existe pas de preuve de persistance, comme la vie de l'absent : il hérite selon lui (al-Shafi'i), non selon nous, parce que l'héritage relève de l'établissement et ne s'établit donc pas par lui, et l'on n'hérite pas, parce que l'absence d'héritage relève de la levée et s'établit donc par lui. Le détail de ce but se trouve dans les livres d'usul.
Dans la langue : c'est le fait de rester avec, de s'attacher à et de rechercher la compagnie, et de faire partie de la compagnie ; on dit : « istas-habtu-hu » : je suis resté avec lui, me suis attaché à lui, l'ai invité à la compagnie et l'ai fait entrer dans ma compagnie. L'istishab est donc le fait pour une chose d'accompagner une autre ; tu dis : « j'ai fait accompagner le livre et autre » (istas-habtu al-kitab), lorsque tu l'as porté avec toi ; de là : « j'ai fait accompagner l'état » (istas-habtu al-hal), lorsque l'on s'en tient à ce qui était établi, comme si l'on faisait de cet état un compagnon inséparable. En terminologie : al-Manawi a dit : « l'istishab est le fait de s'en tenir à ce qui prévalait, en maintenant ce qui était, par défaut de ce qui changerait, ou avec la conjecture de sa disparition après l'effort de recherche » ; il est de quatre sortes : l'istishab de l'état de l'acte ; l'istishab de l'état de la généralité jusqu'à la venue du spécifiant ; l'istishab du jugement du consensus ; et l'istishab d'une chose dont la Loi a établi l'existence et la permanence. Al-Ansari a dit : « l'accompagnement de l'inexistence originelle, ou de la généralité, ou du texte, ou de ce dont la Loi a établi l'existence, jusqu'à la venue de ce qui changerait » ; il est dit dans « al-Kulliyyat » : « toute chose restée avec une autre et l'ayant suivie l'a fait accompagner ; et tout jugement dont l'obligation a été connue dans le passé, puis le doute est survenu quant à sa disparition dans le présent : tel est le sens de l'istishab » ; il a un autre sens : tout jugement dont l'obligation a été connue par sa preuve dans le présent, puis le doute est survenu quant à sa disparition dans le passé ; certaines branches se rattachent au premier sens, d'autres au second. Il est dit dans « al-Dustur » : « c'est un jugement portant sur la persistance d'un état qui existait dans le premier temps et dont l'inexistence n'est pas conjecturée ».
Le fait de s'en tenir à ce qui prévalait, en maintenant ce qui était en son état, par défaut de ce qui changerait, ou avec la conjecture de sa disparition après l'effort de recherche ; il est de quatre sortes : l'istishab de l'état de la raison, l'istishab de l'état de la généralité jusqu'à la venue du spécifiant, l'istishab du jugement du consensus, et l'istishab d'une chose dont la Loi a établi l'existence et la permanence.
Il désigne le maintien de ce qui était en son état antérieur, par défaut de ce qui changerait.
Un nom verbal. Chez les hanafites : c'est le jugement portant sur la persistance d'un état vérifié dont l'inexistence n'est pas conjecturée. Dans la Madjalla (art. 1683) : c'est un jugement portant sur la persistance d'un état vérifié dont l'inexistence n'est pas conjecturée, et son sens est de maintenir ce qui était en son état. « As-sahib » : le compagnon inséparable, qu'il s'agisse d'un homme, d'un animal, d'un lieu ou d'un temps ; aucune différence entre une compagnie par le corps, qui est l'origine et le plus répandu, ou par le soin et la volonté ; (pluriel) : ashab, sihab, suhba, suhba et sahb ; aucun nom d'agent sur la forme fa'ala n'a été mis au pluriel, sinon celui-ci. : Celui qui s'accorde. : Le propriétaire de la chose. : Celui qui a la charge de la chose. : Celui qui a adopté une école ou un avis ; on dit : « les compagnons d'Abu Hanifa » et « les compagnons d'al-Shafi'i ».