Islam > Glossaire > Al-mubaal-ghaa
Découvrez la signification du terme Al-mubaal-ghaa (مُبَالغَة) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 2 min de lectureDans une chose, c'est l'augmenter selon la qualité et non selon la quantité, contrairement à la multiplication qui est une augmentation de la chose du point de vue de la quantité. Il y a donc entre les deux une différence telle que la différence entre le pied et la coudée. Il ressort clairement de là, selon les spécialistes de la morphologie, que la forme verbale taf'il peut parfois signifier l'exagération, comme dans sarraha (expliciter) et 'allama (enseigner), et parfois la multiplication, comme dans harraka (remuer) et tawwafa (circuler en tous sens). En rhistique (art du badi'), l'exagération comporte deux types : acceptable et rejetée. Elle consiste de manière générale à prétendrqu'un attribut a atteint, dans l'intensité ou la faiblesse, un degré impossible ou invraisemblable, et cela n'est prétendu que pour éviter de croire que cet attribut n'a pas de fin dans l'intensité ou la faiblesse. L'exagération se limite au tabligh (atteinte), à l'ighraq (exagération plausible) et au ghuluw (excès outrancier), car si ce qui est prétendu est possible rationnellement et par l'habitude, c'est le tabligh. Si c'est possible rationnellement mais pas par l'habitude, c'est l'ighraq. Et si ce n'est possible ni rationnellement ni par l'habitude, c'est le ghuluw. Le tabligh et l'ighraq sont acceptables en tout état de cause, tandis que la plus grande partie du ghuluw est rejetée et une partie est acceptable. Les détails se trouvent dans les livres de rhétorique.
C'est prétendre qu'un attribut a atteint, dans l'intensité ou la faiblesse, un degré impossible ou invraisemblable, afin que l'on ne croie pas qu'il n'a pas de fin en lui.