Que veut dire Al-tʿzyr ?

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Découvrez la signification du terme Al-tʿzyr (تعزير) dans le vocabulaire islamique.

Sommaire :

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

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Définition Al-tʿzyr

Al-tʿzyr selon Kitab at-Ta'rifat (Al-Jurjani)

C'est la correction châtiment en deç de la peine légale (hadd) ; son origine vient de al-'azr, qui est l'empêchement.

Al-tʿzyr selon Al-Kulliyat (Al-Kafawi)

Dans l'origine : repousser et détourner, et c'est l'empêchement ; en Loi : c'est la correction en deç de la peine légale.

Al-tʿzyr selon Dustur al-'Ulama (Al-Ahmadnagari)

Châtiment non quantifié, dû soit à Dieu Très-Haut, soit au serviteur ; sa cause est toute désobéissance (ma'siyya), actuelle ou verbale, qui ne comporte pas de peine légale : c'est donc la correction en deç de la peine légale. Son origine vient de al-'azr, l'empêchement et le détournement. Le maximum du ta'zir est de trente-neuf coups de fouet selon Abu Hanifa (que Dieu l'agrée) ; selon Abu Yusuf (que Dieu lui fasse miséricorde) c'est soixante-dix-sept, et dans une transmission soixante-dix-neuf, qui est la plus correcte selon lui (que Dieu lui fasse miséricorde). L'emprisonnement du fautif est valide s'il y a utilité. Selon Abu Yusuf (que Dieu lui fasse miséricorde), le ta'zir est à la mesure de la grandeur de l'infraction, comme dans al-Muhit, al-Dhakhira et autres. Son minimum est de trois coups, comme dans al-Kafi, ou d'un seul, comme dans al-Khazana, ou ce que juge l'imam, comme la réprimande et un coup, comme l'ont mentionné nos maîtres, comme dans al-Hidaya. Le principe est que si la faute est de celles pour lesquelles la peine légale est obligatoire, c'est le maximum qui s'applique ; sinon, elle est renvoyée au juge, comme dans les Fatawa Qadi Khan. L'imam et le juge ont le choix de corriger sans coups : par la gifle, le fait de secouer, la parole violente et l'injure licite autre que la calomnie (qadhf), c'est-à-dire l'injure autorisée comme « shaqi » (misérable) et le regard au visage.

Al-tʿzyr selon Mu'jam al-Mustalahat al-Fiqhiyya

En langue : l'empêchement ; on dit « 'azartuhu et 'azzartuhu » : quand on l'a empêché ; de là la correction en deç de la peine légale fut nommée ta'zir, parce qu'elle empêche le coupable de réitérer le péché. Al-Sa'di a dit : on dit « 'azzartuhu » : je l'ai honoré (waqqartuhu), et aussi : je l'ai discipliné ; c'est un mot à sens contraires (addad) ; c'est un taf'il issu de al-'azr, au sens d'empêcher et de contraindre à un ordre. Son origine est le secours et la vénération, et c'est dans ce sens la parole du Vrai Très-Haut : « fa-alladhina amanu bihi wa-'azzaruhu » (ceux qui croient en lui et le vénèrent).

Al-tʿzyr selon At-Tawqif (Al-Munawi)

Correction en deç de la peine légale pour une désobéissance ne comportant ni peine légale ni expiation ; vient de al-'azr, qui est la réprimande et l'empêchement ; mentionné par Ibn al-Kammal (At-Ta'rifat, p. 65). Al-Raghib a dit (al-Mufradat, p. 333) : al-ta'ziz est un secours avec vénération. Le ta'zir est une correction en deç de la peine légale et il remonte au premier sens : c'est une correction, et la correction est un secours par domination de quelque chose ; mais le premier est un secours en réprimant l'ennemi loin de lui, le second un secours en dominant ce qui est ennemi ; car les actes du mal sont l'ennemi de l'homme : dès qu'on les réprime loin de lui, on l'a secouru. S'y rattache le hadith : « Secours ton frère, qu'il soit oppresseur ou opprimé » (hasan sahih).

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