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Biographie de l'imam Abou Dawoud (Sulayman ibn al-Ash'ath) telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 275 H.
14 सितंबर 2026 को 20h10 बजे अपडेट किया गया
📖 22 मिनट पढ़ने का समयOn dit : le hafiz Ahmad lut devant lui le nom d'Usayd ibn al-Houdayr, et il le reprenit avec un kha pointé.
Rapportèrent de lui : son fils ; al-Qasim ibn Asbagh ; Muhammad ibn Abd al-Malik.
Il était d'adoration et de piété, qu'Allah le pardonne.
Il vécut environ quatre-vingt-dix ans, et mourut en l'année deux cent soixante-treize.
N° 117 : Abou Dawoud, Sulayman ibn al-Asch'ath ibn Chaddad. Son fils était ibn Amr ibn Amir, ainsi le nomme Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim.
Muhammad ibn Abd al-Aziz al-Hashimi dit : « Sulayman ibn al-Asch'ath ibn Bichr ibn Chaddad. »
Ibn Dasa et Abou Ubayd al-Ajurri disent : « Sulayman ibn al-Asch'ath ibn Ishaq ibn Bachir ibn Chaddad » ; et de même dit Abou Bakr al-Khatib dans sa « Chronique », ajoutant : « ibn Amr ibn Imran. »
L'imam, le cheikh de la Sunna, le préféré des hafiz, Abou Dawoud l'Azdi, le Sijistani, traditionniste de Bassora.
Il naquit en l'année deux cent deux. Il voyagea, collecta, composa, et excella en cette matière.
Abou Ubayd al-Ajurri dit : « Je l'ai entendu dire : je naquis en l'année deux ; je priai avec 'Affane en l'année dix-sept ; j'entrai à Bassora alors qu'on disait : hier est mort Uthman ibn al-Haytham le muezzin. »
« J'entendis d'Abou Umar l'aveugle une seule séance. »
Je dis : il mourut en Chaabane de l'année dix-sept, et Uthman mourut un mois avant lui.
Il dit : « J'accompagnai Umar ibn Hafs ibn Ghiyath jusqu'à sa demeure et je n'entendis pas de lui. J'entendis de Sa'id ibn Sulayman une seule séance, et d'Asim ibn Ali une seule séance. »
Je dis : il entendit à La Mecque d'al-Qa'nabi et de Sulayman ibn Harb.
Il entendit de : Mouslim ibn Ibrahim ; Abdallah ibn Raja' ; Abou al-Walid at-Tayalisi ; Moussa ibn Isma'il, et leurs pairs, à Bassora.
Puis il entendit à Koufa d'al-Hasan ibn ar-Rabi' al-Bourani, d'Ahmad ibn Younous al-Yarbou'i, et d'un groupe.
Il entendit d'Abou Tawba ar-Rabi' ibn Nafi', à Alep.
Et d'Abou Ja'far an-Noufayli, d'Ahmad ibn Abi Chou'ayb, et de plusieurs, à Harran.
Et de Haywa ibn Chourayh ; Yazid ibn Abd Rabbih ; et de gens, à Homs.
Et de Safwan ibn Salih ; Hicham ibn Ammar, à Damas.
Et d'Ishaq ibn Rahawayhi et ses pairs, au Khorasan.
Et d'Ahmad ibn Hanbal et ses pairs, à Bagdad.
Et de Qoutayba ibn Sa'id, à Balkh.
Et d'Ahmad ibn Salih, et de gens, en Égypte.
Et d'Ibrahim ibn Bachchar ar-Ramadi ; Ibrahim ibn Moussa al-Farra' ; Ali ibn al-Madini ; al-Hakam ibn Moussa ; Khalaf ibn Hicham ; Sa'id ibn Mansour ; Sahl ibn Bakkhar ; Chadh ibn Fayyad ; Abou Ma'mar Abdallah ibn Amr al-Mouq'ad ; Abd ar-Rahman ibn al-Moubarak al-Aychi ; Abd as-Salam ibn Mou tahhir ; Abd al-Wahhab ibn Najda ; Ali ibn al-Ja'd ; Amr ibn Awn ; Amr ibn Marzouq ; Muhammad ibn as-Sabbah ad-Doulabi ; Muhammad ibn al-Minhal l'aveugle ; Muhammad ibn Kathir al-Abdi ; Mousaddad ibn Mousarhad ; Mou'adh ibn Asad ; Yahya ibn Ma'in ; et bien d'autres peuples encore.
Rapportèrent de lui : Abou Isa, dans son « Jami » ; an-Nasa'i, selon ce qui est dit ; Ibrahim ibn Hamdan al-Aqouli ; Abou at-Tayyib Ahmad ibn Ibrahim ibn al-Ouchnani le Bagdadien, résidant à la Rahba, transmetteur des « Sunan » de lui ; Abou Hamid Ahmad ibn Ja'far al-Asch'ari al-Isbahani ; Abou Bakr an-Najjad ; Abou Amr Ahmad ibn Ali ibn Hasan al-Basri, transmetteur des « Sunan » de lui ; Ahmad ibn Dawoud ibn Sulaym ; Abou Sa'id ibn al-A'rabi, transmetteur des « Sunan » d'après lui malgré une lacune ; Abou Bakr Ahmad ibn Muhammad al-Khallal le juriste ; Ahmad ibn Muhammad ibn Yassine al-Harawi ; Ahmad ibn al-Mou'alla ad-Dimashqi ; Ishaq ibn Moussa ar-Ramli le papetier ; Isma'il ibn Muhammad as-Saffar.
Et Harb ibn Isma'il al-Kermani ; al-Hasan ibn le porteur du châle ; al-Hasan ibn Abdallah ad-Dari' ; al-Husayn ibn Idris al-Harawi.
Et Zakariyya ibn Yahya as-Saji ; Abdallah ibn Ahmad al-Ahwazi ; son fils Abou Bakr ibn Abi Dawoud ; Abou Bakr ibn Abi ad-Dunya ; Abdallah, neveu d'Abou Zur'a ; Abdallah ibn Muhammad ibn Ya'qoub ; Abd ar-Rahman ibn Khallad ar-Ramahormouzi ; Ali ibn al-Hasan ibn al-Abd al-Ansari, l'un des transmetteurs des « Sunan » ; Ali ibn Abd as-Samad Maghama ; 'Isa ibn Sulayman al-Bakri.
Et al-Fadl ibn al-Abbas ibn Abi ach-Chawarib ; et le hafiz Abou Bichr ad-Doulabi.
Et Abou Ali Muhammad ibn Ahmad al-Lu'lu'i, transmetteur des « Sunan » ; Muhammad ibn Ahmad ibn Ya'qoub al-Mattouthi le Basri, transmetteur de son « Livre du destin » ; Muhammad ibn Bakr ibn Dasa le marchand de fruits, parmi les transmetteurs des « Sunan » ; Muhammad ibn Ja'far ibn al-Firyabi ; Muhammad ibn Khalaf ibn al-Marzban ; Muhammad ibn Raja' al-Basri ; Abou Salim Muhammad ibn Sa'id al-Adami ; Abou Bakr Muhammad ibn Abd al-Aziz al-Hashimi le Mecquois ; Abou Ousama Muhammad ibn Abd al-Malik ar-Rawwas, transmetteur des « Sunan » avec des lacunes ; Abou Ubayd Muhammad ibn Ali ibn Uthman al-Ajurri le hafiz ; Muhammad ibn Makhlad al-Attar le fougueux ; Muhammad ibn al-Mundhir Chakkar ; Muhammad ibn Yahya ibn Mirdas as-Sulami ; Abou Bakr Muhammad ibn Yahya as-Souli ; Abou Awana Ya'qoub ibn Ishaq al-Isfarayini.
An-Nasa'i rapporta dans ses « Sunan » des passages où il dit : Abou Dawoud nous a rapportés : Sulayman ibn Harb nous a rapportés ; et : an-Noufayli nous a rapportés ; et : Abd al-Aziz ibn Yahya al-Madani nous a rapportés ; et Ali ibn al-Madini, Amr ibn Awn, Mouslim ibn Ibrahim, Abou al-Walid. Il apparaît donc qu'Abou Dawoud, en tous ces endroits, est le Sijistani, car il est connu pour la transmission des Sept. Mais Abou Dawoud Sulayman ibn Sayf al-Harrani partagea avec lui la transmission de certains d'entre eux, et an-Nasa'i rapporta beaucoup d'al-Harrani.
An-Nasa'i rapporta aussi dans le « Livre des kunyas », de Sulayman ibn al-Asch'ath sans le nommer par sa kunya.
Le hafiz Ibn Asakir mentionna dans « Nablous » qu'an-Nasa'i rapporte d'Abou Dawoud le Sijistani.
Un groupe qui entendit Ibn Tabarzad m'informa : Abou al-Badr al-Karkhi nous informa : Abou Bakr al-Khatib nous informa : Abou Umar al-Hashimi nous informa : Abou Ali al-Lu'lu'i nous informa : Abou Dawoud nous informa : Muhammad ibn Kathir nous informa : Ja'far ibn Sulayman nous informa, d'Awn, d'Abou Raja', d'Imran ibn Houssayn, qui dit : un homme vint au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et dit : « Que la paix soit sur vous. » Il lui répondit, puis il s'assit. Le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dit : « Dix. »
Puis vint un autre, qui dit : « Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah. » Il lui répondit, et il s'assit. Il dit : « Vingt. »
Puis vint un autre, qui dit : « Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. » Il lui répondit, il s'assit, et il dit : « Trente. »
Abou al-Husayn Ali ibn Muhammad, ce me semble, et Umar ibn Muhammad al-Farisi, et un groupe, nous informèrent : Abdallah ibn Umar nous informa : Abd al-Awwal ibn 'Isa nous informa : Abou al-Hasan ad-Dawoudi nous informa : Abdallah ibn Ahmad nous informa : 'Isa ibn Umar as-Samarqandi nous informa : Abdallah ibn Abd ar-Rahman le hafiz nous informa : Muhammad ibn Kathir nous informa, et il le mentionne dans le même sens.
Abou Abd ar-Rahman an-Nasa'i l'extrayit d'Abou Dawoud, de Muhammad ibn Kathir ; et Abou Isa l'extrayit dans son « Jami » du hafiz Abdallah ad-Darimi. Nous avons concordé avec tous les deux par une chaîne élevée.
Abou al-Qasim Abd ar-Rahman ibn Abd al-Halim le juriste nous informa, de ma lecture : Ali ibn Moukhtar nous informa : Ahmad ibn Muhammad le hafiz nous informa : Abou Bakr Ahmad ibn Ali as-Soufi nous informa : Ali ibn Ahmad ar-Razzaz nous informa : Ahmad ibn Salman le juriste nous rapporta : Abou Dawoud Sulayman ibn al-Asch'ath nous rapporta, à Bassora : Abou Tawba ar-Rabi' ibn Nafi' nous rapporta : Ubaydallah ibn Amr nous rapporta, d'Ayyoub, d'Ibn Sirine, d'Abou Hourayra :
Que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, « a interdit la spéculation sur les marchandises conduites. Quiconque la spécule, qu'il l'achète : le détenteur de la marchandise a le choix lorsque le marché est atteint. »
Ce hadith est authentique et rare ; at-Tirmidhi l'a extrait par la voie d'Ubaydallah ibn Amr, et il est l'un de ses hadiths singuliers.
Nous possédons plusieurs hadiths élevés d'Abou Dawoud, et le « Livre de l'abrogeant » qui est de lui.
Il résida à Bassora après la destruction du vil tyran des Zandj, et y répandit la science ; il faisait des allers-retours vers Bagdad.
Abou Bakr al-Khatib dit : « On dit qu'il composa son livre des "Sunan" autrefois, et le soumit à Ahmad ibn Hanbal, qui en demanda bénéfice et l'approuva. »
Abou Ubayd dit : « J'ai entendu Abou Dawoud dire : j'ai vu Khalid ibn Khidach mais je n'ai pas entendu de lui ; je n'ai pas entendu de Youssouf as-Saffar, ni d'Ibn al-Isbahani, ni d'Amr ibn Hammåd. Et le hadith est une subsistance. »
Abou Ubayd al-Ajurri dit : « Abou Dawoud ne transmettait pas d'Ibn al-Himmani, ni de Souwayd, ni d'Ibn Kasib, ni de Muhammad ibn Houmayd, ni de Soufyan ibn Waki'. »
Abou Bakr ibn Dasa dit : « J'ai entendu Abou Dawoud dire : j'ai écrit d'après le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, cinq cent mille hadiths. J'en ai sélectionné ce que ce livre contient », c'est-à-dire le livre des « Sunan » : « j'y ai rassemblé quatre mille huit cents hadiths. J'ai mentionné l'authentique, et ce qui lui ressemble et s'en approche. Et quatre hadiths suffisent à l'homme pour sa religion de tout cela :
Le premier, sa parole, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : « Les œuvres ne valent que par les intentions. »
Le deuxième : « Il fait partie de la belle religion de l'homme de délaisser ce qui ne le regarde pas. »
Le troisième, sa parole : « Le croyant n'est pas croyant tant qu'il ne souhaite pas pour son frère ce qu'il souhaite pour lui-même. »
Et le quatrième : « Le licite est manifeste. » Et le hadith continue. »
Al-Khatib les rapporta : « Abou Bakr Muhammad ibn Ali ibn Ibrahim le réciteur de Daynawar me les rapporta avec ces mots mêmes : j'ai entendu Abou al-Husayn Muhammad ibn Abdallah ibn al-Hasan al-Faradi, qui a entendu Ibn Dasa. »
Sa parole : « quatre hadiths suffisent à l'homme pour sa religion » : cela est inadmissible ; le musulman a plutôt besoin d'un grand nombre de Sunans authentiques, avec le Coran.
Abou Bakr al-Khallal dit : « Abou Dawoud est l'imam, le préféré de son temps, un homme que personne n'a précédé dans la connaissance de l'extraction des sciences élevées, et dont la perspicacité dans leurs lieux n'a d'égal chez personne en son temps ; un homme pieux, éminent. Ahmad ibn Hanbal entendit de lui un seul hadith, qu'Abou Dawoud mentionnait. »
Je dis : c'est le hadith d'Abou Dawoud, de Muhammad ibn Amr ar-Razi, d'Abd ar-Rahman ibn Qays, de Hammåd ibn Salama, d'Abou al-Ouchara', de son père : que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, fut interrogé sur la Omra du mois de Rajab, et il la jugea bonne.
Ce hadith est étrange : on a critiqué Ibn Qays à cause de lui. Ce qui est mémorisé chez Hammåd avec cette chaîne, c'est le hadith : « N'y a-t-il de sacrifice que du animal borgne-entier » ou approchant. Puis al-Khallal dit : « Ibrahim al-Isbahani ibn Ourma, et Abou Bakr ibn Sadaqa, élevaient son rang et le mentionnaient comme nul homme de son temps semblable à lui. »
Ahmad ibn Muhammad ibn Yassine dit : « Abou Dawoud était l'un des hafiz de l'Islam pour le hadith du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, sa science, ses défauts et ses chaînes ; au plus haut degré de dévotion, de chasteté, de droiture et de piété : un cavalier du hadith. »
Abou Bakr Muhammad ibn Ishaq as-Saghani et Ibrahim al-Harbi disent : « Lorsqu'Abou Dawoud composa le livre des "Sunan", le hadith lui devint doux, comme le fer devint doux à Dawoud, sur lui la paix. »
Al-Hakim : « J'ai entendu az-Zoubayr ibn Abdallah ibn Moussa : j'ai entendu Muhammad ibn Makhlad dire : Abou Dawoud mémorisait cent mille hadiths. Lorsqu'il composa le livre des "Sunan" et le lut devant les gens, son livre devint pour les gens du hadith comme le Coran : ils le suivaient sans le contredire, et les gens de son temps lui reconnurent la mémoire et la préséance en la matière. »
Le hafiz Moussa ibn Haroun dit : « Abou Dawoud fut créé en ce monde pour le hadith, et dans l'au-delà pour le Paradis. »
Allan ibn Abd as-Samad dit : « J'ai entendu Abou Dawoud : il était des cavaliers du hadith. »
Abou Hatim ibn Hibban dit : « Abou Dawoud est l'un des imams du monde en fiqh, en science et en mémoire, en dévotion, en piété et en exactitude. Il collecta, composa, et défendit les Sunan. »
Le hafiz Abou Abdallah ibn Manda dit : « Ceux qui ont extrait les recueils et distingué l'établi du défectueux, l'erreur du juste, sont quatre : al-Boukhari, Muslim, puis Abou Dawoud et an-Nasa'i. »
Abou Abdallah al-Hakim dit : « Abou Dawoud est l'imam des gens du hadith en son époque sans rival. Il entendit en Égypte, au Hedjaz, en Syrie, dans les deux Irak et au Khorasan. Il avait écrit au Khorasan avant de partir pour l'Irak, dans son pays et à Hérat ; il écrivit à Baglan auprès de Qoutayba, et à Rayy auprès d'Ibrahim ibn Moussa. Ses chaînes les plus élevées sont : al-Qa'nabi, Mouslim ibn Ibrahim, puis il nomme un groupe. »
Il dit : « Il avait écrit autrefois à Nishapur, puis voyagea avec son fils Abou Bakr vers le Khorasan. »
Abou Ubayd al-Ajurri rapporta d'Abou Dawoud, qui dit : « Je suis entré à Koufa en l'année vingt et un. Et je n'ai vu à Damas rien de pareil à Abou an-Nadr al-Faradisi. Il pleurait beaucoup. J'ai écrit de lui en l'année deux et vingt. »
Le juge Khalil ibn Ahmad as-Sijzi dit : « J'ai entendu Ahmad ibn Muhammad ibn al-Layth, juge de notre pays, dire : Sahl ibn Abdallah at-Toustari vint à Abou Dawoud le Sijistani. On dit : ô Abou Dawoud, voici Sahl ibn Abdallah, venu à toi en pèlerin. Il l'accueillit et le fit asseoir. Sahl dit : ô Abou Dawoud, j'ai une demande à toi. Il dit : laquelle ? Il dit : que tu dises : je l'ai accomplie pleinement, selon ma capacité. Il dit : oui. Il dit : sors-moi ta langue avec laquelle tu transmets les hadiths du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, afin que je l'embrasse. Il sortit sa langue et il l'embrassa. »
Isma'il ibn Muhammad as-Saffar rapporta, d'as-Saghani, qui dit : « Le hadith devint doux à Abou Dawoud le Sijistani, comme le fer devint doux à Dawoud. »
Moussa ibn Haroun dit : « Je n'ai rien vu de plus vertueux qu'Abou Dawoud. »
Ibn Dasa dit : « J'ai entendu Abou Dawoud dire : j'ai mentionné dans les "Sunan" l'authentique et ce qui s'en approche : s'il s'y trouve une faiblesse forte, je l'ai signalée. »
Je dis : il a été fidèle, qu'Allah lui fasse miséricorde, à cela selon son effort ; il a signalé ce dont la faiblesse était forte et intolérable, et il a croisé le fer contre ce dont la faiblesse était légère et tolérable. Il ne résulte donc pas, en cet état, de son silence sur le hadith qu'il soit jugé bon à ses yeux, surtout lorsque nous appliquons les bornes du jugement "bon" selon notre convention moderne récente, qui, selon l'usage des anciens, revient à une catégorie de l'authentique, celle qui doit être mise en œuvre selon la majorité des savants ; ou celle dont Abou Abdallah al-Boukhari se détournait et que Mouslim défendait ; ou l'inverse. Il est alors dans le plus bas des degrés de la véracité : s'il descendait au-dessous de cela, il sortirait du champ de la preuve, et resterait en balance entre faiblesse et beauté. Le livre d'Abou Dawoud a pour plus haut degré d'établissement ce qu'ont extrait les deux cheikhs, et cela vaut environ la moitié du livre ; puis vient ce qu'a extrait l'un des deux cheikhs et dont l'autre s'est détourné.
Vient ensuite ce dont les deux se sont détournés ; puis ce dont les deux se sont détournés, et sa chaîne était bonne, exempte de défaut et de déviance ; puis vient ce dont la chaîne est correcte et que les savants ont accepté parce qu'il procède de deux voies souples et au-delà, chacune des deux chaînes appuyant l'autre ; puis vient ce dont la chaîne fut affaiblie par l'insuffisance de la mémoire de son rapporteur : cela, Abou Dawoud le défend et s'en tait le plus souvent ; puis vient ce qui était manifestement faible par son rapporteur : cela, il ne s'en tait pas, mais le déclare faible le plus souvent ; parfois il s'en tait en raison de sa renommée et de son étrangeté. Et Allah sait mieux.
Le hafiz Zakariyya as-Saji dit : « Le Livre d'Allah est le fondement de l'islam, et le livre d'Abou Dawoud est le pacte de l'islam. »
Je dis : Abou Hanifa, avec son imamat en hadith et ses branches, était des grands juristes : son livre en témoigne. Il était des nobles des disciples de l'imam Ahmad : il fréquenta son cercle un temps et l'interrogea sur les subtilités des questions, dans les ramifications et les principes.
Il suivait la doctrine des anciens : suivre la Sunna, s'y soumettre, et s'abstenir de s'aventurer dans les défilés de la dialectique.
Al-A'mach rapporta, d'Ibrahim, d'Alqama, qui dit : « Abdallah ibn Mas'oud ressemblait au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dans sa guidance et sa direction. » Et Alqama ressemblait à Abdallah en cela.
Jarir ibn Abd al-Hamid dit : « Ibrahim an-Nakha'i ressemblait à Alqama en cela ; et Mansour ressemblait à Ibrahim. »
On dit : « Soufyan ath-Thawri ressemblait à Mansour ; Waki' ressemblait à Soufyan ; Ahmad ressemblait à Waki' ; et Abou Dawoud ressemblait à Ahmad. »
Al-Khattabi dit : Abdallah ibn Muhammad al-Miski me rapporta : Abou Bakr ibn Jabir, serviteur d'Abou Dawoud, qu'Allah lui fasse miséricorde, me rapporta : « J'étais avec Abou Dawoud à Bagdad. Nous avons prié le maghreb, et l'émir Abou Ahmad al-Mouwaffaq, c'est-à-dire le prince héritier, vint à lui et entra. Abou Dawoud se tourna vers lui et dit : qu'a amené l'émir à un pareil moment ? »
« Il dit : trois demandes. Il dit : lesquelles ? Il dit : tu déménages à Bassora et la prends comme résidence, pour que les étudiants en science émigrent vers toi et qu'elle s'anime grâce à toi : car elle est dévastée, et les gens s'en sont détournés à cause de l'épreuve des Zandj qui s'y est produite. »
Il dit : « Voilà la première. »
Il dit : « Et tu transmets les "Sunan" à mes enfants. »
Il dit : « Oui. Donne la troisième. »
Il dit : « Et tu leur réserves une séance distincte, car les fils des califes ne s'assoient pas avec le commun. »
Il dit : « Celle-ci est hors de portée, car les gens sont égaux dans la science. »
Ibn Jabir dit : « Ils assistaient donc et s'asseyaient dans un grand panier de jonc couvert d'un voile, et écoutaient avec le commun. »
Ibn Dasa dit : « Abou Dawoud avait une grande boîte et une boîte étroite. On l'interrogea là-dessus, et il dit : la grande est pour les livres ; l'autre, on n'en a pas besoin. »
Abou Bakr ibn Abi Dawoud dit : « J'ai entendu mon père dire : la meilleure parole est celle qui entre dans l'oreille sans permission. »
Abou Ubayd al-Ajurri dit : « J'ai entendu Abou Dawoud dire : al-Layth a rapporté d'az-Zouhri, et il a rapporté de quatre : il a rapporté d'az-Zouhri, de Khalid ibn Yazid, de Sa'id ibn Abi Hilal, d'Ibrahim ibn Sa'd, et de Salih ibn Kaysan, d'az-Zouhri. »
Et j'ai entendu Abou Dawoud dire : « Oumayr ibn Hani' était fataliste : il glorifiait chaque jour cent mille fois. Il fut tué avec patience à Darayya, au temps de Yazid ibn al-Walid, et il l'incitait à cela. »
Abou Dawoud dit : « Mouslima ibn Muhammad nous a rapportés de lui Mousaddad. » Abou Ubayd dit : « J'ai dit à Abou Dawoud : il a rapporté de Hicham ibn Ourwa, de son père, de 'Aicha : "Gardez-vous des Noirs, car c'est une créature déformée." Il dit : quiconque rapporte cela, accusez-le. »
Abou Dawoud dit : « Younous ibn Boukayr n'est pas pour moi une preuve. Lui et al-Bakkai ont entendu d'Ibn Ishaq à Rayy. »
Al-Hakim dit : « Sulayman ibn al-Asch'ath le Sijistani : sa naissance est au Sijistan, et il possède, ainsi que ses ancêtres jusqu'à aujourd'hui, des liens, des biens et des waqfs dans ce pays. Il en partit en quête du hadith vers Bassora, l'habita, et y fit beaucoup d'auditions de Sulayman ibn Harb, d'Abou an-Nu'man et d'Abou al-Walid. Puis il entra en Syrie et en Égypte, revint vers l'Irak, puis voyagea avec son fils Abou Bakr vers les derniers grands maîtres. Il vint à Nishapur et fit auditionner son fils d'Ishaq ibn Mansour. Puis il partit pour le Sijistan. »
« Il y rencontra ses parents, puis revint à Bassora et l'habitua comme résidence. »
Muhammad ibn Abdallah l'ascète d'Isfahan nous rapporta : Abou Bakr ibn Abi Dawoud nous rapporta : mon père nous rapporta : Muhammad ibn Amr ar-Razi nous rapporta : Abd ar-Rahman ibn Qays nous rapporta : Hammåd ibn Salama nous rapporta, d'Abou al-Ouchara' ad-Darimi, de son père : « Le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, fut interrogé sur la Omra du mois de Rajab, et il la jugea bonne. »
On dit : Ahmad a écrit d'Abou de ce dernier. Je le mentionnai à Ahmad et il dit : oui.
Je dis : et comment cela fut-il ? Il dit : « Nous mentionnâmes un jour les hadiths d'Abou al-Ouchara'. Ahmad dit : je ne lui connais que trois hadiths, et seul Hammåd a rapporté de lui le hadith de la femelle complète, et le hadith : j'ai vu sur la tête d'Abou al-Ouchara' un turban. » Je mentionnai à Ahmad ceci, et il dit : « Dicte-le-moi. »
Puis il dit : « Muhammad ibn Abi Samina a un hadith rare auprès d'Abou Dawoud. » Il m'interrogea, et Muhammad ibn Yahya ibn Abi Samina l'écrivit de moi.
Al-Hakim dit : Abou Hatim ibn Hibban nous informa : « J'ai entendu le fils d'Abou Dawoud : j'ai entendu mon père dire : j'ai atteint parmi les gens du hadith ceux que j'ai atteints : il n'y avait pas parmi eux de plus grand mémorisateur du hadith, ni de plus grand collecteur, qu'Ibn Ma'in ; ni de plus pieux, ni de plus savant du fiqh du hadith, qu'Ahmad ; et le plus savant d'entre eux dans ses défauts est Ali ibn al-Madini. Et j'ai vu Ishaq, avec sa mémoire et sa connaissance, préférer Ahmad ibn Hanbal et lui reconnaître cela. »
Muhammad ibn Ishaq ibn Manda me rapporta : Abd al-Karim ibn an-Nasa'i me rapporta : mon père me rapporta : Abou Dawoud Sulayman ibn al-Asch'ath nous rapporta, à Bassora : « az-Zouhri entendit de treize hommes, parmi les Compagnons du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : Anas ; Sahl ; as-Sa'ib ; Sounayn Abi Joumayla ; Mahmoud ibn ar-Rabi' ; un homme de Bali ; Ibn Abi Sou'ayr ; Abou Oumama ibn Sahl. »
« On dit : Ibn Umar ? Il dit : j'ai vu Ibn Umar faire couler de l'eau sur son visage pour rafraîchir. »
« On dit : Ibrahim ibn Abd ar-Rahman ibn Awf mentionnait le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, le jour de sa mort ; et Abd ar-Rahman ibn Azhar. »
Abou al-Husayn Ali ibn Muhammad nous informa, et Isma'il ibn Abd ar-Rahman, et Muhammad ibn Bayan, de ma lecture : al-Hasan ibn as-Sabbah nous informa : Abdallah ibn Rifaa nous informa : Ali ibn al-Hasan le juge nous informa : Abd ar-Rahman ibn Umar an-Nahhas nous informa :
Abou Sa'id Ahmad ibn Muhammad ibn al-A'rabi nous rapporta : Abou Dawoud Sulayman ibn Harb et Mousaddad nous rapportèrent :
Hammåd nous informa, de Thabit, d'Abou Bourda, d'al-Agharr, qui eut la compagnie du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et qui dit : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : « Il s'accumule sur mon cœur, et je demande à Allah le pardon cent fois par jour. »
Muslim l'extrayit aussi de ce hadith de Hammåd, qui est Ibn Zayd ; et Muslim l'extrayit du hadith d'Amr ibn Mourra, d'Abou Bourda, d'al-Agharr ibn Yassar al-Mouzani ; on dit : al-Jouhani. Et je ne connais pas qu'il ait rapporté autre chose que ce hadith.
Abou Sa'id ath-Thaghri nous informa : Abd al-Latif ibn Youssouf nous informa : Abd al-Haqq nous informa : Ali ibn Muhammad nous informa : Abou al-Hasan al-Hammami nous informa : Ibn Qani' nous informa : Ali ibn Muhammad ibn Abi ach-Chawarib nous rapporta : Abou al-Walid nous rapporta : Chou'ba dit :
Amr ibn Mourra m'informa, disant : j'ai entendu Abou Bourda rapporter d'un homme de Jouhayna appelé al-Agharr, qui fut des Compagnons du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qu'il entendit le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, dire : « Ô gens ! Revenez repentants vers votre Seigneur, car je reviens repentant vers Allah cent fois par jour. »
Abou Dawoud dit dans ses « Sunan » : « J'ai greffé un concombre à Égypte : il eut treize entre-nœuds. Et j'ai vu un cédrat sur un chameau, coupé en deux moitiés, préparé en façon de deux grenades. »
Quant au Sijistan, la région dont est issu l'imam Abou Dawoud : c'est une petite région distincte, contiguë à la région du Sind ; à son ouest se trouve le pays de Hérat ; à son sud, un désert entre lui et la région de Perse et de Kerman ; à son est, un désert et une steppe entre lui et le Makran qui est la base du Sind ; et la totalité de cette limite orientale est le pays de Multan ; à son nord, le commencement de l'Inde.
Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Abou Dawoud, Abou Dawud, Abou Daoud, Abou Dawood, Abou Dawoud as-Sijistani, Sulayman ibn al-Achath, Sulayman ibn al-Ash'ath. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.