Cette page présente la sourate Al-Qasas (القصص) mot à mot, dans son intégralité : 28ème sourate du Coran, mecquoise, révélée à La Mecque, 88 versets, 1 430 mots. Chaque verset est affiché en arabe avec sa traduction française, puis découpé en mots, chacun accompagné de sa translittération et de sa signification.
Avec 1 430 mots à découvrir, la sourate Al-Qasas devient accessible même sans savoir lire l'arabe : la translittération guide la prononciation et la signification donne le sens. Répétez chaque mot, puis relisez le verset entier : c'est la méthode la plus efficace pour mémoriser cette sourate, comprendre ce que l'on récite dans la prière et enrichir son vocabulaire du Coran.
Se comportant en tyran arrogant et en être malfaisant dans son pays, Pharaon avait réparti ses sujets en castes, opprimant le groupe le plus faible dont il avait ordonné que les fils soient égorgés, seules les filles devant être épargnées.
إِنَّinnaCertes,
فِرْعَوْنَfir'ʿawnaPharaon
عَلَاʿalāa été hautain
فِىfīsur
ٱلْأَرْضِl-arḍila terre
وَجَعَلَwajaʿalaet a fait
أَهْلَهَاahlahā(de) ses gens
شِيَعًۭاshiyaʿandes groupes
يَسْتَضْعِفُyastaḍʿifu(qui) voyaient comme faible
طَآئِفَةًۭṭāifatanun groupe
مِّنْهُمْmin'humparmi eux :
يُذَبِّحُyudhabbiḥuils égorgeaient
أَبْنَآءَهُمْabnāahumleurs fils
وَيَسْتَحْىِۦwayastaḥyīet laissaient vivre
نِسَآءَهُمْ ۚnisāahumleurs femmes.
إِنَّهُۥinnahuCertes, il
كَانَkānaétait
مِنَminaparmi
ٱلْمُفْسِدِينَl-muf'sidīnales semeurs de corruption.
Or, Nous voulions favoriser le peuple qui était ainsi persécuté, lui rendre sa liberté, en faire un modèle pour les nations et lui faire hériter de l’autorité.
Nous avons inspiré à la mère de Moïse : « Allaite ton nouveau-né. Si tu crains pour sa vie, dépose-le à la surface du Nil, sans avoir peur et sans t’affliger, car Nous allons te le rendre et en faire l’un de Nos Messagers. »
La famille de Pharaon découvrit alors et recueillit celui qui allait devenir son ennemi et provoquer son affliction. Pharaon, Haman et leurs armées vivaient dans le péché.
فَٱلْتَقَطَهُۥٓfal-taqaṭahuEt l’a ensuite récupéré d’un endroit surprenant
ءَالُālu(la) famille
فِرْعَوْنَfir'ʿawna(de) Pharaon
لِيَكُونَliyakūnaafin qu’il devienne
لَهُمْlahumpour eux
عَدُوًّۭاʿaduwwanun ennemi
وَحَزَنًا ۗwaḥazananet de la tristesse.
إِنَّinnaCertes,
فِرْعَوْنَfir'ʿawnaPharaon
وَهَـٰمَـٰنَwahāmānaet Hâmân
وَجُنُودَهُمَاwajunūdahumāet leurs troupes
كَانُوا۟kānūétaient
خَـٰطِـِٔينَkhāṭiīnades gens qui font des erreurs.
La femme de Pharaon dit à ce dernier : « Cet enfant fera notre joie. Ne le tuez pas. Il nous sera peut-être utile ou alors pourrons-nous l’adopter. » Ils ne se doutaient encore de rien.
وَقَالَتِwaqālatiEt a dit
ٱمْرَأَتُim'ra-atu(la) femme
فِرْعَوْنَfir'ʿawna(de) Pharaon
قُرَّتُqurratu« Un refroidissement
عَيْنٍۢʿaynin(d’)œil (=quelque chose qui rend heureux)
L’esprit de la mère de Moïse fut à tel point préoccupé par son enfant qu’elle faillit dévoiler la vérité, mais Nous avons raffermi son cœur afin qu’elle croie en Notre promesse.
Or, Nous avions décrété qu’il refuserait le sein des nourrices. Sa sœur proposa donc : « Puis-je vous indiquer une famille qui saura prendre soin de ce nourrisson et l’entourer d’attention ? »
۞ وَحَرَّمْنَاwaḥarramnāEt Nous avons interdit
عَلَيْهِʿalayhià lui
ٱلْمَرَاضِعَl-marāḍiʿales nourrices allaitantes
مِنmin[d’]
قَبْلُqabluauparavant,
فَقَالَتْfaqālatelle a donc dit :
هَلْhal« Est-ce que (vous voulez)
أَدُلُّكُمْadullukum(que) je vous dirige
عَلَىٰٓʿalāvers
أَهْلِahli(les) gens
بَيْتٍۢbaytin(d’)une maison
يَكْفُلُونَهُۥyakfulūnahuseront responsables (de) lui
Nous l’avons ainsi rendu à sa mère afin qu’elle puisse se consoler et se réjouir de sa présence, et qu’elle sache que la promesse d’Allah s’accomplit toujours, bien que la plupart des hommes n’en soient pas conscients.
Lorsque Moïse eut atteint la force de l’âge et sa pleine maturité, Nous lui fîmes don de sagesse et de science. C’est ainsi que Nous rétribuons les hommes de bien.
Moïse pénétra dans la cité à une heure où les rues étaient désertées par ses habitants. Là, il trouva deux hommes en train de s’empoigner, l’un appartenant à sa nation, l’autre au clan ennemi. Le premier l’appela au secours contre son adversaire auquel Moïse assena un coup de poing mortel. « Ceci, se dit Moïse, est l’œuvre de Satan, l’ennemi déclaré des hommes qu’il ne cesse d’égarer »,
وَدَخَلَwadakhalaEt il est entré
ٱلْمَدِينَةَl-madīnata(dans) la ville
عَلَىٰʿalāà
حِينِḥīniun moment
غَفْلَةٍۢghaflatin(d’)inattention
مِّنْminpar
أَهْلِهَاahlihāses gens
فَوَجَدَfawajadaet il a ensuite trouvé
فِيهَاfīhāen elle
رَجُلَيْنِrajulaynideux hommes
يَقْتَتِلَانِyaqtatilāni(qui) se battaient,
هَـٰذَاhādhācelui-ci
مِنmin(était) de
شِيعَتِهِۦshīʿatihison groupe
وَهَـٰذَاwahādhāet celui-ci
مِنْmin(faisait partie) de
عَدُوِّهِۦ ۖʿaduwwihison ennemi.
فَٱسْتَغَـٰثَهُfa-is'taghāthahuLui a donc demandé de l’aide
avant d’ajouter : « Veuille, Seigneur, me pardonner, car j’ai été injuste envers moi-même. » Allah, le Très Clément, le Très Miséricordieux, lui accorda donc Son pardon.
Il se retrouva, le lendemain, dans la ville, inquiet et aux aguets. Et voici que celui qui la veille l’avait appelé au secours réclamait de nouveau son aide à grands cris. Moïse lui dit : « Tu es manifestement un dévoyé ! »
فَأَصْبَحَfa-aṣbaḥaEt il a ensuite atteint l’aube
فِىfīdans
ٱلْمَدِينَةِl-madīnatila ville
خَآئِفًۭاkhāifan(en étant) quelqu’un qui a peur
يَتَرَقَّبُyataraqqabu(dans l’état où) il était vigilant
فَإِذَاfa-idhāet à ce-moment-là
ٱلَّذِىalladhīcelui qui
ٱسْتَنصَرَهُۥis'tanṣarahului a demandé de l’aide contre l’ennemi
بِٱلْأَمْسِbil-amsidans la veille
يَسْتَصْرِخُهُۥ ۚyastaṣrikhuhul’appelait au secours.
قَالَqālaA dit
لَهُۥlahuà lui
مُوسَىٰٓmūsāMoïse :
إِنَّكَinnaka« Certes, tu (es)
لَغَوِىٌّۭlaghawiyyuncertainement un égaré du droit chemin
Au moment où Moïse voulut s’attaquer à leur ennemi commun, il s’écria : « Veux-tu, Moïse, me tuer comme tu as provoqué hier la mort d’un homme ? Tu veux décidément te comporter comme un être brutal sur terre, non comme un homme enclin à faire le bien. »
Accourant du bout de la ville, un homme vint l’avertir : « Moïse ! Les grands d’Egypte sont en train de délibérer à ton sujet, déterminés à t’exécuter. Je te conseille donc sincèrement de quitter la cité ! »
Parvenu au puits de Madian, il trouva un groupe d’hommes abreuvant leurs troupeaux, tandis que deux femmes, en retrait, retenaient leurs bêtes. Moïse leur demanda : « Pourquoi restez-vous à l’écart ? » « Nous n’abreuverons nos bêtes qu’après le départ des bergers. Notre père est bien trop âgé », répondirent les deux femmes.
وَلَمَّاwalammāEt quand
وَرَدَwaradail est arrivé [à de l’eau]
مَآءَmāa(à l’)eau
مَدْيَنَmadyana(de) Madian,
وَجَدَwajadail a trouvé
عَلَيْهِʿalayhiauprès d’elle
أُمَّةًۭummatanune communauté
مِّنَminaparmi
ٱلنَّاسِl-nāsiles gens
يَسْقُونَyasqūna(qui) donnaient à boire (aux animaux)
وَوَجَدَwawajadaet a trouvé
مِنmin[d’]
دُونِهِمُdūnihimu(à) côté (d’)eux
ٱمْرَأَتَيْنِim'ra-ataynideux femmes
تَذُودَانِ ۖtadhūdāni(qui) gardaient (leurs animaux) à l’écart.
Moïse abreuva donc leurs bêtes, puis alla se mettre à l’ombre en implorant : « J’ai grand besoin, Seigneur, de tout bienfait que Tu voudras bien répandre sur moi. »
فَسَقَىٰfasaqāIl a donc donné à boire (aux animaux)
Quelque temps après, l’une des deux femmes s’approcha pudiquement et lui dit : « Mon père te convie afin de te récompenser pour avoir abreuvé nos bêtes. » Lorsque Moïse se fut présenté au vieil homme et lui eut relaté son histoire, celui-ci le rassura : « Tu n’as plus rien à craindre. Tu es sauvé de ce peuple injuste. »
فَجَآءَتْهُfajāathuEt est ensuite arrivée (chez) lui
إِحْدَىٰهُمَاiḥ'dāhumā(l’)une (d’)elles
تَمْشِىtamshī(alors qu’)elle marchait
عَلَىʿalāavec
ٱسْتِحْيَآءٍۢis'tiḥ'yāinde la timidité,
قَالَتْqālatelle a dit :
إِنَّinna« Certes,
أَبِىabīmon père
يَدْعُوكَyadʿūkat’appelle
لِيَجْزِيَكَliyajziyakaafin de te récompenser sans diminution
أَجْرَajra(avec la) compensation
مَاmā(pour) ce que
سَقَيْتَsaqaytatu as donné à boire (à nos animaux)
Le vieillard dit à Moïse : « Je voudrais te donner en mariage l’une de mes deux filles que voici, à condition de rester huit ans à mon service, à moins que tu ne décides par toi-même de demeurer dix années. Je ne veux rien t’imposer d’excessif. Tu trouveras en moi, par la volonté d’Allah, un homme bienfaisant. »
قَالَqālaIl a dit :
إِنِّىٓinnī« Certes, je
أُرِيدُurīduveux
أَنْanque
أُنكِحَكَunkiḥakaje te donne en mariage
إِحْدَىiḥ'dāune
ٱبْنَتَىَّib'natayya(de) mes deux filles
هَـٰتَيْنِhātayni-ci
عَلَىٰٓʿalācontre
أَنan(le fait) que
تَأْجُرَنِىtajuranītu travailles (pour) moi
ثَمَـٰنِىَthamāniya(pendant) huit
حِجَجٍۢ ۖḥijajinannées.
فَإِنْfa-inEt ensuite, si
أَتْمَمْتَatmamtatu (les) rend complètes
عَشْرًۭاʿashran(en les rendant) dix,
فَمِنْfaminalors (cela est) d’
عِندِكَ ۖʿindikaauprès (de) toi (=volontaire).
وَمَآwamāEt ne pas
أُرِيدُurīduje veux
أَنْanque
أَشُقَّashuqqaje donne quelque chose de dur
عَلَيْكَ ۚʿalaykaà toi.
سَتَجِدُنِىٓsatajidunīTu me trouveras très bientôt,
Moïse dit : « Voilà qui est convenu entre nous. J’accomplirai l’une ou l’autre de ces deux périodes sans que rien d’autre ne puisse être exigé de moi. Allah est garant de notre engagement. »
قَالَqālaIl a dit :
ذَٰلِكَdhālika« Cela (est)
بَيْنِىbaynīentre moi
وَبَيْنَكَ ۖwabaynakaet [entre] toi !
أَيَّمَاayyamāN’importe lequel
ٱلْأَجَلَيْنِl-ajalayni(des) deux termes
قَضَيْتُqaḍaytuje complète,
فَلَاfalāalors (il n’y aura) pas
عُدْوَٰنَʿud'wāna(d’)hostilité montrée en étant injuste
Après avoir accompli la période convenue, Moïse se mit en route avec sa famille. Apercevant un feu sur le versant du mont Sinaï, il dit aux siens : « Restez ici ! J’ai aperçu un feu. En espérant que je pourrai vous en rapporter quelque information ou un tison ardent pour vous réchauffer. »
S’étant approché du feu, il fut interpelé en ce lieu béni, à partir du buisson ardent situé sur le flanc droit de la vallée : « Moïse ! Je suis Allah, Seigneur de la Création.
فَلَمَّآfalammāEt ensuite, quand
أَتَىٰهَاatāhāil est venu (vers) lui,
نُودِىَnūdiyail a été appelé
مِنmindu
شَـٰطِئِshāṭi-icôté
ٱلْوَادِl-wādi(de) la vallée
ٱلْأَيْمَنِl-aymanisud
فِىfīsur
ٱلْبُقْعَةِl-buq'ʿatila place visiblement différente
ٱلْمُبَـٰرَكَةِl-mubārakatibénie,
مِنَminade
ٱلشَّجَرَةِl-shajaratil’arbre,
أَنanque
يَـٰمُوسَىٰٓyāmūsā« Ô Moise !
إِنِّىٓinnīCertes, Je
أَنَاanā(suis) Moi
ٱللَّهُl-lahuAllâh,
رَبُّrabbu(Le) Maître
ٱلْعَـٰلَمِينَl-ʿālamīna(de) toutes les générations de chaque créature. »
Jette ton bâton ! » Lorsque, s’étant exécuté, il vit son bâton s’agiter tel un serpent, il prit la fuite sans même se retourner. Le Seigneur dit : « Reviens, Moïse ! N’aie aucune crainte, tu es en sécurité.
وَأَنْwa-anet que :
أَلْقِalqi« Jette
عَصَاكَ ۖʿaṣākaton bâton de berger ! »
فَلَمَّاfalammāEt ensuite, quand
رَءَاهَاraāhāil l’a vu
تَهْتَزُّtahtazzu(alors qu’)il bougeait
كَأَنَّهَاka-annahācomme s’il (était)
جَآنٌّۭjānnunun serpent léger,
وَلَّىٰwallāil s’est détourné
مُدْبِرًۭاmud'biran(en étant) quelqu’un qui tourne le dos
Introduis ta main dans le col de ta tunique, elle en ressortira toute blanche, sans que cette couleur soit due à la maladie. Place ta main contre ton flanc afin de dissiper ta frayeur. Voici deux miracles de ton Seigneur, destinés à Pharaon et aux grands d’Egypte qui Me refusent obéissance. »
ٱسْلُكْus'lukFais entrer
يَدَكَyadakata main
فِىfīdans
جَيْبِكَjaybikala partie avant du col de ton habit,
En outre, mon frère Aaron s’exprime plus clairement que moi. Associe-le donc à ma mission, afin qu’il puisse m’assister et confirmer mes dires. J’ai peur, en effet, d’être traité d’imposteur. »
Le Seigneur dit : « Nous allons t’accorder le soutien de ton frère et vous doter d’un tel pouvoir qu’ils ne pourront vous causer de tort. Assistés de Nos miracles, vous serez tous deux, et ceux qui vous suivront, les vainqueurs. »
قَالَqālaIl a dit :
سَنَشُدُّsanashuddu« Nous renforcerons très bientôt
عَضُدَكَʿaḍudakaton bras
بِأَخِيكَbi-akhīkapar ton frère
وَنَجْعَلُwanajʿaluet ferons
لَكُمَاlakumāpour vous deux
سُلْطَـٰنًۭاsul'ṭānanune autorité,
فَلَاfalādonc ne pas
يَصِلُونَyaṣilūnails atteindront
إِلَيْكُمَا ۚilaykumā[vers] vous deux
بِـَٔايَـٰتِنَآbiāyātināpar Nos signes.
أَنتُمَاantumāVous deux
وَمَنِwamaniet quiconque
ٱتَّبَعَكُمَاittabaʿakumāvous suit (seront)
ٱلْغَـٰلِبُونَl-ghālibūnales gens qui surpassent. »
Mais, rejetant les miracles éclatants produits par Moïse sous leurs yeux, Pharaon et les siens dirent : « Ce ne sont là que des tours de magie. Nous n’avons rien entendu de tel chez nos ancêtres les plus éloignés. »
فَلَمَّاfalammāEt ensuite, quand
جَآءَهُمjāahumest arrivé (chez) eux
مُّوسَىٰmūsāMoïse
بِـَٔايَـٰتِنَاbiāyātināavec Nos signes
بَيِّنَـٰتٍۢbayyinātin(dans l’état où ils étaient) clairs,
« Mon Seigneur, dit Moïse, sait parfaitement qui est venu de Sa part avec la vérité et qui connaîtra une fin heureuse. Il n’y a point de salut pour les impies. »
S’adressant aux grands d’Egypte, Pharaon dit : « Je ne vous connais pas d’autre dieu que moi. Haman ! Fais cuire des briques d’argile au moyen desquelles tu feras bâtir une tour qui me permettra de monter voir le dieu de Moïse que je tiens néanmoins pour un menteur. »
Pharaon et ses armées affichèrent une fierté démesurée dans le pays, refusant injustement la vérité, persuadés qu’ils ne seraient jamais ramenés à Nous.
وَٱسْتَكْبَرَwa-is'takbaraEt sont devenus orgueilleux
Après avoir anéanti les peuples impies qui l’ont précédé, Nous avons confié à Moïse les Ecritures en tant que lumière, sûre direction et miséricorde pour les hommes invités à en méditer les enseignements.
وَلَقَدْwalaqadEt très certainement
ءَاتَيْنَاātaynāNous avons donné
مُوسَىmūsā(à) Moïse
ٱلْكِتَـٰبَl-kitābaLe Livre
مِنۢmin[]
بَعْدِbaʿdiaprès
مَآmāque
أَهْلَكْنَاahlaknāNous ayons détruit
ٱلْقُرُونَl-qurūnales générations
ٱلْأُولَىٰl-ūlāpremières
بَصَآئِرَbaṣāira(en tant que) preuves illuminantes
Mais Nous avons suscité après la disparition de Moïse des générations qui, avec le temps, ont perdu la mémoire. Tu ne vivais pas non plus au milieu du peuple de Madian pour être aujourd’hui en mesure de relater son histoire. Mais Nous t’avons envoyé comme Messager et révélé ces récits.
Tu n’étais pas non plus sur le versant du Sinaï lorsque Nous avons appelé Moïse. Mais tous ces événements te sont révélés pour que, par la grâce de ton Seigneur, tu prêches un peuple que nul n’est venu avant toi avertir, qui saura peut-être y réfléchir.
De sorte qu’ils ne puissent affirmer, au moment où ils seront châtiés pour prix de leur impiété : « Si seulement, Seigneur, Tu nous avais envoyé un Messager ! Nous aurions suivi Tes enseignements et rejoint le rang des croyants. »
وَلَوْلَآwalawlāEt si (ce n’était) pas (pour)
أَنan(le fait) que
تُصِيبَهُمtuṣībahumles frappe
مُّصِيبَةٌۢmuṣībatunun malheur
بِمَاbimāpour ce qu’
قَدَّمَتْqaddamatont mis en avant
أَيْدِيهِمْaydīhimleurs mains
فَيَقُولُوا۟fayaqūlūet ensuite ils disent :
رَبَّنَاrabbanā« Notre Maître !
لَوْلَآlawlāPourquoi ne pas
أَرْسَلْتَarsaltatu as envoyé
إِلَيْنَاilaynāvers nous
رَسُولًۭاrasūlan(de) Messager
فَنَتَّبِعَfanattabiʿaet Nous aurions ensuite suivi
Mais lorsque la vérité leur fut apportée de Notre part par ce même Messager, ils dirent : « Si seulement il avait été doté des mêmes pouvoirs que Moïse ! » Les miracles réalisés par Moïse ne furent-ils pas eux-mêmes reniés ? Ils disent : « Voilà deux magies qui se renforcent mutuellement », ajoutant : « Nous ne croyons ni en l’une, ni en l’autre. »
فَلَمَّاfalammāEt ensuite, quand
جَآءَهُمُjāahumuest arrivée (chez) eux
ٱلْحَقُّl-ḥaqula vérité
مِنْmind’
عِندِنَاʿindināauprès (de) Nous,
قَالُوا۟qālūils ont dit :
لَوْلَآlawlā« Pourquoi n’
أُوتِىَūtiyaa-t-il (pas) reçu
مِثْلَmith'lasemblable
مَآmā(à) ce qu’
أُوتِىَūtiyaa reçu
مُوسَىٰٓ ۚmūsāMoïse ? »
أَوَلَمْawalamEt est-ce que ne pas
يَكْفُرُوا۟yakfurūils ont mécru
بِمَآbimāen ce qu’
أُوتِىَūtiyaa reçu
مُوسَىٰmūsāMoïse
مِنmin[d’]
قَبْلُ ۖqabluauparavant ?
قَالُوا۟qālūIls ont dit
سِحْرَانِsiḥ'rāni« Deux magies
تَظَـٰهَرَاtaẓāharā(qui) se soutiennent l’une l’autre. »
Dis : « Apportez donc, si vous dites la vérité, un livre émanant d’Allah qui, mieux que ces deux-là, puisse guider l’humanité et je m’y conformerai volontiers. »
S’ils sont incapables de relever ce défi, sache qu’ils suivent simplement leurs passions. Or, qui est plus égaré que celui qui obéit à ses passions sans suivre une sûre direction venant d’Allah ? Allah, en vérité, ne saurait guider les impies.
Lorsque ses versets leur sont récités, ils disent : « Nous croyons en ce Livre qui est la vérité émanant de notre Seigneur. Avant même sa révélation, nous Lui étions entièrement soumis. »
Voilà ceux qui, pour leur constance, seront doublement récompensés, eux qui effacent leurs mauvaises actions par de bonnes œuvres et offrent par charité une partie de ce que Nous leur avons accordé.
أُو۟لَـٰٓئِكَulāikaCeux-là
يُؤْتَوْنَyu'tawnarecevront
أَجْرَهُمajrahumleur compensation
مَّرَّتَيْنِmarrataynideux fois
بِمَاbimāparce qu’
صَبَرُوا۟ṣabarūils ont enduré
وَيَدْرَءُونَwayadraūnaet repoussent
بِٱلْحَسَنَةِbil-ḥasanatipar le bien
ٱلسَّيِّئَةَl-sayi-atale mal
وَمِمَّاwamimmāet de ce dont
رَزَقْنَـٰهُمْrazaqnāhumNous les avons approvisionnés
Lorsqu’ils entendent des propos blessants, ils s’en détournent en disant : « Chacun de nous devra répondre de ses actes. Allez en paix. Nous n’avons que faire des ignorants. »
Les impies disent : « Si nous suivons ta voie, nous serons arrachés à notre terre. » Ne les avons-Nous pas établis dans un sanctuaire où ils vivent en toute sécurité et où, par un effet de Notre grâce, sont acheminés divers fruits en provenance de tous les pays ? La plupart d’entre eux, cependant, n’en sont pas conscients.
وَقَالُوٓا۟waqālūEt ils ont dit :
إِنin« Si
نَّتَّبِعِnattabiʿinous suivions
ٱلْهُدَىٰl-hudāla guidance
مَعَكَmaʿakaavec toi,
نُتَخَطَّفْnutakhaṭṭafnous serions saisis avec force
Que de cités vivant dans l’opulence avons-Nous anéanties pour prix de leur ingratitude et de leur insolence ! Leurs demeures, dont Nous avons hérité, furent après leur disparition presque entièrement désertées.
وَكَمْwakamEt combien
أَهْلَكْنَاahlaknāavons-Nous détruit
مِنminde
قَرْيَةٍۭqaryatinvillage(s)
بَطِرَتْbaṭirat(qui) ont été insolents et se sont sentis triomphants
مَعِيشَتَهَا ۖmaʿīshatahāleurs vies.
فَتِلْكَfatil'kaCelles-là (sont) donc
مَسَـٰكِنُهُمْmasākinuhumleurs demeures,
لَمْlamne pas
تُسْكَنtus'kanelles ont été habitées avec tranquillité
Ton Seigneur ne saurait anéantir les cités avant de susciter dans la principale un Messager qui récite Nos versets à ses habitants. Nous détruisons uniquement les cités qui ont choisi l’impiété.
Tout ce qui vous est attribué ici-bas n’est que jouissance éphémère et éclat trompeur de la vie, tandis que ce qui se trouve auprès d’Allah est bien meilleur et plus durable. Etes-vous donc dépourvus de toute raison ?
Celui à qui Nous avons fait une belle promesse qu’il verra s’accomplir est-il comparable à celui que Nous avons laissé jouir quelque temps de cette vie, mais qui sera livré au châtiment le Jour de la résurrection ?
أَفَمَنafamanEst-ce que donc celui qui
وَعَدْنَـٰهُwaʿadnāhuNous lui avons promis
وَعْدًاwaʿdanune promesse
حَسَنًۭاḥasananbonne
فَهُوَfahuwaet il (est) ensuite
لَـٰقِيهِlāqīhiquelqu’un qui la rencontre (est)
كَمَنkamancomme celui (à) qui
مَّتَّعْنَـٰهُmattaʿnāhuNous lui avons donné comme biens
مَتَـٰعَmatāʿa(les) biens
ٱلْحَيَوٰةِl-ḥayati(de) la vie
ٱلدُّنْيَاl-dun'yā(de) l’ici-bas
ثُمَّthummapuis
هُوَhuwail (est)
يَوْمَyawma(au) Jour
ٱلْقِيَـٰمَةِl-qiyāmati(de) La Résurrection
مِنَminaparmi
ٱلْمُحْضَرِينَl-muḥ'ḍarīnaceux qui sont rendus présents ?
Ceux contre qui le décret divin aura été prononcé diront : « Voilà, Seigneur, ceux que nous avons dévoyés. Nous les avons égarés comme nous l’avons nous-mêmes été. Nous les désavouons devant Toi. Ce n’est pas nous qu’ils adoraient. »
قَالَqālaDiront
ٱلَّذِينَalladhīnaceux (contre) qui
حَقَّḥaqqaest devenue méritée
عَلَيْهِمُʿalayhimucontre eux
ٱلْقَوْلُl-qawluLa Parole :
رَبَّنَاrabbanā« Notre Maître !
هَـٰٓؤُلَآءِhāulāiCeux-là (sont)
ٱلَّذِينَalladhīnaceux que
أَغْوَيْنَآaghwaynānous avons égarés du droit chemin,
أَغْوَيْنَـٰهُمْaghwaynāhumnous les avons égarés du droit chemin
كَمَاkamācomme
غَوَيْنَا ۖghawaynānous nous sommes égarés du droit chemin.
Il leur sera dit : « Appelez donc Mes prétendus associés. » Ils les appelleront au secours, mais en vain. Voyant le châtiment, ils regretteront de ne pas avoir suivi le droit chemin.
Ton Seigneur crée et décide ce qu’Il veut. Ils n’ont, quant à eux, aucun pouvoir de décision. Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus des fausses divinités qu’ils associent à Son adoration.
Il est le vrai Dieu. Il n’est de divinité digne d’être adorée que Lui. A Lui toute louange ici-bas et dans l’au-delà. Il dispose seul de l’autorité et du pouvoir de juger, et c’est à Lui que vous serez tous ramenés.
Dis : « Et si Allah étendait sur vous l’obscurité de la nuit jusqu’au Jour de la résurrection, quelle autre divinité que Lui pourrait vous redonner la lumière ? N’entendez-vous donc pas ? »
قُلْqulDis :
أَرَءَيْتُمْara-aytum« Est-ce que vous avez considéré
Dis : « Et si Allah étendait sur vous la lumière du jour jusqu’au Jour de la résurrection, quelle autre divinité que Lui pourrait faire revenir la nuit pour votre repos ? Ne voyez-vous donc pas ? »
قُلْqulDis :
أَرَءَيْتُمْara-aytum« Est-ce que vous avez considéré
إِنinsi
جَعَلَjaʿalaavait fait
ٱللَّهُl-lahuAllâh
عَلَيْكُمُʿalaykumupour vous
ٱلنَّهَارَl-nahārale jour
سَرْمَدًاsarmadancontinu
إِلَىٰilājusqu’au
يَوْمِyawmiJour
ٱلْقِيَـٰمَةِl-qiyāmati(de) La Résurrection,
مَنْmanqui (serait)
إِلَـٰهٌilāhunun dieu
غَيْرُghayruautre
ٱللَّهِl-lahi(qu’)Allâh
يَأْتِيكُمyatīkum(qui) vous amènerait
بِلَيْلٍۢbilaylin[] une nuit
تَسْكُنُونَtaskunūna(qui) vous vivez avec tranquillité
Mais Allah, dans Sa miséricorde, a établi la nuit et le jour, l’une vous permettant de trouver le repos et l’autre de rechercher Ses faveurs. Peut-être Lui en serez-vous reconnaissants !
وَمِنwaminEt par
رَّحْمَتِهِۦraḥmatihiSa Miséricorde
جَعَلَjaʿalaIl a fait
لَكُمُlakumupour vous
ٱلَّيْلَal-laylala nuit
وَٱلنَّهَارَwal-nahāraet le jour
لِتَسْكُنُوا۟litaskunūafin que vous vous reposiez
فِيهِfīhien lui
وَلِتَبْتَغُوا۟walitabtaghūet afin que vous cherchiez
مِنminde
فَضْلِهِۦfaḍlihisa faveur
وَلَعَلَّكُمْwalaʿallakumet afin que peut-être vous
Nous ferons alors venir du sein de chaque nation un témoin et dirons : « Apportez vos preuves ! » Ils sauront alors que les prophètes disaient la vérité et qu’Allah seul est digne d’être adoré, tandis que les fausses divinités qu’ils avaient inventées auront disparu.
Coré, qui appartenait au peuple de Moïse, afficha devant eux une fierté démesurée. Nous lui avions accordé tant de trésors que les seules clés en étaient lourdes à porter pour un groupe d’hommes vigoureux. Certains, parmi son peuple, lui dirent : « Ne te montre pas si arrogant, Allah n’aime pas les êtres insolents.
۞ إِنَّinnaCertes,
قَـٰرُونَqārūnaCoré
كَانَkānaétait
مِنminparmi
قَوْمِqawmi(les) gens
مُوسَىٰmūsā(de) Moïse
فَبَغَىٰfabaghāmais il a cherché à transgresser
عَلَيْهِمْ ۖʿalayhimcontre eux -
وَءَاتَيْنَـٰهُwaātaynāhuEt Nous lui avons donné
مِنَminaparmi
ٱلْكُنُوزِl-kunūziles trésors
مَآmāce dont
إِنَّinnacertes
مَفَاتِحَهُۥmafātiḥahuses clés
لَتَنُوٓأُlatanūupèseraient certainement lourdes
بِٱلْعُصْبَةِbil-ʿuṣ'batipour le groupe uni
أُو۟لِىulīpossesseurs
ٱلْقُوَّةِl-quwati(de) la puissance. -
إِذْidhquand
قَالَqālaa dit
لَهُۥlahuà lui
قَوْمُهُۥqawmuhuson peuple :
لَاlā« Ne
تَفْرَحْ ۖtafraḥte réjouie (pas) avec insolence et ingratitude.
إِنَّinnaCertes,
ٱللَّهَl-lahaAllâh,
لَاlān’
يُحِبُّyuḥibbuaime (pas)
ٱلْفَرِحِينَl-fariḥīnales gens réjouis avec insolence et ingratitude.
Cherche au contraire, par les richesses qu’Allah t’a accordées, à obtenir l’ultime demeure, sans pour autant renoncer à ta part des jouissances terrestres. Sois bon envers ton prochain, comme Allah l’a été envers toi. Ne cherche pas à commettre le mal sur terre, car Allah n’aime pas les êtres malfaisants. »
وَٱبْتَغِwa-ib'taghiEt cherche
فِيمَآfīmādans ce que
ءَاتَىٰكَātākat’a donné
ٱللَّهُl-lahuAllâh
ٱلدَّارَl-dārala demeure
ٱلْـَٔاخِرَةَ ۖl-ākhirata(de) l’au-delà.
وَلَاwalāEt n’
تَنسَtansaoublie (pas)
نَصِيبَكَnaṣībakata part
مِنَminade
ٱلدُّنْيَا ۖl-dun'yāl’ici-bas.
وَأَحْسِنwa-aḥsinEt fais du bien
كَمَآkamācomme
أَحْسَنَaḥsanaa fait du bien
ٱللَّهُl-lahuAllâh
إِلَيْكَ ۖilaykaenvers toi.
وَلَاwalāEt ne
تَبْغِtabghicherche (pas)
ٱلْفَسَادَl-fasādala corruption
فِىfīsur
ٱلْأَرْضِ ۖl-arḍila terre.
إِنَّinnaCertes,
ٱللَّهَl-lahaAllâh
لَاlān’
يُحِبُّyuḥibbuaime (pas)
ٱلْمُفْسِدِينَl-muf'sidīnales semeurs de corruption. »
Coré rétorqua : « Je ne dois cette fortune qu’à mon savoir ! » Ne savait-il pas qu’Allah avait anéanti avant lui des peuples plus puissants et plus nantis que lui ? Mais, en réalité, il ne sera pas nécessaire d’interroger les impies sur leurs agissements.
Coré se présenta un jour devant son peuple entouré de tout son faste. Ceux qui convoitaient les plaisirs terrestres s’exclamèrent : « Puissions-nous posséder les mêmes richesses que Coré qui, incontestablement, a été comblé ! »
Ceux qui avaient reçu la science répliquèrent : « Malheur à vous ! La récompense promise par Allah à ceux qui ont la foi et font le bien est meilleure que toutes ces richesses. Celle-ci n’est réservée qu’à ceux qui ont patiemment renoncé à ce monde. »
وَقَالَwaqālaEt ont dit
ٱلَّذِينَalladhīnaceux qui
أُوتُوا۟ūtūont reçu
ٱلْعِلْمَl-ʿil'male savoir :
وَيْلَكُمْwaylakum« Malheur (à) vous !
ثَوَابُthawābu(La) récompense
ٱللَّهِl-lahi(d’)Allâh
خَيْرٌۭkhayrun(est) meilleure
لِّمَنْlimanpour quiconque
ءَامَنَāmanaa accepté la foi
وَعَمِلَwaʿamilaet a fait
صَـٰلِحًۭاṣāliḥande l’action vertueuse !
وَلَاwalāEt ne
يُلَقَّىٰهَآyulaqqāhāsont (pas) mis à la rencontrer
Sur Notre ordre, Coré et sa demeure furent engloutis par la terre. Aucun clan ne put le préserver des rigueurs d’Allah dont il ne put lui-même se protéger.
فَخَسَفْنَاfakhasafnāEt Nous avons ensuite fait qu’engloutisse
بِهِۦbihi[] lui
وَبِدَارِهِwabidārihiet [] sa demeure
ٱلْأَرْضَl-arḍala terre.
فَمَاfamāEt ensuite n’
كَانَkānaétait (pas)
لَهُۥlahuà lui
مِنminde
فِئَةٍۢfi-atingroupe
يَنصُرُونَهُۥyanṣurūnahu(qui) peut l’aider contre l’ennemi
مِنmind’
دُونِdūnien-dehors
ٱللَّهِl-lahi(d’)Allâh
وَمَاwamāet ne pas
كَانَkānail était
مِنَminaparmi
ٱلْمُنتَصِرِينَl-muntaṣirīnaceux qui peuvent se défendre.
Pris de remords, ceux qui auparavant lui enviaient sa situation, dirent : « Ne savez-vous pas qu’Allah dispense Ses faveurs à qui Il veut parmi Ses serviteurs, comblant les uns, accordant aux autres avec mesure. Si Allah n’avait pas été bon envers nous, Il nous aurait certainement fait engloutir. Ne savez-vous pas qu’il n’y a point de salut pour les impies. »
وَأَصْبَحَwa-aṣbaḥaEt sont devenus
ٱلَّذِينَalladhīnaceux qui
تَمَنَّوْا۟tamannawsouhaitaient
مَكَانَهُۥmakānahu(être à) sa place
بِٱلْأَمْسِbil-amsidans la veille
يَقُولُونَyaqūlūna(dans l’état où) ils disent :
وَيْكَأَنَّwayka-anna« Est-ce que tu n’as pas vu qu’
ٱللَّهَl-lahaAllâh
يَبْسُطُyabsuṭuétend
ٱلرِّزْقَl-riz'qal’approvisionnement
لِمَنlimanpour quiconque
يَشَآءُyashāuIl veut
مِنْminparmi
عِبَادِهِۦʿibādihiSes esclaves
وَيَقْدِرُ ۖwayaqdiruet restreint (pour quiconque Il veut) ?
لَوْلَآlawlāSi (ce n’était) pas
أَنan(pour le fait) qu’
مَّنَّmannaa donné de la faveur
ٱللَّهُl-lahuAllâh
عَلَيْنَاʿalaynāà nous,
لَخَسَفَlakhasafaIl aurait certainement fait que (la terre) engloutisse
بِنَا ۖbinā[] nous.
وَيْكَأَنَّهُۥwayka-annahuEst-ce que tu n’as pas vu qu’[il]
Nous destinons cette demeure dernière à ceux qui ne cherchent ni à s’élever sur terre, ni à commettre le péché. Ce sont en effet ceux qui craignent le Seigneur qui connaîtront une fin heureuse.
Ceux qui se présenteront avec de bonnes actions recevront une récompense bien supérieure. Quant à ceux qui viendront chargés d’impiété, ils ne recevront que la rétribution méritée de leurs œuvres.
مَنmanQuiconque
جَآءَjāaapporte
بِٱلْحَسَنَةِbil-ḥasanati[] le bien,
فَلَهُۥfalahualors (il y aura) pour lui
خَيْرٌۭkhayrunquelque chose de meilleur
مِّنْهَا ۖmin'hāque lui.
وَمَنwamanEt quiconque
جَآءَjāaapporte
بِٱلسَّيِّئَةِbil-sayi-ati[] le mal,
فَلَاfalāalors ne
يُجْزَىyuj'zāseront (pas) récompensé sans diminution
Celui qui t’a révélé le Coran te fera certainement retourner dans ta patrie. Dis : « Mon Seigneur sait parfaitement qui est porteur du message de vérité et qui est manifestement égaré. »
إِنَّinnaCertes,
ٱلَّذِىalladhīCelui qui
فَرَضَfaraḍaa rendu obligatoire
عَلَيْكَʿalaykaà toi
ٱلْقُرْءَانَl-qur'ānaLe Coran
لَرَآدُّكَlarādduka(sera) certainement Celui qui te retourne
Tu n’espérais nullement que le Livre te serait révélé. Il en fut ainsi par la seule grâce de ton Seigneur. N’apporte donc jamais ton soutien aux impies.
Et que ces derniers ne te détournent pas des versets d’Allah qui te sont révélés. Appelle les hommes à la religion de ton Seigneur, sans jamais te joindre aux idolâtres.
Garde-toi donc d’invoquer d’autres divinités avec Allah. Il n’est de divinité digne d’être adorée que Lui. Tout est appelé à disparaître, excepté Son Visage. Il dispose seul de l’autorité et du pouvoir de juger et c’est à Lui que vous serez tous ramenés.