Découvrez la signification du terme Al-ʿdl (عدل) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 7 min de lectureIl désigne la chose moyenne entre l’excès et la négligence ; chez les grammairiens : la sortie du nom de sa forme originelle vers une autre forme ; chez les juristes : celui qui évite les grands péchés, ne persévère pas dans les petits, a le correct dominant, et évite les actions viles, comme manger sur la voie publique et uriner ; on a dit : al-’adl est un masdar au sens de l’équité (’adala), qui est la modération et la droiture, l’inclinaison vers la vérité.
Le contraire de l’injustice ; l’établissement du droit et l’extraction du droit du faux, c’est-à-dire en le distinguant de lui ; et la chose moyenne entre l’excès et la négligence. Chez les juristes : celui qui évite les grands péchés, ne persévère pas dans les petits, a le correct dominant, et évite les actions viles, comme manger et uriner sur la voie. Chez les grammairiens : le ’adl est la sortie du nom de la forme qu’exige la racine, la règle étant que le nom ait cette forme ; si cette racine n’est pas en même temps sujette à l’interdiction de déclinaison (sarfiyya), le ’adl est réel, comme dans thalatha (trois) et muthallath (triangulaire) ; si elle ne l’est que par interdiction, le ’adl est estimé, comme dans ’Umar et Zufar.
Le contraire de l’injustice ; dans la langue : la mesure dans les affaires ; il désigne la chose moyenne entre l’excès et la négligence. L’’adl entre les gens : celui dont la parole et le jugement plaisent. Un homme ’adl : manifestement équitable ; l’’adala : qualité exprimée par le masdar, signifiant : doué d’équité. Le mot ’adl s’emploie pour le singulier, le duel et le pluriel, et peut s’accorder au duel et au pluriel : on dit ’adlan et ’udul ; au féminin : ’adla. L’’adala : qualité qui impose de s’abstenir, par prudence, de ce qui nuit à l’honneur selon l’usage apparent. Chez les juristes : l’aptitude à recevoir le témoignage, selon Ibn al-Hajib. Dans le Mizan al-Usul : il s’emploie pour une action droite dans l’intellect, telle qu’elle soit acceptée et non rejetée. Al-Shaykh Zakariyya al-Ansari a dit : l’’adl est un masdar au sens de l’équité, qui est la modération et la constance dans la vérité. L’’adl : celui dont les bonnes actions l’emportent sur les mauvaises, et qui est honorable, non suspect. (al-Mufradat, p. 325 ; Muntaha al-Wusul d’Ibn al-Hajib, p. 77 ; Mizan al-Usul, p. 47 ; al-Hudud al-Aniqa, p. 73 ; al-Mawsu’a al-Fiqhiyya, 5/30).
’Adlan et ’udulan : il est devenu équitable. Se tourner vers lui : revenir. « Égaler une chose par une chose » : la lui rendre semblable, en sorte qu’elle tienne sa place. On dit : il a égalé (adala) son Seigneur : il a associé et fait l’égal d’un autre. Dans le Coran : « Louange à Dieu qui a créé les cieux et la terre et établi les ténèbres et la lumière ; puis ceux qui mécroient égalent (à leur Seigneur) » (al-An’am, 1). « Marcher droit dans son affaire ’adlan, ’adalan, ma’dilan, mu’dilan » : se conduire droit. « Dans son jugement » : juger avec équité. ’Adala et ’adula : être équitable. « Établir la chose » : la dresser et l’égaler. « Déclarer crédible le témoin ou le rapporteur » : le déclarer crédible. Al-’adala : l’équité. Al-’adl : la mesure dans les affaires. Le semblable et l’équivalent. L’équité, à l’opposé de l’injustice. L’égalité entre le secret et la publicité. La rétribution : dans le Coran : « Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance, le don aux proches ; Il interdit la turpitude, le blâmable et la violence ; Il vous exhorte, peut-être vous rappellerez-vous » (al-Nahl, 90) ; l’’adl ici est l’égalité de la rétribution : pour le bien, le bien ; pour le mal, le mal. La rançon : dans le Coran : « Craignez le jour où nulle âme ne paiera pour une autre, où l’on n’acceptera d’elle aucune compensation (’adl), où l’intercession ne servira pas et où ils ne seront pas secourus » (al-Baqara, 123). La part prescrite. La surérogation. L’’adil : celui dont le témoignage ou le jugement est agréé, au singulier, au pluriel, au masculin et au féminin ; le pluriel est aussi ’udul ; on dit aussi d’une femme qu’elle est ’adla. Chez les juristes : celui qui évite les grands péchés, ne persévère pas dans les petits, a le correct dominant sur l’erreur, et évite les actions viles. (al-Jurjani). Selon Abu Bakr Ibn al-’Arabi : l’équité entre le serviteur et son Seigneur consiste à observer Ses ordres et éviter Ses interdits ; entre le serviteur et lui-même, à multiplier les obéissances et se garder des choses douteuses et des passions ; entre le serviteur et autrui, à être équitable.
La sortie du nom de sa forme originelle, réelle ou estimée.
La chose moyenne entre l’excès et la négligence.
Avec fatha et sukun : masdar de ’adala, l’équité, à l’opposé de l’injustice.
﴿وَٱتَّقُوا۟ يَوْمًۭا لَّا تَجْزِى نَفْسٌ عَن نَّفْسٍۢ شَيْـًۭٔا وَلَا يُقْبَلُ مِنْهَا شَفَـٰعَةٌۭ وَلَا يُؤْخَذُ مِنْهَا عَدْلٌۭ وَلَا هُمْ يُنصَرُونَ﴾
« Et redoutez le jour où nulle âme ne suffira en quoi que ce soit à une autre; où l'on n'acceptera d'elle aucune intercession; et où on ne recevra d'elle aucune compensation. Et ils ne seront point secourus. »
Sourate البقرة : 48
﴿وَٱتَّقُوا۟ يَوْمًۭا لَّا تَجْزِى نَفْسٌ عَن نَّفْسٍۢ شَيْـًۭٔا وَلَا يُقْبَلُ مِنْهَا عَدْلٌۭ وَلَا تَنفَعُهَا شَفَـٰعَةٌۭ وَلَا هُمْ يُنصَرُونَ﴾
« Et redoutez le jour où nulle âme ne bénéficiera à une autre, où l'on n'acceptera d'elle aucune compensation, et où aucune intercession ne lui sera utile. Et ils ne seront point secourus. »
Sourate البقرة : 123
﴿يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓا۟ إِذَا تَدَايَنتُم بِدَيْنٍ إِلَىٰٓ أَجَلٍۢ مُّسَمًّۭى فَٱكْتُبُوهُ ۚ وَلْيَكْتُب بَّيْنَكُمْ كَاتِبٌۢ بِٱلْعَدْلِ ۚ وَلَا يَأْبَ كَاتِبٌ أَن يَكْتُبَ كَمَا عَلَّمَهُ ٱللَّهُ ۚ فَلْيَكْتُبْ وَلْيُمْلِلِ ٱلَّذِى عَلَيْهِ ٱلْحَقُّ وَلْيَتَّقِ ٱللَّهَ رَبَّهُۥ وَلَا يَبْخَسْ مِنْهُ شَيْـًۭٔا ۚ فَإِن كَانَ ٱلَّذِى عَلَيْهِ ٱلْحَقُّ سَفِيهًا أَوْ ضَعِيفًا أَوْ لَا يَسْتَطِيعُ أَن يُمِلَّ هُوَ فَلْيُمْلِلْ وَلِيُّهُۥ بِٱلْعَدْلِ ۚ وَٱسْتَشْهِدُوا۟ شَهِيدَيْنِ مِن رِّجَالِكُمْ ۖ فَإِن لَّمْ يَكُونَا رَجُلَيْنِ فَرَجُلٌۭ وَٱمْرَأَتَانِ مِمَّن تَرْضَوْنَ مِنَ ٱلشُّهَدَآءِ أَن تَضِلَّ إِحْدَىٰهُمَا فَتُذَكِّرَ إِحْدَىٰهُمَا ٱلْأُخْرَىٰ ۚ وَلَا يَأْبَ ٱلشُّهَدَآءُ إِذَا مَا دُعُوا۟ ۚ وَلَا تَسْـَٔمُوٓا۟ أَن تَكْتُبُوهُ صَغِيرًا أَوْ كَبِيرًا إِلَىٰٓ أَجَلِهِۦ ۚ ذَٰلِكُمْ أَقْسَطُ عِندَ ٱللَّهِ وَأَقْوَمُ لِلشَّهَـٰدَةِ وَأَدْنَىٰٓ أَلَّا تَرْتَابُوٓا۟ ۖ إِلَّآ أَن تَكُونَ تِجَـٰرَةً حَاضِرَةًۭ تُدِيرُونَهَا بَيْنَكُمْ فَلَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَلَّا تَكْتُبُوهَا ۗ وَأَشْهِدُوٓا۟ إِذَا تَبَايَعْتُمْ ۚ وَلَا يُضَآرَّ كَاتِبٌۭ وَلَا شَهِيدٌۭ ۚ وَإِن تَفْعَلُوا۟ فَإِنَّهُۥ فُسُوقٌۢ بِكُمْ ۗ وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ ۖ وَيُعَلِّمُكُمُ ٱللَّهُ ۗ وَٱللَّهُ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمٌۭ﴾
« O les croyants! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu'un scribe l'écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce qu'Allah lui a enseigné; qu'il écrive donc, et que dicte le débiteur: qu'il craigne Allah son Seigneur, et se garde d'en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d'écrire la dette, ainsi que son terme, qu'elle soit petite ou grande: c'est plus équitable auprès d'Allah, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d'écarter les doutes. Mais s'il s'agit d'une marchandise présente que vous négociez entre vous: dans ce cas, il n'y a pas de péché à ne pas l'écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous; et qu'on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient. »
Sourate البقرة : 282
﴿۞ إِنَّ ٱللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تُؤَدُّوا۟ ٱلْأَمَـٰنَـٰتِ إِلَىٰٓ أَهْلِهَا وَإِذَا حَكَمْتُم بَيْنَ ٱلنَّاسِ أَن تَحْكُمُوا۟ بِٱلْعَدْلِ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ نِعِمَّا يَعِظُكُم بِهِۦٓ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ سَمِيعًۢا بَصِيرًۭا﴾
« Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait! Allah est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout. »
Sourate النساء : 58
﴿يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ لَا تَقْتُلُوا۟ ٱلصَّيْدَ وَأَنتُمْ حُرُمٌۭ ۚ وَمَن قَتَلَهُۥ مِنكُم مُّتَعَمِّدًۭا فَجَزَآءٌۭ مِّثْلُ مَا قَتَلَ مِنَ ٱلنَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِۦ ذَوَا عَدْلٍۢ مِّنكُمْ هَدْيًۢا بَـٰلِغَ ٱلْكَعْبَةِ أَوْ كَفَّـٰرَةٌۭ طَعَامُ مَسَـٰكِينَ أَوْ عَدْلُ ذَٰلِكَ صِيَامًۭا لِّيَذُوقَ وَبَالَ أَمْرِهِۦ ۗ عَفَا ٱللَّهُ عَمَّا سَلَفَ ۚ وَمَنْ عَادَ فَيَنتَقِمُ ٱللَّهُ مِنْهُ ۗ وَٱللَّهُ عَزِيزٌۭ ذُو ٱنتِقَامٍ﴾
« O les croyants! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram. Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu'il compense alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu'il a tué, d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous, et cela en offrande qu'il fera parvenir à (destination des pauvres de) la Ka'aba, ou bien par une expiation, en nourrissant des pauvres, ou par l'équivalent en jeûne. Cela afin qu'il goûte à la mauvaise conséquence de son acte. Allah a pardonné ce qui est passé; mais quiconque récidive, Allah le punira. Allah est Puissant et Détenteur du pouvoir de punir. »
Sourate المائدة : 95
﴿يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ شَهَـٰدَةُ بَيْنِكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ ٱلْمَوْتُ حِينَ ٱلْوَصِيَّةِ ٱثْنَانِ ذَوَا عَدْلٍۢ مِّنكُمْ أَوْ ءَاخَرَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ إِنْ أَنتُمْ ضَرَبْتُمْ فِى ٱلْأَرْضِ فَأَصَـٰبَتْكُم مُّصِيبَةُ ٱلْمَوْتِ ۚ تَحْبِسُونَهُمَا مِنۢ بَعْدِ ٱلصَّلَوٰةِ فَيُقْسِمَانِ بِٱللَّهِ إِنِ ٱرْتَبْتُمْ لَا نَشْتَرِى بِهِۦ ثَمَنًۭا وَلَوْ كَانَ ذَا قُرْبَىٰ ۙ وَلَا نَكْتُمُ شَهَـٰدَةَ ٱللَّهِ إِنَّآ إِذًۭا لَّمِنَ ٱلْـَٔاثِمِينَ﴾
« O les croyants! Quand la mort se présente à l'un de vous, le testament sera attesté par deux hommes intègres d'entre vous, ou deux autres, non des vôtres, si vous êtes en voyage dans le monde et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la Sal?t, puis, si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah: «Nous ne faisons aucun commerce ou profit avec cela, même s'il s'agit d'un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d'Allah. Sinon, nous serions du nombre des pécheurs». »
Sourate المائدة : 106
Ce terme apparaît dans 13 versets du Coran.