Découvrez la signification du terme Al-ishara (إشارة) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureCe qui est établi par la formule elle-même, sans qu’un propos soit avancé pour elle.
En usage des principes du fiqh : ce qui est établi par la formule elle-même, sans qu’un propos soit avancé pour elle : c’est l’ishara du texte (nass), comme la parole de Dieu : « pour les pauvres émigrants » : le propos est avancé pour établir l’octroi d’une part du butin à ces derniers ; et il y a ishara, dans le texte, à la disparition de leurs biens entre les mains des mécréants, puisque Dieu les a nommés « pauvres » : le faqir est le nom de qui n’a pas de bien, non de qui est loin de la propriété, car le faqr est l’opposé de la richesse, et le riche est celui qui possède réellement un bien, non celui dont la main s’en est rapprochée ; ainsi le contractant pour affranchissement (mukatab) n’est pas riche quand bien même des biens sont en sa main. Et l’ibn al-sabil (voyageur) est riche quand bien même sa main est loin du bien, en vertu de sa propriété établie ; c’est pourquoi la zakat lui incombe. Al-Sayyid al-Sanad al-Sharif a dit : l’ishara du texte est l’agissement selon ce qui est établi par l’ordonnance du propos, de façon latérale, non visé et sans que l’ordonnance ne soit avancée pour lui ; comme la parole de Dieu : « et sur l’enfant, leur subsistance et leur vêtement » : le propos est avancé pour établir la pension ; et il y a ishara à la filiation par les pères. Pointer l’index au témoignage, dans les salutations finales, est une sunna : sur elle porte la fatwa. Dans le Fath al-Qadir, d’après Muhammad : la manière de pointer est de replier l’auriculaire et celui qui le suit, d’étendre le majeur et le pouce, et de lever l’index. Dans les Kaidani : la pointe mentionnée est réprouvée et rejetée. Shams al-A’imma al-Halwa’i a dit : on lève l’index à « il n’y a de dieu » et le pose à « que Dieu » : la levée pour la négation, la pose pour l’affirmation.
Langue : faire signe avec quelque chose dont on comprend ce qu’on comprend de la parole ; c’est l’indication d’une chose par la paume, l’œil, le sourcil et autres ; « il lui a fait signe (ashara ilayhi) de telle chose » : lui a montré son avis. Prise absolument, l’ishara est propre au sensible et s’emploie par figure pour l’intelligible, comme le signe par le pronom de la troisième personne et assimilé ; si elle se construit avec « à », elle signifie l’indication par la main ; avec « sur », l’avis. L’ishara en usage technique, chez les usulistes : la signification du mot pour ce qui n’est pas visé mais en découle nécessairement ; comme la signification de la parole de Dieu : « nul reproche sur vous si vous répudiez des femmes que vous n’avez pas touchées ni à qui vous n’avez pas fixé de part ».
Une signification intellectuelle ou sensible d’une chose, telle qu’aucun autre n’y participe avec elle.
Faire signe avec une chose dont on comprend la parole ; l’ishara équivaut donc à la parole dans la compréhension du sens.
C’est la désignation d’une chose par le sens.