Découvrez la signification du terme Al-klma (كلمة) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureC’est le terme institué pour un sens unique ; chez les gens de la vérité : ce par quoi on désigne chacune des quiddités et des existants : les choses intelligibles et invisibles par la parole conceptuelle, les choses extérieures par la parole existentielle, et les abstraits par les séparés.
Dérivée de « al-kalm » avec un sukun sur le lam, au sens de la blessure. Chez les gens de la vérité : ce par quoi on désigne chacune des quiddités et des existants. Chez les grammairiens : un terme institué pour un sens unique. Chez les logiciens : synonyme du verbe, c’est-à-dire un mot qui indique un sens en soi lié à l’un des trois temps ; quant à savoir si tout verbe chez les grammairiens est une « kalima » chez les logiciens ou non, c’est une question disputée ; si tu veux t’en informer, vois « Laysa kull fi’l ’inda al-’arab kalima ’inda al-mantiqiyyin » (tout verbe des Arabes n’est pas un mot au sens des logiciens). Dans la Loi, la bonne parole, à savoir « la ilaha illa Allah, Muhammad rasul Allah » ; ses mérites dépassent ce qui peut être compté, et une partie en est mentionnée dans « al-Qabr » (La tombe) ; regarde-le, car il t’est utile pour la persistance de la foi. Si l’on dit : si l’on entend par le terme « ilah » dans la bonne parole l’adoré en absolu, alors le jugement d’exclusion ne tient pas ; et si l’on entend l’adoré en vérité, il faudrait excepter la chose d’elle-même. Je dis : nous choisissons le second, et nous n’accordons pas le risque mentionné, parce que l’adoré en vérité est plus général qu’Allah le Très-Haut au niveau du sens, quand bien même il Lui est égal au niveau du réel ; et la généralité de l’excepté suffit à la validité de l’exception. Et la parole « la » est la négation du genre, dont le nom est « ilah » et dont le prédicat est omis. Si l’on dit : son prédicat omis est soit existant soit possible, et ni le premier ni le second ne tient : le premier parce que la structure du discours serait alors « il n’y a pas d’adoré existant sinon Allah », et la négation de l’existence n’implique pas la négation de la possibilité, au contraire de l’inverse, de sorte que demeure la possibilité de ces individus multiples, et ce ne serait pas un monothéisme pur, parce que le but est d’affirmer l’impossibilité d’un associé au Créateur, non de nier son existence tout en admettant sa possibilité. Le second parce que le sens dans « la ilaha » serait alors « possible », et tu sais que la possibilité n’implique pas l’existence, de sorte qu’on ne saurait connaître alors que Sa possibilité, non Son existence. Et les savants ont une réponse à cette objection.
On l’emploie pour le terme unique, pour la phrase et pour le discours abondant ; ainsi la parole du Très-Haut : (Non ! C’est une parole qu’il profère).
Un terme institué pour un sens unique.