Découvrez la signification du terme Al-myl (ميل) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureUn état qui survient au corps, distinct du mouvement, et auquel la nature le conduit par son moyen.
C’est la manière (kayfiyya) par laquelle le corps se conforme à ce qui l’empêche.
Avec fatha : voir khatir (pensée), khayal (imagination), raghba (désir) et ’ishq (amour passionné). Chez les sages (hukama), ce qu’ils disent dans l’examen de l’inclinaison est que la résistance de ce qui empêche s’appuie sur l’inclinaison, que les théologiens (mutakallimun) ont appelée isti’mad (recours). Le Cheikh des chefs (Avicenne) l’a définie dans la Risalat al-hudud comme la manière par laquelle le corps résiste à ce qui l’empêche de se mouvoir vers une direction quelconque. Le mot mayl peut aussi être appliqué à la résistance elle-même.
Avec kasra : nom d’une distance déterminée. Al-Azhari a dit : le mil chez les Arabes désigne ce qui s’étend de terre au point que le regard d’un homme n’atteint presque pas son extrémité. Le mil retenu ici vaut six mille coudées ; la coudée vaut vingt-quatre doigts transversaux, et le doigt six grains d’orge moyens posés transversalement. Cette distance correspond, en étapes de marche, à deux étapes : 1 : le pas des bêtes de fardeau ; 2 : le petit pas traînant des piétons. Dans l’Ifsah : quatre-vingt-seize mille doigts ; il équivaut à trois mille coudées si l’on considère la coudée à trente-deux doigts selon les anciens astronomes, et à quatre mille coudées si l’on considère la coudée à vingt-quatre doigts selon les modernes ; soit trente ghulwa si la ghulwa vaut quatre cents coudées, ou soixante ghulwa si elle en vaut deux cents. On a dit aussi : le mil vaut dix ghulwat. (Tahrir al-Tanbih, p. 92 ; al-Ifsah fi fiqh al-lugha, 2/1252).
L’écartement du soleil ou de l’étoile du milieu du jour (le méridien).
Le déplacement du centre vers l’un des deux côtés. L’argent (mal) a été nommé ainsi parce qu’il est toujours incliné et passager ; c’est pourquoi il a été appelé ’ard (accident, chose éphémère).
﴿وَٱللَّهُ يُرِيدُ أَن يَتُوبَ عَلَيْكُمْ وَيُرِيدُ ٱلَّذِينَ يَتَّبِعُونَ ٱلشَّهَوَٰتِ أَن تَمِيلُوا۟ مَيْلًا عَظِيمًۭا﴾
« Et Allah veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous vous incliniez grandement (vers l'erreur comme ils le font). »
Sourate النساء : 27
﴿وَلَن تَسْتَطِيعُوٓا۟ أَن تَعْدِلُوا۟ بَيْنَ ٱلنِّسَآءِ وَلَوْ حَرَصْتُمْ ۖ فَلَا تَمِيلُوا۟ كُلَّ ٱلْمَيْلِ فَتَذَرُوهَا كَٱلْمُعَلَّقَةِ ۚ وَإِن تُصْلِحُوا۟ وَتَتَّقُوا۟ فَإِنَّ ٱللَّهَ كَانَ غَفُورًۭا رَّحِيمًۭا﴾
« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. Ne vous penchez pas tout à fait vers l'une d'elles, au point de laisser l'autre comme en suspens. Mais si vous vous réconciliez et vous êtes pieux... donc Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux. »
Sourate النساء : 129