Que veut dire Al-nqḍ ?

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Découvrez la signification du terme Al-nqḍ (نقض) dans le vocabulaire islamique.

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

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Définition Al-nqḍ

Al-nqḍ selon Kitab at-Ta'rifat (Al-Jurjani)

Dans la langue : la rupture. En termes techniques : la démonstration que le jugement dont on affirme la confirmation ou la négation fait défaut, dans certaines figures, relativement à l'argument causal qui l'atteste ; s'il s'opère en refusant, de manière globale, l'une des prémisses de l'argument, on l'appelle naqd ijmali (global), car son effet revient à refuser l'une des prémisses de l'argument de manière globale ; s'il s'opère par le refus pur et simple, ou avec un appui (sanad), on l'appelle naqd tafsili (détaillé), car c'est le refus d'une prémisse déterminée.

Al-nqḍ selon Kitab at-Ta'rifat (Al-Jurjani)

La présence de la cause efficiente ('illa) sans le jugement.

Al-nqḍ selon Kitab at-Ta'rifat (Al-Jurjani)

En métrique : c'est la suppression de la septième lettre brève de « mafa'ilun » et l'amuïssement de la cinquième, par l'effacement de son nun et l'amuïssement de son lam, afin que demeure « mafa'il » et que la forme passe à « mafa'il » ; on l'appelle alors « manqus » (tronquée).

Al-nqḍ selon Dustur al-'Ulama (Al-Ahmadnagari)

Dans la langue : la rupture. En termes techniques : la démonstration que le jugement pour lequel on a cité un argument attestant sa confirmation ou sa négation fait défaut dans certaines figures. Dans la terminologie de la dispute (munazara) : la ruine de l'argument causal de l'adversaire après son achèvement, en s'appuyant sur un indice attestant qu'il ne mérite pas de servir d'argument, soit en raison d'une altération plus générale : que l'argument se trouve en un lieu sans que l'argumenté s'y trouve, soit pour une autre altération, comme l'entraînement de l'absurde en cas de réalisation de l'argumenté. De même qu'on lui applique le nom de naqd absolu, on lui applique le naqd limité par l'indétermination, et on l'appelle naqd ijmali, parce qu'il revient à refuser l'une des prémisses de l'argument de manière globale ; et puisqu'il s'agit d'une prétention à ruiner l'argument, il faut là un indice de l'altération et de la ruine, car une prétention sans argument ni témoin n'est pas recevable, comme nul ne l'ignore, surtout auprès du juge.

Al-nqḍ selon Mu'jam al-Mustalahat al-Fiqhiyya

Dans la langue : la corruption de ce qui a été conclu : contrat, édifice ou pacte ; il signifie aussi la démolition : on dit « naqd al-bina' », c'est-à-dire sa démolition. En termes techniques : que l'attribut contesté se trouve présent et que le jugement fasse défaut à son égard. Exemple : notre dire : « Celui qui n'a formulé l'intention pendant la nuit, le premier de son jeûne en est dépourvu, et il n'est pas valide », car le jeûne est l'abstention durant tout le jour avec l'intention ; on fait alors de l'absence d'intention au début du jeûne la cause de sa nullité ; l'adversaire réplique : ce que tu as mentionné est réfuté par le jeûne surérogatoire, qui est valide sans intention nocturne. Dans « Ahkam al-Fusul » : la présence de la cause efficiente et l'absence du jugement. Dans « al-Mujaz fi usul al-fiqh » : la présence de l'attribut prétendu être la cause efficiente en un autre lieu, avec le défaut du jugement en ce lieu. (Ihkam al-Fusul, p. 53 ; al-Mujaz fi usul al-fiqh, p. 252 ; al-Mawsu'a al-Fiqhiyya, 28/341).

Al-nqḍ selon Al-Qamus al-Fiqhi

« Naqada al-shay' naqdan » : il l'a corrompu après l'avoir affermi. On dit : « naqd al-bina' » : sa démolition ; et « naqd al-yamin aw al-'ahd » : sa violation. Dans le Coran noble : « et ne violez pas vos serments après les avoir confirmés » (al-Nahl, 91) ; et dans la même : « et ceux qui rompent le pacte d'Allah après l'avoir solennellement conclu, qui coupent ce qu'Allah a ordonné d'unir et sèment la corruption sur la terre : la malédiction sur eux, et pour eux la mauvaise demeure » (al-Ra'd, 25).

Al-nqḍ selon Maqalid al-'Ulum (As-Suyuti)

Montrer que l'attribut existe sans le jugement, le jugement faisant défaut à l'argument.

Al-nqḍ selon At-Tawqif (Al-Munawi)

Dans la langue : la séparation des parties d'une chose les unes d'avec les autres ; on dit : la résiliation (faskh) et le dénouement de la composition.

Al-nqḍ selon Mu'jam Lughat al-Fuqaha

Avec fatha sur le fa et une lettre sans voyelle : nom verbal de « naqada » ; « yanqudu al-'ahd » : il le rompt, le rejette et le corrompt.

Al-nqḍ selon At-Ta'rifat al-Fiqhiyya (Al-Barkati)

La présence de la cause efficiente avec l'absence du jugement ; c'est aussi la démonstration que le jugement dont on affirme la confirmation ou la négation fait défaut, dans certaines figures, relativement à l'argument causal qui l'atteste ; s'il s'opère en refusant, de manière globale, l'une des prémisses de l'argument, on l'appelle naqd ijmali (global) ; s'il s'opère par le refus pur et simple, ou avec un appui, on l'appelle naqd tafsili (détaillé).

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