Découvrez la signification du terme Al-qanwn (قانون) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureUn universel s’appliquant à toutes ses parties particulières dont on connaît les règles à partir de lui ; ainsi la parole des grammairiens : le sujet est au raf’, le complément d’objet au nasb, le complément du possesseur au jarr.
C’est un mot syriaque signifiant la règle (mistara), puis il fut transféré à la proposition universelle (qadiyya kulliyya) d’où l’on tire les règles des particuliers jugés sur elle ; cette proposition est appelée fondement (asl) ou principe (qa’ida), et ces règles branches (furu’), et leur extraction de ce fondement dérivation (tafri’). [Puis la mistara désigne aussi bien l’équerre du tableau que l’instrument d’écriture ; et voici ce qui est célèbre chez les logiciens tardifs, à l’encontre de quoi le Second Maître (al-Farabi) a déclaré explicitement : les Anciens appelaient qawanin tout instrument fabriqué pour éprouver ce que la perception sensible aurait pu saisir à tort, qu’il s’agisse d’un corps, d’une qualité ou autre, comme le rabot, le compas, la règle et les balances ; on les appelait aussi résumés du calcul (jawami’ al-hisab) ; les tables d’étoiles qawanin ; et les livres abrégés faits pour rappeler les longs ouvrages qawanin, quand ce sont des choses peu nombreuses qui enferment des choses très nombreuses, de sorte qu’en les sachant et les retenant nous connaissons des choses très nombreuses.]
Mot grec ou syriaque : la règle pour écrire (mistarat al-kitaba). En usage technique, il désigne, comme la qa’ida, une proposition universelle dont on connaît, en puissance prochaine de l’acte, les états des particuliers relevant de son sujet, par exemple : tout sujet est au raf’ ; si tu veux connaître l’état de Zayd, par exemple, dans « Zayd est venu à moi », il te faut joindre la mineure simple et effective, c’est-à-dire « Zayd est sujet », à cette proposition, et dire : Zayd est sujet ; tout sujet est au raf’ ; tu obtiens ainsi la connaissance qu’il est au raf’. Certains ont distingué : le qanun est l’énoncé universel s’appliquant à toutes ses parties particulières dont les règles se connaissent à partir de lui ; la qa’ida est la proposition universelle mentionnée.
Mot grec ou syriaque : la règle d’écriture. En usage technique, il désigne, comme la qa’ida, une proposition universelle dont on connaît, en puissance prochaine de l’acte, les états des particuliers de son sujet, comme : tout sujet est au raf’ ; si tu veux connaître l’état de Zayd, par exemple, dans « Zayd est venu à moi », joins la mineure simple et effective, c’est-à-dire « Zayd est sujet », à cette proposition, et dis : Zayd est sujet ; tout sujet est au raf’ ; tu obtiens ainsi la connaissance qu’il est au raf’. Certains ont distingué : le qanun est l’énoncé universel s’appliquant à toutes ses parties particulières.
Un énoncé universel s’appliquant à des particuliers dont les règles se connaissent à partir de lui.
Un énoncé universel s’appliquant à toutes ses parties particulières dont on connaît les règles à partir de lui, comme la parole des grammairiens : le sujet est au raf’ et le complément d’objet au nasb. (al-Ta’rifat, p. 177).
Un énoncé universel s’appliquant à ses particuliers dont les règles se connaissent à partir de lui, comme leur parole : « le sujet est au raf’ ».