Découvrez la signification du terme Al-qraḍ (قراض) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureDérivé de al-qard qui signifie la coupure. Il a été nommé ainsi parce que le propriétaire retranche pour l'ouvrier une part de ses biens pour qu'il la gère, ainsi qu'une part du bénéfice. Il est également appelé mudarabah, tel que l'a explicitement mentionné an-Nawawi dans al-Minhaj, et muqardah. Il s'agit ainsi du qirad : la mudarabah sur terre. En termes terminologiques : al-Quduri l'a défini en disant : un contrat de société portant sur un capital fourni par l'un des deux associés et un travail fourni par l'autre. Et dans Sharh Hudud Ibn Arafa : le fait de confier un bien à une personne pour qu'elle le fasse fructifier moyennant une fraction de son bénéfice, sans utiliser le terme de louage. Et dans al-Kafi : le fait qu'un homme remette à un autre des dirhams ou des dinars pour qu'il y fasse du commerce et recherche la subsistance d'Allah parmi ce qu'Allah aura accordé comme bénéfice sur ce capital, lequel est alors partagé entre eux selon leur condition, qu'il s'agisse de la moitié, du tiers, du quart ou d'une part déterminée. Et dans Fath ar-Rahim : un mandat portant sur un bien déterminé appartenant à autrui, qu'une personne gère en tant que commerçant moyennant une fraction indivise et connue de son bénéfice selon l'accord conclu. Et dans Fath al-Muin : le fait de contracter au sujet d'un bien qu'une personne remet à une autre pour qu'elle y fasse du commerce à condition que le bénéfice soit partagé entre elles. Et selon al-Ansari : c'est le mandat par lequel un propriétaire remet son bien entre les mains d'un autre pour qu'il y fasse du commerce, le bénéfice étant partagé entre eux. Et dans at-Tawqif : la remise par une personne jouissant de la pleine capacité juridique à une personne semblable de dirhams ou de dinars pour qu'elle y fasse du commerce moyennant une part connue du bénéfice. Ibn Qudamah l'a défini dans al-Umdah en disant : le fait que l'un d'eux remette à l'autre un capital pour qu'il y fasse du commerce et qu'ils s'associent dans son bénéfice. (Al-Misbah al-Munir, qard, p. 497, 498; al-Kitab ma‘a sharhihi al-Lubab, 2/131; at-Tawqif, p. 577; Fath al-Muin, p. 79; Sharh Hudud Ibn Arafa, p. 50; Fath al-Wahhab, 1/240; al-Kafi, p. 384; Fath ar-Rahim, 2/134; al-Umdah ma‘a sharhihi al-Uddah, p. 215).
Ce que l'on remet à autrui pour qu'il y fasse du commerce, avec l'exclusivité d'une partie du bénéfice.
Linguistiquement : de al-qard, la coupure.