Découvrez la signification du terme Al-tṭwʿ (تطوع) dans le vocabulaire islamique.
Sommaire :
Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureNom de ce qui a été légiféré en sus des obligations (fara'id) et des devoirs (wajibat).
En langue : forme tafa''ala de ta'a yatu'a : quand il obéit ; le tatawwu' est le don gratuit (tabarru') ; on dit « tatawwa'a bi-l-shay' » : il l'a fait de son propre chef. Al-Raghib a dit : le tatawwu' à l'origine est de se charger de l'obéissance ; et dans « At-Ta'aruf » : faire de son propre chef ce qui n'est pas requis, comme le nafl. Dieu Très-Haut a dit : « fa-man tatawwa'a khayran fa-huwa khayrun lahu » (quiconque fait volontairement un bien, c'est un bien pour lui).
« Tatawwa'a bi-l-shay' » : en faire don de son propre chef. En Loi : réservé à l'obéissance non obligatoire (al-Wa'wi). Chez les hanafites : ce qui a été légiféré en sus des obligations et des devoirs. Chez les shafiites : ce que l'homme instaure par lui-même. Chez les zahirites : ce qui, si l'homme l'abandonne délibérément, ne fait pas de lui désobéissant à Dieu par là. Une partie du tatawwu' relève de l'obéissance et une partie de l'obéissance relève du tatawwu'. Al-ta'a (l'obéissance) : la soumission et la conformité ; on a dit : il n'y a d'obéissance que sur ordre. Dans le Livre auguste : « wa-aqsamu bi-Llahi jahda aymanihim la-in amartahum la-yakhrujunna, qul la tuqsimu ta'atan ma'rufa, inna Allaha khabirun bi-ma ta'malun » (Ils ont juré par Dieu de leur plus ferme serment que, si tu leur ordonnais, ils sortiraient ; dis : ne jurez pas, obéissance reconnue ; Dieu est informé de ce que vous faites) (An-Nur, 53), c'est-à-dire : Dieu a su que votre obéissance n'est qu'une parole sans acte, et chaque fois que vous jurez, vous mentez. On a dit : que votre commandement soit obéissance reconnue sans serment, et ne jurez pas. Chez les hanafites : accomplir un acte récompensé, subordonné d'abord à l'intention, connaissant d'abord pour qui on l'accomplit. Chez les shafiites : venir avec ce qui est ordonné et s'abstenir de ce qui est interdit. Chez les zahirites : c'est la foi.
Nom de ce qui a été légiféré en sus des obligations et des devoirs, c'est-à-dire le nafl.