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Découvrez la signification du terme Byʿ al-ghrr (بيع الغرر) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureLa vente comportant le risque d’anéantissement par la perte de l’objet vendu.
Le gharar : ce dont l’issue est inconnue, sans qu’on sache s’il sera ou non. Al-Zarqani a dit dans le Sharh al-Muwatta : le gharar est un nom générique pour de nombreuses ventes : l’ignorance du prix et de l’évalué, le poisson dans l’eau, l’oiseau dans l’air. Al-Maziri l’a défini : ce qui oscille entre l’intégrité et le dommage. Ibn ’Arfa a objecté que cette définition n’est pas générique, puisque en sont exclus le gharar de la vente défectueuse du hasha (estimation) et la double vente en une seule ; il l’a défini : ce dont on doute qu’un des deux contre-prix visés s’accomplisse habituellement. (al-Ta’rifat, p. 160 ; al-Misbah al-Munir, art. gharar, p. 444 ; Sharh hudud Ibn ’Arfa, 1/345 ; Mu’jam al-mustalahat al-iqtisadiyya, p. 211).
La vente du hasard, comme l’oiseau dans l’air et le poisson dans l’eau.
Ce qui comporte un risque d’anéantissement par la perte de l’objet vendu ou autre. (al-Ta’rifat, p. 50).
La vente de ce qui a un apparent qu’on préfère et un caché qu’on désapprouve.
C’est la vente qui comporte le risque d’anéantissement par la perte de l’objet vendu ; le gharar, avec mouillage de la ra : l’allusion à la perdition et ce dont tu ignores l’issue. Dans le Mabsut : « le gharar est ce dont l’issue est cachée ». Dans le Maghrib : « le gharar est le risque dont on ignore s’il surviendra ou non ».
Chez les hanafites, les chafiites, les hanbalites, les zaidites et les ibadites : la vente de ce dont on ignore l’existence ou l’inexistence, ou dont on ignore la rareté ou l’abondance, ou qu’on ne peut livrer. Al-girr : celui qu’on trompe quand on le trompe, au masculin comme au féminin ; le féminin est aussi gharra. Pluriel : aghrar et gharar.