Découvrez la signification du terme Mu'allafa (مُؤَلَّفَة) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureCeux dont la volonté est faible dans l’islam, ou des nobles à qui l’on espère l’islam de leur peuple par le don.
Ceux dont les cœurs sont inclinés par la bienfaisance et l’affection ; dans le Coran puissant : « les aumônes ne sont que pour les pauvres, les nécessiteux, les agents du service, ceux dont les cœurs sont à rallier » (at-Tawba 60). Chez les malikites : ceux que l’imam veut rallier à l’islam. Chez les hanafites, trois catégories : des mécréants à qui le Prophète donnait pour les rallier à l’islam ; des gens à qui il donnait pour écarter leur mal ; des convertis faibles dans l’islam qu’il voulait consolider. Chez les shafiites, deux sortes : mécréants et musulmans. Les mécréants deux sortes : dont on espère le bien, et dont on craint le mal. Les musulmans quatre catégories : des gens ayant de la considération chez eux, leur ralliement visant l’islam de leurs semblables ; des convertis à la volonté faible dans l’islam, ralliés pour la fortifier et les consolider ; des forces auxquelles des mécréants obéissent : s’ils recevaient, ils combattaient ces derniers ; on veut par le don les rallier à les combattre ; des gens obéissant à des personnes sur qui pèse la zakat, la retenant : si on leur donnait, ils la combattaient et la contraignaient à la prendre pour la porter à l’imam ; sans don, la zakat n’était pas prélevée et l’imam aurait besoin d’une lourde dépense pour préparer les collecteurs. Chez les hanbalites : les seigneurs obéis dans leur peuple et leurs tribus ; leur classification reprend celle des shafiites. Chez les zahirites : des gens puissants dont le conseil n’est pas fiable pour les musulmans. Chez les ja’farites : ceux que l’on rallie au jihad par la participation à l’aumône, fût-ce des mécréants. Chez les ibadites : celui qui fut captif de l’association et était parmi les croyants ; ou s’est converti d’un islam chancelant et faible ; ou était associateur dont l’islam était espéré ou qui penchait vers l’islam. Le nombre de ceux dont les cœurs furent ralliés à l’époque du messager d’Allah fut de trente-et-un, parmi les seigneurs des Arabes. Certains savants disent : quand Abou Bakr prit le califat, l’islam s’étant répandu et les musulmans multipliés, il interdit le don à ceux dont les cœurs sont ralliés : « les subventions sont coupées ». D’autres disent que c’est ’Oumar qui le fit. Le vrai est que la retenue du don fut pour ces personnes en particulier, l’islam n’ayant plus besoin d’acheter leur soutien par l’argent ; la part du ralliement et de l’incitation demeure jugée par le Coran jusqu’au jour de la Résurrection.