Hadith 17 de Nawawi : « Allah a prescrit l'excellence en toute chose : quand vous tuez,… »

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Hadith numéro 17 du recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi, en traduction française fidèle.

Mis à jour le 10 septembre 2026 à 02h45

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Texte du hadith

D'après Abou Ya'la Chaddad ibn Aws (qu'Allah l'agrée), que le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah a prescrit l'excellence en toute chose : quand vous tuez, tuez bien ; quand vous égorgez, égorgez bien ; que chacun de vous aiguise sa lame et épargne la souffrance à sa bête. » Rapporté par Mouslim.

Le recueil

Ce hadith appartient au recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde), le recueil le plus étudié au monde : fondements de la foi, de l'adoration et du caractère, toutes des narrations authentiques.

Version arabe avec le commentaire d'Ibn Rajab

Le hadith des 'Ouraniyyin et ses voies

At-Tabarani rapporte du hadith d'Anas, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Quand vous jugez, jugez avec équité ; quand vous tuez, tuez bien : Allah le Puissant et Majestueux est Excellent et aime les excellents. »

Le sens de la première phrase

Sa parole (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Allah a prescrit l'excellence en toute chose », et dans la version d'Abou Ishaq al-Fazari dans le Livre des expéditions, de Khalid, d'Abou Qilaba, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Allah a prescrit l'excellence en toute chose, ou dit : sur toute création », ainsi rapporté en mursal, avec le doute « toute chose » ou « toute création ». Son apparent exige qu'Il ait prescrit l'excellence sur toute créature : serait toute chose ou toute création l'inscrit, et l'inscrit est l'excellence. Il fut dit : le sens est qu'Allah a prescrit l'excellence à toute chose ou en toute chose, ou prescrit l'excellence dans la tutelle de toute chose : l'inscrit serait non mentionné, et mentionné seulement le beneficiant de l'excellence. Et le libellé de prescription exige l'obligation selon la plupart des juristes et théoriciens, contre certains d'entre eux. Et se connaît l'usage du mot prescription dans le Coran pour ce qui est obligation certaine : soit légalement, comme Sa parole : « La prière n'est prescrite aux croyants qu'à des heures déterminées » ; Sa parole : « Le jeûne vous est prescrit » ; « Le combat vous est prescrit », soit pour ce qui est décret inévitable, comme Sa parole : « Allah a écrit : je vainurai, moi et Mes messagers » ; Sa parole : « Nous avons écrit dans le Psaume après le rappel que la terre, Mes serviteurs justes en hériteront » ; Sa parole : « Ceux-là, Il a écrit la foi dans leurs cœurs. » Et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit de la veillée du mois de Ramadan : « J'ai craint qu'il vous soit prescrit. » Et il dit : « J'ai été ordonné au siwak au point d'avoir craint qu'il me soit prescrit. » Et il dit : « Il est prescrit au fils d'Adam sa part de fornication : il la rencontrera inévitablement. » [Le hadith est texte sur l'excellence] : alors ce hadith est texte sur l'obligation de l'excellence. Allah le Très-Haut l'ordonna : « Allah commande la justice et l'excellence » ; et dit : « Faites le bien : Allah aime les bienfaisants. »

Les sortes de l'ordre à l'excellence

Cet ordre à l'excellence : tantôt pour l'obligation, comme l'excellence envers les parents et proches à la mesure de ce qui en fait la piété et le lien, et l'excellence à l'hôte à la mesure de l'hospitalité, comme mentionné précédemment. Tantôt pour la recommandation : comme l'aumône volontaire et semblables.

L'indication du hadith sur l'obligation de l'excellence

Ce hadith indique l'obligation de l'excellence en toute chose des œuvres. Mais l'excellence de chaque chose selon elle : l'excellence dans l'accomplissement des obligations apparentes et intérieures : les accomplir à la mesure de leur complétude obligatoire, cette mesure d'excellence en elles est obligatoire. Quant à l'excellence y accomplissant leurs recommandations : non obligatoire. L'excellence dans laisser les interdits : cesser d'eux, laisser leur apparent et intérieur, comme dit le Très-Haut : « Délaissez le péché apparent et intérieur », cette mesure d'excellence y est obligatoire. Quant à l'excellence dans la patience sur les épreuves : venir avec la patience selon elle, sans abjection ni impatience. L'excellence obligatoire dans le traitement des créatures et leur fréquentation : accomplir ce qu'Allah a imposé des droits de tout cela. L'excellence obligatoire dans la tutelle des créatures et leur gouvernance : accomplir toutes les obligations de la tutelle. Et le supplément au-delà de l'obligatoire en tout cela : excellence non obligatoire. L'excellence dans l'égorgement de ce qu'il est permis tuer des hommes et bêtes : verser l'âme sur la plus rapide des manières, la plus aisée, la plus légère, sans addition de torture : c'est une douleur sans besoin.

L'excellence visée dans le hadith

Ce type est celui mentionné par le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dans ce hadith, et peut-être le mentionna-t-il par exemple, ou pour son besoin d'explication en cette situation : « quand vous tuez, tuez bien la mise à mort ; quand vous égorgez, égorgez bien l'égorgement. » La mise à mort et l'égorgement avec kasra : la manière. Le sens : soignez la manière d'égorgement et la manière de mise à mort. Cela indique l'obligation de hâter le versement des âmes licites à verser sur la plus aisée des manières. Ibn Hazm cite l'unanimité de l'obligation de l'excellence dans l'égorgement.

La plus aisée des manières de tuer l'homme

La plus aisée des manières de tuer l'homme : le frapper par l'épée sur le cou. Allah dit des mécréants : « Quand vous rencontrez ceux qui mécroient : frappez les nuques » ; et Il dit : « Je jetterai dans les cœurs de ceux qui mécroient l'effroi : frappez donc au-dessus des cous et frappez-en tout doigt. » Il fut dit qu'Il précisa le lieu où le frapper serait plus aisé sur le tué : au-dessus des os et sous le cerveau. Et Durayd ibn as-Simma recommanda à son tueur de le tuer ainsi.

L'interdit de la mutilation

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), envoyant une colonne combattant dans le chemin d'Allah, leur disait : « Ne mutilez pas, et ne tuez pas d'enfant. » Abou Dawoud et Ibn Majah rapportent du hadith d'Ibn Mas'oud, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Les plus pudiques des tueurs : les gens de la foi en lui. » Ahmad et Abou Dawoud rapportent du hadith d'Imran ibn Houssayn et Samoura ibn Joundoub que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) interdisait la mutilation. Boukhari rapporte du hadith d'Abdallah ibn Yazid, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : il interdit la mutilation. L'imam Ahmad rapporte du hadith de Ya'la ibn Mourra, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Ne mutilez pas les serviteurs d'Allah. » Rapporté aussi du hadith d'un homme des Compagnons, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Qui mutile un être d'âme puis ne se repent pas : Allah le mutilera au Jour de la Résurrection. »

Les sortes de meurtres permis

Sache que le meurtre permis survient de deux manières. La première : qu'il soit représailles, la mutilation n'y est pas permise du récipiendaire, mais on tue comme il tua. S'il avait mutilé le tué : est-on mutile comme il fit, ou on tue seulement par l'épée ? Deux célèbres opinions des savants. L'une : on fait à lui comme il fit, l'opinion d'Abou Hanifa, ash-Chafi'i, Ahmad dans la célèbre, Ishaq et d'autres. Dans les deux Sahih, d'Anas : une servante passa avec des colliers à Médine, un Juif la frappa d'une pierre ; on la porta au Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) avec le dernier souffle. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : un tel t'a-t-il tuée ? Elle leva la tête ; à la troisième : un tel t'a-t-il tuée ? Elle baissa la tête. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) l'appela, et fit broyer sa tête entre deux pierres. Dans une version des deux : il fut saisi et avoua. Dans une version de Mouslim : un Juif tua une servante des Ansar sur son bijou, la jeta dans les puits, broya sa tête aux pierres ; il fut saisi, porté au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui ordonna de le lapider jusqu'à mort : lapidé jusqu'à mort. Le deuxième avis : nul qoud que par l'épée, l'opinion d'ath-Thawri, d'Abou Hanifa (qu'Allah l'agrée), et une narration d'Ahmad. D'Ahmad une troisième : on fait à lui comme il fit, sauf l'avoir brûlé au feu ou mutilé : alors tué par l'épée, par l'interdit de mutilation et le brûlement au feu. Al-Authram le transmit de lui. Rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Nul qoud que par l'épée. » Ibn Majah le rapporte, sa chaîne faible. Ahmad dit : il est rapporté « nul qoud que par l'épée » mais sa chaîne n'est pas bonne. Et le hadith d'Anas, le Juif tué aux pierres, est plus chaîné et plus aisé.

[Si mutilé puis tué ?]

Et s'il est mutilé puis tué, comme coupé ses extrémités puis tué : se contente-t-on de le tuer, ou fait-on à lui comme il fit, coupant ses extrémités puis le tuant ? Deux opinions. La première : on fait à lui comme il fit, Abou Hanifa, ash-Chafi'i, Ahmad dans une des deux versions, Ishaq et autres. La deuxième : se contenter de le tuer, ath-Thawri, Ahmad dans une version, Abou Youssouf et Muhammad. Malik dit : s'il fit cela à lui en mutilation et torture, fait à lui comme il fit ; sinon, se contenter de le tuer.

La deuxième manière des meurtres permis

La deuxième : que le meurtre soit pour la mécréance : mécréance originaire ou apostasie de l'islam ; la plupart des savants : la mutilation y est détestée aussi, et il y est tué par l'épée.

Ce qui est rapporté de la permission de mutilation

Rapporté d'une partie des Anciens la permission de mutilation par brûlement au feu et autre, comme fit Khalid ibn al-Walid et d'autres. Rapporté d'Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) qu'il brûla, et vint le feu à lui. Rapporté qu'Oumm Qirfa al-Fazariya apostasia à l'époque d'Abou Bakr as-Siddiq : il ordonna qu'on attache ses nattes aux queues de deux poulains, puis cria aux deux : elle se déchira. Et les chaînes de cette histoire sont interrompues. Ibn Sa'd mentionne dans ses Tabaqat sans chaîne que Zayd ibn Haritha la tua de ces tueurs à l'époque du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), et informa le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). Il est authentique d'Ali (qu'Allah l'agrée) qu'il brûla les apostats, et Ibn Abbas le blâma sur lui. Il fut dit : il ne les brûla pas, mais les enfuma jusqu'à mort. Et dit : il les tua puis les brûla, cela ne s'authentifie pas ; rapporté de lui qu'on porta un apostat et il ordonna : on l'écrasa par les jambes jusqu'à mort.

Ibn Aqil de nos compagnons choisit la permission du meurtre par mutilation pour la mécréance, surtout si aggravée, portant l'interdit de mutilation sur le meurtre par représailles. Argumenta la permission les 'Ouraniyyin, rapportés dans les deux Sahih du hadith d'Anas : des gens d'Ourayna vinrent au Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) à Médine et y embrassèrent l'islam ; le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) leur dit : « Si vous voulez sortir aux chamelles de la sadaqa et boire de leurs laits et urines : faites. » Ils firent, guérirent, puis s'attaquèrent aux bergers, les tuèrent, apostasièrent de l'islam, et emmenèrent les bêtes du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). Cela parvint au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : il envoya à leur poursuite, ils furent portés, et il coupa leurs mains et jambes, fit crever leurs yeux, les laissant dans la Harra jusqu'à mort. Dans une version : puis jetés au soleil jusqu'à mort. Dans une version : leurs yeux cloués et jetés dans la Harra demandant boire sans qu'on abreuve. Dans une version d'at-Tirmidhi : il coupa mains et jambes en opposition. Dans une version d'an-Nasai : et les crucifia.

Les avis sur leur châtiment

Les savants divergèrent sur la face de châtiment de ceux-ci : certains disent : qui fait comme leur fait, apostasie et guerre et prise de bien, fait à lui comme fait à ceux-ci. Rapporté d'une partie, parmi eux Abou Qilaba, et une narration d'Ahmad. Certains disent : plutôt cela indique la permission de mutilation de qui ses crimes sont aggravés en général, et l'interdit de mutilation est dans les représailles : l'opinion d'Ibn Aqil de nos compagnons. Certains disent : plutôt ce qui fut fait aux 'Ouraniyyin fut abrogé par l'interdit de mutilation. Certains disent : ce fut avant la descente des peines et le verset du brigandage, puis abrogé par cela, l'opinion d'un groupe parmi eux al-Awza'i et Abou Obayd. Certains disent : ce que fit le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) à eux ne fut que par le verset du brigandage, rien n'en fut abrogé, et dirent : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ne les tua et coupa mains que pour avoir pris le bien ; qui prend le bien et tue : coupé et crucifié nécessairement, tué pour son meurtre, coupés main et jambe opposées pour sa prise de bien, crucifié pour l'assemblage des deux crimes : meurtre et prise de bien : l'opinion d'al-Hasan et une narration d'Ahmad. Et il leur cloua les yeux pour leur clouement des yeux des bergers, ainsi Mouslim le rapporte du hadith d'Anas. Ibn Chihab mentionne qu'ils tuèrent le berger et le mutilèrent. Ibn Sa'd mentionne qu'ils coupèrent sa main et jambe et plantèrent l'épine dans sa langue et yeux jusqu'à mort, et alors...

alors la coupation et clouement des yeux et assoiffement serait représailles. Cela diverge de qui dit : le brigand ayant commis une infraction nécessitant représailles en est satisfait avant son meurtre, le madhab d'Ahmad. Mais en est-il satisfait nécessairement comme le tuer, ou en forme de représailles tombant par pardon du tuteur ? Deux narrations de lui ; mais la narration d'at-Tirmidhi de leur coupation en opposition indique leur coupation pour brigandage, sauf s'ils avaient coupé main et jambe du berger en opposition. Et Allah sait mieux.

La permission du brûlement puis son abrogation

Rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'il permit le brûlement au feu, puis l'interdit, comme dans le Sahih de Boukhari, d'Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) nous envoya en expédition disant : si vous trouvez un tel et un tel, nommant deux hommes de Quraych, brûlez-les au feu. Puis le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit quand nous voulions sortir : « J'avais ordonné de brûler un tel et un tel au feu, mais le feu n'est châtié par lui que par Allah : si vous les trouvez, tuez-les. » Là-dedans aussi, d'Ibn Abbas que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Ne châtiez pas du châtiment d'Allah le Puissant et Majestueux. » L'imam Ahmad (qu'Allah lui fasse miséricorde), Abou Dawoud et an-Nasai rapportent du hadith d'Ibn Mas'oud : nous étions avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), passant par une fourmilière brûlée : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) se fâcha et dit : « Il ne sied pas à un être humain de châtier du châtiment d'Allah le Puissant et Majestueux. » Khalid brûla un groupe dans l'apostasie. Rapporté d'une partie des Compagnons le brûlement de qui commit l'acte du peuple de Lout. Rapporté d'Ali qu'il suggéra à Abou Bakr de le tuer puis le brûler au feu, et Ishaq ibn Rahawayh en jugea bien : pour ne pas être torture au feu. Dans le Mousnad de l'imam Ahmad : Ali, quand Ibn Moulijam le frappa, dit : « Faites à lui comme le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) voulut faire à un homme voulant le tuer : tuez-le puis brûlez-le. » La plupart des savants : détesté le brûlement au feu, jusqu'aux insectes. Ibrahim an-Nakha'i dit : brûler le scorpion au feu est mutilation. Et Oumm ad-Darda interdit de brûler la puce au feu. Ahmad dit : le poisson n'est pas grillé au feu vivant ; et dit : la sauterelle est moindre, n'ayant pas de sang.

L'interdit d'attacher les bêtes et prendre l'être vivant pour cible

Établi du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'il interdit d'attacher les bêtes : enfermer la bête puis frapper de flèches et autre jusqu'à mort. Dans les deux Sahih, d'Anas : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) interdit d'attacher les bêtes. Là-dedans aussi, d'Ibn Omar : il passa près d'un peuple ayant dressé une poule à tirer, et dit : qui a fait cela ? Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a maudit qui fit cela. Mouslim rapporte du hadith d'Ibn Abbas, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'il interdit de prendre quoi que ce soit d'être vivant pour cible, la cible : ce où l'on tire les flèches. Dans le Mousnad de l'imam Ahmad, d'Abou Hourayra : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) interdit la cible, que la bête soit tirée puis mangée, mais abattue, puis qu'ils tirent s'ils veulent.

L'ordre d'exceller l'abattage

Dans ce sens, de nombreux hadiths. C'est pourquoi le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ordonna l'excellence du meurtre et de l'abattage, et ordonna d'aiguiser la lame et d'apaiser la bête, indiquant que l'abattage par l'instrument aigu soulage la bête en hâtant le versement de son âme. L'imam Ahmad et Ibn Majah rapportent du hadith d'Ibn Omar : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ordonna d'aiguiser la lame et de la cacher aux bêtes, et dit : « Quand l'un de vous égorge : qu'il hâte. » C'est-à-dire : hâter l'abattage.

L'ordre de la douceur en l'abattage

L'ordre de la douceur à la bête à son abattage est venu. Ibn Majah rapporte du hadith d'Abou Sa'id al-Khudri : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) passa près d'un homme tirant une brebis par son oreille ; le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Laisse son oreille, prends par son avant-cou », l'avant-cou : le devant du cou. Al-Khallal et at-Tabarani rapportent du hadith d'Ikrima, d'Ibn Abbas : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) passa près d'un homme posant son pied sur la face d'une brebis, aiguisant sa lame, elle le regardant des yeux ; il dit : « Ne pouvais-tu avant cela ? Veux-tu la mourir deux fois ? » Rapporté d'Ikrima en mursal, par Abd ar-Razzaq et autres, avec addition : « N'eusses-tu pas aiguisé ta lame avant de la coucher ? » L'imam Ahmad dit : on la mène à l'abattage en douceur, et la lame cachée d'elle, la lame n'apparaissant qu'à l'abattage. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ordonna cela de cacher les lames. Et dit : « Ce qui est caché à la bête ne lui est pas caché : elle connaît son Seigneur et sait qu'elle meurt. » Et rapporté d'Ibn Sibat qu'il dit : les bêtes sont forgées à tout, sauf qu'elles connaissent leur Seigneur et craignent la mort. Et venu l'ordre de couper les artères à l'abattage, comme Abou Dawoud rapporte du hadith d'Ikrima, d'Ibn Abbas, et Abou Hourayra, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : il interdit la tirellette du démon, celle abattue coupant la peau sans trancher les artères. Et Ibn Hibban le rapporte dans son Sahih, et chez lui : Ikrima dit : ils coupaient d'elle la petite chose puis la laissaient jusqu'à mort, sans trancher les artères : interdit de cela. Abd ar-Razzaq rapporte dans son livre, de Muhammad ibn Rachid, d'al-Wadhin ibn Atta : un boucher ouvrit une porte sur une brebis pour l'abattre ; elle s'échappa de lui jusqu'au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ; il la suivit, la prenant tirant par sa jambe ; le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) lui dit : « Patience pour l'ordre d'Allah ; et toi, ô boucher, mène-la à la mort d'une conduite douce. » Et par sa chaîne, d'Ibn Sirin : Omar vit un homme tirant une brebis par sa jambe pour l'abattre, et lui dit : « Malheur à toi, mène-la à la mort d'une belle conduite. » Muhammad ibn Ziyad rapporte qu'Ibn Omar vit un boucher tirant une brebis et dit : « Mène-la à la mort d'une belle conduite » ; le boucher sortit sa lame et dit : je ne la conduis pas belle, je veux l'abattre à l'heure. Il dit : « Conduis-la belle. » Dans le Mousnad de l'imam Ahmad, de Mou'awiya ibn Qurra, de son père, qu'un homme dit au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Ô Messager d'Allah, j'abats la brebis me faisant miséricorde d'elle » ; le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Et la brebis, si tu as pitié d'elle : Allah te fait miséricorde. » Moutarrif ibn Abdallah dit : « Allah fait miséricorde par la miséricorde au moineau. » Et Nouf al-Bakali dit : un homme abattit un agneau devant sa mère, s'émoussa, et sous un arbre ayant un nid avec un poussin, le poussin tomba à terre : il le toucha de miséricorde et le rendit à sa place, et Allah lui rendit sa force.

Rapporté d'autre voie du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'il interdit de retourner la mère à son petit : général aux fils d'Adam et autres. Dans les Sunan d'Abou Dawoud : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fut interrogé sur le poulain et dit : « Il est droit, et de le laisser jusqu'à être primipare fils de mise-bas, ou fils de femelle à deux dents, qu'on te donne une veuve, ou chargé dans le chemin d'Allah, mieux que de l'abattre, sa chair collée à son duvet, et remplacer ton récipient, et retourner ta chamelle à son petit. » Le sens : le petit de la chamelle abattu petit à sa naissance : son sang non profité, et son propriétaire lésé par l'interruption du lait de sa chamelle, et son récipient remplacé, le seau où on trait la chamelle, et la chamelle retournée à son petit par sa perte.