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Hadith numéro 4 du recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi, en traduction française fidèle.
Mis à jour le 10 septembre 2026 à 02h45
📖 45 min de lectureCe hadith appartient au recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde), le recueil le plus étudié au monde : fondements de la foi, de l'adoration et du caractère, toutes des narrations authentiques.
Tafsir de cette parole (ce qui signifie : puis Nous le fîmes une goutte de sperme dans un logis ferme) : déjà fut rapporté de sa tafsir de la part d'Ibn Mas'oud : al-A'mach rapporte de Khaythama, d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, qui dit : « quand la goutte de sperme tombe dans l'utérus : elle vole dans chacun de ses poils et de ses ongles : puis demeure quarante jours : puis descend dans l'utérus : et devient une 'alaqa. » Il dit : cela est son rassemblement. Ibn Abi Hatim et d'autres l'ont extrait. Et fut rapporté aussi la tafsir du rassemblement de forme élevée : en un autre sens : at-Tabarani et Ibn Mandah dans son livre de l'unicité l'ont extraits : du hadith de Malik ibn al-Houwayrith : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « quand Allah, le Très-Haut, veut créer un serviteur : l'homme unissant la femme : son eau vole dans chaque veine et chaque membre d'elle : puis au septième jour Allah, le Très-Haut, le rassemble : puis le présente dans chaque veine de lui : sans Adam :
« En quelle forme Il voulut, Il t'a composé. »
Houd, 11
Ibn Mandah dit : sa chaîne est continue : fameuse : selon la voie d'Abou Isa (at-Tirmidhi) et d'an-Nasa'i et d'autres. Ibn Jarir, Ibn Abi Hatim et at-Tabarani l'ont extrait : de la narration de Mouthar ibn al-Haytham : de Moussa ibn Ali ibn Riah : de son père : de son grand-père : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit à son grand-père : ô untel ! qu'est-ce qui t'est né ? Il dit : ô Messager d'Allah ! que pourrait-il m'être né : un garçon ou une fille ? Il dit : à qui ressemblera-t-il ? Il dit : qui sait à qui il ressemblera : à sa mère ou à son père ? Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit alors : « ne dis jamais cela : quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : Allah lui amène toute la parenté entre elle et Adam : n'as-tu pas lu ce verset :
« En quelle forme Il voulut, Il t'a composé ? »
Houd, 11
Il dit : Il t'a façonné. » Et cette chaîne est faible : et Mouthar ibn al-Haytham est très faible : et al-Boukhari dit : c'est un hadith non authentifié : et il mentionne par sa chaîne de Moussa ibn Ali : de son père : que son père ne se convertit qu'à l'époque d'Abou Bakr as-Siddiq, qu'Allah l'agrée : c'est-à-dire : qu'il n'a pas de compagnonnage. Et témoigne de ce sens la parole du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) à celui qui lui dit : ma femme a donné naissance à un garçon noir : il dit : « peut-être qu'une veine l'en a tiré. »
Sa parole : puis il devient une 'alaqa pareille : c'est-à-dire : quarante jours. Et la 'alaqa : un morceau de sang. Puis il devient une mudgha pareille : c'est-à-dire : quarante jours : et la mudgha : un morceau de chair. Puis Allah lui envoie un ange : qui insuffle en lui l'âme : et il est commandé de quatre paroles : l'écriture de sa provision, de son acte, de son terme : et malheureux ou heureux.
Ce hadith donc indique qu'il se meut en cent vingt jours en trois phases : chacune des quarantaines il est en une phase : dans la première quarantaine il est goutte de sperme : puis dans la deuxième quarantaine 'alaqa : puis dans la troisième quarantaine mudgha : puis après les cent vingt jours l'ange insuffle en lui l'âme : et lui écrit ces quatre paroles.
Allah, le Très-Haut, a mentionné dans le Coran en maints endroits le mouvement de l'embryon dans ces phases : comme Sa parole, le Très-Haut :
« Ô vous les gens ! Si vous doutez de la résurrection : Nous vous avons créés de terre : puis d'une goutte de sperme : puis d'une 'alaqa : puis d'une mudgha formée et non formée : pour vous l'expliquer : et Nous fixons dans les utérus ce que Nous voulons jusqu'à un terme nommé. »
Al-Hajj, 5
Et Il a mentionné ces trois phases : la goutte de sperme, la 'alaqa et la mudgha en endroits multiples dans le Coran. En un autre endroit Il en a mentionné davantage : dit dans la sourate des croyants :
« Nous avons créé l'homme d'une sillage de terre : puis Nous en fîmes une goutte de sperme en un logis ferme : puis Nous créâmes de la goutte de sperme une 'alaqa : puis créâmes de la 'alaqa une mudgha : puis créâmes de la mudgha des os : puis revêtîmes les os de chair : puis Nous le produisîmes en une autre création : béni donc Allah, le meilleur des créateurs ! »
Al-Mou'minoun, 12-14
Voilà donc sept tournées qu'Allah mentionna dans ce verset pour la création du fils d'Adam avant l'insufflation de l'âme en lui.
Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux, disait : le fils d'Adam est créé de sept : puis il récitait ce verset. Et il fut interrogé sur le retrait : il récita ce verset puis dit : « donc un homme serait-il créé avant que cette qualité ne passe sur lui ? » Et dans une narration de lui : « donc une âme mourrait-elle avant de passer par cette création ? »
Et fut rapporté de Rifa'a ibn Rafi' qu'il dit : Ali, az-Zoubayr, Sa'd et un groupe des compagnons du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) s'assirent auprès d'Omar : ils discutèrent du retrait : et dirent : il n'y a pas de mal à cela. Un homme dit : « ils prétendent que c'est la petite fille enterrée vivante ? » Ali, qu'Allah l'agrée, dit : « elle n'est pas enterrée vivante tant qu'elle n'est pas passée par les sept tournées : être une sillage de terre : puis une goutte de sperme : puis une 'alaqa : puis une mudgha : puis des os : puis de la chair : puis une autre création ? » Omar, qu'Allah l'agrée, dit : « tu as dit vrai : qu'Allah allonge ta durée de vie ! » Ad-Darqutni l'a rapporté dans al-Mou'talif wal-Moukhtalif.
Et une catégorie de juristes a donné dispense à la femme d'expulser ce qui est dans son ventre tant que l'âme n'y est pas insufflée : l'assimilant au retrait. Et c'est un dire faible : car l'embryon est un enfant formé : et peut-être conçu : or dans le retrait aucun enfant n'existe du tout : mais seulement le moyen de prévenir sa formation : et sa formation peut ne pas être prévenue par le retrait si Allah veut sa formation et sa création : comme dit le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) quand on l'interrogea sur le retrait : « il n'y a pas de mal à vous de ne pas vous retirer : aucune âme insufflée n'est : sans qu'Allah soit son créateur. » Et nos compagnons ont explicité : que s'il devient 'alaqa : il n'est pas permis à la femme de l'expulser : car c'est un enfant formé : contrairement à la goutte de sperme : qui n'est pas encore formée : et peut ne jamais le devenir.
Et est parvenu dans certaines narrations du hadith d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, la mention des os : et qu'il est os quarante jours : l'imam Ahmad l'a extrait : de la narration d'Ali ibn Zayd : « j'ai entendu Abou Oubayda raconter : Abdullah a dit : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « la goutte de sperme demeure dans l'utérus quarante jours sur son état : sans être changée : quand les quarante sont passés : elle devient 'alaqa : puis mudgha pareillement : puis os pareillement : quand Allah, le Très-Haut, veut parachever sa création : Allah lui envoie un ange. » Et il a mentionné le reste du hadith. Et est rapporté du hadith de 'Asim : d'Abou Wa'il : d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : elle est quarante nuits goutte de sperme : puis est 'alaqa quarante nuits : puis est os quarante nuits : puis Allah revêt les os de chair. » Et la narration de l'imam Ahmad indique que l'embryon n'est revêtu de chair qu'après cent soixante jours. Et c'est sans aucun doute une erreur : car après cent vingt jours l'âme y est insufflée sans aucun doute : comme il viendra d'être mentionné. Et Ali ibn Zayd est le fils de Jou'dan : il n'est pas invoqué. Et est parvenu du hadith de Houdayfa ibn Asid ce qui indique la création de la chair et des os au début de la deuxième quarantaine : dans le Sahih de Mouslim : de Houdayfa ibn Asid : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand quarante-deux nuits passent sur la goutte de sperme : Allah lui envoie un ange : qui la façonne : et crée son ouïe : sa vue : sa peau : sa chair : et ses os : puis dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? Ton Seigneur décide ce qu'Il veut : et l'ange écrit : puis dit : ô Seigneur ! son terme ? Ton Seigneur dit ce qu'Il veut : et l'ange écrit : puis dit : ô Seigneur ! sa provision ? Ton Seigneur décide ce qu'Il veut : et l'ange écrit : puis l'ange sort avec la feuille dans sa main : sans ajouter à ce qui lui est commandé : ni en diminuer. » L'apparent de ce hadith indique donc que la mise en forme de l'embryon : et la création de son ouïe, de sa vue, de sa peau, de sa chair et de ses os : a lieu au début de la deuxième quarantaine : il en résulte donc qu'il est dans la deuxième quarantaine chair et os. Certains l'ont interprété : disant que l'ange divise la goutte de sperme quand elle devient 'alaqa en parties : mettant une partie pour la peau : une pour la chair : une pour les os : mesurant tout cela avant son existence. Et cela contredit l'apparent du hadith : l'apparent plutôt : qu'il la façonne : et crée toutes ces parties. Et il se peut que sa création ait lieu en le façonnant et le divisant avant l'existence de la chair et des os : et cela peut être chez certains embryons sans d'autres. Et le hadith de Malik ibn al-Houwayrith précédé indique que la mise en forme a lieu pour la goutte de sperme aussi le septième jour : et Allah, le Très-Haut, a dit :
« Nous avons créé l'homme d'une goutte de sperme mêlée : pour l'éprouver. »
Al-Insane, 2
Et une partie des anciens a expliqué le « mêlée » de la goutte de sperme par les veines qui y sont. Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, a dit de son « mêlée » : ses veines.
Et les savants de la médecine ont mentionné ce qui y correspond : et ont dit : quand le sperme tombe dans l'utérus : une écume lui advient six ou sept jours : et en ces jours la goutte de sperme se conçoit sans puiser dans l'utérus : puis après cela elle en puise : et le début des lignes et des points trois jours après cela : pouvant avancer d'un jour : et retarder d'un jour : puis après six jours : qui est le quinzième du temps de la 'alaqa : le sang se répand à tous : il devient donc 'alaqa : puis les membres se distinguent d'une distinction apparente : et une partie d'eux s'écarte du contact de l'autre : et s'étire pour l'humidité de la moelle : puis après neuf jours la tête se sépare des épaules : et les membres des doigts : d'une distinction apparente en certains : et cachée en certains. Ils ont dit : la moindre durée dans laquelle le mâle se conçoit : est trente jours. Et le temps modéré de la conception de l'embryon : trente-cinq jours : et il peut se concevoir en quarante-cinq jours. Ils ont dit : dans les fausses couches n'a jamais été mentionné un mâle avant trente jours : ni une femelle avant quarante jours. Et cela correspond à ce qu'indique le hadith de Houdayfa ibn Asid sur la formation dans la deuxième quarantaine : et son devenir chair en elle aussi.
Certains ont porté le hadith d'Ibn Mas'oud sur ce que l'embryon est prédominé dans la première quarantaine par la description du sperme : dans la deuxième par la description de la 'alaqa : dans la troisième par la description de la mudgha : quand bien même sa création serait achevée : et sa mise en forme faite. Et le hadith d'Ibn Mas'oud ne mentionne pas le temps de la mise en forme de l'embryon. Et fut rapporté d'Ibn Mas'oud lui-même ce qui indique que sa mise en forme peut avoir lieu avant la troisième quarantaine aussi. Ach-Cha'bi rapporte d'Alqama : d'Ibn Mas'oud, qu'Allah agrée les trois, qui dit : quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : un ange lui vient : la prend dans sa paume : et dit : ô Seigneur ! formée ou non formée ? Si on lui dit non formée : elle n'est pas une nasma : et les utérus la jettent en sang : et si on lui dit formée : il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? malheureuse ou heureuse ? quel terme : quelle trace : en quelle terre meurt-elle ? Puis il est dit à la goutte de sperme : qui est ton Seigneur ? Elle dit : Allah. Il est dit : qui est ton pourvoyeur ? Elle dit : Allah. Il est dit : va vers le livre : tu y trouveras l'histoire de cette goutte de sperme. Il dit : elle devient donc formée : vit son terme : mange sa provision : et foule sa trace : jusqu'à ce que son terme vienne : elle meurt : et est enterrée dans cette poussière. Puis ach-Cha'bi récita ce verset :
« Ô vous les gens ! Si vous doutez de la résurrection : Nous vous avons créés de terre : puis d'une goutte de sperme : puis d'une 'alaqa : puis d'une mudgha formée et non formée. »
Al-Hajj, 5
Quand elle atteint mudgha : elle est renversée en la quatrième création : et devient nasma : si elle est non formée : les utérus la jettent en sang : et si elle est formée : elle est renversée nasma. Ibn Abi Hatim et d'autres l'ont extrait. Et fut rapporté d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, d'un autre côté : qu'il n'y a pas de mise en forme avant quatre-vingts jours. As-Souddi rapporte d'Abou Malik : et d'Abou Salih : d'Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux : et de Mourra al-Hamdani : d'Ibn Mas'oud : et de gens des compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : à la parole du Puissant et Majestueux :
« C'est Lui qui vous façonne dans les utérus comme Il veut. »
Al Imran, 6
Il dit : « quand la goutte de sperme tombe dans les utérus : elle vole dans le corps quarante jours : puis devient 'alaqa quarante jours : puis devient mudgha quarante jours : quand elle atteint d'être formée : Allah, le Très-Haut, envoie un ange qui la façonne : l'ange vient avec de la poussière entre ses doigts : la mélange dans la mudgha : puis la pétrit avec : puis la façonne comme il est commandé : puis dit : mâle ou femelle ? malheureux ou heureux ? et quelle est sa provision ? et quel est son âge ? et quelle est sa trace : et ses afflictions ? Allah, béni et Très-Haut, dit : et l'ange écrit : quand ce corps meurt : il est enterré où cette poussière fut prise. » Ibn Jarir at-Tabari l'a extrait dans son tafsir : mais as-Souddi est disputé dans son affaire : et l'imam Ahmad lui reprochait de rassembler les chaînes multiples pour une seule tafsir : comme lui et d'autres reprochaient à al-Waqidi de rassembler les chaînes multiples pour un seul hadith.
Des catégories de juristes ont pris l'apparent de cette narration : et interprété le hadith élevé d'Ibn Mas'oud : et dit : le moins où la création de l'enfant se discerné : est quatre-vingt-un jours : car il n'est mudgha que dans la troisième quarantaine : et ne se forme pas avant d'être mudgha. Nos compagnons et les compagnons d'ach-Chafi'i ont dit : sur cette base : que la 'idda ne s'écoule pas : ni l'oummou walad n'est affranchie : que par la mudgha formée : et le moins où elle peut se former ou se concevoir : est quatre-vingt-un jours. Ahmad, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit de la 'alaqa : c'est du sang : la formation ne s'y discerne pas.
Si la mudgha est non formée : la 'idda s'écoule-t-elle par elle : et l'oummou walad devient-elle par elle affranchie ? Il y a deux dires : deux narrations d'Ahmad. Et si aucun dessin n'y apparaît : mais qu'il est caché : que seules les femmes expertes le connaissent : et qu'elles en témoignent : leur témoignage est accepté. Et pas de différence entre ce que ce soit après l'accomplissement de quatre mois : ou avant : selon la plupart des savants. Et l'imam Ahmad l'a explicité dans la narration de Khalq : de ses compagnons. Et son fils Salih a rapporté de lui : que l'enfant dont la création se discerne : est dans le quatre. Ach-Cha'bi dit : quand elle est renversée en la quatrième création : et est formée : la 'idda s'écoule par elle : et la servante est par elle affranchie : quand c'est pour quatre mois. Et Hanbal a pareillement rapporté de lui : quand l'oummou walad fait une fausse couche : si c'est une formation complète : elle est affranchie : et la 'idda s'écoule par elle : et quand elle entre en la quatrième création en quatre mois : l'âme y est insufflée. Et cela contredit la narration de la Jama'a de lui. Et Ahmad a dit dans une narration de lui : quand sa création se discerne : il n'y a pas de différence : elle s'affranchit par cela : quand elle est servante. Et un groupe a aussi rapporté de lui : dans la 'alaqa : quand il se discerne qu'elle est un enfant : la servante s'affranchit par elle : et c'est le dire d'an-Nakha'i : et attribué à ach-Chafi'i comme un dire. Et de nos compagnons : certains ont régularisé cette narration d'Ahmad : dans l'écoulement de la 'idda par elle aussi.
Et tout cela est bâti sur ce que la formation est possible dans la 'alaqa : comme peut y argumenter le hadith de Houdayfa ibn Asid précédé : sauf qu'on dise : le hadith de Houdayfa indique seulement qu'il se forme quand il devient chair et os : et que cela peut avoir lieu dans la deuxième quarantaine : non pendant son état de 'alaqa. Et là : il y a matière à considération : et Allah sait mieux. Et ce que les médecins ont mentionné indique que la 'alaqa se forme et se dessine : et de même les accoucheuses parmi les femmes en témoignent. Et le hadith de Malik ibn al-Houwayrith témoigne de la mise en forme pendant l'état de l'embryon en goutte de sperme aussi : et Allah sait mieux.
Et reste dans le hadith d'Ibn Mas'oud : qu'après son devenir mudgha : l'ange lui est envoyé : écrit les quatre paroles : et insuffle en lui l'âme : et tout cela après cent vingt jours. Entre l'écriture et l'insufflation de l'âme : les formulations des narrations de ce hadith ont différé dans l'ordre de l'écriture et de l'insufflation : dans la narration d'al-Boukhari dans son Sahih : l'ange lui est envoyé : et il est commandé de quatre paroles : puis l'âme y est insufflée. Cette narration donc explicité : le retard de l'insufflation de l'âme sur l'écriture. Et dans une narration extraite par al-Bayhaqi dans le livre du décret : puis l'ange est envoyé : insuffle en lui l'âme : puis il est commandé de quatre paroles. Et cette narration explicité : l'avancement de l'insufflation sur l'écriture : soit cela est du traitement des rapporteurs de leurs narrations au sens qu'ils comprennent : soit le visé : l'ordre des informations seulement : non l'ordre de ce qui est informé en soi. En tout cas : le hadith d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, indique le retard de l'insufflation de l'âme dans l'embryon : et l'écriture de l'ange de son affaire : jusqu'à après quatre mois : que la troisième quarantaine se complète.
Quant à l'insufflation de l'âme : fut rapporté explicitement des compagnons, qu'Allah agrée eux, que l'âme n'y est insufflée qu'après quatre mois : comme l'indique l'apparent du hadith d'Ibn Mas'oud : Zayd ibn Ali rapporte de son père : d'Ali, qu'Allah l'agrée, qui dit : quand la goutte de sperme complète quatre mois : un ange lui est envoyé : qui y insuffle l'âme dans les ténèbres : voilà la parole du Très-Haut :
« Puis Nous le produisîmes en une autre création. »
Al-Mou'minoun, 14
Ibn Abi Hatim l'a extrait : et sa chaîne est interrompue. Al-Lalika'i l'a extrait par sa chaîne : d'Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux, qui dit : « quand la goutte de sperme tombe dans l'utérus : elle demeure quatre mois et dix : puis l'âme y est insufflée : puis elle demeure quarante nuits : puis un ange lui est envoyé : qui la pique dans le creux de la nuque : et écrit malheureuse ou heureuse. » Et sa chaîne a matière à considération. Et y est : que l'insufflation de l'âme est retardée des quatre mois de dix jours.
Ce qui fut rapporté d'Ibn Mas'oud : et l'établissement du madhhab d'Ahmad dessus
L'imam Ahmad a bâti son madhhab fameux de lui sur l'apparent du hadith d'Ibn Mas'oud : que l'enfant : l'âme y est insufflée après les quatre mois : et que s'il tombe après l'accomplissement de quatre mois : on prie sur lui : là où l'âme y était insufflée puis il mourut. Et cela fut aussi attribué à Sa'id ibn al-Moussayyab : et c'est un des deux dires d'ach-Chafi'i et d'Ishaq. Et plusieurs ont rapporté d'Ahmad qu'il dit : « quand il atteint quatre mois et dix : en ces dix l'âme y est insufflée : et on prie sur lui. » Et il dit dans la narration d'Abou al-Harith de lui : « la nasma est goutte de sperme quarante nuits : et 'alaqa quarante nuits : et mudgha quarante nuits : puis elle est os et chair : quand quatre mois et dix se complètent : l'âme y est insufflée. » L'apparent de cette narration donc : que l'âme n'y est insufflée qu'après l'accomplissement de quatre mois et dix : comme rapporté d'Ibn Abbas. Et les narrations qui précèdent celle-ci d'Ahmad indiquent seulement : que l'âme y est insufflée pendant la durée des dix après l'accomplissement des quatre : et c'est le connu de lui. Et de même dit Ibn al-Moussayyab quand on l'interrogea sur la 'idda de la mort : où il la fit quatre mois et dix : pourquoi les dix ? Il dit : « l'âme y est insufflée. »
Quant aux gens de la médecine : ils ont mentionné que l'embryon : s'il se conçoit en trente-cinq jours : il bouge en soixante-dix jours : et naît en deux cent dix jours : cela donc sept mois : et il peut avancer des jours et retarder dans la conception et la naissance. Et si la conception est en quarante-cinq jours : il bouge en quatre-vingt-dix jours : et naît en deux cent soixante-dix jours : cela donc neuf mois : et Allah sait mieux.
Quant à l'écriture de l'ange : le hadith d'Ibn Mas'oud indique qu'elle a lieu après les quatre mois aussi : comme précédé. Et dans les deux recueils authentiques : d'Anas : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « Allah chargea l'utérus d'un ange qui dit : ô Seigneur ! goutte de sperme ! ô Seigneur ! 'alaqa ! ô Seigneur ! mudgha ! quand Allah veut décider une création : il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? malheureux ou heureux ? et quelle provision ? et quel terme ? et c'est écrit ainsi dans le ventre de sa mère. » Et l'apparent de cela correspond au hadith d'Ibn Mas'oud : mais il n'y a pas d'estimation de durée dedans. Et le hadith de Houdayfa ibn Asid précédé : indique que l'écriture est au début de la deuxième quarantaine. Et Mouslim l'a aussi extrait d'une autre formulation : du hadith de Houdayfa ibn Asid : qu'il transmet au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « l'ange entre auprès de la goutte de sperme après qu'elle se fixe dans l'utérus : de quarante : ou quarante-cinq nuits : et dit : ô Seigneur ! malheureuse ou heureuse ? et les deux sont écrits : puis dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? et les deux sont écrits : et sont écrits son acte : sa trace : son terme : et sa provision : puis les feuilles sont pliées : sans rien y ajouter : ni en diminuer. » Et dans une autre narration de Mouslim aussi : « la goutte de sperme tombe dans l'utérus quarante nuits : puis l'ange vient sur elle : et dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? » Et il a mentionné le hadith. Et dans une autre narration de Mouslim aussi : « de quarante et quelques nuits. » Et dans le Mousnad de l'imam Ahmad : du hadith de Jabir : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : quarante jours : ou quarante nuits : un ange lui est envoyé qui dit : [ô Seigneur ! quelle est sa provision ? On lui répond : puis il dit : ô Seigneur ! quel est son terme ? On lui répond : puis il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ! Il le sait : puis il dit :] ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? Il le sait. » Et a précédé ce que ach-Cha'bi rapporta d'Alqama : d'Ibn Mas'oud : de sa parole : et l'apparent indique que l'ange lui est envoyé : tandis qu'il est goutte de sperme. Et fut rapporté d'Ibn Mas'oud de deux autres côtés qu'il dit : qu'Allah, le Puissant et Majestueux : les actes des fils d'Adam Lui sont présentés chaque jour : Il les regarde trois heures : puis les utérus sont amenés : Il les regarde trois heures : c'est Sa parole :
« Qui vous façonne dans les utérus comme Il veut. »
Al Imran, 6
et Sa parole :
« Il accorde à qui Il veut des femelles : et accorde à qui Il veut des mâles : ou Il les marie mâles et femelles : et met stérile qui Il veut : Il est savant, puissant. »
Ach-Choura, 49-50
et les provisions sont amenées : Il les regarde trois heures : et les anges Le glorifient trois heures. Il dit : cela donc de votre affaire : et l'affaire de votre Seigneur. Mais il n'y a pas en cela de datation de ce qui y est regardé des utérus par une durée. Et fut rapporté d'un groupe des compagnons : que l'écriture est dans la deuxième quarantaine : al-Lalika'i l'a extrait par sa chaîne : d'Abd Allah ibn Amr ibn al-As : qui dit : « quand la goutte de sperme demeure dans l'utérus de la femme quarante nuits : un ange lui vient : la pique : puis monte avec elle vers le Miséricordieux, le Puissant et Majestueux : et dit : crée : ô le meilleur des créateurs ! Allah y décide ce qu'Il veut de Son affaire : puis elle est remise à l'ange à cet instant : et il dit : ô Seigneur ! fausse couche ou à terme ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! terme incomplet ou complet ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! unique ou jumeau ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! coupe-lui sa provision ! Sa provision est donc coupée avec son terme : et les deux descendent ensemble : par Celui qui tient mon âme dans Sa main : il n'atteint du bas-monde que ce qu'Il lui a partagé. » Ibn Abi Hatim l'a extrait par sa chaîne : d'Abou Dhar, qu'Allah l'agrée, qui dit : « le sperme demeure dans l'utérus quarante nuits : puis l'ange des âmes lui vient : monte avec lui vers le Tout-Puissant, le Puissant et Majestueux : et dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? Allah, le Puissant et Majestueux, décide ce qu'Il décide : puis dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? et est écrit ce qui est rencontré devant lui. » Puis Abou Dhar récita depuis l'ouverture de la sourate de la réciprocité des infamies jusqu'à la parole du Très-Haut :
« Et vous a façonnés : et bien façonnées vos formes : et vers Lui la destination. »
At-Taghaboun, 3
Et tout cela correspond à ce qui est dans le hadith de Houdayfa ibn Asid. Et a précédé d'Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux : que l'écriture de l'ange a lieu après l'insufflation de l'âme de quarante nuits : et sa chaîne a matière à considération.
Certains ont réconcilié ces hadiths et ces effets avec le hadith d'Ibn Mas'oud : et établi l'écriture deux fois. Et peut-on dire malgré cela : que l'une est dans le ciel : et l'autre dans le ventre de la mère. Et le plus apparent : et Allah sait mieux : qu'elle est une seule fois : et il se peut que cela varie avec la variation des embryons : certains : cela lui est écrit après la première quarantaine : et certains après la troisième. Et on peut dire : que le mot « puis » dans le hadith d'Ibn Mas'oud : n'y est visé que l'ordre des informations : non l'ordre de l'informé en soi : et Allah sait mieux. Et chez les tardifs : certains ont prévalu : que l'écriture est au début de la deuxième quarantaine : comme l'indique le hadith de Houdayfa ibn Asid : et a dit : sa mention n'est différée dans le hadith d'Ibn Mas'oud jusqu'à après la mention de la mudgha : que quand bien elle fut mentionnée par le mot « puis » : pour que la mention des trois phases dans lesquelles l'embryon se meut ne soit pas coupée : qui sont : son être goutte de sperme : 'alaqa : et mudgha : car la mention de ces trois sur un seul train est plus étonnante et meilleure : et pour cela la conjointe fut différée : quand bien la conjointe serait précédente à une partie d'elles dans l'ordre : et il a cité en cela Sa parole, le Très-Haut :
« Et Il commença la création de l'homme de terre : puis fit sa postérité d'une sillage d'eau vile : puis le paracheva : et insuffla en lui de Son esprit : et vous fit l'ouïe : les vues : et les cœurs : peu vous remerciez. »
As-Sajda, 7-9
Et le visé par l'homme : Adam, la paix sur lui. Et il est connu : que son parachevement : et l'insufflation de l'âme en lui : eurent lieu avant de faire sa postérité d'une sillage d'eau vile : mais quand le visé fut la mention de la puissance d'Allah, le Puissant et Majestueux : dans le début de la création d'Adam : et la création de sa postérité : la mention de l'un fut conjointe à l'autre : et différée la mention du parachevement d'Adam : et l'insufflation de l'âme en lui : quand bien cela serait intermédiaire entre la création d'Adam de terre : et la création de sa postérité : et Allah sait mieux.
Et est parvenu : que cette écriture est écrite entre les deux yeux de l'embryon : dans le Mousnad d'al-Bazzar : d'Ibn Omar, qu'Allah agrée les deux : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand Allah crée la nasma : l'ange des utérus dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? Allah donc décide vers lui son affaire : puis dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? Allah donc décide vers lui son affaire : puis est écrit entre ses deux yeux : ce qui le rencontrera : jusqu'à la catastrophe qui le frappera. » Et est parvenu de forme suspendue sur Ibn Omar : sans être élevé. Et le hadith de Houdayfa ibn Asid précédé : explicite : que l'ange écrit cela dans une feuille. Il se peut donc qu'il écrit dans une feuille : et écrit entre les deux yeux de l'enfant.
Et fut rapporté : qu'il s'accompagne à cette écriture : qu'il est créé avec l'embryon : ce qu'elle contenait de ses qualités subsistantes. Fut rapporté d'Aicha, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand Allah veut créer la créature : Il envoie un ange : qui entre dans l'utérus : et dit : ô Seigneur ! quoi ? Il dit : un garçon : ou une fille : ou ce qu'Allah veut créer dans l'utérus : puis dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? [Il dit ce qu'Il veut] : puis dit : ô Seigneur ! quel est son terme ? Il dit : tel et tel : [puis dit : ô Seigneur ! quelle est sa provision ? Il dit : tel et tel] : puis dit : [ô Seigneur !] quelles sont ses créations ? ses qualités ? Il dit : tel et tel : et il n'y a pas une chose : sans qu'elle ne soit créée avec lui dans l'utérus. » Abou Dawoud l'a extrait dans le livre du décret : et al-Bazzar dans son Mousnad.
En tout cas : cette écriture qui est écrite pour l'embryon dans le ventre de sa mère : n'est pas l'écriture des mesures précédentes à la création des créatures : mentionnée dans Sa parole, le Très-Haut :
« Aucune affliction n'atteint : en terre : ni en vos âmes : sans être dans un livre avant que Nous ne la créions : cela est sur Allah aisé. »
Al-Hadid, 22
comme dans le Sahih de Mouslim : d'Abd Allah ibn Amr : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « Allah a mesuré les mesures des créatures avant de créer les cieux et la terre : de cinquante mille ans. » Et dans le hadith d'Oubada ibn as-Samit : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « la première chose qu'Allah créa : est le Calame : Il lui dit : écris : et il coula par ce qui est : jusqu'au jour du jugement. » Et a précédé la mention de ce qui fut rapporté d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée : que l'ange quand il interroge sur l'état de la goutte de sperme : il est ordonné d'aller vers le livre précédent : et il lui est dit : tu y trouveras l'histoire de cette goutte de sperme. Et les textes se sont multipliés à mentionner le livre précédent : dans le bonheur et le malheur.
Dans les deux recueils authentiques : d'Ali ibn Abi Talib, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'il dit : « il n'y a pas une âme insufflée : sans qu'Allah n'ait écrit sa place du paradis : ou du feu : sans qu'elle ne soit écrite malheureuse : ou heureuse. » Un homme dit : ô Messager d'Allah ! ne resterions-nous donc pas sur notre livre : et abandonnerions-nous l'acte ? Il dit : « agissez ! et chacun est facilité à ce pour quoi il fut créé : quant aux gens du bonheur : ils sont facilités à l'acte des gens du bonheur : et quant aux gens du malheur : ils sont facilités à l'acte des gens du malheur. » Puis il récita :
« Quant donc à celui qui donne : et se prémunit : et croit à la plus belle : Nous lui faciliterons vers la facilité : et quant à celui qui est avare : et se dispense : et traite de mensonge la plus belle : Nous lui faciliterons vers la difficulté. »
Ach-Chams, 9-10
Dans ce hadith donc : que le bonheur et le malheur : le livre les a précédemment écrits : et que cela est mesuré selon les actes : et que chacun est facilité à ce pour quoi il fut créé des actes : qui sont la cause du bonheur ou du malheur. Et dans les deux recueils authentiques : d'Imran ibn Houssayn : qu'un homme dit : ô Messager d'Allah ! les gens du paradis sont-ils connus des gens du feu ? Il dit : « oui. » Il dit : pourquoi alors les agisseurs agissent-ils ? Il dit : « chacun agit pour ce pour quoi il fut créé : ou pour ce qui lui est facilité. »
Et fut rapporté ce sens du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de côtés multiples. Et le hadith d'Ibn Mas'oud y contient : que le bonheur et le malheur : selon les scellés des actes. Et il a été dit : que sa parole à la fin du hadith : « par Allah, il n'y a pas de divinité autre que Lui : que l'un de vous agit l'acte des gens du paradis » jusqu'à la fin du hadith : est insérée du discours d'Ibn Mas'oud : Salama ibn Kouhayl le rapporta ainsi : de Zayd ibn Wahb : d'Ibn Mas'oud : de sa parole. Et ce sens fut rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de côtés multiples aussi.
Dans le Sahih d'al-Boukhari : de Sahl ibn Sa'd : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « les actes ne sont que par les scellés. » Et dans le Sahih d'Ibn Hibban : d'Aicha, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « les actes ne sont que par les scellés. » Et dans le même aussi : de Mou'awiya, qu'Allah l'agrée, qui dit : j'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « les actes ne sont que par leurs scellés : pareil au récipient : si son dessus est bon : son dessous est bon : et si son dessus est mauvais : son dessous est mauvais. » Et dans le Sahih de Mouslim : d'Abou Hourayra : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « l'homme agit un long temps par l'acte des gens du paradis : puis son acte est scellé par l'acte des gens du feu : et l'homme agit un long temps par l'acte des gens du feu : puis son acte est scellé par l'acte des gens du paradis. » Et l'imam Ahmad, qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, a extrait : du hadith d'Anas, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « ne vous émerveillez pas d'un homme : jusqu'à ce que vous regardiez par quoi il est scellé : car l'agissant agit une durée de sa vie : ou un moment de son temps : par un acte droit : s'il mourait dessus : il entrerait au paradis : puis il se change : et agit un acte mauvais : et le serviteur agit un moment de sa vie par un acte mauvais : s'il mourait dessus : il entrerait au feu : puis il se change : et agit un acte droit. » Et fut aussi extrait : du hadith d'Aicha, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « l'homme agit par l'acte des gens du paradis : quand bien il serait écrit dans le livre des gens du feu : quand donc il est avant sa mort : il se change : agit par l'acte des gens du feu : et meurt : et entre au feu : et l'homme agit par l'acte des gens du feu : quand bien il serait écrit dans le livre des gens du paradis : quand donc il est avant sa mort : il se change : agit par l'acte des gens du paradis : et meurt : et y entre. » Et l'imam Ahmad, an-Nasa'i et at-Tirmidhi l'ont extrait : du hadith d'Abd Allah ibn Amr, qu'Allah agrée les deux, qui dit : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) sortit vers nous : et dans ses deux mains deux livres : et dit : savez-vous quels sont ces deux livres ? Nous dîmes : non : ô Messager d'Allah ! sauf que tu nous informes. Il dit donc à celui dans sa main droite : « ceci est un livre du Seigneur des mondes : dans lequel sont les noms des gens du paradis : et les noms de leurs pères : et leurs tribus : puis il est fait somme sur le dernier d'eux : sans qu'il ne soit ajouté en eux : ni diminué d'eux jamais. » Puis il dit à celui dans sa gauche : « ceci est un livre du Seigneur des mondes : dans lequel sont les noms des gens du feu : et les noms de leurs pères : et leurs tribus : puis il est fait somme sur le dernier d'eux : sans qu'il ne soit ajouté en eux : ni diminué d'eux jamais. » Ses compagnons dirent : à quoi donc l'acte : ô Messager d'Allah : si l'affaire est une chose déjà achevée ? Il dit : « soyez droits : et approchez ! car l'homme du paradis : son acte est scellé par l'acte des gens du paradis : quand bien il agirait n'importe quel acte : et l'homme du feu : son acte est scellé par l'acte des gens du feu : quand bien il agirait n'importe quel acte. » Puis le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) jeta les deux de ses deux mains : puis dit : « votre Seigneur a achevé des serviteurs : un parti dans le paradis : et un parti dans la fournaise. » Et ce hadith fut rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de côtés multiples : et at-Tabarani l'a extrait : du hadith d'Ali ibn Abi Talib, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : et y a ajouté : « l'homme du paradis est scellé par l'acte des gens du paradis : et l'homme du feu scellé par l'acte des gens du feu : quand bien il agirait n'importe quel acte. » Et il se peut que les gens du bonheur empruntent le chemin des gens du malheur : jusqu'à ce qu'on dise : comme ils leur ressemblent : mais ils sont d'eux : et le bonheur les atteint : et les sauve : et il se peut que les gens du malheur empruntent le chemin des gens du bonheur : jusqu'à ce qu'on dise : comme ils leur ressemblent : mais ils sont d'eux : et le malheur les atteint : celui qu'Allah a écrit heureux dans l'Oummou l-Kitab : il ne sort du bas-monde : jusqu'à ce qu'Allah l'emploie par un acte qui le rende heureux : avant sa mort : quand bien par le hoquet d'une chamelle. Puis il dit : « les actes par les scellés : les actes par les scellés. » Et al-Bazzar l'a extrait dans son Mousnad par ce sens aussi : du hadith d'Ibn Omar : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui).
Et dans les deux recueils authentiques : de Sahl ibn Sa'd : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) rencontra les associateurs : et dans ses compagnons un homme : ne laissant ni vanqueur ni vaincu : sans le poursuivre : le frappant de son sabre : ils dirent : personne aujourd'hui ne nous a suffi comme untel. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « lui est des gens du feu. » Un homme des gens dit : je suis son compagnon : et le suivit : et l'homme fut blessé d'une blessure sévère : et s'impatienta de la mort : mit la pointe de son sabre sur la terre : et sa poignée entre ses deux mamelles : puis se jeta sur son sabre : et se tua lui-même. L'homme sortit vers le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : et dit : je témoigne que tu es le Messager d'Allah : et lui raconta l'histoire. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « l'homme agit l'acte des gens du paradis : quand bien il apparaît aux gens : et il est des gens du feu : et l'homme agit par l'acte des gens du feu : quand bien il apparaît aux gens : et il est des gens du paradis. » Et al-Boukhari a ajouté une narration de lui : « les actes ne sont que par les scellés. »
Sa parole : quand bien il apparaît aux gens : est allusion : que l'intérieur de l'affaire est autre que cela : et que le mauvais scellé a lieu par des ruses intérieures cachées du serviteur : que les gens ne voient pas : soit du côté d'un acte mauvais : et pareil : cette qualité cachée impose donc le mauvais scellé à la mort. Et de même peut agir l'homme l'acte des gens du feu : et dans son intérieur une qualité cachée des qualités du bien : cette qualité prédomine donc sur lui dans la fin de sa vie : et lui impose le bon scellé. Abd al-Aziz ibn Abi Rawwad dit : « j'ai assisté un homme à la mort : qu'on fait réciter l'attestation : pas de divinité mais Allah : et il dit dans le dernier de ce qu'il dit : je mécrois de ce que vous dites : et mourut dessus. » Il dit : je me suis enquéri de lui : et le voilà accro au vin. Abd al-Aziz disait donc : prémunissez-vous des péchés : ce sont elles qui l'ont fait tomber.
Et en somme : les scellés sont héritage des précédents : et tout cela est précédemment écrit dans le livre précédent. De là : la peur des anciens se fortifiait du mauvais scellé : et d'eux certains étaient troublés par la mention des précédents. Et il a été dit : que les cœurs des vertueux sont suspendus aux scellés : disant : par quoi sommes-nous scellés ? Et les cœurs des rapprochés suspendus aux précédents : disant : qu'est-ce qui nous est précédé ? Et certains compagnons pleurèrent à sa mort : et il fut interrogé sur cela : et dit : j'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « Allah, le Très-Haut, saisit Sa création : deux poignées : et dit : ceux-ci dans le paradis : et ceux-ci dans le feu : et je ne sais pas dans laquelle des deux poignées je suis. » Certains anciens ont dit : « qu'est-ce qui a fait pleurer les yeux : ce que le livre précédent leur a fait pleurer ! » Et Soufyan dit à certains des droits : « la science d'Allah sur toi t'a-t-elle jamais fait pleurer ? » Cet homme lui dit : « il m'a laissé : ne me réjouis jamais. » Et Soufyan : son anxiété se fortifiait des précédents et des scellés : et il pleurait : et disait : « je crains d'être dans l'Oummou l-Kitab malheureux. » Et pleurait : et disait : « je crains qu'on ne me dépossède de la foi à la mort. » Et Malik ibn Dinar se tenait debout toute sa nuit : serrant sa barbe : et disait : « ô Seigneur ! Tu as su l'habitant du paradis de l'habitant du feu : dans laquelle des deux demeures : la place de Malik ? » Et Hatim al-Asamm dit : « celui dont le cœur est vide de la mention de quatre dangers : est trompé : et n'est pas à l'abri du malheur : le premier : le danger du jour du pacte : quand il est dit : ceux-ci dans le paradis : et je ne m'en soucie pas : et ceux-ci dans le feu : et je ne m'en soucie pas : et il ne sait pas dans lequel des deux partis il est. Le deuxième : quand il est créé dans trois ténèbres : et le roi est appelé avec le malheur et le bonheur : et il ne sait pas : est-il des malheureux : ou des heureux. Le troisième : la mention de la terreur de l'émergence : et il ne sait pas : se réjouit-il de la satisfaction d'Allah : ou de Son déplaisir. Le quatrième : le jour où les gens émergent épars : et il ne sait pas : lequel des deux chemins : il est emprunté. » Et Sahl at-Toustari dit : « le mourid craint d'être éprouvé par les désobéissances : et le connaisseur craint d'être éprouvé par la mécréance ! »
Et de là : les compagnons : et après eux les anciens droits : craignaient sur eux-mêmes l'hypocrisie : et leur anxiété et leur affliction d'elle se fortifiaient : le croyant craint donc sur son âme l'hypocrisie mineure : et craint que cela ne prédomine sur lui à l'heure du scellé : et le fasse sortir à l'hypocrisie majeure : comme a précédé : que les ruses cachées du mal : imposent le mauvais scellé. La demande de la fermeté : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) multipliait de dire dans son invocation : « ô Toi qui retournes les cœurs ! rends mon cœur ferme sur Ta religion ! » On lui dit : ô prophète d'Allah ! nous avons cru en toi : et en ce avec quoi tu es venu : crains-tu donc sur nous ? Il dit : « oui : les cœurs sont entre deux doigts : des doigts du Miséricordieux, le Puissant et Majestueux : Il les retourne comme Il veut. » L'imam Ahmad et at-Tirmidhi l'ont extrait : du hadith d'Anas. Et l'imam Ahmad a extrait : du hadith d'Oumm Salama : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) multipliait dans son invocation : de dire : « Allahumma : ô Toi qui retournes les cœurs ! rends mon cœur ferme sur Ta religion. » Elle dit : ô Messager d'Allah ! et le cœur est retourné ? Il dit : « oui : aucune création d'Allah : des fils d'Adam : de chair : sans que son cœur ne soit entre deux doigts : des doigts d'Allah, le Puissant et Majestueux : si Allah, le Puissant et Majestueux, veut : Il le dresse : et s'Il veut : il s'écarte : nous demandons donc à Allah, notre Seigneur : de ne pas dévier nos cœurs après qu'Il nous a guidés : et Lui demandons : qu'Il accorde à nous : de Sa part : miséricorde : Il est le Grand Donateur. » Elle dit : j'ai dit : ô Messager d'Allah ! ne m'apprends-tu pas une invocation : que j'invoque par elle pour moi ? Il dit : « oui ! dis : Allahumma : Seigneur du prophète Mouhammad : pardonne mon péché : et éloigne la colère de mon cœur : et mets-moi à l'abri des inductions des épreuves : tant que Tu me maintiens en vie. » Et dans ce sens : des hadiths multiples. Et Mouslim l'a extrait : du hadith d'Abd Allah ibn Amr : qu'il entendit le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « les cœurs des fils d'Adam : tous : sont entre deux doigts : des doigts du Miséricordieux, le Puissant et Majestueux : comme un cœur unique : Il les dirige : où Il veut. » Puis le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Allahumma : Toi qui diriges les cœurs ! dirige nos cœurs sur Ton obéissance ! »