Hadith 4 de Nawawi : « L'un de vous est assemblé dans le ventre de sa mère pendant… »

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Hadith numéro 4 du recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi, en traduction française fidèle.

Mis à jour le 10 septembre 2026 à 02h45

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Texte du hadith

D'après Abdallah ibn Mas'oud (qu'Allah l'agrée), qui a dit : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), le véridique approuvé, nous a raconté : « L'un de vous est assemblé dans le ventre de sa mère pendant quarante jours sous forme de goutte de semence, puis il est une adhérence pareille, puis une masse de chair pareille ; puis l'ange est envoyé vers lui et il souffle en lui l'esprit, et il reçoit quatre paroles : écris sa subsistance, sa durée de vie, ses œuvres, et s'il sera malheureux ou heureux. Par Allah, en dehors duquel il n'y a pas de divinité : l'un de vous accomplit les œuvres des gens du Paradis jusqu'à ne plus en séparer que la longueur d'un bras, puis le destin le rattrape et il accomplit les œuvres des gens de l'Enfer et il y entre ; et l'un de vous accomplit les œuvres des gens de l'Enfer jusqu'à ne plus en séparer que la longueur d'un bras, puis le destin le rattrape et il accomplit les œuvres des gens du Paradis et il y entre. » Rapporté par Boukhari et Mouslim.

Le recueil

Ce hadith appartient au recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde), le recueil le plus étudié au monde : fondements de la foi, de l'adoration et du caractère, toutes des narrations authentiques.

Version arabe avec le commentaire d'Ibn Rajab

Tafsir de cette parole (ce qui signifie : puis Nous le fîmes une goutte de sperme dans un logis ferme) : déjà fut rapporté de sa tafsir de la part d'Ibn Mas'oud : al-A'mach rapporte de Khaythama, d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, qui dit : « quand la goutte de sperme tombe dans l'utérus : elle vole dans chacun de ses poils et de ses ongles : puis demeure quarante jours : puis descend dans l'utérus : et devient une 'alaqa. » Il dit : cela est son rassemblement. Ibn Abi Hatim et d'autres l'ont extrait. Et fut rapporté aussi la tafsir du rassemblement de forme élevée : en un autre sens : at-Tabarani et Ibn Mandah dans son livre de l'unicité l'ont extraits : du hadith de Malik ibn al-Houwayrith : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « quand Allah, le Très-Haut, veut créer un serviteur : l'homme unissant la femme : son eau vole dans chaque veine et chaque membre d'elle : puis au septième jour Allah, le Très-Haut, le rassemble : puis le présente dans chaque veine de lui : sans Adam :

« En quelle forme Il voulut, Il t'a composé. »

Houd, 11

Ibn Mandah dit : sa chaîne est continue : fameuse : selon la voie d'Abou Isa (at-Tirmidhi) et d'an-Nasa'i et d'autres. Ibn Jarir, Ibn Abi Hatim et at-Tabarani l'ont extrait : de la narration de Mouthar ibn al-Haytham : de Moussa ibn Ali ibn Riah : de son père : de son grand-père : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit à son grand-père : ô untel ! qu'est-ce qui t'est né ? Il dit : ô Messager d'Allah ! que pourrait-il m'être né : un garçon ou une fille ? Il dit : à qui ressemblera-t-il ? Il dit : qui sait à qui il ressemblera : à sa mère ou à son père ? Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit alors : « ne dis jamais cela : quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : Allah lui amène toute la parenté entre elle et Adam : n'as-tu pas lu ce verset :

« En quelle forme Il voulut, Il t'a composé ? »

Houd, 11

Il dit : Il t'a façonné. » Et cette chaîne est faible : et Mouthar ibn al-Haytham est très faible : et al-Boukhari dit : c'est un hadith non authentifié : et il mentionne par sa chaîne de Moussa ibn Ali : de son père : que son père ne se convertit qu'à l'époque d'Abou Bakr as-Siddiq, qu'Allah l'agrée : c'est-à-dire : qu'il n'a pas de compagnonnage. Et témoigne de ce sens la parole du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) à celui qui lui dit : ma femme a donné naissance à un garçon noir : il dit : « peut-être qu'une veine l'en a tiré. »

Explication des phrases suivantes

Sa parole : puis il devient une 'alaqa pareille : c'est-à-dire : quarante jours. Et la 'alaqa : un morceau de sang. Puis il devient une mudgha pareille : c'est-à-dire : quarante jours : et la mudgha : un morceau de chair. Puis Allah lui envoie un ange : qui insuffle en lui l'âme : et il est commandé de quatre paroles : l'écriture de sa provision, de son acte, de son terme : et malheureux ou heureux.

La signification du hadith

Ce hadith donc indique qu'il se meut en cent vingt jours en trois phases : chacune des quarantaines il est en une phase : dans la première quarantaine il est goutte de sperme : puis dans la deuxième quarantaine 'alaqa : puis dans la troisième quarantaine mudgha : puis après les cent vingt jours l'ange insuffle en lui l'âme : et lui écrit ces quatre paroles.

Le Coran et les phases de la création

Allah, le Très-Haut, a mentionné dans le Coran en maints endroits le mouvement de l'embryon dans ces phases : comme Sa parole, le Très-Haut :

« Ô vous les gens ! Si vous doutez de la résurrection : Nous vous avons créés de terre : puis d'une goutte de sperme : puis d'une 'alaqa : puis d'une mudgha formée et non formée : pour vous l'expliquer : et Nous fixons dans les utérus ce que Nous voulons jusqu'à un terme nommé. »

Al-Hajj, 5

Et Il a mentionné ces trois phases : la goutte de sperme, la 'alaqa et la mudgha en endroits multiples dans le Coran. En un autre endroit Il en a mentionné davantage : dit dans la sourate des croyants :

« Nous avons créé l'homme d'une sillage de terre : puis Nous en fîmes une goutte de sperme en un logis ferme : puis Nous créâmes de la goutte de sperme une 'alaqa : puis créâmes de la 'alaqa une mudgha : puis créâmes de la mudgha des os : puis revêtîmes les os de chair : puis Nous le produisîmes en une autre création : béni donc Allah, le meilleur des créateurs ! »

Al-Mou'minoun, 12-14

Voilà donc sept tournées qu'Allah mentionna dans ce verset pour la création du fils d'Adam avant l'insufflation de l'âme en lui.

Les effets là-dessus

Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux, disait : le fils d'Adam est créé de sept : puis il récitait ce verset. Et il fut interrogé sur le retrait : il récita ce verset puis dit : « donc un homme serait-il créé avant que cette qualité ne passe sur lui ? » Et dans une narration de lui : « donc une âme mourrait-elle avant de passer par cette création ? »

Et fut rapporté de Rifa'a ibn Rafi' qu'il dit : Ali, az-Zoubayr, Sa'd et un groupe des compagnons du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) s'assirent auprès d'Omar : ils discutèrent du retrait : et dirent : il n'y a pas de mal à cela. Un homme dit : « ils prétendent que c'est la petite fille enterrée vivante ? » Ali, qu'Allah l'agrée, dit : « elle n'est pas enterrée vivante tant qu'elle n'est pas passée par les sept tournées : être une sillage de terre : puis une goutte de sperme : puis une 'alaqa : puis une mudgha : puis des os : puis de la chair : puis une autre création ? » Omar, qu'Allah l'agrée, dit : « tu as dit vrai : qu'Allah allonge ta durée de vie ! » Ad-Darqutni l'a rapporté dans al-Mou'talif wal-Moukhtalif.

L'avortement

Et une catégorie de juristes a donné dispense à la femme d'expulser ce qui est dans son ventre tant que l'âme n'y est pas insufflée : l'assimilant au retrait. Et c'est un dire faible : car l'embryon est un enfant formé : et peut-être conçu : or dans le retrait aucun enfant n'existe du tout : mais seulement le moyen de prévenir sa formation : et sa formation peut ne pas être prévenue par le retrait si Allah veut sa formation et sa création : comme dit le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) quand on l'interrogea sur le retrait : « il n'y a pas de mal à vous de ne pas vous retirer : aucune âme insufflée n'est : sans qu'Allah soit son créateur. » Et nos compagnons ont explicité : que s'il devient 'alaqa : il n'est pas permis à la femme de l'expulser : car c'est un enfant formé : contrairement à la goutte de sperme : qui n'est pas encore formée : et peut ne jamais le devenir.

La mention des os dans certaines narrations

Et est parvenu dans certaines narrations du hadith d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, la mention des os : et qu'il est os quarante jours : l'imam Ahmad l'a extrait : de la narration d'Ali ibn Zayd : « j'ai entendu Abou Oubayda raconter : Abdullah a dit : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « la goutte de sperme demeure dans l'utérus quarante jours sur son état : sans être changée : quand les quarante sont passés : elle devient 'alaqa : puis mudgha pareillement : puis os pareillement : quand Allah, le Très-Haut, veut parachever sa création : Allah lui envoie un ange. » Et il a mentionné le reste du hadith. Et est rapporté du hadith de 'Asim : d'Abou Wa'il : d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : elle est quarante nuits goutte de sperme : puis est 'alaqa quarante nuits : puis est os quarante nuits : puis Allah revêt les os de chair. » Et la narration de l'imam Ahmad indique que l'embryon n'est revêtu de chair qu'après cent soixante jours. Et c'est sans aucun doute une erreur : car après cent vingt jours l'âme y est insufflée sans aucun doute : comme il viendra d'être mentionné. Et Ali ibn Zayd est le fils de Jou'dan : il n'est pas invoqué. Et est parvenu du hadith de Houdayfa ibn Asid ce qui indique la création de la chair et des os au début de la deuxième quarantaine : dans le Sahih de Mouslim : de Houdayfa ibn Asid : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand quarante-deux nuits passent sur la goutte de sperme : Allah lui envoie un ange : qui la façonne : et crée son ouïe : sa vue : sa peau : sa chair : et ses os : puis dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? Ton Seigneur décide ce qu'Il veut : et l'ange écrit : puis dit : ô Seigneur ! son terme ? Ton Seigneur dit ce qu'Il veut : et l'ange écrit : puis dit : ô Seigneur ! sa provision ? Ton Seigneur décide ce qu'Il veut : et l'ange écrit : puis l'ange sort avec la feuille dans sa main : sans ajouter à ce qui lui est commandé : ni en diminuer. » L'apparent de ce hadith indique donc que la mise en forme de l'embryon : et la création de son ouïe, de sa vue, de sa peau, de sa chair et de ses os : a lieu au début de la deuxième quarantaine : il en résulte donc qu'il est dans la deuxième quarantaine chair et os. Certains l'ont interprété : disant que l'ange divise la goutte de sperme quand elle devient 'alaqa en parties : mettant une partie pour la peau : une pour la chair : une pour les os : mesurant tout cela avant son existence. Et cela contredit l'apparent du hadith : l'apparent plutôt : qu'il la façonne : et crée toutes ces parties. Et il se peut que sa création ait lieu en le façonnant et le divisant avant l'existence de la chair et des os : et cela peut être chez certains embryons sans d'autres. Et le hadith de Malik ibn al-Houwayrith précédé indique que la mise en forme a lieu pour la goutte de sperme aussi le septième jour : et Allah, le Très-Haut, a dit :

« Nous avons créé l'homme d'une goutte de sperme mêlée : pour l'éprouver. »

Al-Insane, 2

Et une partie des anciens a expliqué le « mêlée » de la goutte de sperme par les veines qui y sont. Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, a dit de son « mêlée » : ses veines.

La tafsir médicale de la formation de l'embryon

Et les savants de la médecine ont mentionné ce qui y correspond : et ont dit : quand le sperme tombe dans l'utérus : une écume lui advient six ou sept jours : et en ces jours la goutte de sperme se conçoit sans puiser dans l'utérus : puis après cela elle en puise : et le début des lignes et des points trois jours après cela : pouvant avancer d'un jour : et retarder d'un jour : puis après six jours : qui est le quinzième du temps de la 'alaqa : le sang se répand à tous : il devient donc 'alaqa : puis les membres se distinguent d'une distinction apparente : et une partie d'eux s'écarte du contact de l'autre : et s'étire pour l'humidité de la moelle : puis après neuf jours la tête se sépare des épaules : et les membres des doigts : d'une distinction apparente en certains : et cachée en certains. Ils ont dit : la moindre durée dans laquelle le mâle se conçoit : est trente jours. Et le temps modéré de la conception de l'embryon : trente-cinq jours : et il peut se concevoir en quarante-cinq jours. Ils ont dit : dans les fausses couches n'a jamais été mentionné un mâle avant trente jours : ni une femelle avant quarante jours. Et cela correspond à ce qu'indique le hadith de Houdayfa ibn Asid sur la formation dans la deuxième quarantaine : et son devenir chair en elle aussi.

Les narrations divergentes sur la formation et la mise en forme

Certains ont porté le hadith d'Ibn Mas'oud sur ce que l'embryon est prédominé dans la première quarantaine par la description du sperme : dans la deuxième par la description de la 'alaqa : dans la troisième par la description de la mudgha : quand bien même sa création serait achevée : et sa mise en forme faite. Et le hadith d'Ibn Mas'oud ne mentionne pas le temps de la mise en forme de l'embryon. Et fut rapporté d'Ibn Mas'oud lui-même ce qui indique que sa mise en forme peut avoir lieu avant la troisième quarantaine aussi. Ach-Cha'bi rapporte d'Alqama : d'Ibn Mas'oud, qu'Allah agrée les trois, qui dit : quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : un ange lui vient : la prend dans sa paume : et dit : ô Seigneur ! formée ou non formée ? Si on lui dit non formée : elle n'est pas une nasma : et les utérus la jettent en sang : et si on lui dit formée : il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? malheureuse ou heureuse ? quel terme : quelle trace : en quelle terre meurt-elle ? Puis il est dit à la goutte de sperme : qui est ton Seigneur ? Elle dit : Allah. Il est dit : qui est ton pourvoyeur ? Elle dit : Allah. Il est dit : va vers le livre : tu y trouveras l'histoire de cette goutte de sperme. Il dit : elle devient donc formée : vit son terme : mange sa provision : et foule sa trace : jusqu'à ce que son terme vienne : elle meurt : et est enterrée dans cette poussière. Puis ach-Cha'bi récita ce verset :

« Ô vous les gens ! Si vous doutez de la résurrection : Nous vous avons créés de terre : puis d'une goutte de sperme : puis d'une 'alaqa : puis d'une mudgha formée et non formée. »

Al-Hajj, 5

Quand elle atteint mudgha : elle est renversée en la quatrième création : et devient nasma : si elle est non formée : les utérus la jettent en sang : et si elle est formée : elle est renversée nasma. Ibn Abi Hatim et d'autres l'ont extrait. Et fut rapporté d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, d'un autre côté : qu'il n'y a pas de mise en forme avant quatre-vingts jours. As-Souddi rapporte d'Abou Malik : et d'Abou Salih : d'Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux : et de Mourra al-Hamdani : d'Ibn Mas'oud : et de gens des compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : à la parole du Puissant et Majestueux :

« C'est Lui qui vous façonne dans les utérus comme Il veut. »

Al Imran, 6

Il dit : « quand la goutte de sperme tombe dans les utérus : elle vole dans le corps quarante jours : puis devient 'alaqa quarante jours : puis devient mudgha quarante jours : quand elle atteint d'être formée : Allah, le Très-Haut, envoie un ange qui la façonne : l'ange vient avec de la poussière entre ses doigts : la mélange dans la mudgha : puis la pétrit avec : puis la façonne comme il est commandé : puis dit : mâle ou femelle ? malheureux ou heureux ? et quelle est sa provision ? et quel est son âge ? et quelle est sa trace : et ses afflictions ? Allah, béni et Très-Haut, dit : et l'ange écrit : quand ce corps meurt : il est enterré où cette poussière fut prise. » Ibn Jarir at-Tabari l'a extrait dans son tafsir : mais as-Souddi est disputé dans son affaire : et l'imam Ahmad lui reprochait de rassembler les chaînes multiples pour une seule tafsir : comme lui et d'autres reprochaient à al-Waqidi de rassembler les chaînes multiples pour un seul hadith.

Ceux des juristes qui prirent l'apparent de cela

Des catégories de juristes ont pris l'apparent de cette narration : et interprété le hadith élevé d'Ibn Mas'oud : et dit : le moins où la création de l'enfant se discerné : est quatre-vingt-un jours : car il n'est mudgha que dans la troisième quarantaine : et ne se forme pas avant d'être mudgha. Nos compagnons et les compagnons d'ach-Chafi'i ont dit : sur cette base : que la 'idda ne s'écoule pas : ni l'oummou walad n'est affranchie : que par la mudgha formée : et le moins où elle peut se former ou se concevoir : est quatre-vingt-un jours. Ahmad, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit de la 'alaqa : c'est du sang : la formation ne s'y discerne pas.

Branches et applications dans la 'idda

Si la mudgha est non formée : la 'idda s'écoule-t-elle par elle : et l'oummou walad devient-elle par elle affranchie ? Il y a deux dires : deux narrations d'Ahmad. Et si aucun dessin n'y apparaît : mais qu'il est caché : que seules les femmes expertes le connaissent : et qu'elles en témoignent : leur témoignage est accepté. Et pas de différence entre ce que ce soit après l'accomplissement de quatre mois : ou avant : selon la plupart des savants. Et l'imam Ahmad l'a explicité dans la narration de Khalq : de ses compagnons. Et son fils Salih a rapporté de lui : que l'enfant dont la création se discerne : est dans le quatre. Ach-Cha'bi dit : quand elle est renversée en la quatrième création : et est formée : la 'idda s'écoule par elle : et la servante est par elle affranchie : quand c'est pour quatre mois. Et Hanbal a pareillement rapporté de lui : quand l'oummou walad fait une fausse couche : si c'est une formation complète : elle est affranchie : et la 'idda s'écoule par elle : et quand elle entre en la quatrième création en quatre mois : l'âme y est insufflée. Et cela contredit la narration de la Jama'a de lui. Et Ahmad a dit dans une narration de lui : quand sa création se discerne : il n'y a pas de différence : elle s'affranchit par cela : quand elle est servante. Et un groupe a aussi rapporté de lui : dans la 'alaqa : quand il se discerne qu'elle est un enfant : la servante s'affranchit par elle : et c'est le dire d'an-Nakha'i : et attribué à ach-Chafi'i comme un dire. Et de nos compagnons : certains ont régularisé cette narration d'Ahmad : dans l'écoulement de la 'idda par elle aussi.

Quand la formation se complète-t-elle ?

Et tout cela est bâti sur ce que la formation est possible dans la 'alaqa : comme peut y argumenter le hadith de Houdayfa ibn Asid précédé : sauf qu'on dise : le hadith de Houdayfa indique seulement qu'il se forme quand il devient chair et os : et que cela peut avoir lieu dans la deuxième quarantaine : non pendant son état de 'alaqa. Et là : il y a matière à considération : et Allah sait mieux. Et ce que les médecins ont mentionné indique que la 'alaqa se forme et se dessine : et de même les accoucheuses parmi les femmes en témoignent. Et le hadith de Malik ibn al-Houwayrith témoigne de la mise en forme pendant l'état de l'embryon en goutte de sperme aussi : et Allah sait mieux.

Le hadith d'Ibn Mas'oud : ses narrations et leur réconciliation

Et reste dans le hadith d'Ibn Mas'oud : qu'après son devenir mudgha : l'ange lui est envoyé : écrit les quatre paroles : et insuffle en lui l'âme : et tout cela après cent vingt jours. Entre l'écriture et l'insufflation de l'âme : les formulations des narrations de ce hadith ont différé dans l'ordre de l'écriture et de l'insufflation : dans la narration d'al-Boukhari dans son Sahih : l'ange lui est envoyé : et il est commandé de quatre paroles : puis l'âme y est insufflée. Cette narration donc explicité : le retard de l'insufflation de l'âme sur l'écriture. Et dans une narration extraite par al-Bayhaqi dans le livre du décret : puis l'ange est envoyé : insuffle en lui l'âme : puis il est commandé de quatre paroles. Et cette narration explicité : l'avancement de l'insufflation sur l'écriture : soit cela est du traitement des rapporteurs de leurs narrations au sens qu'ils comprennent : soit le visé : l'ordre des informations seulement : non l'ordre de ce qui est informé en soi. En tout cas : le hadith d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée, indique le retard de l'insufflation de l'âme dans l'embryon : et l'écriture de l'ange de son affaire : jusqu'à après quatre mois : que la troisième quarantaine se complète.

Ce qui fut rapporté des compagnons sur l'insufflation de l'âme et l'écriture de l'ange

Quant à l'insufflation de l'âme : fut rapporté explicitement des compagnons, qu'Allah agrée eux, que l'âme n'y est insufflée qu'après quatre mois : comme l'indique l'apparent du hadith d'Ibn Mas'oud : Zayd ibn Ali rapporte de son père : d'Ali, qu'Allah l'agrée, qui dit : quand la goutte de sperme complète quatre mois : un ange lui est envoyé : qui y insuffle l'âme dans les ténèbres : voilà la parole du Très-Haut :

« Puis Nous le produisîmes en une autre création. »

Al-Mou'minoun, 14

Ibn Abi Hatim l'a extrait : et sa chaîne est interrompue. Al-Lalika'i l'a extrait par sa chaîne : d'Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux, qui dit : « quand la goutte de sperme tombe dans l'utérus : elle demeure quatre mois et dix : puis l'âme y est insufflée : puis elle demeure quarante nuits : puis un ange lui est envoyé : qui la pique dans le creux de la nuque : et écrit malheureuse ou heureuse. » Et sa chaîne a matière à considération. Et y est : que l'insufflation de l'âme est retardée des quatre mois de dix jours.

Ce qui fut rapporté d'Ibn Mas'oud : et l'établissement du madhhab d'Ahmad dessus

L'imam Ahmad a bâti son madhhab fameux de lui sur l'apparent du hadith d'Ibn Mas'oud : que l'enfant : l'âme y est insufflée après les quatre mois : et que s'il tombe après l'accomplissement de quatre mois : on prie sur lui : là où l'âme y était insufflée puis il mourut. Et cela fut aussi attribué à Sa'id ibn al-Moussayyab : et c'est un des deux dires d'ach-Chafi'i et d'Ishaq. Et plusieurs ont rapporté d'Ahmad qu'il dit : « quand il atteint quatre mois et dix : en ces dix l'âme y est insufflée : et on prie sur lui. » Et il dit dans la narration d'Abou al-Harith de lui : « la nasma est goutte de sperme quarante nuits : et 'alaqa quarante nuits : et mudgha quarante nuits : puis elle est os et chair : quand quatre mois et dix se complètent : l'âme y est insufflée. » L'apparent de cette narration donc : que l'âme n'y est insufflée qu'après l'accomplissement de quatre mois et dix : comme rapporté d'Ibn Abbas. Et les narrations qui précèdent celle-ci d'Ahmad indiquent seulement : que l'âme y est insufflée pendant la durée des dix après l'accomplissement des quatre : et c'est le connu de lui. Et de même dit Ibn al-Moussayyab quand on l'interrogea sur la 'idda de la mort : où il la fit quatre mois et dix : pourquoi les dix ? Il dit : « l'âme y est insufflée. »

La médecine et la conception de l'embryon

Quant aux gens de la médecine : ils ont mentionné que l'embryon : s'il se conçoit en trente-cinq jours : il bouge en soixante-dix jours : et naît en deux cent dix jours : cela donc sept mois : et il peut avancer des jours et retarder dans la conception et la naissance. Et si la conception est en quarante-cinq jours : il bouge en quatre-vingt-dix jours : et naît en deux cent soixante-dix jours : cela donc neuf mois : et Allah sait mieux.

L'écriture de l'ange : et quand a-t-elle lieu ?

Quant à l'écriture de l'ange : le hadith d'Ibn Mas'oud indique qu'elle a lieu après les quatre mois aussi : comme précédé. Et dans les deux recueils authentiques : d'Anas : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « Allah chargea l'utérus d'un ange qui dit : ô Seigneur ! goutte de sperme ! ô Seigneur ! 'alaqa ! ô Seigneur ! mudgha ! quand Allah veut décider une création : il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? malheureux ou heureux ? et quelle provision ? et quel terme ? et c'est écrit ainsi dans le ventre de sa mère. » Et l'apparent de cela correspond au hadith d'Ibn Mas'oud : mais il n'y a pas d'estimation de durée dedans. Et le hadith de Houdayfa ibn Asid précédé : indique que l'écriture est au début de la deuxième quarantaine. Et Mouslim l'a aussi extrait d'une autre formulation : du hadith de Houdayfa ibn Asid : qu'il transmet au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « l'ange entre auprès de la goutte de sperme après qu'elle se fixe dans l'utérus : de quarante : ou quarante-cinq nuits : et dit : ô Seigneur ! malheureuse ou heureuse ? et les deux sont écrits : puis dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? et les deux sont écrits : et sont écrits son acte : sa trace : son terme : et sa provision : puis les feuilles sont pliées : sans rien y ajouter : ni en diminuer. » Et dans une autre narration de Mouslim aussi : « la goutte de sperme tombe dans l'utérus quarante nuits : puis l'ange vient sur elle : et dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? » Et il a mentionné le hadith. Et dans une autre narration de Mouslim aussi : « de quarante et quelques nuits. » Et dans le Mousnad de l'imam Ahmad : du hadith de Jabir : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand la goutte de sperme se fixe dans l'utérus : quarante jours : ou quarante nuits : un ange lui est envoyé qui dit : [ô Seigneur ! quelle est sa provision ? On lui répond : puis il dit : ô Seigneur ! quel est son terme ? On lui répond : puis il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ! Il le sait : puis il dit :] ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? Il le sait. » Et a précédé ce que ach-Cha'bi rapporta d'Alqama : d'Ibn Mas'oud : de sa parole : et l'apparent indique que l'ange lui est envoyé : tandis qu'il est goutte de sperme. Et fut rapporté d'Ibn Mas'oud de deux autres côtés qu'il dit : qu'Allah, le Puissant et Majestueux : les actes des fils d'Adam Lui sont présentés chaque jour : Il les regarde trois heures : puis les utérus sont amenés : Il les regarde trois heures : c'est Sa parole :

« Qui vous façonne dans les utérus comme Il veut. »

Al Imran, 6

et Sa parole :

« Il accorde à qui Il veut des femelles : et accorde à qui Il veut des mâles : ou Il les marie mâles et femelles : et met stérile qui Il veut : Il est savant, puissant. »

Ach-Choura, 49-50

et les provisions sont amenées : Il les regarde trois heures : et les anges Le glorifient trois heures. Il dit : cela donc de votre affaire : et l'affaire de votre Seigneur. Mais il n'y a pas en cela de datation de ce qui y est regardé des utérus par une durée. Et fut rapporté d'un groupe des compagnons : que l'écriture est dans la deuxième quarantaine : al-Lalika'i l'a extrait par sa chaîne : d'Abd Allah ibn Amr ibn al-As : qui dit : « quand la goutte de sperme demeure dans l'utérus de la femme quarante nuits : un ange lui vient : la pique : puis monte avec elle vers le Miséricordieux, le Puissant et Majestueux : et dit : crée : ô le meilleur des créateurs ! Allah y décide ce qu'Il veut de Son affaire : puis elle est remise à l'ange à cet instant : et il dit : ô Seigneur ! fausse couche ou à terme ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! terme incomplet ou complet ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! unique ou jumeau ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? On l'informe : puis il dit : ô Seigneur ! coupe-lui sa provision ! Sa provision est donc coupée avec son terme : et les deux descendent ensemble : par Celui qui tient mon âme dans Sa main : il n'atteint du bas-monde que ce qu'Il lui a partagé. » Ibn Abi Hatim l'a extrait par sa chaîne : d'Abou Dhar, qu'Allah l'agrée, qui dit : « le sperme demeure dans l'utérus quarante nuits : puis l'ange des âmes lui vient : monte avec lui vers le Tout-Puissant, le Puissant et Majestueux : et dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? Allah, le Puissant et Majestueux, décide ce qu'Il décide : puis dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? et est écrit ce qui est rencontré devant lui. » Puis Abou Dhar récita depuis l'ouverture de la sourate de la réciprocité des infamies jusqu'à la parole du Très-Haut :

« Et vous a façonnés : et bien façonnées vos formes : et vers Lui la destination. »

At-Taghaboun, 3

Et tout cela correspond à ce qui est dans le hadith de Houdayfa ibn Asid. Et a précédé d'Ibn Abbas, qu'Allah agrée les deux : que l'écriture de l'ange a lieu après l'insufflation de l'âme de quarante nuits : et sa chaîne a matière à considération.

La réconciliation des hadiths

Certains ont réconcilié ces hadiths et ces effets avec le hadith d'Ibn Mas'oud : et établi l'écriture deux fois. Et peut-on dire malgré cela : que l'une est dans le ciel : et l'autre dans le ventre de la mère. Et le plus apparent : et Allah sait mieux : qu'elle est une seule fois : et il se peut que cela varie avec la variation des embryons : certains : cela lui est écrit après la première quarantaine : et certains après la troisième. Et on peut dire : que le mot « puis » dans le hadith d'Ibn Mas'oud : n'y est visé que l'ordre des informations : non l'ordre de l'informé en soi : et Allah sait mieux. Et chez les tardifs : certains ont prévalu : que l'écriture est au début de la deuxième quarantaine : comme l'indique le hadith de Houdayfa ibn Asid : et a dit : sa mention n'est différée dans le hadith d'Ibn Mas'oud jusqu'à après la mention de la mudgha : que quand bien elle fut mentionnée par le mot « puis » : pour que la mention des trois phases dans lesquelles l'embryon se meut ne soit pas coupée : qui sont : son être goutte de sperme : 'alaqa : et mudgha : car la mention de ces trois sur un seul train est plus étonnante et meilleure : et pour cela la conjointe fut différée : quand bien la conjointe serait précédente à une partie d'elles dans l'ordre : et il a cité en cela Sa parole, le Très-Haut :

« Et Il commença la création de l'homme de terre : puis fit sa postérité d'une sillage d'eau vile : puis le paracheva : et insuffla en lui de Son esprit : et vous fit l'ouïe : les vues : et les cœurs : peu vous remerciez. »

As-Sajda, 7-9

Et le visé par l'homme : Adam, la paix sur lui. Et il est connu : que son parachevement : et l'insufflation de l'âme en lui : eurent lieu avant de faire sa postérité d'une sillage d'eau vile : mais quand le visé fut la mention de la puissance d'Allah, le Puissant et Majestueux : dans le début de la création d'Adam : et la création de sa postérité : la mention de l'un fut conjointe à l'autre : et différée la mention du parachevement d'Adam : et l'insufflation de l'âme en lui : quand bien cela serait intermédiaire entre la création d'Adam de terre : et la création de sa postérité : et Allah sait mieux.

L'écriture entre les deux yeux de l'embryon

Et est parvenu : que cette écriture est écrite entre les deux yeux de l'embryon : dans le Mousnad d'al-Bazzar : d'Ibn Omar, qu'Allah agrée les deux : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand Allah crée la nasma : l'ange des utérus dit : ô Seigneur ! mâle ou femelle ? Allah donc décide vers lui son affaire : puis dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? Allah donc décide vers lui son affaire : puis est écrit entre ses deux yeux : ce qui le rencontrera : jusqu'à la catastrophe qui le frappera. » Et est parvenu de forme suspendue sur Ibn Omar : sans être élevé. Et le hadith de Houdayfa ibn Asid précédé : explicite : que l'ange écrit cela dans une feuille. Il se peut donc qu'il écrit dans une feuille : et écrit entre les deux yeux de l'enfant.

Et les qualités du nouveau-né

Et fut rapporté : qu'il s'accompagne à cette écriture : qu'il est créé avec l'embryon : ce qu'elle contenait de ses qualités subsistantes. Fut rapporté d'Aicha, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « quand Allah veut créer la créature : Il envoie un ange : qui entre dans l'utérus : et dit : ô Seigneur ! quoi ? Il dit : un garçon : ou une fille : ou ce qu'Allah veut créer dans l'utérus : puis dit : ô Seigneur ! malheureux ou heureux ? [Il dit ce qu'Il veut] : puis dit : ô Seigneur ! quel est son terme ? Il dit : tel et tel : [puis dit : ô Seigneur ! quelle est sa provision ? Il dit : tel et tel] : puis dit : [ô Seigneur !] quelles sont ses créations ? ses qualités ? Il dit : tel et tel : et il n'y a pas une chose : sans qu'elle ne soit créée avec lui dans l'utérus. » Abou Dawoud l'a extrait dans le livre du décret : et al-Bazzar dans son Mousnad.

La précédence du décret

En tout cas : cette écriture qui est écrite pour l'embryon dans le ventre de sa mère : n'est pas l'écriture des mesures précédentes à la création des créatures : mentionnée dans Sa parole, le Très-Haut :

« Aucune affliction n'atteint : en terre : ni en vos âmes : sans être dans un livre avant que Nous ne la créions : cela est sur Allah aisé. »

Al-Hadid, 22

comme dans le Sahih de Mouslim : d'Abd Allah ibn Amr : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « Allah a mesuré les mesures des créatures avant de créer les cieux et la terre : de cinquante mille ans. » Et dans le hadith d'Oubada ibn as-Samit : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « la première chose qu'Allah créa : est le Calame : Il lui dit : écris : et il coula par ce qui est : jusqu'au jour du jugement. » Et a précédé la mention de ce qui fut rapporté d'Ibn Mas'oud, qu'Allah l'agrée : que l'ange quand il interroge sur l'état de la goutte de sperme : il est ordonné d'aller vers le livre précédent : et il lui est dit : tu y trouveras l'histoire de cette goutte de sperme. Et les textes se sont multipliés à mentionner le livre précédent : dans le bonheur et le malheur.

Du hadith d'Ali

Dans les deux recueils authentiques : d'Ali ibn Abi Talib, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'il dit : « il n'y a pas une âme insufflée : sans qu'Allah n'ait écrit sa place du paradis : ou du feu : sans qu'elle ne soit écrite malheureuse : ou heureuse. » Un homme dit : ô Messager d'Allah ! ne resterions-nous donc pas sur notre livre : et abandonnerions-nous l'acte ? Il dit : « agissez ! et chacun est facilité à ce pour quoi il fut créé : quant aux gens du bonheur : ils sont facilités à l'acte des gens du bonheur : et quant aux gens du malheur : ils sont facilités à l'acte des gens du malheur. » Puis il récita :

« Quant donc à celui qui donne : et se prémunit : et croit à la plus belle : Nous lui faciliterons vers la facilité : et quant à celui qui est avare : et se dispense : et traite de mensonge la plus belle : Nous lui faciliterons vers la difficulté. »

Ach-Chams, 9-10

Dans ce hadith donc : que le bonheur et le malheur : le livre les a précédemment écrits : et que cela est mesuré selon les actes : et que chacun est facilité à ce pour quoi il fut créé des actes : qui sont la cause du bonheur ou du malheur. Et dans les deux recueils authentiques : d'Imran ibn Houssayn : qu'un homme dit : ô Messager d'Allah ! les gens du paradis sont-ils connus des gens du feu ? Il dit : « oui. » Il dit : pourquoi alors les agisseurs agissent-ils ? Il dit : « chacun agit pour ce pour quoi il fut créé : ou pour ce qui lui est facilité. »

Le hadith d'Ibn Mas'oud

Et fut rapporté ce sens du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de côtés multiples. Et le hadith d'Ibn Mas'oud y contient : que le bonheur et le malheur : selon les scellés des actes. Et il a été dit : que sa parole à la fin du hadith : « par Allah, il n'y a pas de divinité autre que Lui : que l'un de vous agit l'acte des gens du paradis » jusqu'à la fin du hadith : est insérée du discours d'Ibn Mas'oud : Salama ibn Kouhayl le rapporta ainsi : de Zayd ibn Wahb : d'Ibn Mas'oud : de sa parole. Et ce sens fut rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de côtés multiples aussi.

Les actes par les scellés : et le hadith de Sahl ibn Sa'd

Dans le Sahih d'al-Boukhari : de Sahl ibn Sa'd : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « les actes ne sont que par les scellés. » Et dans le Sahih d'Ibn Hibban : d'Aicha, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « les actes ne sont que par les scellés. » Et dans le même aussi : de Mou'awiya, qu'Allah l'agrée, qui dit : j'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « les actes ne sont que par leurs scellés : pareil au récipient : si son dessus est bon : son dessous est bon : et si son dessus est mauvais : son dessous est mauvais. » Et dans le Sahih de Mouslim : d'Abou Hourayra : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « l'homme agit un long temps par l'acte des gens du paradis : puis son acte est scellé par l'acte des gens du feu : et l'homme agit un long temps par l'acte des gens du feu : puis son acte est scellé par l'acte des gens du paradis. » Et l'imam Ahmad, qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, a extrait : du hadith d'Anas, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « ne vous émerveillez pas d'un homme : jusqu'à ce que vous regardiez par quoi il est scellé : car l'agissant agit une durée de sa vie : ou un moment de son temps : par un acte droit : s'il mourait dessus : il entrerait au paradis : puis il se change : et agit un acte mauvais : et le serviteur agit un moment de sa vie par un acte mauvais : s'il mourait dessus : il entrerait au feu : puis il se change : et agit un acte droit. » Et fut aussi extrait : du hadith d'Aicha, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui dit : « l'homme agit par l'acte des gens du paradis : quand bien il serait écrit dans le livre des gens du feu : quand donc il est avant sa mort : il se change : agit par l'acte des gens du feu : et meurt : et entre au feu : et l'homme agit par l'acte des gens du feu : quand bien il serait écrit dans le livre des gens du paradis : quand donc il est avant sa mort : il se change : agit par l'acte des gens du paradis : et meurt : et y entre. » Et l'imam Ahmad, an-Nasa'i et at-Tirmidhi l'ont extrait : du hadith d'Abd Allah ibn Amr, qu'Allah agrée les deux, qui dit : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) sortit vers nous : et dans ses deux mains deux livres : et dit : savez-vous quels sont ces deux livres ? Nous dîmes : non : ô Messager d'Allah ! sauf que tu nous informes. Il dit donc à celui dans sa main droite : « ceci est un livre du Seigneur des mondes : dans lequel sont les noms des gens du paradis : et les noms de leurs pères : et leurs tribus : puis il est fait somme sur le dernier d'eux : sans qu'il ne soit ajouté en eux : ni diminué d'eux jamais. » Puis il dit à celui dans sa gauche : « ceci est un livre du Seigneur des mondes : dans lequel sont les noms des gens du feu : et les noms de leurs pères : et leurs tribus : puis il est fait somme sur le dernier d'eux : sans qu'il ne soit ajouté en eux : ni diminué d'eux jamais. » Ses compagnons dirent : à quoi donc l'acte : ô Messager d'Allah : si l'affaire est une chose déjà achevée ? Il dit : « soyez droits : et approchez ! car l'homme du paradis : son acte est scellé par l'acte des gens du paradis : quand bien il agirait n'importe quel acte : et l'homme du feu : son acte est scellé par l'acte des gens du feu : quand bien il agirait n'importe quel acte. » Puis le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) jeta les deux de ses deux mains : puis dit : « votre Seigneur a achevé des serviteurs : un parti dans le paradis : et un parti dans la fournaise. » Et ce hadith fut rapporté du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de côtés multiples : et at-Tabarani l'a extrait : du hadith d'Ali ibn Abi Talib, qu'Allah l'agrée : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : et y a ajouté : « l'homme du paradis est scellé par l'acte des gens du paradis : et l'homme du feu scellé par l'acte des gens du feu : quand bien il agirait n'importe quel acte. » Et il se peut que les gens du bonheur empruntent le chemin des gens du malheur : jusqu'à ce qu'on dise : comme ils leur ressemblent : mais ils sont d'eux : et le bonheur les atteint : et les sauve : et il se peut que les gens du malheur empruntent le chemin des gens du bonheur : jusqu'à ce qu'on dise : comme ils leur ressemblent : mais ils sont d'eux : et le malheur les atteint : celui qu'Allah a écrit heureux dans l'Oummou l-Kitab : il ne sort du bas-monde : jusqu'à ce qu'Allah l'emploie par un acte qui le rende heureux : avant sa mort : quand bien par le hoquet d'une chamelle. Puis il dit : « les actes par les scellés : les actes par les scellés. » Et al-Bazzar l'a extrait dans son Mousnad par ce sens aussi : du hadith d'Ibn Omar : du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui).

Et dans les deux recueils authentiques : de Sahl ibn Sa'd : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) rencontra les associateurs : et dans ses compagnons un homme : ne laissant ni vanqueur ni vaincu : sans le poursuivre : le frappant de son sabre : ils dirent : personne aujourd'hui ne nous a suffi comme untel. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « lui est des gens du feu. » Un homme des gens dit : je suis son compagnon : et le suivit : et l'homme fut blessé d'une blessure sévère : et s'impatienta de la mort : mit la pointe de son sabre sur la terre : et sa poignée entre ses deux mamelles : puis se jeta sur son sabre : et se tua lui-même. L'homme sortit vers le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : et dit : je témoigne que tu es le Messager d'Allah : et lui raconta l'histoire. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « l'homme agit l'acte des gens du paradis : quand bien il apparaît aux gens : et il est des gens du feu : et l'homme agit par l'acte des gens du feu : quand bien il apparaît aux gens : et il est des gens du paradis. » Et al-Boukhari a ajouté une narration de lui : « les actes ne sont que par les scellés. »

L'explication du hadith

Sa parole : quand bien il apparaît aux gens : est allusion : que l'intérieur de l'affaire est autre que cela : et que le mauvais scellé a lieu par des ruses intérieures cachées du serviteur : que les gens ne voient pas : soit du côté d'un acte mauvais : et pareil : cette qualité cachée impose donc le mauvais scellé à la mort. Et de même peut agir l'homme l'acte des gens du feu : et dans son intérieur une qualité cachée des qualités du bien : cette qualité prédomine donc sur lui dans la fin de sa vie : et lui impose le bon scellé. Abd al-Aziz ibn Abi Rawwad dit : « j'ai assisté un homme à la mort : qu'on fait réciter l'attestation : pas de divinité mais Allah : et il dit dans le dernier de ce qu'il dit : je mécrois de ce que vous dites : et mourut dessus. » Il dit : je me suis enquéri de lui : et le voilà accro au vin. Abd al-Aziz disait donc : prémunissez-vous des péchés : ce sont elles qui l'ont fait tomber.

Les scellés : héritage des précédents

Et en somme : les scellés sont héritage des précédents : et tout cela est précédemment écrit dans le livre précédent. De là : la peur des anciens se fortifiait du mauvais scellé : et d'eux certains étaient troublés par la mention des précédents. Et il a été dit : que les cœurs des vertueux sont suspendus aux scellés : disant : par quoi sommes-nous scellés ? Et les cœurs des rapprochés suspendus aux précédents : disant : qu'est-ce qui nous est précédé ? Et certains compagnons pleurèrent à sa mort : et il fut interrogé sur cela : et dit : j'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « Allah, le Très-Haut, saisit Sa création : deux poignées : et dit : ceux-ci dans le paradis : et ceux-ci dans le feu : et je ne sais pas dans laquelle des deux poignées je suis. » Certains anciens ont dit : « qu'est-ce qui a fait pleurer les yeux : ce que le livre précédent leur a fait pleurer ! » Et Soufyan dit à certains des droits : « la science d'Allah sur toi t'a-t-elle jamais fait pleurer ? » Cet homme lui dit : « il m'a laissé : ne me réjouis jamais. » Et Soufyan : son anxiété se fortifiait des précédents et des scellés : et il pleurait : et disait : « je crains d'être dans l'Oummou l-Kitab malheureux. » Et pleurait : et disait : « je crains qu'on ne me dépossède de la foi à la mort. » Et Malik ibn Dinar se tenait debout toute sa nuit : serrant sa barbe : et disait : « ô Seigneur ! Tu as su l'habitant du paradis de l'habitant du feu : dans laquelle des deux demeures : la place de Malik ? » Et Hatim al-Asamm dit : « celui dont le cœur est vide de la mention de quatre dangers : est trompé : et n'est pas à l'abri du malheur : le premier : le danger du jour du pacte : quand il est dit : ceux-ci dans le paradis : et je ne m'en soucie pas : et ceux-ci dans le feu : et je ne m'en soucie pas : et il ne sait pas dans lequel des deux partis il est. Le deuxième : quand il est créé dans trois ténèbres : et le roi est appelé avec le malheur et le bonheur : et il ne sait pas : est-il des malheureux : ou des heureux. Le troisième : la mention de la terreur de l'émergence : et il ne sait pas : se réjouit-il de la satisfaction d'Allah : ou de Son déplaisir. Le quatrième : le jour où les gens émergent épars : et il ne sait pas : lequel des deux chemins : il est emprunté. » Et Sahl at-Toustari dit : « le mourid craint d'être éprouvé par les désobéissances : et le connaisseur craint d'être éprouvé par la mécréance ! »

La peur de l'hypocrisie

Et de là : les compagnons : et après eux les anciens droits : craignaient sur eux-mêmes l'hypocrisie : et leur anxiété et leur affliction d'elle se fortifiaient : le croyant craint donc sur son âme l'hypocrisie mineure : et craint que cela ne prédomine sur lui à l'heure du scellé : et le fasse sortir à l'hypocrisie majeure : comme a précédé : que les ruses cachées du mal : imposent le mauvais scellé. La demande de la fermeté : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) multipliait de dire dans son invocation : « ô Toi qui retournes les cœurs ! rends mon cœur ferme sur Ta religion ! » On lui dit : ô prophète d'Allah ! nous avons cru en toi : et en ce avec quoi tu es venu : crains-tu donc sur nous ? Il dit : « oui : les cœurs sont entre deux doigts : des doigts du Miséricordieux, le Puissant et Majestueux : Il les retourne comme Il veut. » L'imam Ahmad et at-Tirmidhi l'ont extrait : du hadith d'Anas. Et l'imam Ahmad a extrait : du hadith d'Oumm Salama : que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) multipliait dans son invocation : de dire : « Allahumma : ô Toi qui retournes les cœurs ! rends mon cœur ferme sur Ta religion. » Elle dit : ô Messager d'Allah ! et le cœur est retourné ? Il dit : « oui : aucune création d'Allah : des fils d'Adam : de chair : sans que son cœur ne soit entre deux doigts : des doigts d'Allah, le Puissant et Majestueux : si Allah, le Puissant et Majestueux, veut : Il le dresse : et s'Il veut : il s'écarte : nous demandons donc à Allah, notre Seigneur : de ne pas dévier nos cœurs après qu'Il nous a guidés : et Lui demandons : qu'Il accorde à nous : de Sa part : miséricorde : Il est le Grand Donateur. » Elle dit : j'ai dit : ô Messager d'Allah ! ne m'apprends-tu pas une invocation : que j'invoque par elle pour moi ? Il dit : « oui ! dis : Allahumma : Seigneur du prophète Mouhammad : pardonne mon péché : et éloigne la colère de mon cœur : et mets-moi à l'abri des inductions des épreuves : tant que Tu me maintiens en vie. » Et dans ce sens : des hadiths multiples. Et Mouslim l'a extrait : du hadith d'Abd Allah ibn Amr : qu'il entendit le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « les cœurs des fils d'Adam : tous : sont entre deux doigts : des doigts du Miséricordieux, le Puissant et Majestueux : comme un cœur unique : Il les dirige : où Il veut. » Puis le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Allahumma : Toi qui diriges les cœurs ! dirige nos cœurs sur Ton obéissance ! »