Hadith 6 de Nawawi : « Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite est évident,… »

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Hadith numéro 6 du recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi, en traduction française fidèle.

Mis à jour le 10 septembre 2026 à 02h45

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Texte du hadith

D'après Abou Abdallah an-Nouman ibn Bachir (qu'Allah agrée les deux), qui a dit : j'ai entendu le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dire : « Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite est évident, et entre les deux il y a des choses douteuses que beaucoup de gens ne connaissent pas. Celui qui se garde des choses douteuses préserve sa religion et son honneur ; celui qui tombe dans les choses douteuses tombe dans l'illicite, comme le berger qui fait paître autour d'une réserve et sur le point d'y entrer. N'est-ce pas que chaque roi possède une réserve, et l'réserve d'Allah est ce qu'Il a déclaré illicite ? Il y a dans le corps un morceau de chair : s'il est sain, tout le corps est sain ; s'il est corrompu, tout le corps est corrompu : c'est le cœur. » Rapporté par Boukhari et Mouslim.

Le recueil

Ce hadith appartient au recueil des 40 hadiths de l'imam an-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde), le recueil le plus étudié au monde : fondements de la foi, de l'adoration et du caractère, toutes des narrations authentiques.

Version arabe avec le commentaire d'Ibn Rajab

[Des deux affaires :] des affaires s'embrouillant à beaucoup de gens : licites ou illicites ; et les fermes dans la science : cela ne s'embrouille pas : connaissant de quelle des deux catégories elles sont.

Le licite pur

Quant au licite pur : comme manger les bonnes choses des moissons, des fruits et du bétail ; boire les bonnes boissons ; porter ce dont on a besoin du coton, du lin, de la laine et du poil : pareillement le mariage, l'affranchissement et autre : quand son acquisition est par contrat valide : comme la vente : ou par héritage, cadeau ou butin.

L'illicite pur

Et l'illicite pur : comme manger la charogne, le sang, la chair du porc, boire le vin, épouser les interdites, porter la soie pour les hommes : pareillement l'acquisition interdite : comme l'usure, le jeu de hasard, le prix de ce dont la vente n'est pas licite, prendre les biens usurpés par vol, usurpation ou tromperie et pareil.

L'ambigu

Quant à l'ambigu : comme manger certaines dont la licéité ou l'interdiction fait l'objet de désaccord : soit des objets : comme les chevaux, les mules, les ânes et le lézard ; boire ce dont l'interdiction fait l'objet de désaccord : des jus dont beaucoup enivre ; porter ce dont la licéité du port fait l'objet de désaccord : des peaux de bêtes féroces et pareil ; soit des gains disputés : comme les questions de l'ayna et du tawarruq et pareil : et en ce sens les ambiguës ont été expliquées par Ahmad, Ishaq et d'autres imams.

L'essence du propos en cela

L'essence de l'affaire : qu'Allah, le Très-Haut, fit descendre sur Son prophète le livre : y expliquant à la communauté ce dont elle a besoin de licite et d'illicite : comme dit le Très-Haut :

« Et Nous avons fait descendre sur toi le livre : explication de toute chose. »

An-Nahl, 89

Moujahid et d'autres disent : de toute chose à laquelle ils sont ordonnés ou dont ils sont interdits. Et Allah, le Très-Haut, dit, à la fin de la sourate des femmes où Il explique beaucoup de règles des biens et des épouses :

« Allah vous explique, de crainte que vous ne vous égariez : et Allah est, de toute chose, savant. »

An-Nisa, 176

et le Très-Haut dit :

« Pourquoi ne mangeriez-vous pas de ce sur quoi le nom d'Allah a été mentionné : alors qu'Il vous a détaillé ce qu'Il vous a interdit : sauf ce à quoi vous êtes contraints. »

Al-An'am, 119

et le Très-Haut dit :

« Allah ne s'était pas à égarer un peuple après les avoir guidés : jusqu'à ce qu'Il leur explique ce dont ils se prémunissent. »

At-Tawba, 115

Et l'explication de ce qui s'embrouilla de la descente fut confiée au Messager : comme dit le Très-Haut :

« Et Nous avons fait descendre vers toi le rappel : pour que tu expliques aux gens ce qui leur fut descendu. »

An-Nahl, 44

L'accomplissement de la religion

Et le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ne mourut pas sans avoir complété pour lui et sa communauté la religion : c'est pourquoi lui fut descendu à Arafat, peu avant sa mort :

« Aujourd'hui J'ai complété pour vous votre religion, achevé sur vous Ma grâce, et agréé pour vous l'islam comme religion. »

Al-Ma'ida, 3

Et il dit (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « je vous ai laissés sur la voie claire : sa nuit pareille à son jour : ne s'en dévie que perdant. » Et Abou Dhar, qu'Allah l'agrée, a dit : « le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) mourut : sans qu'aucun oiseau battant des ailes dans le ciel ne nous en eût mentionné un savoir. » Et quand des gens doutèrent de sa mort (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : son oncle al-Abbas, qu'Allah l'agrée, dit : « Par Allah : le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ne mourut pas sans laisser la voie tracée clairement : rendant licite le licite, interdisant l'illicite : il épousa, répudia, combattit et fit la paix : et n'était pas pareil à un berger suivant ses brebis frappant les têtes des monts de sa houlette : et arrosant son abreuvoir de sa main : pareil au Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qui était parmi vous. »

[Allah et Son messager n'ont laissé licite ni illicite sans explicitation :] En somme : Allah et Son messager n'ont laissé licite rien sans l'expliquer : ni illicite sans l'expliquer : mais certains en sont d'explication plus apparente que d'autres : ce dont l'explication apparut : se répandit : et se sut de la religion par nécessité : aucun doute n'y reste : et nul n'est excusé par son ignorance dans un pays où l'islam apparaît.

Les causes des divergences des savants

Et ce dont l'explication est moindre : dont certaines ne se répandent qu'entre les porteurs de la Loi spécialement : les savants font consensus sur sa licéité ou son interdiction : pouvant être caché à certains non d'entre eux. Dont certaines ne se répandent pas non plus entre les porteurs de la Loi : ils y divergèrent en licenciant et interdisant : pour des causes. Parmi elles : le texte peut y être caché : n'ayant été transmis que par peu de gens : sans parvenir à tous les porteurs du savoir. Parmi elles : deux textes peuvent s'y transmettre : l'un par licenciement : l'autre par interdiction : une partie d'entre eux atteignant l'un des textes sans l'autre : s'y accrochant à ce qui leur parvint : ou les deux textes parvenant à celui à qui ne parvient pas l'histoire : suspendant : ne connaissant pas l'abrogeant. Parmi elles : ce qui n'y a pas de texte explicite : mais pris de généralité, d'implication ou d'analogie : les compréhensions des savants y divergeant beaucoup. Parmi elles : ce qui y a ordre et interdit : les compréhensions des savants divergeant en portant l'ordre sur l'obligation ou la recommandation : et l'interdit sur l'interdiction ou la désapprobation.

La communauté doit avoir un savant disant le vrai

Et les causes de divergence sont plus nombreuses que ce que nous avons mentionné : malgré cela : la communauté doit avoir un savant disant le vrai : il est donc le savant de ce jugement : et autre : l'affaire lui est embrouillée : n'en étant pas savant. Car cette communauté ne s'assemble pas sur l'égarement : et le peuple faux de ses gens du vrai n'apparaît pas : la vérité n'est donc pas abandonnée, non-agie : dans tous les pays et toutes les époques : c'est pourquoi il dit (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) des choses ambiguës : « beaucoup des gens ne les connaissent pas » : indiquant que, des gens : il y en a qui les connaissent : et elles ne sont ambiguës qu'à qui ne les connaît pas : et ne sont pas ambiguës en l'affaire même : voilà la cause suffisante de l'embrouillement de certaines choses à beaucoup de savants.

Des causes de l'embrouillement du licite et l'illicite

L'embrouillement du licite et l'illicite peut survenir envers les savants et autres d'un autre côté : car des choses : on connaît la cause de leur licence : qui est la propriété certaine : et certaines : la cause de leur interdiction : qui est l'établissement de la propriété d'autrui dessus. La première : sa licéité ne se lève que par la certitude de la chute de la propriété : sauf les épouses chez qui on fait survenir le divorce par le doute : comme Malik : ou si la survenance prédomine l'opinion : comme Ishaq ibn Rahouwayh. Et la seconde : son interdiction ne se lève que par la science certaine du transfert de propriété dessus.

Ce qui n'a pas d'originel de propriété connu

Quant à ce dont l'originel de propriété n'est pas connu : comme ce que l'homme trouve dans sa maison sans savoir s'il lui est ou à autre : cela est ambigu : sans qu'il ne lui soit interdit de le prendre : car l'apparent : ce qui est dans sa maison lui appartient : par l'établissement de sa main dessus. Et le scrupule : l'éviter : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit : « je reviens vers ma famille : je trouve une datte tombée sur mon lit : je la lève pour la manger : puis je crains qu'elle ne soit aumône : et je la jette. » Les deux le rapportent dans les recueils authentiques.

Quand le doute s'intensifie-t-elle ?

S'il y a là de l'espèce de l'interdit : doutant en être ou non : le doute s'intensifie. Et dans le hadith d'Amr ibn Chou'ayb, de son père, de son grand-père, qu'Allah l'agrée : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fut atteint d'insomnie de nuit : certaines de ses épouses lui dirent : ô Messager d'Allah ! Tu as eu de l'insomnie cette nuit ? Il dit : « une datte s'est trouvée sous mon côté : je l'ai mangée : et nous avions des dattes de dattes de l'aumône : j'ai craint qu'elle n'en fût : donc je me suis prémuni. » De cela aussi : ce dont l'originel est la licéité : comme la pureté de l'eau, du vêtement et de la terre : si l'on n'est pas certain de la chute de son originel : son usage est permis : et ce dont l'originel est l'interdit : comme les épouses et les chairs d'animaux : ne devenant licites que par la certitude de leur licence par l'immolation et le contrat.

Si le savant hésite sur le jugement ?

S'il hésite sur quelque chose de cela pour l'apparence d'une autre cause : il revient à l'originel : bâtissant dessus : bâtissant donc en ce dont l'originel est l'interdiction sur l'interdiction : c'est pourquoi le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) interdit de manger le gibier où le chasseur trouve la trace d'une flèche autre que la sienne : ou d'un chien autre que le sien : ou le trouve tombé dans l'eau : l'expliquant par le fait qu'il ne sait pas s'il mourut de la cause licitant ou d'autre.

Fonder les règles sur la certitude

Et ce dont l'originel est la licence revient à la licence : l'eau, la terre et le vêtement ne deviennent pas impurs par la seule conjecture d'impureté : pareillement le corps : quand sa pureté est vérifiée, doutant de l'annulation par la souillure : chez la majorité des savants : contre Malik, qu'Allah lui fasse miséricorde : quand il n'était pas encore entré dans la prière. Et il est authentique du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) qu'on se plaignit à lui de l'homme s'imaginant trouver la chose dans la prière : il dit : « qu'il ne se retire pas jusqu'à entendre un son : ou sentir une odeur. » Et dans certaines narrations : « dans la mosquée » : au lieu de : « dans la prière » : cela généralise l'état de la prière et d'autre.

S'il trouve une cause de prépondérance du soupçon ?

S'il trouve une cause forte prépondérant avec elle l'opinion de l'impureté de ce dont l'originel est la pureté : comme le vêtement porté par un mécréant ne se prémunissant pas des impuretés : voilà le lieu de l'embrouillement. Des savants y autorisent : prenant l'originel ; certains le réprouvent : par désapprobation ; certains l'interdisent quand la conjecture d'impureté se fortifie : comme le mécréant étant de ceux dont l'immolation n'est pas licite : ou exposant son sexe : comme les culottes et les chemises.

La règle de ces questions

Et ces questions et leurs pareilles reviennent à la règle du conflit de l'originel et l'apparent : car l'originel est la pureté : et l'apparent l'impureté.

Le conflit des preuves

Les preuves y ont conflité : les disant purs argumentent qu'Allah, le Très-Haut, a licencié la nourriture des gens du livre : leur nourriture n'étant fabriquée que par leurs mains dans leurs ustensiles : et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) répondit à l'invitation d'un juif : et lui et ses compagnons portaient et utilisaient ce qui leur venait : de ce que tissent les mécréants de leurs mains : des vêtements et ustensiles : et en campagnes : ils partageaient ce qui leur tombait des ustensiles et vêtements : les utilisant : et il est authentique d'eux qu'ils utilisèrent l'eau d'une gourde d'une associatrice. Les disant impures argumentent qu'il est authentique du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), interrogé sur les ustensiles des gens du livre mangeant le porc et buvant le vin : il dit : « si vous n'en trouvez pas d'autres : lavez-les à l'eau : puis mangez dedans. »

La doute chez l'imam Ahmad

Et l'imam Ahmad expliqua la doute : étant entre le licite et l'illicite : c'est-à-dire le licite pur et l'illicite pur : et dit : « celui qui s'en prémunit : a purifié sa religion. » Et il l'expliqua parfois : par le mélange du licite et l'illicite. Et s'y rattachent les actes de celui ayant dans son bien du licite et de l'illicite mêlés : si la plupart de son bien est illicite : Ahmad dit : il convient qu'il l'évite : sauf si c'est quelque chose de peu : ou inconnu. Et nos compagnons ont divergé : est-il désapprouvé ou interdit ? Deux manières. Et si la plupart de son bien est licite : sa transaction et manger de son bien est permis.

Les dons du souverain

Al-Harith rapporte d'Ali, qu'Allah l'agrée, qu'il dit des dons du souverain : « pas de mal : il vous donne du licite plus que du illicite. »

La transaction avec les associateurs et les gens du livre

Et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et ses compagnons traitaient avec les associateurs et les gens du livre : sachant qu'ils n'évitaient pas tout l'illicite.

Si l'affaire s'embrouille ?

Et si l'affaire s'embrouille : elle est doute : et le scrupule : la laisser. Soufyan a dit : « cela ne me plaît pas : et le laisser me plaît davantage. » Et az-Zouhri et Mak'houl ont dit : pas de mal à en manger : tant qu'on ne connaît pas qu'il est illicite spécifiquement : s'il ne connaît pas dans son bien d'illicite spécifique : mais sait qu'il y a du doute : manger n'a pas de mal : Ahmad l'a énoncé dans la narration de Hanbal. Et Ishaq ibn Rahouwayh adopta ce qui est rapporté d'Ibn Mas'oud, de Salman et d'autres : de la permission : et ce qui est rapporté d'al-Hasan et d'Ibn Sirine : en autorisant la prise de ce qui est jugé de l'usure et du jeu de hasard : Ibn Mansour le transféra de lui.

Le jugement d'Ahmad sur le bien mêlé de licite et illicite

Et l'imam Ahmad dit du bien dont son licite s'embrouille avec son illicite : « si le bien est beaucoup : qu'il en sorte la mesure de l'illicite : et dispose du reste ; et si le bien est peu : qu'il l'évite tout entier. » Cela parce que du peu : quand il en prend quelque chose : la sécurité de l'illicite avec lui devient difficile : à la différence du beaucoup. Et de nos compagnons : certains l'ont porté sur le scrupule sans l'interdiction : autorisant la disposition du peu et du beaucoup après la sortie de la mesure de l'illicite : c'est l'avis des hanafites et d'autres : et des gens du scrupule l'ont adopté : parmi eux Bichr al-Hafi. Et certains des anciens ont autorisé le manger de celui sachant dans son bien de l'illicite : tant qu'il ne sait pas qu'il est de l'illicite spécifique : comme précédé de Mak'houl et az-Zouhri : rapporté pareillement d'al-Foudayl ibn Iyad. Et des effets y ont été rapportés des anciens : il est authentique d'Ibn Mas'oud : interrogé sur celui ayant un voisin mangeant l'usure publiquement : ne se gênant pas du bien impur qu'il prend : l'invitant à manger : il dit : répondez-lui : la douceur est pour vous : et le péché sur lui. Et dans une version : on lui dit : je ne connais de lui rien qu'impur ou illicite ? Il dit : répondez-lui. Et l'imam Ahmad a authentifié cela d'Ibn Mas'oud : mais l'a contredit par ce qui est rapporté de lui disant : « le péché est le gratteur des cœurs. » Et un propos pareil au premier dire d'Ibn Mas'oud est rapporté de Salman : et de Sa'id ibn Joubayr, d'al-Hasan al-Basri, de Mourriq al-Ijli, d'Ibrahim an-Nakha'i, d'Ibn Sirine et d'autres. Et les effets existent dans le livre de l'adab de Houmayd ibn Zanjawayh : certains dans le livre du recueil d'al-Khallal : et dans les recueils d'Abd ar-Razzaq, d'Ibn Abi Chayba et d'autres.

Quand il sait que la chose même est interdite : prend-il l'avis interdit ?

Quand donc il sait que la chose même est illicite : l'avis interdit est pris : son prendre devient interdit : et le consensus y a été rapporté par Ibn Abd al-Barr et d'autres. On rapporte d'Ibn Sirine, de l'homme jugeant de l'usure : il dit : pas de mal : et de l'homme jugeant du jeu de hasard : il dit : pas de mal. Al-Khallal le rapporte par une chaîne authentique. Et on rapporte d'al-Hasan le contraire : que ces gains sont corrompus : prenez-en comme le contraint. Et ce qui est rapporté d'Ibn Mas'oud et de Salman fut contredit par ce qui est rapporté d'Abou Bakr as-Siddiq, qu'Allah l'agrée : qu'il mangea une nourriture : puis on l'informa qu'elle était d'illicite : il se fit vomir.

L'embrouillement du jugement : le fruit flottant entre des originels l'attirant

L'embrouillement du jugement peut survenir parce que le fruit flotte entre des originels l'attirant : comme l'interdiction à l'homme de son épouse : flottant entre l'interdit de la présentation que lève la grande expiation : et l'interdit du divorce unique à la fin du délai : avec qui l'épouse redevient licite par nouveau contrat : et l'interdit du triple divorce : avec qui l'épouse ne redevient pas licite : et l'interdit sur l'homme de ce qu'Allah lui a licencié : de nourriture et boisson : ne l'interdisant pas : mais exigeant la petite expiation : ou n'exigeant rien : selon la divergence. De là la divergence s'y multiplia au temps des Compagnons : et après eux.

Les choses ambiguës peuvent apparaître à certains

En tout état : les choses ambiguës non élucidées licites ou illicites pour beaucoup de gens : comme le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) en informa : peuvent s'élucider à certains gens licites ou illicites : par ce qu'ils ont de savoir en plus.

Les nombreux ne les connaissent pas

La parole du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) indique que ces ambiguës sont : des gens les connaissant : et beaucoup d'entre eux ne les connaissant pas : entrant donc chez les non-connaisseurs deux espèces : la première : celui qui y suspend : par son embrouillement sur lui : la seconde : celui qui les croit autre que leur réalité. Et sa parole indique que hors ceux-ci les connaissent : son dessein : les connaître sur leur réalité en l'affaire : de licence ou interdiction : et cela est des plus apparents des preuves : que le correct auprès d'Allah dans les questions ambiguës disputées du licite et l'illicite : est un seul auprès d'Allah : le Puissant et Majestueux : et autre n'en est pas savant : en ce sens qu'il n'atteint pas le jugement d'Allah en l'affaire même : quand bien même il y croirait une croyance s'appuyant sur une doute qu'il croit preuve : récompensé pour son effort : et son erreur pardonnée pour ne pas s'y appuyer.

Sa parole : « celui qui évite les doutes a purifié sa religion et son honneur »

Sa parole : « celui donc qui évite les doutes : a purifié sa religion et son honneur : et celui qui tombe dans les doutes : tombe dans l'illicite » : il divisa les gens dans les affaires ambiguës en deux catégories : et cela envers celui sur qui elles sont ambiguës : étant de ceux ne les connaissant pas. Quant à celui les connaissant et suivant ce que son savoir y indique : c'est une troisième catégorie non mentionnée : pour l'apparent de son jugement : cette catégorie étant la meilleure des trois : car il connut le jugement d'Allah dans ces affaires ambiguës sur les gens : et suivit son savoir en cela : quant à celui qui ne connut pas le jugement d'Allah en elles : ils sont deux catégories : la première : celui évitant ces doutes pour leur embrouillement sur lui : celui-là a purifié sa religion et son honneur : et le sens du purifier : chercher l'innocence de sa religion et son honneur du défaut et du déshonneur : et l'honneur : le lieu de la louange et du blâme de l'homme : et ce qui lui arrive par sa mention en beau : loué : et sa mention en laid : déprécié : pouvant être tantôt dans l'homme lui-même : tantôt dans ses anciens : ou sa famille : celui donc qui évite les affaires ambiguës et les évite : a protégé son honneur du dépréciement et du déshonneur entrant sur le non-évitant. Et là : la preuve que celui qui commet les doutes : a exposé son honneur au dépréciement et au reproche : comme disaient certains anciens : « celui qui expose son âme aux soupçons : ne blâme pas celui mal pensant de lui. » Et dans une version d'at-Tirmidhi de ce hadith : « celui qui les laisse par purification de sa religion et son honneur : est sauf. » Le sens : celui qui les laisse avec ce dessein : qui est l'innocence de sa religion et son honneur du défaut : non un autre dessein corrompu : d'étalage et pareil. Et là : la preuve que la recherche de l'innocence pour l'honneur : est louée : pareillement la recherche de l'innocence pour la religion : c'est pourquoi il est venu : « tout ce par quoi l'homme protège son honneur : est aumône. » Et dans la version des deux recueils authentiques de ce hadith : « celui donc qui laisse ce qui lui est ambigu du péché : est pour ce qui est clair : un laissant. » C'est-à-dire : celui qui laisse le péché avec son embrouillement sur lui et non-vérification : est le plus digne de le laisser quand il lui apparaîtra qu'il est péché : et cela : si son laisser est prémunition du péché : quant à celui visant l'affectation devant les gens : il ne laisse que ce qu'il croit loué chez eux.

La seconde catégorie : celui tombant dans les doutes tout en les sachant ambiguës pour lui

Quant à celui venant à quelque chose que les gens croient doute : sachant son licéité en l'affaire même : nulle gêne sur lui de la part d'Allah en cela : mais s'il craint le reproche des gens sur lui par cela : son laisser alors est purification de son honneur : et est bien : pareillement à ce que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit à celui le voyant debout avec Safiyya : « elle est Safiyya, fille de Houyay. » Et Anas sortit au vendredi : vit les gens ayant prié : eut honte : entra en un lieu où les gens ne le virent pas : et dit : « celui qui n'a pas de honte devant les gens : n'a pas de honte devant Allah. » Et at-Tabarani le rapporte en forme élevée : sans être authentique.

Celui qui vient aux doutes croyant leur licéité

Et s'il vient à cela croyant sa licéité : soit par effort interprétatif licite : ou imitation licite : errant dans sa croyance : son jugement est le jugement de celui qui le précéda : si l'effort est faible : ou l'imitation non licite : porté seulement par le suivant de la passion : son jugement est celui venant avec son embrouillement sur lui.

Celui qui vient aux doutes avec son embrouillement sur lui

Et celui venant aux doutes avec son embrouillement sur lui : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) informa de lui qu'il tombe dans l'illicite : expliqué en deux sens : le premier : que sa commission de la doute avec sa croyance doute : soit l'antichambre de sa commission de l'illicite qu'il croit illicite : par gradation et négligence : et dans une version des deux recueils authentiques de ce hadith : « et celui qui ose sur ce dont il doute du péché : ou doute : pour affronter ce qui est apparu. » Et dans une version : « celui qui fréquente le doute : est sur le point d'oser » (c'est-à-dire : d'approcher) « sur l'illicite pur. » Et l'osé : le courageux ne craignant rien : ne surveillant personne : certains le rapportent : remplaçant le jîm par le chine : c'est-à-dire : pâturant : et le pâturage : le pâturage : et la bête quand tu la fais pâturer. Et dans les moursal d'Abou al-Moutawakkil an-Naji, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « celui qui pâture aux abords de l'illicite : est sur le point de le fréquenter : et celui qui néglige les petites : est sur le point de fréquenter les majeures. » Le second sens : que celui qui s'engage sur ce qui lui est ambigu : ne sachant licite ou illicite : n'est pas à l'abri que ce soit illicite en l'affaire même : rencontrant l'illicite : sans savoir qu'il est illicite.

Et du hadith d'Ibn Omar, qu'Allah agrée les deux, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui dit : « le licite est clair : et l'illicite clair : et entre eux des choses ambiguës : celui qui les évite : est le plus pur de sa religion et son honneur : et celui qui tombe dans les doutes : est sur le point de tomber dans l'illicite : pareil au pâtre autour du sanctuaire : sur le point de l'affronter : sans qu'il ne sente. » At-Tabarani et d'autres le rapportent.

L'obéissance aux parents dans la doute

Et les savants ont divergé : obéit-il à ses deux parents en entrant dans quelque doute : ou n'obéit-il pas ? Bichr ibn al-Harith est rapporté disant : « pas d'obéissance en la doute. » Et Mouhammad ibn Mouqatil al-Abbadi disait : il leur obéit. Et Ahmad a suspendu dans cette question : disant : « ménage-les » : refusant d'y répondre.

La vente venue de la doute

Et Ahmad a dit : l'homme ne se rassasie pas de la doute : ni n'achète le vêtement pour se parer de la doute : et il a suspendu la licéité de ce qui en est mangé et porté : et dit de la datte que l'oiseau jette : il ne la mange pas : ni la prend : ni ne s'y expose. La découverte d'un bien dans la maison

Et ath-Thawri a dit de l'homme trouvant dans sa maison des rejetons ou des dirhams : « il m'est plus cher qu'il s'en écarte » : c'est-à-dire : s'il ne sait d'où ils sont. Et certains anciens ne mangeaient rien sans connaître d'où il est : s'en enquérant jusqu'à s'arrêter à son originel : et un hadith en forme élevée y est rapporté : avec faiblesse en lui.

Sa parole : « pareil au pâtre autour du sanctuaire : sur le point d'y pâturer : sachez : chaque roi a un sanctuaire : et sachez : le sanctuaire d'Allah : ses interdits »

Voilà une parabole frappée par le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) pour celui tombant dans les doutes : et son approche de tomber dans l'illicite pur. Et dans certaines narrations : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « et je vous frapperai un exemple » : puis il mentionne ce discours : le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fit donc des interdits : pareil au sanctuaire que les rois protègent : en interdisant autre leur approche. Et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fit autour de sa Médine douze milles : sanctuaire interdit : n'y coupant pas ses arbres : ni n'y chassant son gibier : et Omar et Outhman protégèrent des lieux où poussait le pâturage : pour les chameaux de l'aumône : et Allah, glorifié soit-Il : protège ces interdits : en interdisant Ses serviteurs leur approche : les nommant Ses limites : le Très-Haut dit :

« Voici les limites d'Allah : ne les approchez pas : ainsi Allah explique Ses versets aux gens : peut-être seront-ils pieux. »

Al-Baqara, 187

Et cela contient qu'Il leur délimita ce qu'Il leur licencia : et ce qu'Il leur interdit : n'approchant pas l'illicite : ni ne dépassant le licite : pareillement dans un autre verset :

« Voici les limites d'Allah : ne les transgressez pas : et quiconque transgresse les limites d'Allah : ceux-là sont les injustes. »

Al-Baqara, 229

Et Il fit celui pâturant autour du sanctuaire ou proche de lui : digne d'entrer au sanctuaire : et d'y pâturer : celui donc qui dépassa le licite : et tomba dans les doutes : a approché l'illicite de la plus extrême approche : quel mauvais caractère donc : qu'il fréquente l'illicite pur : et y tombe !

L'obligation de l'éloignement des interdits

Et là : l'allusion qu'il convient de s'éloigner des interdits : et que l'homme mette entre lui et eux un rideau. Et prendre cela voile de l'illicite

Et at-Tirmidhi et Ibn Majah rapportent du hadith d'Abd Allah ibn Yazid, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui dit : « le serviteur n'atteint pas d'être des pieux : tant qu'il n'abandonne pas ce qui n'a pas de mal : par précaution de ce qui a du mal. » Et Abou ad-Darda, qu'Allah l'agrée, a dit : « la complétude de la piété : que le serviteur craigne Allah jusqu'à se prémunir de Lui du poids d'une fourmi : et laisse certaines de ce qu'il voit licite : craignant que ce ne soit illicite : voile entre lui et l'illicite. » Et al-Hasan a dit : « la piété demeura avec les pieux jusqu'à ce qu'ils laissent beaucoup du licite : craignant l'illicite. » Et ath-Thawri a dit : « ils ne furent nommés pieux : que parce qu'ils craignirent ce qui ne se craint pas. » Ibn Omar est rapporté disant : « j'aime laisser entre moi et l'illicite un vêtement de licite : que je ne déchire pas. » Et Maymoun ibn Mihran a dit : « le licite n'est pas remis à l'homme : tant qu'il ne met pas entre lui et l'illicite un obstacle de licite. » Et Soufyan ibn Ouyayna a dit : « le serviteur n'atteint pas la réalité de la foi tant qu'il ne met pas entre lui et l'illicite un obstacle de licite : et tant qu'il n'abandonne le péché : et ce qui lui ressemble. »

Le hadith et le bouchage des voies

Et par ce hadith argumente celui adoptant le bouchage des voies vers les interdits : et l'interdiction des moyens vers eux : l'indique aussi des règles de la Loi : l'interdiction du peu de ce qui enivre beaucoup : l'interdiction de la solitude avec la femme étrangère : l'interdiction de la prière après l'aube et après le midi : bouchant la voie de la prière au lever du soleil et son coucher : et l'interdiction au jeûneur du rapport : quand il meut ses désirs. Et l'interdiction par beaucoup de savants du rapport avec la menstruée entre nombril et genou : sauf derrière rideau : comme le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ordonnait à son épouse quand elle était menstruée : de se vêtir de l'izar : puis il la touchait au-dessus de l'étoffe.

Parmi les exemples : pareil à la parabole frappée par le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : celui envoyant sa bête pâturer la moisson d'autrui : garantit ce qu'elle a corrompu de la moisson : quand bien même ce serait de jour : et cela est le correct : car il est négligent de l'envoyer en cet état : pareillement la divergence : s'il envoya son chien de chasse proche du sanctuaire : entra au sanctuaire : y chassa : sa garantie : deux narrations d'Ahmad : et on dit : il garantit en tout état.

Sa parole : « sachez : dans le corps il y a un morceau : quand il est sain : le corps entier est sain : et quand il se corrompt : le corps entier se corrompt : sachez : c'est le cœur »

y a l'allusion : que la rectitude des mouvements du serviteur de ses membres : son évitement des interdits : et sa prémunition des doutes : selon la rectitude du mouvement de son cœur : si donc son cœur est sain : n'y ayant que l'amour d'Allah, l'amour de ce qu'Il aime, la crainte d'Allah : et la crainte de tomber en ce qu'Il déteste : les mouvements des membres se rectifièrent tous : en naissant l'évitement de tous les interdits : et la prémunition des doutes : par précaution de tomber dans les interdits : et si le cœur est corrompu : la suivant de passion s'en empara : cherchant ce qu'il aime : quand bien même Allah le détesterait : les mouvements des membres se corrompirent tous : s'élançant vers toutes les désobéissances et les ambiguës : selon le suivant de la passion du cœur.

Le cœur est le roi : et les membres ses soldats

C'est pourquoi on dit : « le cœur est le roi des membres : et le reste des membres ses soldats : étant de surcroît des soldats obéissants : s'élançant vers son obéissance : l'exécution de ses ordres : ne le contredisant en rien de cela. » Si le roi est vertueux : ces soldats sont vertueux : et s'il est corrompu : ses soldats le sont pareillement : et n'utilise auprès d'Allah que le cœur sain : comme dit le Très-Haut :

« Le jour où ni biens ni enfants n'utilisent : sauf celui qui vient à Allah avec un cœur sain. »

Ach-Chou'ara, 88-89

Et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) disait dans son invocation : « ô Allah ! Je Te demande un cœur sain. » Le cœur sain : est le sauf de toutes les maladies et choses détestées : et c'est le cœur n'y ayant que l'amour d'Allah : et l'amour de ce qu'Allah aime : et la crainte d'Allah : et la crainte de ce qui l'en éloigne.

La droiture de la foi de l'homme : par la droiture de son cœur

Et dans le Mousnad de l'imam Ahmad, qu'Allah lui fasse miséricorde, d'Anas, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui dit : « la foi du serviteur ne se dresse pas : tant que son cœur ne se dresse pas. » Le visé par la droiture de sa foi : la droiture des actes de ses membres : car les actes de ses membres ne se dressent pas : sans la droiture du cœur : et le sens de la droiture du cœur : qu'il soit rempli de l'amour d'Allah, le Très-Haut : de l'amour de Son obéissance : et la haine de Sa désobéissance.

Al-Hasan dit à un homme : « soigne ton cœur : car le besoin d'Allah envers les serviteurs : est la rectitude de leurs cœurs. » C'est-à-dire : Son dessein et Sa recherche des deux : la rectitude de leurs cœurs : les cœurs ne se rectifient donc pas : sans que s'y installe la connaissance d'Allah : Sa grandeur : Son amour : Sa crainte : Sa révérence : Son espérance : et la confiance en Lui : s'en remplissant.

La droiture de la foi : et la réalité de l'unicité

Et cela est la réalité de l'unicité : et le sens de la parole : il n'y a de divinité qu'Allah : les cœurs ne se rectifient donc pas : tant que leur divinité qu'ils divinisent, connaissent, aiment et craignent : n'est pas Allah seul : sans associé : et s'il y avait dans les cieux et la terre une divinité divinisée autre qu'Allah : les cieux et la terre s'en seraient corrompus : comme dit le Très-Haut :

« S'il y avait en eux des divinités autre qu'Allah : ils se seraient corrompus. »

Al-Anbiya, 22

On sait donc par cela : qu'il n'y a pas de rectitude du monde supérieur et inférieur : tant que les mouvements de ses gens : et les mouvements du corps : ne suivent pas le mouvement du cœur et sa volonté : si son mouvement et sa volonté sont pour Allah seul : il se rectifie : et les mouvements du corps entier se rectifièrent : et si le mouvement du cœur et sa volonté sont pour autre qu'Allah : il se corrompt : et les mouvements du corps se corrompirent : selon la corruption du mouvement du cœur.

L'unicité : et l'amour pour Allah

Et al-Layth rapporte de Moujahid, à Sa parole : « de ne rien Lui associer » : il dit : « n'aimez rien autre que Moi. » Et dans le Sahih d'al-Hakim, d'Aicha, qu'Allah l'agrée, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui dit : « l'associationnisme est plus caché que la démarche de la fourmi sur le rocher : dans la nuit obscure : et le plus proche de cela : aimer sur quelque injustice : et haïr sur quelque justice : et qu'est-ce que la religion : sinon l'amour et la haine ? » Et le Très-Haut dit :

« Dis : si vous aimez Allah : suivez-moi : Allah vous aimera. »

Al Imran, 31

Aimer ce qu'Allah déteste

Cela indique donc : que l'amour de ce qu'Allah déteste : et la haine de ce qu'Allah aime : en suivant la passion : l'alliance dessus : et l'hostilité : sont de l'associationnisme caché : l'indique Sa parole :

« Dis : si vous aimez Allah : suivez-moi : Allah vous aimera. »

Al Imran, 31

Allah fit donc le signe de la véracité de Son amour : le suivant de Son messager : indiquant que l'amour ne se complète pas : sans l'obéissance et la conformité.

Le signe de l'amour d'Allah

Al-Hasan, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : les compagnons du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dirent : ô Messager d'Allah ! Nous aimons notre Seigneur d'un amour intense : Allah aima donc mettre à Son amour un signe : Allah fit donc descendre ce verset : « Dis : si vous aimez Allah : suivez-moi : Allah vous aimera. » De là al-Hasan dit : « sache que tu n'aimeras jamais Allah : tant que tu n'aimeras pas Son obéissance. » Et Dhoul-Noun l'Égyptien fut interrogé : quand aimerai-je mon Seigneur ? Il dit : « quand ce qu'Il déteste te sera plus amer que le fiel. » Et Bichr ibn as-Sari a dit : « n'est pas des signes de l'amour : que tu aimes ce que ton bien-aimé déteste. » Et Abou Ya'qoub an-Nahrajouri a dit : « quiconque prétend à l'amour d'Allah, le Puissant et Majestueux : sans se conformer à Allah en Son ordre : sa prétention est invalide. » Et Rouwaym a dit : « l'amour : la conformité en tous les états. » Et Yahya ibn Mu'adh a dit : « n'est pas véridique celui prétendant à l'amour d'Allah : sans garder Ses limites. » Et de certains anciens : « j'ai lu dans certains livres anciens : celui qui aime Allah : n'a rien de préféré à Sa satisfaction : et celui qui aime le bas-monde : n'a rien de préféré à la passion de son âme. »

Tout le cheminement est pour Allah

Et dans les Sounan, du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui dit : « celui qui donne pour Allah : retient pour Allah : aime pour Allah : et hait pour Allah : a complété la foi. » Et le sens de cela : que tous les mouvements du cœur et des membres : quand tous sont pour Allah : la foi du serviteur s'est complétée par cela : extérieurement et intérieurement.

Entre la droiture des membres : et celle du cœur

Et de la rectitude des mouvements du cœur : découle la rectitude des mouvements des membres : quand donc le cœur est sain : n'y ayant que la volonté d'Allah : et la volonté de ce qu'Il veut : les membres ne s'élancent que vers ce qu'Allah veut : courant vers ce qui contient Sa satisfaction : retenant ce qu'Il déteste : et ce qu'il craint être de ce qu'Il déteste : quand bien même il ne serait pas certain.

Des chemins des anciens : et leurs paroles

Al-Hasan, qu'Allah l'agrée, a dit : « je n'ai jamais dirigé ma vue : ni parlé de ma langue : ni frappé de ma main : ni marché sur mon pied : sans considérer : est-ce obéissance : ou désobéissance : si c'est obéissance : j'avance : et si désobéissance : je recule. » Et Muhammad ibn al-Fadl al-Balkhi a dit : « je n'ai pas marché depuis quarante ans un pas pour autre qu'Allah, le Puissant et Majestueux. » Et on dit à Dawoud at-Ta'i : « si tu te déplaçais de l'ombre vers le soleil ? » Il dit : « ce sont des pas dont je ne sais comment ils seront écrits. » Ces gens donc : quand leurs cœurs se rectifièrent : n'y restant aucune volonté pour autre qu'Allah, le Puissant et Majestueux : leurs membres se rectifièrent : ne bougeant que pour Allah, le Puissant et Majestueux : et par ce qui contient Sa satisfaction : et Allah, le Très-Haut, sait mieux.