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Biographie de l'imam Ibn Majah (Muhammad ibn Yazid) telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 273 H.
Mis à jour le 14 septembre 2026 à 20h10
📖 5 min de lectureDans le « Mansur » d'Ibn Tahir : « J'ai entendu Abou Ishaq, le cheikh de l'Islam, dire : le "Jami" d'at-Tirmidhi est plus utile que le livre d'al-Boukhari et de Muslim, car personne ne retire leur profit de ceux-ci si ce n'est le savant expert, tandis que chacun accède au profit du "Jami". »
Ghundar et d'autres ont dit : « Abou Isa décéda le treize Rajab de l'année deux cent soixante-dix-neuf, à Tirmidh. »
N° 133 : Ibn Majah, Muhammad ibn Yazid.
Le hafiz, le grand maître, la preuve, l'exégète, Abou Abdallah ibn Majah al-Qazwini, auteur des « Sunan », de la « Chronique » et du « Commentaire coranique », hafiz de Qazwin de son époque.
Il naquit en l'année deux cent neuf.
Il entendit de : Ali ibn Muhammad at-Tanafisi le hafiz, dont il rapporta le plus ; de Jubara ibn al-Mughallis, qui fut l'un des plus anciens de ses maîtres ; de Mus'ab ibn Abdallah az-Zubayri ; de Suwayd ibn Sa'id ; d'Abdallah Mu'awiya al-Jumahi ; de Muhammad ibn Rumh ; d'Ibrahim ibn al-Mundhir al-Hizami ; de Muhammad ibn Abdallah ibn Numayr ; d'Abou Bakr ibn Abi Chayba ; de Hicham ibn Ammar ; de Yazid ibn Abdallah al-Yamami ; d'Abou Mus'ab az-Zuhri ; de Bichr ibn Mu'adh al-Aqadi ; de Houmayd ibn Mas'ada ; d'Abou Houdayfa as-Sahmi ; de Dawoud ibn Ruchayd ; d'Abou Kaythama ; d'Abdallah ibn Zakwan le réciteur ; d'Abdallah ibn Amir ibn Barrad ; d'Abou Said al-Achajj ; d'Abd ar-Rahman ibn Ibrahim Douhaym ; d'Abd as-Salam ibn Asim al-Hissanjani ; d'Uthman ibn Abi Chayba, et d'une multitude d'autres mentionnés dans ses « Sunan » et ses autres œuvres.
Rapportèrent de lui : Muhammad ibn Isa al-Abhari, Abou at-Tayyib Ahmad ibn Rawh al-Baghdadi, Abou Umar Ahmad ibn Muhammad ibn Hakim al-Madini, Abou al-Hasan Ali ibn Ibrahim al-Qattan, Sulayman ibn Yazid al-Fami, et d'autres.
Le juge Abou Ya'la al-Khalili dit : « Son père, Yazid, était connu sous le nom de Majah, et il était client (mawla) de Rabi'a. »
Ibn Majah dit : « J'ai soumis ces "Sunan" à Abou Zur'a ar-Razi, qui les examina et dit : je pense que si ce livre tombait entre les mains des gens, ces recueils, ou la plupart d'entre eux, tomberaient en désuétude. » Puis il dit : « Il y a peut-être là trente hadiths dont la chaîne comporte une faiblesse, ou quelque chose d'approchant. »
Je dis : Ibn Majah était un hafiz critique et véridique, d'une science étendue. Ce qui abaisse le rang de ses « Sunan », c'est ce que le livre contient d'hadiths rejetés (manakir) et le peu d'hadiths forgés. Quant à la parole d'Abou Zur'a, si elle est authentique, il a voulu par les trente hadiths les hadiths rejetés et écartés ; quant aux hadiths qui ne sauraient servir de preuve, ils sont nombreux, peut-être de l'ordre du millier.
Abou Ya'la al-Khalili dit : « Il est digne de confiance, de grande envergure, faisant l'unanimité, ses rapports sont invoqués ; il avait la connaissance du hadith et la mémoire. Il voyagea vers les deux Irak, La Mecque, la Syrie, l'Égypte et Rayy, à la recherche des écrits de hadith. »
Le hafiz Muhammad ibn Tahir dit : « J'ai vu, dans la ville de Qazwin, la "Chronique" d'Ibn Majah sur les hommes et les contrées, allant jusqu'à son époque, et à la fin de laquelle figurait, de la main de son compagnon Ja'far ibn Idris : "Abou Abdallah est mort le lundi et fut enterré le mardi, les huit jours restant de Ramadan. Son frère Abou Bakr pria sur lui, et dirigèrent son enterrement ses deux frères Abou Bakr et Abou Abdallah, et son fils Abdallah." »
Je dis : il mourut en Ramadan de l'année deux cent soixante-treize.
On dit : de l'année deux cent soixante-quinze.
La première version est la plus authentique.
Il vécut soixante-quatre ans.
Nous possédons la transmission de ses « Sunan » par une chaîne continue et élevée. Son livre contient des hadiths que le hafiz Abou al-Hasan ibn al-Qattan rendait défectueux.
Son frère Abou Muhammad al-Hasan ibn Yazid ibn Majah al-Qazwini narra à Bagdad vers l'année deux cent quatre-vingts, lors du pèlerinage, d'Isma'il ibn Tawba al-Qazwini le hafiz.
Entendit de lui le hafiz Abou Talib Ahmad ibn Nasr.
J'ai entendu le livre des « Sunan » d'Ibn Majah à Baalbek, du juge Taj ad-Din Abd al-Khaliq ibn Abd as-Salam, et j'en ai lu par ma propre lecture environ le premier tiers du livre.
Me transmettant le livre entier me vint du cheikh imam Mouwaffaq ad-Din Abdallah ibn Qudama, par audition, en l'année six cent onze.
Et je l'entendis en entier à Alep d'Abou Said Sounqur az-Zayni, de son audition du cheikh Mouwaffaq ad-Din Abd al-Latif ibn Youssouf, de leur audition commune d'Abou Zur'a al-Maqdisi, de Muhammad ibn al-Husayn al-Muqawwimi, d'al-Qasim ibn Abi al-Mundhir le prédicateur, d'Abou al-Hasan al-Qattan, de lui-même.
Le nombre des livres composant les « Sunan » d'Ibn Majah est de trente-deux livres.
Abou al-Hasan al-Qattan dit : « Les "Sunan" comptent mille cinq cents chapitres, et l'ensemble de leur contenu est de quatre mille hadiths. »
Par la chaîne mentionnée remontant à Ibn Majah, il dit : Isma'il ibn Hafs nous a rapportés : Abou Bakr ibn Ayyach nous a rapportés : al-A'mach, d'Abou Soufyan, de Jabir, du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, qui a dit : « Quand le mort est déposé dans sa tombe, on lui fait voir le soleil à son couchant [...] »
Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Ibn Majah, Ibn Madjah, Ibn Maja, Ibn Majah al-Qazwini, Abou Abdallah ibn Majah, Muhammad ibn Yazid ibn Majah, Mouhammed ibn Yazid ibn Majah. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.