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Biographie de l'imam Ahmad ibn Hanbal telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi dans Siyar A lam al-Nubala. Il est mort en 241 H.
Mis à jour le 14 septembre 2026 à 20h10
📖 289 min de lectureÀ Isma'il ibn Moussa, et il a dit : que faisiez-vous auprès de ce pervers qui insulte les anciens ?
Ibn 'Adi l'a rapportée.
Puis il a dit : il prolongea de Malik deux hadiths, et fut unique de Charik des hadiths : ils ne réprouvaient que son excès dans le chiisme.
Et Ali ibn Ja'far a dit : Isma'il, fils de la fille d'as-Soudi, nous a informés, et il a dit :
« J'étais au cercle de Malik : on l'interrogea sur une loi obligatoire, et il répondit par la parole de Zayd : je dis : qu'ont dit Ali et Ibn Mas'oud, qu'Allah les agrée ? il désigna donc la porte : lorsqu'ils voulurent me saisir, je partis, et je les rendis impuissants : ils dirent : que ferons-nous de ses livres et de son encrier ?
Il a dit : cherchez-le avec douceur.
Ils vinrent donc à moi : je vins avec eux, et Malik a dit : d'où es-tu ?
Je dis : de Koufa.
Il a dit : où as-tu donc laissé la courtoisie ?
Je dis : je n'ai étudié avec toi que pour tirer profit.
Il a dit : on ne réprouve certes pas le mérite d'Ali et d'Abdallah ; et les gens de notre ville sont sur la parole de Zayd ibn Thabit : et lorsque tu es parmi un peuple, ne commence pas par ce qu'ils ne connaissent pas, afin qu'ils ne commencent pas par ce que tu désapprouves. »
Isma'il al-Fazari mourut en l'an cinq et quarante et deux cents, et il était des fils des quatre-vingt-dix : qu'Allah lui pardonne.
Et moururent avec lui : Ahmad ibn 'Abda ad-Dabbi, Hicham ibn 'Ammar, Abou al-Hasan Ahmad ibn Muhammad an-Nabbal récitateur de la Mecque, Ishaq ibn Abi Isra'il, Ahmad ibn Nasr an-Naysabouri, Dhou an-Noun l'Égyptien le prédicateur, Sawwar ibn Abdallah al-'Anbari, Abdallah ibn 'Imran al-'Abidi, Douhaym, Muhammad ibn Rafi', et Abou Tourab an-Nakhchabi l'ascète.
78 - Ahmad ibn Hanbal Abou Abdallah (a)
C'est : l'imam en vérité, et le cheikh de l'Islam, le véridique, Abou Abdallah Ahmad ibn
Muhammad ibn Hanbal ibn Hilal ibn Asad ibn Idris ibn Abdallah ibn Hayyan ibn Abdallah ibn Anas ibn 'Awf ibn Qasit ibn Mazin ibn Chayban ibn Dhoul ibn Tha'laba ibn 'Oukaba ibn Sa'b ibn Ali ibn Bakr Wa'il, adh-Dhouhli, ach-Chaybani, al-Marwazi, puis al-Baghdadi, l'un des imams les plus éminents.
Ainsi déroula-t-il sa généalogie : son fils Abdallah, et al-Khatib s'y appuya dans « son Tarikh », et d'autres.
Et le hafiz Abou Muhammad ibn Abi Hatim a dit dans le livre « Manaqib Ahmad » :
Salih ibn Ahmad nous a racontés, qui a dit : j'ai trouvé dans le livre de mon père sa généalogie : il la déroula jusqu'à Mazin, comme il est passé, puis a dit : fils de Houdayl ibn Chayban ibn Tha'laba ibn 'Oukaba : ainsi parla-t-il : Houdayl (et c'est une erreur) : et il ajouta après Wa'il : fils de Qasit ibn Hinb ibn Afsa ibn Dou'miyy ibn Jadila ibn Asad ibn Rabi'a ibn Nizar ibn Ma'add ibn 'Adnan ibn Oudd ibn Odad ibn al-Houmayssa' ibn Nabt ibn Qaydhar ibn Isma'il ibn Ibrahim, que les prières d'Allah soient sur lui.
Et Abou al-Qasim al-Baghaoui a dit : Salih ibn Ahmad nous a racontés : il mentionna la généalogie, et y dit : Dhoul, sur la forme correcte.
Et ainsi transmit Ishaq al-Ghasili, de Salih.
Quant à la parole d'al-'Abbas ad-Douri et d'Abou Bakr ibn Abi Dawoud : l'imam Ahmad
est des Banu Dhoul ibn Chayban : c'est une erreur : al-Khatib les trompa tous deux, et a dit : il est seulement des Banu Chayban ibn Dhoul ibn Tha'laba.
Puis il a dit : et Dhoul ibn Tha'laba est l'oncle paternel de Dhoul ibn Chayban ibn Tha'laba.
Il convient donc qu'on dise en cela : Ahmad ibn Hanbal adh-Dhouhli, sans restriction.
Et Abou Abdallah al-Boukhari l'a rattaché aux deux ensemble.
Quant à Ibn Makoula : malgré sa clairvoyance en cette affaire, il s'est trompé aussi.
Et il a dit dans sa généalogie : Mazin ibn Dhoul ibn Chayban ibn Dhoul ibn Tha'laba : et nul ne l'a suivi sur cela.
Et Muhammad, père d'Abou Abdallah, était parmi les soldats de Merv : il mourut jeune homme, ayant environ trente ans.
Et Ahmad grandit orphelin : on a dit que sa mère partit de Merv alors qu'elle le portait en elle.
Salih a dit : mon père me dit : je naquis en rabi' al-awwal, en l'an quatre et soixante et cent.
Salih a dit : mon père fut amené, enfanteresse, de Merv : son père mourut jeune homme : sa mère le prit en charge.
Et Abdallah ibn Ahmad, et Ahmad ibn Abi Khaythama ont dit : il naquit en rabi' al-akhir.
Hanbal a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
« J'ai cherché le hadith en l'an neuf et soixante-dix : j'appris la mort de Hammad ibn Zayd alors que j'étais au cercle de Houchaym. »
Salih a dit : mon père a dit : ma mère perça mes deux oreilles : elle y mettait deux perles : lorsque je grandis, je les arrachai : elles étaient chez elle : puis elle me les remit : je les vendis pour environ trente dirhams.
Abou Dawoud a dit : j'ai entendu Ya'qoub ad-Dawraqi : j'ai entendu Ahmad dire :
« Je naquis au mois de rabi' al-awwal, en l'an quatre et soixante et cent. »
Il chercha la science alors qu'il avait quinze ans, en l'année où moururent Malik et Hammad ibn Zayd.
Il entendit donc de : Ibrahim ibn Sa'd, peu.
Et de : Houchaym ibn Bachir : il prit le plus, et le rendit unique.
Et de : al-'Abbas ibn al-'Abbas al-Mouhallabi, Mou'tamir ibn Soulayman at-Taymi, Soufyan ibn 'Ouyayna al-Hilali, Ayyoub ibn an-Najjar, Yahya ibn Abi Za'ida, Ali ibn Hashim ibn al-Barid, Qourran ibn Tammam, 'Ammar ibn Muhammad ath-Thawri, le qadi Abou Youssouf, Jabir ibn Nouh al-Himmani, Ali ibn Ghourab le qadi, 'Omar ibn 'Oubayd at-Tanafisi, et ses deux frères : Ya'la et Muhammad.
Et d'al-Mouttalib ibn Ziyad, Youssouf ibn al-Majichoun, Jarir ibn Abd al-Hamid, Khalid ibn al-Harith, Bichr ibn al-Moufaddal, al-'Abbas ibn al-'Awwam, Abou Bakr ibn 'Ayyach, Muhammad ibn Abd ar-Rahman at-Toufawi, Abd al-Aziz ibn Abd as-Samad al-'Ammi, et 'Abida ibn Soulayman.
Et de Yahya ibn Abd al-Malik ibn Abi Ghaniya, an-Nadr ibn Isma'il al-Bajali, Abou Khalid al-Ahmar, Ali ibn Thabit al-Jazari, Abou 'Oubayda le forgeron, 'Abida ibn Houmayd le cordonnier, Muhammad ibn Salama al-Harrani, Abou Mou'awiya l'aveugle, et Abdallah ibn Idris.
Et de Marwan ibn Mou'awiya, Goundar, Ibn 'Oulayya, Makhlad ibn Yazid al-Harrani, Hafs ibn Ghiyath, Abd al-Wahhab ath-Thaqafi, Muhammad ibn Foudayl, Abd ar-Rahman ibn Muhammad al-Mouharibi, al-Walid ibn Mouslim, Yahya ibn Soulaym (un seul hadith), Muhammad ibn Yazid al-Wasiti, et Muhammad ibn al-Hasan al-Mouzani al-Wasiti.
Et de Yazid ibn Haroun, Ali ibn 'Asim, Chou'ayb ibn Harb, Waki' (dont il prit le plus), Yahya al-Qattan (en excès), Miskin ibn Boukayr, Anas ibn 'Iyad al-Laythi, Ishaq al-Azraq, Mou'adh ibn
Mou'adh, Mou'adh ibn Hicham, Abd al-A'la as-Sami, et Muhammad ibn Abi 'Adi.
Et d'Abd ar-Rahman ibn Mahdi, Abdallah ibn Noumayr, Muhammad ibn Bichr, Zayd ibn al-Houbab, Abdallah ibn Bakr, Muhammad ibn Idris ach-Chafii, Abou 'Asim, Abd ar-Razzaq, Abou Nou'aym, 'Affan, et al-Houssayn ibn Ali al-Jou'fi.
Et d'Abou an-Nadr, Yahya ibn Adam, Abou Abd ar-Rahman le réciteur, Hajjaj ibn Muhammad, Abou 'Amir al-'Aqadi, Abd as-Samad ibn Abd al-Warith, Rawh ibn 'Obada, Aswad ibn 'Amir, Wahb ibn Jarir, Younous ibn Muhammad, Soulayman ibn Harb, Ya'qoub ibn Ibrahim ibn Sa'd, et d'innombrables.
Jusqu'à descendre, dans la narration, de : Qoutayba ibn Sa'id, Ali ibn al-Madini, Abou Bakr ibn Abi Chayba, Haroun ibn Ma'rouf, et un groupe de ses contemporains.
Le nombre de ses maîtres dont il rapporte dans le Moussnad est donc de deux cent quatre-vingt-six.
Abdallah a dit : mon père m'a raconté, et il a dit : Ali ibn Abdallah nous a racontés : et cela avant l'épreuve.
Abdallah a dit : et mon père n'en a rien rapporté après l'épreuve.
Je dis : Abdallah entend par cette parole que son père n'a rien pris de lui après l'épreuve : sinon, l'audition d'Abdallah ibn Ahmad du reste du livre Moussnad de son père eut lieu après l'épreuve de plusieurs années, vers l'an sept et huit et vingt et deux cents : et Abdallah n'entendit rien de son père ni d'autre qu'après l'épreuve : car aux jours de l'épreuve il était un enfant discernant, dont le mariage n'eût pas encore pu être entendu (et Allah sait mieux).
Rapportèrent de lui : al-Boukhari un hadith, et d'Ahmad ibn al-Hasan un autre hadith de lui dans les campagnes.
Et rapportèrent de lui : Mouslim, et Abou Dawoud en abondance.
Et rapportèrent : Abou Dawoud, an-Nasa'i, at-Tirmidhi, et Ibn Majah, d'un homme, de lui.
Et rapportèrent de lui également ses deux fils : Salih et Abdallah, et son cousin germain : Hanbal ibn Ishaq, et ses maîtres : Abd ar-Razzaq,
al-Hasan ibn Moussa al-Aschyab, et Abou Abdallah ach-Chafii : mais ach-Chafii ne le nomma pas : il dit plutôt : un fiable de nos compagnons m'a raconté.
Et rapportèrent de lui : Ali ibn al-Madini, Yahya ibn Ma'in, Douhaym, Ahmad ibn Salih, Ahmad ibn Abi al-Hawari, Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli, Ahmad ibn Ibrahim ad-Dawraqi, et Ahmad ibn al-Fourat.
Et al-Hasan ibn as-Sabbah le marchand d'étoffes, al-Hasan ibn Muhammad ibn as-Sabbah az-Za'farani, Hajjaj ibn ach-Cha'ir, Raja' ibn Mourajja, Salama ibn Chabib, Abou Qilaba ar-Raqachi, al-Fadl ibn Sahl l'estropié, Muhammad ibn Mansour at-Tousi, Ziyad ibn Ayyoub, et al-'Abbas ad-Douri.
Et Abou Zur'a, Abou Hatim, Harb ibn Isma'il al-Kirmani, Ishaq al-Kawsaj, Abou Bakr al-Athram, Ibrahim al-Harbi, Abou Bakr al-Marroudhi, Abou Zur'a le Damascène, Baqi ibn Makhlad, Ahmad ibn Asram al-Moughaffali, Ahmad ibn Mansour ar-Ramadi, Ahmad ibn Moullab, Ahmad ibn Abi Khaythama, Moussa ibn Haroun, Ahmad ibn Ali al-Abbar, Muhammad ibn Abdallah Mouṭayyan, et Abou Talib Ahmad ibn Houmayd.
Et Ibrahim ibn Hani' an-Naysabouri, et son fils : Ishaq ibn Ibrahim, Badr al-Maghazili, Zakariyya ibn Yahya an-Naqid, Youssouf ibn Moussa al-Harbi, Abou Muhammad Fouran, 'Oubdous ibn Malik l'épicier, Ya'qoub ibn Boukhtan, Mouhanna ibn Yahya le Syrien, Hamdan ibn Ali le copiste, et Ahmad ibn Muhammad le qadi al-Birti.
Et al-Houssayn ibn Ishaq at-Toustari, Ibrahim ibn Muhammad ibn al-Harith al-Asbahani, Ahmad ibn Yahya Tha'lab, Ahmad ibn al-Hasan ibn Abd al-Jabbar le soufi, Idris ibn Abd al-Karim le forgeron, 'Omar ibn Hafs as-Sadoussi, Abou Abdallah Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji, et Muhammad ibn Abd
ar-Rahman as-Sami, Abdallah ibn Muhammad al-Baghaoui, et de nombreux autres qu'eux.
Et Abou Muhammad al-Khallal rassembla d'ailleurs une partie dans la nomination des rapporteurs d'Ahmad : nous l'entendîmes d'al-Hasan ibn Ali, de Ja'far, d'as-Silafi, de Ja'far as-Sarraj, de lui : et il y compta Waki' ibn al-Jarrah et Yahya ibn Adam.
Al-Khatib a dit dans le livre « as-Sabiq » : nous a informé Abou Sa'id as-Sayrafi : nous a raconté al-Asamm : nous a raconté ar-Rabi' : nous a informé ach-Chafii : nous a informé le fiable de nos compagnons, de Yahya ibn Sa'id, de Shou'ba, de Qays ibn Mouslim, de Tariq :
qu'Omar a dit : le butin n'est que pour celui qui a assisté à la rencontre.
Ibn Abi Hatim a dit : nous a informé Abou Zur'a :
qu'Ahmad était d'origine bassorienne, et son adresse à Merv : et Salih nous a raconté : j'ai entendu mon père dire :
« Houchaym mourut : je partis donc vers Koufa en l'an trois et quatre-vingts : et ma première montée vers Bassora fut en l'an six : et je partis vers Soufyan en l'an sept : nous arrivâmes donc, et al-Foudayl ibn 'Iyad était déjà mort.
Et j'accomplis cinq pèlerinages, dont trois à pied : je dépensai dans l'un d'eux trente dirhams.
Ibn al-Moubarak arriva en l'an neuf et soixante-dix : et ce fut ma première audition de Houchaym : j'allai donc au cercle d'Ibn al-Moubarak : ils dirent : il est parti vers Tarsous : et j'avais écrit de Houchaym plus de trois mille hadiths.
Et si j'avais eu cinquante dirhams, je serais parti vers Jarir à ar-Rayy (je dis : il en entendit des hadiths). »
Il a dit : et j'ai entendu mon père dire : « j'ai écrit d'Ibrahim ibn Sa'd sur des tablettes, et j'ai prié derrière lui plus d'une fois : il saluait une seule fois. »
Et Ibn Mahdi rapporta d'Ahmad parmi ses maîtres.
J'ai lu devant Isma'il ibn al-Farra : nous a informé Ibn Qoudama : nous a informé al-Moubarak ibn
Khoudayr : nous a informé Abou Talib al-Youssoufi : nous a informé Ibrahim ibn 'Omar : nous a informé Ali ibn Abd al-Aziz : nous a raconté Ibn Abi Hatim : nous a raconté Ahmad ibn Sinan : j'ai entendu Abd ar-Rahman ibn Mahdi dire :
« Ahmad ibn Hanbal était chez moi, et a dit : nous avons médité sur ce en quoi Waki' vous contredisait, ou sur ce en quoi Waki' contredisait les gens : et voici que c'est soixante-sept hadiths. »
Rapporta Salih ibn Ahmad, d'après son père, qui a dit :
« Houchaym mourut alors que j'avais vingt ans : et je mémorisais ce que j'en avais entendu. »
Ibn Dharih al-'Oukbari a dit : j'ai cherché Ahmad ibn Hanbal : je le saluai : c'était un vieillard teint, grand, brun, très brun.
Ahmad a dit : j'ai entendu d'Ali ibn Hashim en l'an neuf et soixante-dix : je vins à lui le cercle suivant : il était mort.
Et c'est l'année où mourut Malik : et je demeurai à la Mecque en l'an sept et quatre-vingt-dix : et je demeurai auprès d'Abd ar-Razzaq en l'an neuf et quatre-vingt-dix.
Et j'ai vu Ibn Wahb à la Mecque : et je n'ai rien écrit de lui.
Muhammad ibn Hatim a dit : Hanbal, grand-père de l'imam, a laissé un domaine à Sarakhs : et il était parmi les fils de la prédication : il m'a été raconté qu'al-Moussayyab ibn Zouhayr le frappa à Boukhara pour avoir sédité les soldats.
Et du grammairien Muhammad ibn al-'Abbas, qui a dit :
« J'ai vu Ahmad ibn Hanbal au beau visage, trapu, se teignant au henné d'une teinture qui n'était pas rousse : dans sa barbe des fils noirs : et j'ai vu ses vêtements épais et blancs : et je l'ai vu de nuit, et il portait un izar. »
Et al-Marroudhi a dit : j'ai vu Abou Abdallah : lorsqu'il était dans la maison, sa posture ordinaire était assis, jambes repliées, humble.
Lorsqu'il était au dehors, l'intensité de son recueillement ne se discernait pas : et j'entrais tandis que la partie du Coran était en sa main, et il lisait.
Salih a dit : j'ai entendu mon père dire :
« Je partis vers Koufa : j'étais dans une maison ayant sous ma tête une brique : j'accomplis le pèlerinage, et je revins à ma mère, sans l'avoir demandée en permission. »
Et Hanbal a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
« Je me mariai alors que j'avais quarante ans : Allah accorda alors beaucoup de bien. »
Abou Bakr al-Khallal a dit dans le livre « Akhlaq Ahmad » (et il est relié) :
« me dicta Zouhayr ibn Salih ibn Ahmad, qui a dit : mon grand-père épousa 'Abbasa bint al-Fadl, des Arabes : il n'enfanta d'elle que mon père ; puis elle mourut : il épousa ensuite Rayhana, qui enfanta Abdallah, mon oncle ; puis elle mourut : il acheta Husn : elle enfanta Oumm Ali Zaynab, et enfanta al-Hasan et al-Houssayn jumeaux, qui moururent près de leur naissance : puis elle enfanta al-Hasan et Muhammad, qui vécurent jusqu'à atteindre environ quarante ans : puis elle enfanta Sa'id. »
On a dit que la mère d'Abdallah était borgne, et elle demeura avec lui des années.
Al-Marroudhi a dit : Abou Abdallah me dit : j'allai à l'école, puis j'allai au diwan, alors que j'avais quatorze ans.
Et al-Khallal mentionne des récits sur l'esprit d'Ahmad et sa vie à l'école, et sa piété dans la jeunesse.
Al-Marroudhi nous a raconté : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
« Houchaym mourut et j'avais vingt ans : je partis donc, moi et le Bédouin (un compagnon qu'avait Abou Abdallah), qui a dit :
nous partîmes donc à pied, et nous atteignîmes Koufa (il parle : en l'an trois et quatre-vingts) : nous vinmes donc à Abou Mou'awiya, et les gens étaient auprès de lui : il donna au Bédouin une attestation pour soixante dirhams : il partit donc, et me laissa seul dans une maison : j'eus peur, et il n'y avait avec moi qu'une outre dans laquelle étaient mes livres : je la posais sur une brique, et posais ma tête dessus.
Et je disputait avec Waki' du hadith d'ath-Thawri : il mentionna une fois une chose, et a dit : celle-ci est chez Houchaym ?
Je dis : non.
Et il arrivait qu'il mentionnât les dix hadiths : je les mémorisa : lorsqu'il se levait, ils me disaient : je les dictais donc sur eux. »
Et nous a raconté Abdallah ibn Ahmad : mon père me dit :
« prends tel livre que tu veux parmi les livres de Waki' de l'ouvrage : si tu veux m'interroger sur le texte jusqu'à ce que je t'informe de la chaîne ; et si tu veux de la chaîne, jusqu'à ce que moi je t'informe du texte. »
Et nous a raconté Abdallah ibn Ahmad : j'ai entendu Soufyan ibn Waki' dire :
« je mémorise de ton père une question depuis environ quarante ans. »
On l'interrogea sur le divorce avant le mariage : il a dit : il est rapporté du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et d'Ali, et d'Ibn Abbas, et de vingt-six Taba'ites qui n'y virent aucun mal.
J'interrogeai donc mon père sur cela, et il a dit : il a dit vrai : c'est ce que j'ai dit.
Il a dit : et je retins que j'ai entendu Abou Bakr ibn Hammad dire :
« j'ai entendu Abou Bakr ibn Abi Chayba dire : on ne dit pas à Ahmad ibn Hanbal : d'où dis-tu ? »
Et j'ai entendu Abou Isma'il at-Tirmidhi mentionner d'Ibn Noumayr, qui a dit :
« j'étais chez Waki' : un homme vint à lui (ou il a dit : un groupe) des compagnons d'Abou Hanifa : ils lui dirent : voici un homme de Bagdad qui parle de certains des Koufiotes : Waki' ne le connaissait pas : et tandis que nous étions là,
Ahmad ibn Hanbal apparut : ils dirent : le voici.
Waki' a dit : le voici, ô Abou Abdallah.
Ils lui firent donc place, et se mirent à mentionner d'Abou Abdallah celui qu'ils réprouvaient.
Et Abou Abdallah se mit à argumenter par les hadiths du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.
Ils dirent à Waki' : celui-ci est en ta présence : tu vois ce qu'il dit ?
Il a dit : un homme qui dit : le Messager d'Allah a dit : que lui dirais-je ?
Puis il a dit : la parole n'est que comme tu as dit, ô Abou Abdallah.
Les gens dirent à Waki' : le Bagdadien t'a trompé, par Allah. »
'Arim a dit : Ahmad plaça auprès de moi sa subsistance : je lui dis un jour : ô Abou Abdallah, il m'est parvenu que tu es des Arabes.
Il a dit : ô Abou an-Nou'man, nous sommes un peuple pauvre.
Et il ne cessa de me plaider jusqu'à sortir : et il ne me dit rien.
Al-Khallal a dit : nous a informé al-Marroudhi qu'Abou Abdallah a dit : je ne me suis marié qu'après quarante ans.
Et d'Ahmad ad-Dawraqi, d'Abou Abdallah, qui a dit :
« nous avons écrit le hadith de six faces, et sept ne le fixèrent pas : comment celui qui l'a écrit d'une seule face le fixerait-il ? ! »
Abdallah ibn Ahmad a dit : Abou Zur'a me dit : ton père mémorise un million de hadiths.
On lui a dit : et comment le sais-tu ?
Il a dit : je le disputai : et je lui fixai les chapitres.
Ce récit est donc authentique sur l'étendue de la science d'Abou Abdallah : et ils comptaient dans ce répété, la tradition, la fatwa du Taba'ite, l'interprété, et de tel genre.
Sinon, les textes élevés, forts, n'atteignent pas le dixième du vingtième de cela.
Ibn Abi Hatim a dit : Sa'id ibn 'Amr a dit : ô Abou Zur'a, qui est le plus mémorisant : toi ou Ahmad ?
Il a dit : plutôt Ahmad.
Je dis : comment l'as-tu su ?
Il a dit : j'ai vu ses livres : il n'y a pas au début des parties les noms de ceux qui les avaient racontés : il mémorisait donc chaque partie d'après ceux dont il l'avait entendue : et moi je ne peux pas faire cela.
Et d'Abou Zur'a, qui a dit : les livres d'Ahmad furent comptés le jour de sa mort : ils atteignirent douze charges et équilibres : il n'y avait sur le dos d'aucun livre : le hadith d'un tel, ni dans son ventre : un tel nous a raconté : tout cela il le mémorisait.
Et al-Hasan ibn Mounabbih a dit : j'ai entendu Abou Zur'a dire :
« Abou Abdallah me sortit des parties : toutes : Soufyan, Soufyan : sur aucun hadith d'elles : un tel nous a raconté : je crus donc qu'elles étaient d'un seul homme : et j'en fis mon choix.
Lorsqu'il me lut cela, il se mit à dire : Waki' nous a raconté, et Yahya, et un tel nous a raconté : je m'étonnai donc, et moi je ne pus faire cela. »
Ibrahim al-Harbi a dit : j'ai vu Abou Abdallah : comme si Allah avait rassemblé pour lui la science des anciens et des modernes.
Et d'un homme, qui a dit : je n'ai jamais vu plus savant qu'Ahmad du fiqh du hadith et ses sens.
Ahmad ibn Salama : j'ai entendu Ibn Rahawayh dire :
« je fréquentais Ahmad et Ibn Ma'in : nous nous rappelions : je disais : quel est son fiqh ? quelle est son interprétation ?
Ils se taisaient donc, hormis Ahmad. »
Abou Bakr al-Khallal a dit : Ahmad avait écrit les livres de l'opinion et les mémorisait : puis il ne s'y tourna plus.
Ibrahim ibn Chammach a dit : nous interrogeâmes Waki' au sujet de Kharidja ibn Mouss'ab : il a dit : Ahmad m'a interdit d'en rapporter.
Al-'Abbas ibn Muhammad al-Khallal a dit : Ibrahim ibn Chammach nous a racontés : j'ai entendu
Waki' et Hafs ibn Ghiyath dire tous deux :
« jamais il n'est venu à Koufa le pareil de ce jeune homme » : tous deux parlent d'Ahmad ibn Hanbal.
On a dit qu'Ahmad vint à al-Houssayn al-Jou'fi avec un gros livre en intercéder pour Ahmad : al-Houssayn a dit : ô Abou Abdallah, ne mets pas entre toi et moi un bienfaiteur : nul ne m'a chargé auprès de lui sans que tu fusses plus grand que lui.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous a raconté : nous a informé à Tarsous Khoudr al-Marroudhi : j'ai entendu Ibn Rahawayh : j'ai entendu Yahya ibn Adam dire : Ahmad ibn Hanbal est notre imam.
Al-Khallal : Muhammad ibn Ali nous a raconté : al-Athram nous a raconté : certains de ceux qui étaient avec Abou Abdallah m'ont raconté :
qu'ils se rassemblaient chez Yahya ibn Adam : et les détournait du hadith le débat entre Ahmad et Yahya ibn Adam : et la voix s'élevait entre eux deux : et Yahya ibn Adam était l'un des singuliers de son temps dans le fiqh.
Al-Khallal : nous a informé al-Marroudhi : j'ai entendu Muhammad ibn Yahya al-Qattan dire :
« j'ai vu mon père magnifier Ahmad ibn Hanbal : il lui a bien donné ses livres (ou il a dit : son hadith). »
Et al-Qawariri a dit : Yahya al-Qattan a dit :
« jamais il ne nous est arrivé le pareil de ces deux : Ahmad et Yahya ibn Ma'in : et rien de ce qui m'est arrivé de Bagdad n'est plus cher à moi qu'Ahmad ibn Hanbal. »
Et Abdallah ibn Ahmad a dit : j'ai entendu mon père dire :
« cela peinait Yahya ibn Sa'id le jour où je partis de Bassora. »
Amr ibn al-'Abbas : j'ai entendu Abd ar-Rahman ibn Mahdi (il mentionne les gens du hadith) et a dit : le plus savant d'eux du hadith d'ath-Thawri est Ahmad ibn Hanbal.
Il a dit : Ahmad donc s'avança
et Ibn Mahdi a dit : quiconque veut regarder ce qui est entre les deux épaules d'ath-Thawri, qu'il regarde celui-ci.
Al-Marroudhi a dit : Ahmad a dit : « je fus occupé du hadith de Soufyan jusqu'à l'avoir écrit de deux hommes : jusqu'à ce que Yahya ibn Adam nous adressât la parole : et nous adressa la parole al-Achja'i : il nous sortait donc les livres, et nous écrivions sans entendre. »
Et d'Ibn Mahdi, qui a dit : je n'ai jamais regardé Ahmad sans rappeler par lui Soufyan.
Abdallah ibn Ahmad a dit : j'ai entendu mon père dire :
« Waki' contredit Ibn Mahdi sur environ soixante hadiths du hadith de Soufyan : je mentionnai cela à Ibn Mahdi : et il le rapportait de moi. »
Al-'Abbas ad-Douri : j'ai entendu Abou 'Asim dire à un homme bagdadien :
« qui comptez-vous aujourd'hui, chez vous, des gens du hadith ?
Il a dit : nous avons Ahmad ibn Hanbal, Yahya ibn Ma'in, Abou Khaythama, al-Mou'ayti, as-Souwaydi ..., jusqu'à ce qu'il lui comptât un groupe à Koufa également, et à Bassora.
Abou 'Asim a dit : j'ai vu tous ceux que tu as mentionnés, et ils vinrent à moi : je n'ai jamais vu le pareil de ce jeune homme (il parle d'Ahmad ibn Hanbal). »
Chouja' ibn Makhlad a dit : j'ai entendu Abou al-Walid at-Tayalisi dire :
« dans les deux sanctuaires il n'y a pas d'homme plus noble à mes yeux qu'Ahmad ibn Hanbal. »
Et Soulayman ibn Harb a dit à un homme : « interroge Ahmad ibn Hanbal, et ce qu'il dit sur telle question : car il est, à nos yeux, un imam. »
Al-Khallal : Ali ibn Sahl nous a raconté, et il a dit :
« j'ai vu Yahya ibn Ma'in chez 'Affan, avec lui Ahmad ibn Hanbal : il a dit : il n'y a ici aujourd'hui aucun hadith.
Yahya a dit : tu renvoies Ahmad ibn Hanbal, alors qu'il t'est venu ?
Il a dit : la porte est fermée, et la servante n'est pas ici.
Yahya a dit : c'est moi qui ouvre.
Il parla donc sur la serrure avec quelque chose, et l'ouvrit : 'Affan a dit : encore un prestidigitateur ! et il leur raconta. »
Il a dit : et al-Marroudhi nous a raconté : je dis à Ahmad : « as-tu été évanoui (ou : trahi) chez Ibn 'Ouyayna ? »
Il a dit : « oui, dans son vestibule : les gens me pressèrent : je fus donc évanoui. »
Et il fut rapporté que Soufyan dit ce jour-là : « comment rapporter, alors qu'est mort le meilleur des gens ? »
Et Mouhanna ibn Yahya a dit : j'ai vu Ibn 'Ouyayna, et Waki', et Baqiyya, et Abd ar-Razzaq, et Damra, et les gens : je n'ai jamais vu d'homme plus complet qu'Ahmad dans sa science, son détachement et sa piété : et il mentionne des choses.
Et Nouh ibn Habib al-Qoumsi a dit : j'ai salué Ahmad ibn Hanbal en l'an huit et quatre-vingt-dix et cent, à la mosquée d'al-Khayf, tandis qu'il émettait des fatwas étendues.
Et d'un vieillard : qu'il avait chez lui un livre de la main d'Ahmad ibn Hanbal, et il a dit :
« nous étions chez Ibn 'Ouyayna une année : puis je manquai d'Ahmad ibn Hanbal des jours : on m'indiqua donc sa place : je vins : et le voici dans une espèce de caverne parmi les chevaux : je dis : le salam sur vous : puis-je entrer ?
Il a dit : non.
Puis il a dit : entre.
Je tombai sur lui une couverture de laine usée,
Je dis : pourquoi m'as-tu voilé ?
Il a dit : jusqu'à ce que je me fusse couvert.
Je dis : qu'as-tu ?
Il a dit : mes vêtements ont été volés.
Il a dit : je me hâtai donc vers ma demeure : je vins à lui avec cent dirhams : je les lui présentai : il refusa : je dis : en prêt.
Il refusa jusqu'à ce que j'atteignisse vingt dirhams : et il refusait : je me levai donc, et dis : il ne t'est pas licite de te tuer.
Il a dit : reviens.
Je revins donc, et il a dit : n'as-tu pas entendu avec moi d'Ibn 'Ouyayna ?
Je dis : si.
Il a dit : voudrais-tu que je te le copie ?
Je dis : oui.
Il a dit : achète-moi du papier.
Il a dit : il écrivit pour des dirhams dont il se vêtit de deux vêtements.
Al-Hakim : j'ai entendu à Bagdad Bakran ibn Ahmad al-Hanzali l'ascète : j'ai entendu Abdallah ibn Ahmad : j'ai entendu mon père dire :
« J'arrivai à San'a, moi et Yahya ibn Ma'in : j'allai à Abd ar-Razzaq dans son village : et Yahya resta : lorsque je partis, je frappai à la porte : un marchand de grain en face de sa maison me dit : halte, ne frappe pas : car on craint le vieillard.
Je m'assis donc jusqu'à ce que ce fût avant le maghreb : il sortit : je bondis vers lui, et dans mes mains des hadiths que j'avais triés : je saluai, et dis : raconte-moi donc ceux-ci, qu'Allah te fasse miséricorde : car je suis un homme étranger.
Il a dit : et qui es-tu ?
Et il me regarda avec insistance : je dis : je suis Ahmad ibn Hanbal.
Il a dit : il s'humilia donc, me reçut auprès de lui, et a dit : par Allah, es-tu Abou Abdallah ?
Puis il prit les hadiths et se mit à les lire jusqu'à la nuit.
Il dit au marchand de grain : apporte la lampe : jusqu'à ce que sortît l'heure du maghreb : et Abd ar-Razzaq retardait la prière du maghreb. »
Al-Khallal : ar-Ramadi nous a raconté : j'ai entendu Abd ar-Razzaq : et il mentionne Ahmad ibn Hanbal : ses deux yeux versèrent des larmes, et il a dit :
« il m'est parvenu que sa subsistance s'épuisa : je pris donc sa main, et l'établis derrière la porte : et il n'y avait personne chez nous : je lui dis : les dinars ne se rassemblent pas chez nous : lorsque nous vendons la récolte, nous l'occupons en quelque chose : et j'ai trouvé auprès des femmes dix dinars : prends-les : et j'espère que tu ne les dépenseras pas avant que quelque chose ne se soit préparé. »
Il me dit : ô Abou Bakr, si j'avais accepté de quelqu'un une chose, je l'aurais accepté de toi.
Et Abdallah a dit : je dis à mon père : il m'est parvenu qu'Abd ar-Razzaq te présenta des dinars ?
Il a dit : oui : et Yazid ibn Haroun me donna cinq cents dirhams (je crois) : je n'acceptai pas : et il donna à Yahya ibn Ma'in et à Abou Mouslim : et ils prirent de lui.
Et Muhammad ibn Sahl ibn 'Askar a dit : j'ai entendu Abd ar-Razzaq dire :
« si cet homme vit, il sera un successeur parmi les savants. »
Al-Marroudhi : me raconta Abou Muhammad an-Nasa'i : j'ai entendu Ishaq ibn Rahawayh, qui a dit :
« nous étions chez Abd ar-Razzaq, moi et Ahmad ibn Hanbal : nous partîmes donc avec lui au lieu de prière le jour de la fête : et il ne dit pas le takbir, ni moi, ni Ahmad.
Il nous a dit : j'ai vu Ma'mar et ath-Thawri ce jour-ci dire le takbir : et je vous ai vus ne pas dire le takbir : je n'ai donc pas dit le takbir : pourquoi n'avez-vous pas dit le takbir ?
Nous disons : nous voyons le takbir : mais nous fûmes occupés de avec quoi commencer des livres. »
Abou Ishaq al-Jawzajani a dit : Ahmad ibn Hanbal priait derrière Abd ar-Razzaq : il oublia : Abd ar-Razzaq le demanda : on l'informa qu'il n'avait rien mangé depuis trois jours.
Al-Khallal la rapporta, et a dit : j'ai entendu le qadi Abou Zur'a le Damascène, d'al-Jawzajani.
Al-Khallal a dit : Abou al-Qasim ibn al-Jabbouli nous a raconté, d'Abou Isma'il at-Tirmidhi, d'Ishaq ibn Rahawayh, qui a dit :
« j'étais avec Ahmad ibn Hanbal chez Abd ar-Razzaq : et j'avais une servante : et nous habitions au-dessus : et Ahmad au-dessous dans la maison.
Il me dit : ô Abou Ya'qoub, cela me plaît ce que j'entends de vos mouvements.
Il a dit : et je regardais : et je le voyais faire des mesures en bois, et les vendre : et il en vivait : ceci ou du genre. »
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
« j'étais dans mon izar, du Yaman à la Mecque : il dit : t'es-tu loué toi-même aux chameliers ?
Il a dit : je me suis loué pour mes livres : et il ne dit pas non. »
Et d'Isma'il ibn 'Oulayya : que la prière fut dressée : il a dit : voici Ahmad ibn Hanbal : dites-lui qu'il avance et prie pour nous.
Et al-Athram a dit : m'a informé un vieillard, ayant entendu anciennement, Abdallah ibn al-Moubarak, et il a dit :
« nous étions chez Ibn 'Oulayya : certains d'entre nous rirent, et Ahmad y était.
Il a dit : nous vinmes ensuite à Isma'il : et nous le trouvâmes fâché.
Il a dit : riez-vous tandis qu'est chez moi Ahmad ibn Hanbal ! »
Al-Marroudhi a dit : Abou Abdallah me dit :
« nous étions chez Yazid ibn Haroun : il se trompa sur une chose : je lui en parlai : il sortit donc son livre, et le trouva comme j'avais dit : il le corrigea : lorsqu'il s'asseyait, il disait :
ô fils de Hanbal, approche : ô fils de Hanbal, approche, le voici.
Et je tombai malade : il me rendit visite : la porte le heurta. »
Al-Marroudhi : j'ai entendu Ja'far ibn Maymoun ibn al-Asbagh : j'ai entendu mon père dire :
« nous étions chez Yazid ibn Haroun : et chez lui étaient al-Mou'ayti, et Abou Khaythama, et Ahmad : et Yazid, qu'Allah lui fasse miséricorde, plaisantait : al-Mou'ayti le disputa sur une chose.
Yazid lui a dit : je t'ai manqué : Ahmad toussa : il se tourna vers lui, et a dit : qui donc ?
Ils dirent : Ahmad ibn Hanbal.
Il a dit : ne m'informâtes-vous donc pas qu'il est ici ?
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu certains des Wasitiens dire :
« je n'ai jamais vu Yazid ibn Haroun abandonner la plaisanterie pour personne hormis Ahmad ibn Hanbal. »
Ahmad ibn Sinan al-Qattan a dit : je n'ai jamais vu Yazid magnifier plus fortement personne qu'Ahmad ibn Hanbal, ni honorer quelqu'un comme lui : il le faisait asseoir à son côté, le vénérait, et ne plaisantait pas avec lui.
Et Abd ar-Razzaq a dit : je n'ai jamais vu plus faqih ni plus pieux qu'Ahmad ibn Hanbal.
Je dis : celui-ci l'a dit, alors qu'il avait vu le pareil d'ath-Thawri, Malik et Ibn Jurayj.
Et Hafs ibn Ghiyath a dit : jamais il n'est venu à Koufa le pareil d'Ahmad.
Et Abou al-Yaman a dit : je comparais Ahmad à Arta'a ibn al-Moundhir.
Et al-Haytham ibn Jamil le hafiz a dit : si Ahmad vit, il sera une preuve contre les gens de son temps.
Et Qoutayba a dit : « le meilleur des gens de notre temps est Ibn al-Moubarak : puis ce jeune homme (il parle d'Ahmad ibn Hanbal) : et lorsque tu vois un homme qui aime Ahmad, sache qu'il est un homme de sounna.
Et s'il avait atteint l'époque d'ath-Thawri, d'al-Awza'i et d'al-Layth, il serait celui d'entre eux qu'on préférerait. »
On dit à Qoutayba : rattache-t-on Ahmad aux Taba'ites ?
Il a dit : aux grands des Taba'ites.
Et Qoutayba a dit : sans ath-Thawri, la piété serait morte ; et sans Ahmad, ils auraient innové dans la religion : Ahmad est l'imam du monde.
Je dis : Ahmad a rapporté dans son Moussnad beaucoup de Qoutayba.
Et on dit à Abou Mouhir al-Ghassani : connais-tu qui mémorise pour la communauté l'ordre de sa religion ?
Il a dit : un jeune homme dans la région de l'orient (il parle d'Ahmad).
Al-Mouzani a dit : ach-Chafii me dit : j'ai vu à Bagdad un jeune homme : lorsqu'il disait : il nous a raconté, disaient tous les gens : il a dit vrai.
Je dis : et qui est-il ?
Il a dit : Ahmad ibn Hanbal.
Et Harmala a dit : j'ai entendu ach-Chafii dire :
« je partis de Bagdad : je n'y laissai pas d'homme plus excellent, ni plus savant, ni plus faqih, ni plus craignant Allah qu'Ahmad ibn Hanbal. »
Et az-Za'farani a dit : ach-Chafii me dit :
« je n'ai jamais vu plus intelligent qu'Ahmad, et Soulayman ibn Dawoud al-Hashimi. »
Muhammad ibn Ishaq ibn Rahawayh a dit : mon père m'a raconté, et il a dit :
Ahmad ibn Hanbal m'a dit : « viens, que je te montre celui dont on n'a jamais vu le pareil : il m'emmena donc vers ach-Chafii. »
Mon père a dit : « et ach-Chafii n'a jamais vu le pareil d'Ahmad ibn Hanbal. »
Et sans Ahmad et son sacrifice, l'Islam se serait en allé (il parle de l'épreuve).
Et il fut rapporté d'Ishaq ibn Rahawayh, qui a dit : Ahmad est une preuve entre Allah et Sa création.
Et Muhammad ibn 'Oubdouwayh a dit : j'ai entendu Ali ibn al-Madini dire :
« Ahmad est meilleur à mes yeux que Sa'id ibn Joubayr en son temps : car Sa'id avait des égaux. »
Et d'Ibn al-Madini, qui a dit : Allah a magnifié la religion par le Véridique le jour de l'apostasie, et par Ahmad le jour de l'épreuve.
Et Abou 'Oubayd a dit : la science s'est arrêtée à quatre : Ahmad ibn Hanbal (et il est le plus faqih d'eux) ..., et il mentionne l'histoire.
Et Abou 'Oubayd a dit : je me consacre par la mention d'Ahmad : je n'ai jamais vu d'homme plus savant de la sounna que lui.
Et al-Hasan ibn ar-Rabi' a dit : je n'ai jamais comparé Ahmad ibn Hanbal qu'à Ibn al-Moubarak, dans sa hauteur et son allure.
At-Tabarani : Muhammad ibn al-Houssayn al-Anmati nous a raconté, et il a dit :
« nous étions dans un cercle où étaient Yahya ibn Ma'in et Abou Khaythama : ils se mirent à louer Ahmad ibn Hanbal : un homme dit : et une partie de cela.
Yahya a dit : et la multitude de la louange d'Ahmad est-elle réprouvée ! si nous tenions nos cercles par la louange de lui, nous ne mentionnerions pas ses mérites complètement. »
Et al-'Abbas rapporta d'Ibn Ma'in, qui a dit : je n'ai jamais vu le pareil d'Ahmad.
Et an-Noufayli a dit : Ahmad ibn Hanbal était parmi les enseignes de la religion.
Et al-Marroudhi a dit : j'assistai à Abou Thawr : on l'interrogea sur une question : il a dit :
« a dit Abou Abdallah Ahmad ibn Hanbal, notre cheikh et notre imam en cela : tel et tel. »
Et Ibn Ma'in a dit : je n'ai jamais vu qui rapportât pour Allah que trois : Ya'la ibn 'Oubayd, al-Qa'nabi, et Ahmad ibn Hanbal.
Et Ibn Ma'in a dit : ils ont voulu que je fusse le pareil d'Ahmad : par Allah, je ne serai jamais son pareil.
Et Abou Khaythama a dit : je n'ai jamais vu le pareil d'Ahmad, ni de plus ferme de cœur que lui.
Et Ali ibn Chachram a dit : j'ai entendu Bichr ibn al-Harith dire :
« moi, on m'interrogerait au sujet d'Ahmad ibn Hanbal ? ! Ahmad fut mis dans le four, et il en sortit or rouge. »
Et Abdallah ibn Ahmad a dit : les compagnons de Bichr al-Hafi lui dirent, lorsque mon père fut battu :
« si tu sortais et disais : je suis sur la parole d'Ahmad...
Il a dit : voulez-vous que j'occupe la place des prophètes ? ! »
Al-Qasim ibn Muhammad l'orfèvre : j'ai entendu al-Marroudhi dire :
« j'entrai auprès de Dhou an-Noun en prison, et nous étions à al-'Askar : il a dit : quelle est la situation de notre maître ?
Il parle d'Ahmad ibn Hanbal. »
Et Muhammad ibn Hammad at-Tahrani a dit : j'ai entendu le faqih Abou Thawr dire :
« Ahmad ibn Hanbal est plus savant (ou plus faqih) qu'ath-Thawri. »
Et Nasr ibn Ali al-Jahdami a dit : Ahmad est le meilleur des gens de son temps.
Salih ibn Ali al-Halabi a dit : j'ai entendu Abou Hammam as-Sakouni dire :
« je n'ai jamais vu le pareil d'Ahmad ibn Hanbal, et lui-même n'a jamais vu son pareil. »
Et de Hajjaj ibn ach-Cha'ir, qui a dit : je n'ai jamais vu de meilleur qu'Ahmad : et je n'aimerais pas être tué dans le chemin d'Allah sans avoir prié sur Ahmad : il atteint, par Allah, dans l'imamat plus grand que ce que furent Soufyan et Malik.
Et 'Amr an-Naqid a dit : si Ahmad ibn Hanbal me rejoint sur un hadith, je ne me soucie pas de qui me contredit.
Ibn Abi Hatim a dit : j'ai interrogé mon père au sujet d'Ali ibn al-Madini et d'Ahmad ibn Hanbal : lequel des deux est le plus mémorisant ?
Il a dit : les deux étaient proches dans la mémorisation, et Ahmad était plus faqih : lorsque tu vois qui aime Ahmad, sache qu'il est un homme de sounna.
Et Abou Zur'a a dit : Ahmad ibn Hanbal est plus grand qu'Ishaq et plus faqih : je n'ai jamais vu de plus complet qu'Ahmad.
Et Muhammad ibn Yahya adh-Dhouhli a dit : j'ai fait d'Ahmad un imam entre moi et Allah.
Et Muhammad ibn Mihran le chamelier a dit : il ne reste qu'Ahmad.
L'imam des imams Ibn Khuzayma a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Sahtouwayh : j'ai entendu Abou 'Oumayr ibn an-Nahhas ar-Ramli : et il mentionne Ahmad ibn Hanbal : et a dit :
« qu'Allah lui fasse miséricorde : sur le bas-monde, qu'il fut patient ! et sur les partants, qu'il leur ressembla ! et sur les vertueux, qu'il leur fut proche ! le bas-monde lui fut présenté : il la refusa : et les innovations : il les rejeta. »
Abou Hatim a dit : Abou 'Oumayr était parmi les adorateurs des musulmans.
Il m'a dit : dicte-moi donc une chose d'Ahmad ibn Hanbal.
Et rapporta d'Abou Abdallah al-Bouchanji, qui a dit :
« je n'ai jamais vu de plus complet qu'Ahmad ibn Hanbal en toute chose, ni de plus intelligent que lui. »
Et Ibn Wara a dit : Ahmad était un homme de fiqh, un homme de mémorisation, un homme de connaissance.
Et an-Nasa'i a dit : Ahmad ibn Hanbal a réuni la connaissance du hadith, du fiqh, de la piété, du détachement, et de la patience.
Et d'Abd al-Wahhab le copiste, qui a dit :
« lorsque le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : rendez-le donc à son savant : nous le renvoyâmes donc à Ahmad ibn Hanbal : et il était le plus savant des gens de son temps. »
Et Abou Dawoud a dit : les cercles d'Ahmad étaient des cercles de l'au-delà : on n'y mentionnait rien de l'affaire du bas-monde : je ne l'ai jamais vu mentionner le bas-monde.
Salih ibn Muhammad Jazara a dit : le plus faqih de ceux que j'ai atteints dans le hadith est Ahmad ibn Hanbal.
Ali ibn Khalaf a dit : j'ai entendu al-Houmaydi dire :
« tant que je suis au Hedjaz, et Ahmad en Irak, et Ibn Rahawayh au Khorassan, nul ne nous vainc. »
Al-Khallal : Muhammad ibn Yasin al-Baladi nous a raconté : j'ai entendu Ibn Abi Oways : on lui a dit : les gens du hadith sont partis : il a dit :
« Allah n'a pas laissé subsister Ahmad ibn Hanbal : les gens du hadith ne sont donc pas partis. »
Et d'Ibn al-Madini, qui a dit : mon maître Ahmad ibn Hanbal m'a ordonné de ne rapporter que d'un livre.
Al-Houssayn ibn al-Hasan Abou Ma'in ar-Razi : j'ai entendu Ibn al-Madini dire :
« il n'y a pas parmi nos compagnons de plus mémorisant qu'Ahmad : et il m'est parvenu qu'il ne rapporte que d'un livre : et nous avons en lui un modèle. »
Et de lui, qui a dit Ahmad : « aujourd'hui, il est la preuve d'Allah contre Sa création. »
Nous a informé 'Omar ibn Abd al-Moun'im, d'Abou al-Yumn al-Kindi : nous a informé Abd al-Malik ibn Abi al-Qasim : nous a informé Abou Isma'il al-Ansari : nous a informé Abou Ya'qoub al-Qarrab : nous a informé Muhammad ibn Abdallah al-Jawzaqi : j'ai entendu Abou Hamid ach-Charqi : j'ai entendu Ahmad ibn Salama : j'ai entendu Ahmad ibn 'Asim : j'ai entendu Abou 'Oubayd al-Qasim ibn Sallam dire :
« la science s'est arrêtée à quatre : à Ahmad ibn Hanbal (et il est le plus faqih d'eux en elle), et à Ibn Abi Chayba (et il est le plus mémorisant d'eux), et à Ali ibn al-Madini (et il est le plus savant d'eux), et à Yahya ibn Ma'in (et il est le plus copiant d'eux). »
Ishaq al-Minjaniqi : al-Qasim ibn Muhammad le pédagogue nous a raconté, de Muhammad ibn Abi Bichr, qui a dit :
« je vins à Ahmad ibn Hanbal pour une question : il a dit : va à Abou 'Oubayd : car il a un exposé que tu n'entends pas d'autre que lui.
Je vins donc à lui : sa réponse m'enchanta : je l'informai donc de la parole d'Ahmad : il a dit : celui-ci est un homme des ouvriers d'Allah : qu'Allah déploie le vêtement de son acte, et Lui ait mis en réserve la proximité : ne le vois-tu pas aimé et familier ? mon œil n'a jamais vu en Irak d'homme en qui se soient réunies des qualités qui soient en lui : qu'Allah le bénisse en ce qu'Il lui a donné de longanimité, de science et d'entendement : il est bien comme on a dit :
T'embellit, soit qu'il s'absente de toi : s'il s'approche / tu vois pour lui un visage qui te réjouit, s'avançant
Il enseigne à cette création ce qui leur est étranger / de la courtoisie ignorée, comme caverne et forteresse
Et il est beau, en la possession de la divinité, lorsqu'il voit / un opprimé défenseur des gens du droit, qui ne se lasse pas de l'épreuve
Et ses frères les plus proches, chacun favorisé, clairvoyant / en l'ordre d'Allah, s'élève au-dessus des hauteurs »
Et par ma chaîne vers Abou Isma'il al-Ansari : Isma'il ibn Ibrahim nous a informé : Nasr ibn Abi Nasr at-Tousi nous a informé : j'ai entendu Ali ibn Ahmad ibn Chouchaych : j'ai entendu Abou al-Hadid le soufi, en Égypte : de son père : d'al-Mouzani, qui dit :
« Ahmad ibn Hanbal le jour de l'épreuve, est Abou Bakr le jour de l'apostasie, et Omar le jour de la Saqifa, et Outhman le jour de la maison, et Ali le jour de Siffin. »
Ahmad ibn Muhammad ar-Rouchdini a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Salih l'Égyptien dire :
« je n'ai jamais vu en Irak le pareil de ces deux-ci : Ahmad ibn Hanbal, et Muhammad ibn Abdallah ibn Noumayr : deux hommes complets : je n'ai jamais vu leur pareil en Irak. »
Et rapporta Ahmad ibn Salama an-Naysabouri, d'Ibn Wara, qui a dit :
« Ahmad ibn Hanbal à Bagdad, et Ahmad ibn Salih en Égypte, et Abou Ja'far an-Noufayli à Harran, et Ibn Noumayr à Koufa : ceux-ci sont les piliers de la religion. »
Et Ali ibn al-Jounayd ar-Razi a dit : j'ai entendu Abou Ja'far an-Noufayli dire :
« Ahmad ibn Hanbal était parmi les enseignes de la religion. »
Et de Muhammad ibn Mouss'ab l'adorateur, qui a dit : le fouet qui frappa Ahmad ibn Hanbal pour Allah est plus grand que les journées de Bichr ibn al-Harith.
Je dis : Bichr est de grande valeur comme Ahmad : et nous ne connaissons pas la pesée des actes : Allah seul sait cela.
Abou Abd ar-Rahman an-Nahawandi a dit : j'ai entendu Ya'qoub al-Fasawi dire :
« j'ai écrit de mille cheikhs : ma preuve entre moi et Allah est de deux hommes : Ahmad ibn Hanbal, et Ahmad ibn Salih. »
Et par la chaîne vers l'Ansari, cheikh de l'Islam : nous a informé Abou Ya'qoub : nous a informé Mansour ibn Abdallah adh-Dhouhli : Muhammad ibn al-Hasan ibn Ali al-Boukhari nous a raconté : j'ai entendu Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji (et il mentionne Ahmad ibn Hanbal) : et a dit :
« à mes yeux, il est meilleur et plus faqih que Soufyan ath-Thawri : et cela parce que Soufyan ne fut pas éprouvé comme Ahmad le fut : et la science de Soufyan et de celui qui est préféré parmi les fuqaha des pays n'est pas comme la science d'Ahmad ibn Hanbal : car il les réunissait toutes : et voyait leurs erreurs, leurs véridiques et leurs menteurs. »
Il a dit : et il m'est parvenu de Bichr ibn al-Harith qu'il a dit :
« Ahmad occupa la place des prophètes : et Ahmad est, à nos yeux, celui qui fut éprouvé par la prospérité et l'adversité : et il fut en elles celui qui s'accrochait à Allah. »
Abou Yahya an-Naqid a dit : nous étions chez Ibrahim ibn 'Ar'ara : ils mentionnèrent Ya'la ibn 'Asim : un homme a dit : Ahmad ibn Hanbal l'affaiblit.
Un homme a dit : et qu'est-ce que cela lui ferait, s'il est fiable ?
Ibn 'Ar'ara a dit : par Allah, si Ahmad parlait d'Alqama et d'al-Aswad, cela leur nuirait.
Et al-Hounayni a dit : j'ai entendu Isma'il ibn al-Khalil dire :
« si Ahmad ibn Hanbal avait été parmi les Banu Israil, il aurait été un signe. »
Et d'Ali ibn Chou'ayb, qui a dit : « nous avons chez nous l'exemple qui était chez les Banu Israil : que la scie était posée sur le sommet de la tête de l'un d'eux, sans que cela ne le détournât de sa religion : et n'eût été qu'Ahmad se chargea de cette affaire, il y aurait honte sur nous qu'un peuple fût sciemment combiné, et qu'il n'en sortît personne. »
Ibn Salm a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Nasr al-Marwazi dire : « je me rendis maintes fois à la maison d'Ahmad ibn Hanbal, et l'interrogeai sur des questions : on lui dit : était-il plus hadith qu'Ishaq ?
Il a dit : plutôt Ahmad est plus hadith et plus pieux : Ahmad surpassa les gens de son temps. »
Je dis : Ahmad était de grande envergure, chef dans le hadith et dans le fiqh et dans l'adoration : des gens parmi ses adversaires le louèrent : que penser donc de ses frères et ses contemporains ? !
Il était majestueux en la possession de la divinité, au point qu'Abou 'Oubayd a dit : je n'ai jamais redouté personne en une question comme j'ai redouté Ahmad ibn Hanbal.
Et Ibrahim al-Harbi a dit : le savant de son temps : Sa'id ibn al-Moussayyib en son temps, et Soufyan ath-Thawri en son temps, et Ahmad ibn Hanbal en son temps.
J'ai lu devant Ishaq al-Asadi : Ibn Khalil vous a informés : al-Labban nous a informés, d'Abou Ali al-Haddad : Abou Nou'aym nous a informés : Abou Bakr ibn Malik nous a informé : Muhammad ibn Younous nous a raconté : Soulayman ach-Chadhakouni m'a raconté, et il a dit :
« compare-t-on Ali ibn al-Madini à Ahmad ibn Hanbal ? Loin de là ! rien ne ressemble au sucre au sucré : j'ai assisté, de sa piété, à une chose à la Mecque :
il mit en gage un seau chez un Fami : il en prit quelque chose pour se fortifier : il revint : il lui donna son rachat : il lui sortit donc deux seaux : il a dit : regarde lequel des deux est ton seau ?
Il a dit : je ne sais pas : tu es hors de responsabilité de lui, et ce que je t'ai donné : et il ne le prit pas.
Le Fami a dit : par Allah, c'est bien son seau : je voulais seulement l'éprouver en cela. »
Et sur cela, à Abou Nou'aym : Soulayman ibn Ahmad nous a racontés : al-Abbar nous a raconté : j'ai entendu Muhammad ibn Yahya an-Naysabouri (lorsque lui parvint la mort d'Ahmad) dire :
« il convient à chaque habitant d'une maison à Bagdad de maintenir sur lui les pleureuses dans leurs demeures. »
Je dis : adh-Dhouhli parla selon ce que requiert le chagrin, non selon ce que requiert la Loi.
Ahmad ibn al-Qasim le réciteur a dit : j'ai entendu al-Houssayn al-Karabisi dire :
« la position de ceux qui mentionnent Ahmad ibn Hanbal est la position d'un peuple qui viendrait à Abou Qoubays voulant le démolir avec leurs sandales. »
At-Tabarani : Idris ibn Abd al-Karim le réciteur nous a raconté, et il a dit :
« j'ai vu nos savants, comme al-Haytham ibn Kharidja, et Mouss'ab az-Zoubayri, et Yahya ibn Ma'in, et Abou Bakr ibn Abi Chayba, et son frère, et Abd al-A'la ibn Hammad, et Ibn Abi ach-Chawarib, et Ali ibn al-Madini, et al-Qawariri, et Abou Khaythama, et Abou Ma'mar, et al-Warkani, et Ahmad ibn Muhammad ibn Ayyoub, et Muhammad ibn Bakkar, et 'Amr an-Naqid, et Yahya ibn Ayyoub al-Maqabiri, et Sourayj ibn Younous, et Khalaf ibn Hicham, et Abou ar-Rabi' az-Zahrani, parmi ceux que je ne saurais compter : magnifier Ahmad, le vénérer, le respecter, le glorifier, et viser sa porte pour le saluer. »
Abou Ali ibn Chadhan a dit : Muhammad ibn Abdallah ach-Chafii me dit :
« lorsque mourut Sa'id ibn Ahmad ibn Hanbal, Ibrahim al-Harbi vint à Abdallah ibn Ahmad : Abdallah se leva donc vers lui : il a dit : tu te lèves vers moi ?
Il a dit : par Allah, si mon père t'avait vu, il se serait levé vers toi.
Ibrahim a dit : et par Allah, si Ibn 'Ouyayna voyait ton père, il se serait levé vers lui. »
Muhammad ibn Ayyoub al-'Oukbari a dit : j'ai entendu Ibrahim al-Harbi dire :
« les Taba'ites tous, et leur dernier est Ahmad ibn Hanbal (et il est, à mes yeux, le plus noble d'eux) disent : quiconque jure par le divorce de ne pas faire une chose, puis la fait en oubli : tous lui rendent le divorce obligatoire. »
Et d'al-Athram, qui a dit : je débattis avec un homme : il a dit : qui a dit cette question ?
Je dis : celui qui n'a en orient ni en occident son pareil.
Il a dit : qui ?
Je dis : Ahmad ibn Hanbal.
Et un groupe des alliés d'Allah a loué Abou Abdallah, et se sont béni par lui.
Cela fut rapporté par : Abou al-Faraj ibn al-Jawzi, et le cheikh de l'Islam : et la chaîne de certains de cela ne s'établit pas.
Isma'il ibn 'Oumayra nous a informé : Ibn Qoudama nous a informé : Abou Talib ibn Khoudayr nous a informé : Abou Talib al-Youssoufi nous a informé : Abou Ishaq al-Barmaki nous a informé : Ali ibn Abd al-Aziz nous a informé : Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim nous a informé : Abou Zur'a nous a raconté : et on lui a dit : le choix d'Ahmad et d'Ishaq est-il plus cher à toi, ou la parole d'ach-Chafii ?
Il a dit : plutôt le choix d'Ahmad et d'Ishaq : à ma connaissance, il n'y a pas parmi nos compagnons de tête noire plus faqih qu'Ahmad ibn Hanbal : et je n'ai jamais vu de plus complet que lui.
Et sur cela, Ibn Abi Hatim a dit : Salih ibn Ahmad nous a raconté, et il a dit :
« j'entrai auprès de mon père un jour, aux jours d'al-Wathiq (et Allah sait dans quel état nous étions) : il était sorti pour la prière d'al-'asr : il avait un coussin de laine sur lequel il s'asseyait : beaucoup d'années s'étaient écoulées sur lui jusqu'à s'user : et en dessous un livre, une bourse dans laquelle :
il m'est parvenu, ô Abou Abdallah, ce que tu subis de gêne, et ce qui est sur toi de dette : j'ai donc dirigé vers toi quatre mille dirhams par la main d'un tel : et ce n'est ni aumône ni zakat : c'est une chose dont j'ai hérité de mon père. Je lus donc le livre, et le posai,
lorsqu'il entra, je dis : ô mon père, qu'est-ce que ce livre ?
Son visage rougit : il a dit : je te l'ai rendu.
Puis il a dit : iras-tu répondre à lui ?
Il écrivit donc à l'homme : ton livre m'est parvenu : et nous sommes en santé.
Quant à la dette : elle est à un homme qui ne nous harcèle pas : et quant à notre famille : elle est dans la grâce d'Allah.
J'emportai donc le livre vers l'homme qui avait fait parvenir le livre de l'homme : après un moment, le livre de l'homme arriva pareil : il lui répondit donc par le pareil de ce qu'il avait répondu.
Lorsque s'écoula une année ou environ, nous la mentionnâmes : il a dit : si nous l'avions acceptée, elle serait déjà partie.
Et j'assistai à Ibn al-Jarawi, venu après le maghreb : il dit à mon père : je suis un homme célèbre : et je suis venu à toi en ce moment : et j'ai une chose que je t'ai préparée : c'est un héritage : j'aime que tu l'acceptes.
Il ne cessa de lui en parler : lorsqu'il eut beaucoup insisté, il se leva et entra.
Salih a dit : je fus informé d'Ibn al-Jarawi qu'il a dit :
« je lui dis : ô Abou Abdallah, ce sont trois mille dinars.
Il se leva donc et me laissa. »
Salih a dit : un homme de Chine dirigea un papier de Chine vers un groupe des mouhaddiths, et dirigea une tapisserie vers mon père : il la rendit : et un enfant me naquit : un ami me fit don d'une chose : puis un mois passa sur cela : et il voulut partir vers Bassora : et il me dit : parles-tu à Abou Abdallah qu'il écrive pour moi vers les cheikhs de Bassora ?
Je lui en parlai : il a dit : s'il ne t'avait pas fait don, je lui aurais écrit.
Et sur cela, Ibn Abi Hatim a dit : Ahmad ibn Sinan nous a raconté, et il a dit :
« il m'est parvenu qu'Ahmad ibn Hanbal mit en gage sa sandale chez un boulanger au Yaman : et il se loua lui-même à des chameliers à sa sortie : et Abd ar-Razzaq lui présenta des dirhams sains : il ne les accepta pas.
Et Ibn Tahir envoya, à la mort d'Ahmad, des linceuls et du hanout : Salih refusa donc de
l'accepter, et a dit : mon père a préparé son linceul et son hanout.
Et il le rendit : il lui en reparla : il a dit : le Commandeur des croyants a dispensé Abou Abdallah de ce qu'il désapprouve : et cela est de ce qu'il désapprouve : je ne l'accepte donc pas.
Et sur cela, Salih nous a raconté, et il a dit : mon père a dit :
« Yahya ibn Yahya vint à moi (mon père a dit : le Khorassan n'a jamais produit après Ibn al-Moubarak d'homme ressemblant Yahya ibn Yahya) : son fils vint donc à moi : et il a dit : mon père a mis en réserve pour toi une doublure, et a dit : elle me rappelle toi.
Je dis : apporte-la.
Il vint donc avec un paquet de vêtements : je lui dis : va, qu'Allah te fasse miséricorde (il parle : et il ne l'accepta pas).
Je dis : et il fut dit : qu'il en prit un seul vêtement.
Et sur cela, Salih nous a raconté, et il a dit : je dis à mon père : Ahmad ad-Dawraqi reçut mille dinars.
Il a dit : ô mon fils : {Et la subsistance de ton Seigneur est meilleure et plus durable} (sourate Taha, verset 131).
Et sur cela : mon père nous a raconté : nous a raconté Ahmad ibn Abi al-Hawari : Oubayd le lecteur m'a raconté, et il a dit :
« son oncle entra auprès d'Ahmad : il a dit : ô fils de mon frère, qu'est-ce que ce chagrin ? »
Et qu'est-ce que ce chagrin ?
Il leva donc sa tête, et a dit : ô mon oncle, bonheur à celui dont Allah a éclipsé le mention.
Et sur cela : j'ai entendu mon père dire :
« Ahmad, lorsque tu le voyais, tu savais qu'il ne fait pas paraître la dévotion : je voyais sur lui une sandale ne ressemblant pas aux sandales des lecteurs du Coran : il avait une grosse tête bouclée : sa lanière pendait : et je le voyais avec un izar et un manteau de burd rayé. »
C'est-à-dire : il n'était pas de l'étoffe des lecteurs.
Et sur cela, Salih nous a raconté : mon père me dit :
« hier soir me vint un homme que j'aimais que tu voies : tandis que j'étais assis au coin du zahir : voici un homme qui salua à la porte : mon cœur en fut comme apaisé : j'ouvris donc : et voici un homme sur lequel une fourrure, et sur sa tête un haillon : sous sa fourrure point de chemise : et il n'avait ni outre, ni sac, ni bâton : le soleil l'avait rendu bronzé : je dis :
entre.
Il entra dans le vestibule : je dis : d'où es-tu venu ?
Il a dit : de la région de l'orient, me rendant au rivage : et n'eût été ta place, je n'eusse pas entré cette ville : j'ai formé l'intention de te saluer.
Je dis : dans cet état ?
Il a dit : oui : qu'est-ce que le détachement du bas-monde ?
Je dis : la brièveté de l'espérance.
Il a dit : je me mis donc à m'en étonner : je dis en moi-même : je n'ai ni or ni argent.
J'entrai donc dans la maison : je pris quatre miches : je sortis vers lui : il a dit : te réjouirait-il que j'acceptasse cela, ô Abou Abdallah ?
Je dis : oui.
Il les prit donc, les plaça sous son bras, et a dit : j'espère qu'elles me suffiront jusqu'à ar-Raqqa : je te confie à Allah.
Et il le mentionnait souvent. »
Et sur cela : Abdallah ibn Ahmad m'écrivit : j'ai entendu mon père : et il mentionne le bas-monde : il a dit : son peu suffit, et son beaucoup ne suffit pas.
Et mon père a dit (et la pauvreté fut mentionnée auprès de lui) : il a dit : la pauvreté avec le bien.
Et sur cela : Salih nous a raconté, et il a dit :
« mon père s'abstint de correspondre avec Ibn Rahawayh, lorsqu'il introduisit son livre à Abdallah ibn Tahir et le lut. »
Et sur cela, il a dit : mentionna Abdallah ibn Abi 'Omar al-Bakri : j'ai entendu Abd al-Malik ibn Abd al-Hamid al-Maymouni, qui a dit :
« à ma connaissance, je n'ai jamais vu de plus pur de corps, ni de plus soigneux de soi en sa moustache et ses cheveux de tête et son poil de corps, ni de plus blanc de vêtement à la blancheur vive qu'Ahmad ibn Hanbal, qu'Allah l'agrée.
Ses vêtements étaient entre les deux : sa couverture valait quinze dirhams : et l'étoffe de sa chemise se prenait au dinar et environ : il n'avait ni finesse réprouvée, ni épaisseur réprouvée : et sa couverture était soignée. »
Et sur cela : Salih nous a raconté, et il a dit :
« il m'arrivait de voir mon père prendre les miettes : en secouer la poussière, les mettre dans une écuelle, verser dessus de l'eau, puis les manger avec du sel : et je ne l'ai jamais vu acheter de grenade ni de coing ni de rien des fruits, hormis que ce fût un melon (il le mangeait
avec du pain), et du raisin et des dattes.
Et il me dit : ta mère filait, dans l'obscurité, un fil fin : elle vendait les voiles pour deux dirhams, moins ou plus : cela était notre nourriture : et lorsque nous achetions quelque chose, nous le lui cachions, de peur qu'il ne le vît et ne nous en fît le reproche : et parfois on lui faisait du pain : il mettait dans un pot du lentille, de la graisse et des dattes chihriz : les enfants venaient : il en appelait certains : il le leur tendait : ils riaient et ne mangeaient pas.
Et il faisait souvent son souper avec du vinaigre.
Il a dit : et mon père a dit : lorsqu'il n'y avait pas chez moi une bouchée, je me réjouis.
Et lorsqu'il faisait ses ablutions, il ne laissait pas quelqu'un lui puiser de l'eau : et parfois j'étais malade : il prenait une coupe contenant de l'eau : il y lisait : puis il disait : bois-en : et lave ton visage et tes mains.
Et il avait un bonnet qu'il cousait de sa main, dans lequel du coton : lorsqu'il se levait la nuit, il le portait.
Et parfois il prenait la hache, et sortait vers la maison du charbon : il faisait une chose de sa main.
Et il tomba malade, et se traita lui-même.
Et parfois il sortait vers l'épicier : il achetait le fagot et la chose : et il le portait de sa main.
Et il marchait dans la maison.
Il me dit, en un jour d'hiver : je veux entrer au hammam après le maghreb : dis-le donc au maître du hammam.
Puis il m'envoya dire : je me suis abstenu d'entrer.
Et il marchait dans la maison.
Et je l'entendais souvent dire : ô Allah, accorde le salut : accorde le salut.
Et sur cela : Ahmad ibn Sinan nous a raconté, et il a dit :
« fut envoyé à Ahmad ibn Hanbal, où qu'il fût,
chez nous, aux jours de Yazid, des noix et beaucoup de jujubes : il accepta : et il me dit : mange cela. »
Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père nous a raconté (et ach-Chafii, qu'Allah lui fasse miséricorde, fut mentionné auprès de lui) : et il a dit : il ne tira jamais de nous plus que nous ne tirâmes de lui.
Puis Abdallah a dit : toute chose dans le livre d'ach-Chafii : un fiable m'a raconté : est de mon père.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous a raconté, et il a dit :
« un homme des détachés arriva : je l'introduisis auprès d'Ahmad : et sur lui une fourrure usée, et une percée sur sa tête : et il était nu-pieds dans un froid intense : il salua, et a dit : ô Abou Abdallah, je viens d'un lieu lointain : et je n'ai voulu que le salam sur toi : et je vise 'Abbadan : et je veux, si je reviens, te saluer.
Il a dit : s'il en est décidé.
L'homme se leva donc et salua : et Abou Abdallah était assis : je n'ai jamais vu personne se lever de chez Abou Abdallah sans que ce ne fût lui qui se levasse, hormis cet homme.
Abou Abdallah me dit donc : que vois-tu : comme il ressemblait aux abdal ! ou il a dit : je rappelle par lui les abdal.
Et Abou Abdallah lui sortit quatre miches mesurées au camakh : et a dit : s'il y avait chez nous quelque chose, nous t'aurions fait largesse.
Et nous a informé al-Marroudhi : je dis à Abou Abdallah : que l'invocateur est abondant pour toi !
Il a dit : je crains que cela ne soit une manne : en quoi cela est-il ?
Et je lui dis : un homme de Tarsous arriva : il a dit : nous étions dans les pays des Byzantins en expédition : lorsque la nuit se calmait, ils élevaient leurs voix en invocation : invoquez donc pour Abou Abdallah : et nous tendions la baliste, et nous tirions au nom d'Abou Abdallah.
Et on tira sur lui avec une pierre : et l'armure sur la forteresse, couvert d'un bouclier : elle emporta sa tête avec le bouclier.
Il a dit : le visage d'Abou Abdallah changea donc, et il a dit : plût à Allah que ce ne fût point une manne.
Je dis : non.
Et d'un homme, qui a dit : chez nous, au Khorassan, ils pensent qu'Ahmad ne ressemble pas aux humains : ils pensent qu'il est des anges.
Et un autre a dit : un regard de nous vers Ahmad équivaut à l'adoration d'une année.
Je dis : cela est un excès qui ne convient pas : mais ce qui le provoque est l'amour de l'allié d'Allah pour Allah.
Al-Marroudhi a dit : j'ai vu un médecin chrétien sortir de chez Ahmad avec un moine : il a dit : il m'a demandé de venir avec moi voir Abou Abdallah.
Et j'introduisis un chrétien auprès d'Abou Abdallah : il lui a dit : « je désire te voir depuis des années : ta persévérance n'est utilité pour les musulmans seuls : mais pour toute la création : et il n'y a aucun de nos compagnons sans qu'il ne fût content de toi. »
Je dis donc à Abou Abdallah : j'espère qu'il sera invoqué pour toi dans tous les pays.
Il a dit : ô Abou Bakr, lorsque l'homme se connaît lui-même : à quoi lui profitent les paroles des gens ?
Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père partit à Tarsous à pied : et il accomplit deux ou trois pèlerinages à pied : et il était le plus patient des gens à la solitude : et Bichr ne pouvait pas supporter la solitude : il sortait vers l'un et vers l'autre.
Et al-'Abbas ad-Douri a dit : Ali ibn Abi Fazara nous a raconté (notre voisin) : et il a dit :
« ma mère était impotente depuis environ vingt ans : elle me dit un jour : va à Ahmad ibn Hanbal : demande-lui donc qu'il invoque pour moi.
Je vins donc : je frappai doucement sur lui tandis qu'il était dans son vestibule : il a dit : qui est celui-ci ?
Je dis : un homme : ma mère, qui est impotente, m'a demandé de te demander l'invocation.
J'entendis donc sa parole, parole d'un homme fâché : il a dit : nous sommes les plus nécessiteux que tu invoques Allah pour nous. »
Je me détournai donc m'en allant : une vieille femme sortit : elle a dit : je l'ai laissé invoquer pour elle : je vins donc à notre maison,
et je frappai à la porte : ma mère sortit sur ses deux pieds marchant.
Cet événement le transmis : deux fiables, d'al-'Abbas.
Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père priait chaque jour et nuit trois cents inclinations : lorsqu'il tomba malade de ces coups de fouet, ils l'affaiblirent : il priait donc chaque jour et nuit cent cinquante inclinations.
Et d'Abou Isma'il at-Tirmidhi, qui a dit : un homme apporta à Ahmad dix mille du profit de son commerce : il les refusa.
Et on a dit : qu'un changeur offrit à Ahmad cinq cents dinars : il ne les accepta pas.
Abdallah ibn Ahmad a dit : j'ai vu mon père prendre un cheveu du cheveu du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : le placer sur sa bouche : et l'embrasser.
Et je pense l'avoir vu le placer sur son œil : et le plonger dans l'eau et la boire : cherchant par cela la bénédiction.
Et je l'ai vu prendre l'écuelle du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : la laver dans l'amour de l'eau : puis boire en elle : et je l'ai vu boire de l'eau de Zamzam en cherchant par elle la bénédiction, et en passer ses deux mains et son visage.
Je dis : où est donc celui qui affecte de réprouver Ahmad : alors qu'il s'établit qu'Abdallah interrogea son père au sujet de celui qui touche une grenade du minbar du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, et touche la chambre prophétique : et il a dit : je ne vois aucun mal en cela.
Que nous préserve Allah, et vous, de l'opinion des Kharidjites et des innovations.
Ahmad ibn Sa'id ad-Darimi a dit : Ahmad ibn Hanbal m'écrivit : à Abou Ja'far, qu'Allah l'honore : de la part d'Ahmad ibn Hanbal.
Oubaydallah ibn Abd ar-Rahman az-Zouhri a dit : mon père nous a raconté, et il a dit :
« mon oncle Ahmad ibn Sa'd se rendit à Ahmad ibn Hanbal : et le salua : lorsqu'il le vit, il se leva debout et l'honora. »
Et al-Marroudhi a dit : Ahmad me dit :
« je n'ai jamais écrit un hadith sans avoir agi selon lui : jusqu'à ce qu'il me parvînt que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, se fit saigner : et donna à Abou Tayba un dinar : je donnai donc au saigneur un dinar lorsque je me fis saigner. »
Et d'al-Marroudhi : Abou Abdallah n'entrait pas au hammam : et il marchait dans la maison : et je réparai plus d'une fois l'étuve : et je lui achetai un cuir pour sa main, afin qu'il y mît sa main et marchât.
Et Hanbal a dit : j'ai vu Abou Abdallah, lorsqu'il voulait se lever, dire à ses familiers : quand vous voulez.
Al-Marroudhi a dit : j'ai vu Abou Abdallah laisser à un circoncis deux dirhams dans le bassin.
Et Abdallah a dit : je n'ai jamais vu mon père raconter d'autre chose qu'un livre, sinon moins de cent hadiths : et j'ai entendu mon père dire :
ach-Chafii a dit : « ô Abou Abdallah, lorsque le hadith est authentique chez vous, informez-nous afin que nous revînssions vers lui : vous êtes plus savants que nous des rapports authentiques : lorsque donc il y a un rapport authentique, informe-m'en afin que j'aille vers lui : soit Koufiote, soit Bassorien, soit Syrien. »
Je dis : il n'eut pas besoin de dire : Hijazi : car il voyait clairement le hadith
du Hedjaz : ni il ne dit : Égyptien : car un autre que les deux était plus assis au hadith d'Égypte qu'eux deux.
At-Tabarani : Moussa ibn Haroun nous a raconté : j'ai entendu Ibn Rahawayh dire :
« lorsque Ahmad partit vers Abd ar-Razzaq, sa subsistance lui fut coupée : il se loua donc lui-même à certains des chameliers jusqu'à atteindre San'a : et ses compagnons lui offrirent la solidarité : il ne prit pas. »
Abdallah ibn Ahmad a dit : Isma'il ibn Abi al-Harith m'a raconté, et il a dit :
« Ahmad passa près de nous : nous disâmes à un homme : suis-le, et regarde où il va.
Il a dit : il vint à Hannak al-Marwazi : à peine une heure passa qu'il sortit.
Je dis ensuite à Hannak : Abou Abdallah est-il venu à toi ?
Il a dit : il est mon ami : et il m'emprunta deux cents dirhams : il vint donc à moi avec eux : et je dis : je n'ai pas formé l'intention de les prendre.
Il a dit : et moi aussi je n'ai formé l'intention que de te les rendre. »
Abou Nou'aym : at-Tabarani nous a racontés : Muhammad ibn Moussa al-Barbari nous a racontés, et il a dit :
« fut porté à al-Hasan al-Jarawi son héritage d'Égypte : cent mille dinars : il vint à Ahmad avec trois mille dinars : il ne les accepta pas. »
Abou Nou'aym : al-Houssayn ibn Muhammad nous a racontés : Chakir ibn Ja'far nous a raconté : j'ai entendu Ahmad ibn Muhammad at-Toustari dire :
« ils mentionnèrent que trois jours arrivèrent à Ahmad ibn Hanbal sans qu'il y mangeât : il envoya donc vers un ami à lui : et lui emprunta de la farine : ils la préparèrent avec vitesse : il a dit : comment cela ?
Ils dirent : le four de Salih est fermé : et nous avons cuit dedans.
Il a dit : enlevez-le donc.
Et il ordonna de murer une porte entre lui et Salih. »
Je dis : parce qu'il avait pris le don du mutawakkil.
Yahya ibn Ma'in a dit : je n'ai jamais vu le pareil d'Ahmad : nous l'avons fréquenté cinquante ans : il ne s'est jamais enorgueilli auprès de nous de rien de ce qu'il y avait en lui de bien.
Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père lisait chaque jour une septaine : et il dormait une sieste
légère après l'icha : puis il se levait jusqu'au matin : priant et invoquant.
Et Salih a dit : lorsqu'un homme invoquait pour lui, mon père disait :
« le croyant ne s'est jamais fortifié que par sa fosse : les actes sont selon leurs fins. »
Et mon père a dit dans sa maladie : sortez le livre d'Abdallah ibn Idris : il a dit : lis-moi donc le hadith de al-Layth : que Tawous réprouvait les gémissements dans la maladie.
Je n'ai jamais entendu mon père gémir jusqu'à sa mort.
Et son fils Abdallah l'entendit dire : « j'ai souhaité la mort : et ceci est un ordre plus pénible pour moi que cela : celle-là était l'épreuve du fouet et de la prison, que je supportais : et celle-ci est l'épreuve du bas-monde. »
Ahmad ad-Dawraqi a dit : lorsque Ahmad ibn Hanbal revint de chez Abd ar-Razzaq : je vis sur lui, à la Mecque, des cheveux blancs : la peine et la fatigue paraissaient sur lui : je lui en parlai : il a dit : léger, en ce que nous avons tiré d'Abd ar-Razzaq.
Abdallah a dit : mon père a dit : « nous n'avons écrit d'Abd ar-Razzaq de sa mémorisation que le premier cercle : et cela parce que nous entrâmes de nuit : il nous dicta donc soixante-dix hadiths : alors qu'il avait fréquenté Ma'mar neuf ans : et il écrivait de lui tout ce qu'il disait. »
Abdallah a dit : quiconque entendit d'Abd ar-Razzaq après les deux cents : son audition est faible.
Moussa ibn Haroun a dit : Ahmad fut interrogé : où cherchons-nous les substituts ?
Il se tut donc : puis il a dit : s'il n'est pas des gens du hadith : je ne sais pas.
Al-Marroudhi a dit : lorsque Abou Abdallah mentionnait la mort : les larmes l'étouffaient.
Et il disait : « la crainte m'empêche de manger la nourriture et de boire : et lorsque je mentionne la mort : devient facile à moi toute affaire du bas-monde : ce n'est qu'une nourriture au lieu d'une nourriture, et un vêtement au lieu d'un vêtement : et ce sont des jours
rares : je ne remplacerais rien par la pauvreté : et si je trouvais le chemin, je sortirais jusqu'à n'avoir plus de mention. »
Et il a dit : « je veux être dans un ravin à la Mecque sans être reconnu : j'ai été éprouvé par la célébrité : je souhaite la mort matin et soir. »
Al-Marroudhi a dit : il fut mentionné à Ahmad qu'un homme veut sa rencontre : il a dit : « quelques-uns d'entre eux n'ont-ils pas réprouvé la rencontre, que je me pare pour lui et qu'il se pare pour moi.
Il a dit : je me suis reposé : le délivrement ne me vint que depuis que j'ai juré de ne plus raconter : plût-il que l'on nous laissât : la voie est celle sur laquelle était Bichr ibn al-Harith. »
Je lui dis donc : un tel a dit : Abou Abdallah ne s'est pas détaché des dirhams seuls.
Il a dit : il s'est détaché des gens.
Il a dit : et qui suis-je donc que je me détache des gens ? les gens veulent se détacher de moi.
Et je l'ai entendu réprouver pour l'homme le sommeil après al-'asr : il craint pour son esprit.
Et il a dit : ne prospère pas qui s'adonne à la théologie : et il n'est pas exempt de tomber dans la damnation.
Et on l'interrogea sur la lecture avec les mélodies : il a dit : ceci est une innovation que l'on n'écoute pas.
Al-Khallal a dit : je dis à Zouhayr ibn Salih : as-tu vu ton grand-père ?
Il a dit : oui : il mourut alors que j'avais dix ans : nous entrions chez lui chaque vendredi, moi et mes sœurs : et il y avait entre nous et lui une porte : et il écrivait pour chacun de nous deux grains, deux grains d'argent, sur un papier, vers un Fami qui le traitait.
Et je passais parfois près de lui tandis qu'il était assis dans le soleil : son dos découvert : y figurait clairement la trace du coup : et j'avais un frère plus jeune que moi appelé Ali : mon père voulut le circoncire : il prépara donc beaucoup de nourriture, et invita des gens.
Mon grand-père lui adressa donc : « il m'est parvenu ce que tu as fait pour cela : et tu as exagéré : commence donc par les pauvres et les faibles. »
Lorsque ce fut du lendemain, vint le saigneur : et vinrent les nôtres : vint mon grand-père jusqu'à s'asseoir près de l'enfant : et il sortit une petite bourse : il la tendit au saigneur : et il se leva : le saigneur regarda dans la bourse : et voici un seul dirham.
Et nous avions retiré beaucoup des lits : et l'enfant était sur une estrade élevée de vêtements colorés : il ne réprouva point cela.
Me parvint du Khorassan le cousin de mon grand-père : il descendit chez mon père : j'entrai donc avec lui vers mon grand-père : vint la servante avec un plat de cuir : et sur lui du pain, des herbes et du sel : et une petite cruche : elle le plaça devant nous : il y avait dans un plat du viande et beaucoup de soupe : il mangea donc avec nous : et il interrogea son cousin au sujet de ceux qui restaient de sa famille au Khorassan, pendant le repas : parfois
la persane lui échappait : mon grand-père lui parlait donc en persan : et plaçait la viande devant lui et devant.
Puis il prit un plat à côté de lui : on y plaça des dattes et des noix : et il se mit à manger et à tendre à l'homme.
Al-Maymouni a dit : souvent je demandais à Abou Abdallah une chose : il disait : à ton service : à ton service.
Et d'al-Marroudhi, qui a dit : je n'ai jamais vu le pauvre dans un cercle plus honoré que lui dans le cercle d'Ahmad : il s'inclinait vers eux : et se privait pour les gens du bas-monde : et il avait de la longanimité : et il n'était pas des jaloux : et il était très humble : le recueillement et la gravité le dominaient : lorsqu'il s'asseyait dans son cercle après al-'asr pour les fatwas : il ne parlait pas avant d'être interrogé : et lorsqu'il sortait vers sa mosquée, il ne se mettait pas en tête.
Abdallah a dit : j'ai vu mon father importuner les fourmis d'être sorties de sa maison : je vis donc les fourmies sortir ensuite : une fourmi noire : je ne les vis pas après cela.
Al-Khallal : Abdallah ibn Ahmad nous a raconté, et il a dit :
Abou Sa'id ibn Abi Hanifa le pédagogue a dit : « j'allais chez ton père : il me tendait trois dirhams, moins ou plus : et s'asseyait avec moi : et conversait : et parfois il me donnait la chose : et disait : je t'ai donné la moitié de ce que nous avons.
Je vins donc un jour : et me tardèrent l'assise, moi et lui.
Il a dit : puis il sortit, et avec lui, sous son manteau, quatre miches : il a dit : voici la moitié de ce que nous avons.
Je dis : elles me sont plus chères que quatre mille, sans toi. »
Al-Marroudhi a dit : j'ai vu Abou Abdallah : lui vint une partie de sa parenté : il lui donna deux dirhams : et lui vint un homme : il envoya donc vers l'épicier : et il lui donna un demi-dirham.
Et de Yahya ibn Hilal, qui a dit : je vins à Ahmad : il me donna quatre dirhams.
Et Haroun al-Moustamli a dit : je rencontrai Ahmad ibn Hanbal : je dis : nous n'avons rien.
Il me donna donc cinq dirhams, et a dit : nous n'avons pas d'autre qu'elles.
Al-Marroudhi a dit : j'ai vu Abou Abdallah donner en aumône à un homme sa chemise : et il a dit : parfois il faisait largesse de sa nourriture.
Et lorsqu'une affaire le préoccupait des affaires du bas-monde : il ne rompait pas son jeûne et faisait le wisal.
Et vint à lui Abou Sa'id l'aveugle : et il avait composé une qaṣida contre Ibn Abi Dawoud : il s'en plaignit donc à Abou Abdallah : il a dit : ô Abou Sa'id : nous n'avons que ce jeune mouton-ci.
On apporta donc une baudet : il a dit : je le vendis pour neuf dirhams et deux danq.
Et Abou Abdallah était d'une grande pudeur : noble de caractère : la largesse le charmait.
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou al-Fawaris, voisin de mon père Abou Abdallah, dire :
Abou Abdallah me dit : ô Muhammad : l'enfant jeta la scie dans le puits.
Je descendis donc : et je la sortis.
Il m'écrivit donc vers l'épicier : donne-lui un demi-dirham.
Je dis : cela ne vaut pas un qirat : et par Allah je ne l'ai pas pris.
Il a dit : ensuite, il m'appela : et a dit : combien as-tu de salaire ?
Je dis : trois mois.
Il a dit : tu es hors de responsabilité.
Puis Abou Bakr al-Khallal a dit : méditez donc, ô gens d'intellect et de science : trouvez-vous celui qui vous fut rapporté avoir ces caractères ? !!
Ali ibn Sahl ibn al-Moughira nous a raconté, et il a dit : nous étions chez 'Affan avec Ahmad ibn Hanbal et leurs compagnons : et 'Affan leur fit une charge de raisins secs et du faloudhaj : Ahmad se mit donc à manger de toute chose qu'ils présentèrent : hormis le faloudhaj.
Je l'interrogeai donc : il a dit : on disait : c'est ce qui fait monter la nourriture : il ne le mange donc pas.
Et dans une autre narration : il mangea une bouchée de faloudhaj.
Et d'Ibn Subh, qui a dit : j'assistai à Abou Abdallah sur de la nourriture : on apporta du riz : Abou Abdallah a dit : quelle bonne nourriture : si on la mange au début de la nourriture, elle rassasie : et si
elle est mangée à sa fin, elle est digérée.
Et il fut transmis d'Abou Abdallah l'acceptation d'une invitation non demandée.
Hamdan ibn Ali a dit : le vêtement d'Ahmad n'était pas luxueux : hormis que c'était un coton fin.
Al-Fadl ibn Ziyad a dit : j'ai vu sur Abou Abdallah, en hiver, deux chemises et un manteau coloré entre eux deux : et parfois une chemise et une fourrure lourde : et je l'ai vu avec un turban au-dessus du bonnet : et un vêtement lourd.
Et j'ai entendu Abou 'Imran al-Warkani lui dire un jour : ô Abou Abdallah : est-ce là tout ce vêtement ?
Il rit donc : puis il a dit : je suis fin dans le froid : et parfois il portait le bonnet sans turban.
Al-Fadl ibn Ziyad a dit : j'ai vu sur Abou Abdallah, en été, une chemise, un pantalon et un manteau : et il était souvent vêtu par-dessus la chemise.
Al-Khallal : nous a informé al-Maymouni :
« je n'ai jamais vu sur Abou Abdallah ni tail nor manteau : ce n'était qu'un petit izar. »
Et Abou Dawoud a dit : « je voyais les boutons d'Abou Abdallah déliés : et je voyais sur lui, des sandales et des bottines, autres que paires : je n'ai jamais vu sur lui de teint, ni rien de symétrique. »
Et Abou Dawoud a dit : j'ai vu sur Abou Abdallah deux sandales rougeâtres ayant une lanière unique.
Al-Khallal : Muhammad ibn al-Houssayn nous a raconté qu'Abou Bakr al-Marroudhi leur raconta des courtoisies d'Abou Abdallah : et il a dit :
« Abou Abdallah n'ignorait pas : et si on l'ignorait, il était longanime
et supportait : et il disait : Allah suffira.
Et il n'était ni rancunier ni jaloux : très humble : au beau caractère : constamment souriant : doux du côté : sans être brutal : et il aimait pour Allah : et haïssait pour Allah : et lorsqu'il était dans une affaire de la religion : sa colère s'en durcissait : et il supportait le mal des voisins. »
Hanbal a dit : « j'ai prié al-'asr avec Abou Abdallah : et pria avec nous un homme appelé Muhammad ibn Sa'id al-Khuttali : et il le connaissait par la sounna : Abou Abdallah s'assit donc après la prière : et je restai, moi et lui, et al-Khuttali, dans la mosquée : n'ayant avec nous personne de quatrième : il dit à Abou Abdallah : tu as interdit à Zayd ibn Khalaf de parler ?
Il a dit : les gens du front me firent écrire m'interrogeant sur son affaire : je leur écrivis donc : et les informai de sa doctrine et de ce qu'il avait innové : et leur ordonnai de ne pas s'asseoir avec lui : al-Khuttali se jeta donc sur Abou Abdallah : et a dit : par Allah, je te ramènerai certes à ta prison : et je te briserai les côtes ... : en beaucoup de paroles.
Abou Abdallah me dit donc : ne lui parle pas : et ne lui réponds pas.
Et Abou Abdallah prit ses deux sandales : et se leva : et entra : et a dit : ordonne aux domestiques de ne pas lui parler : ni de lui répondre.
Il ne cessa donc de crier : puis sortit : après cela, ce Khuttali alla donc à Chou'ayb, qui était nommé au jugement de Bagdad : et il avait entre les mains une testamentation : il l'interrogea donc dessus : puis Chou'ayb lui a dit : ô ennemi d'Allah : tu as attesté contre Ahmad hier : puis tu viens demander la testamentation : tu veux seulement par cela gagner ma faveur.
Il le regarda donc avec insistance : puis le fit lever : et il sortit ensuite vers la hisba de l'armée. »
Et al-Khallal déroula des récits sur celui qui fit don d'une chose à Ahmad : et qui le récompensa de plus que son don.
Al-Khallal a dit : Ibrahim ibn Ja'far ibn Hatim nous a raconté : Muhammad ibn al-Hasan ibn al-Jounayd m'a raconté : de Haroun ibn Soufyan al-Moustamli, qui a dit :
« je vins à Ahmad ibn Hanbal au moment où il voulut distribuer les dirhams qui lui vinrent d'al-Moutawakkil : il me donna donc
deux cents dirhams : je dis : ils ne me suffisent pas.
Il a dit : il n'y a ici pas d'autre : mais voici : je t'emploie à une chose : je te donne trois cents que tu distribues.
Il a dit : lorsque je les pris : je dis : je ne donnerai, par Allah, à personne d'elles rien : il sourit donc. »
Abdallah a dit : je n'ai jamais vu mon père entrer au hammam.
Al-Khallal : Abdallah ibn Hanbal nous a raconté : mon père m'a raconté, et il a dit :
« on dit à Abou Abdallah, lorsqu'il fut battu puis guéri : et sa main était douloureuse des sangsues : et on le frappait dessus : ils lui mentionnèrent donc le hammam : et insistèrent auprès de lui : il dit à mon père : ô Abou Youssouf : parle au maître du hammam qu'il me le réserve.
Il le fit donc : puis il s'en abstint : et a dit : je ne veux pas entrer au hammam. »
Zouhayr ibn Salih : mon père nous a raconté, et il a dit :
« j'ai entendu mon père souvent réciter la sourate de la caverne : et souvent je l'entendais dire : ô Allah, accorde le salut : accorde le salut. »
Et nous a raconté de Younous ibn Muhammad, de Hammad ibn Zayd, de Yahya ibn Sa'id ibn al-Moussayyib qu'il disait : ô Allah, accorde le salut : accorde le salut.
Abd al-Hafiz ibn Badran nous a informé : Moussa ibn Abd al-Qadir nous a informé : Sa'id ibn Ahmad nous a informé : Ali ibn Ahmad nous a informé : al-Moukhallis nous a informé : Abou al-Qasim al-Baghaoui nous a raconté :
« j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire en l'an huit et vingt et deux cents, et il venait de narrer le hadith de Ma'ouna sur l'épreuve : ô Allah, agrée-nous : ô Allah, agrée-nous. »
Et al-Marroudhi a dit : j'ai vu Abou Abdallah se lever pour son besoin vers presque la moitié de la nuit jusqu'à approcher l'aube : et je l'ai vu s'incliner entre le maghreb et l'icha.
Et Abdallah a dit : il m'arrivait d'entendre mon père à l'aube invoquer pour des gens par leurs noms : et il multipliait l'invocation et la cachait : et il priait entre les deux ichas : lorsqu'il avait prié la seconde icha : il s'inclinait des inclinations saines : puis il faisait le witr : et dormait une sieste légère : puis il se levait et priait.
Et sa lecture était douce : parfois je n'en comprenais pas une partie : et il jeûnait et s'y adonnait : puis rompait son jeûne ce qu'Allah voulait : et il ne laissait pas le jeûne du lundi et du jeudi : et les jours blancs : lorsqu'il revint de l'armée : il s'adonna au jeûne jusqu'à sa mort.
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
« j'ai accompli le pèlerinage à pied deux fois : et quatorze dirhams me suffirent jusqu'à la Mecque. »
De Muhammad ibn Yahya, serviteur d'al-Mouzani, de lui, qui a dit :
ach-Chafii a dit : « lorsque j'entrai auprès d'ar-Rachid : il a dit : le Yaman a besoin d'un gouverneur : regarde donc un homme que nous lui nommerons.
Lorsque ach-Chafii revint à son cercle : et vit Ahmad ibn Hanbal le plus exemplaire d'eux : il lui parla donc de cela : et a dit : prépare-toi jusqu'à ce que je t'introduise auprès du Commandeur des croyants.
Il a dit : je ne suis venu que pour te demander la science par allusion : et tu m'ordones d'entrer dans le jugement !
Et il le réprimanda : ach-Chafii en eut donc honte. »
Je dis : sa chaîne est obscure.
Ibn al-Jawzi a dit : il est dit que cela fut au temps d'al-Amin.
Et nous a informé Ibn Nasir : Abd al-Qadir ibn Muhammad nous a informé : al-Barmaki nous a informé : Abou Bakr Abd al-Aziz nous a informé : al-Khallal nous a informé : Muhammad ibn Abi Haroun nous a informé : al-Athram nous a raconté, et il a dit :
« j'ai été informé qu'ach-Chafii dit à Abou Abdallah : le Commandeur des croyants (il parle de Muhammad) m'a demandé que je cherche pour lui un qadi pour le Yaman : et toi tu aimes partir vers Abd ar-Razzaq : tu as donc atteint ton besoin : et tu jugeras avec équité.
Il dit donc à ach-Chafii : ô Abou Abdallah : si j'entends cela de toi une seconde fois : tu ne me verras plus chez toi. »
Je pensai donc qu'Abou Abdallah avait trente ans : ou vingt-sept.
As-Sandali : Abou Ja'far at-Tirmidhi nous a raconté : Abdallah ibn Muhammad al-Balkhi nous a informé :
que ach-Chafii était souvent auprès de Muhammad fils de Zoubayda (il parle : d'al-Amin) : et Muhammad lui mentionna un jour son souci d'un homme apte au jugement : homme de sounna.
Il a dit : tu l'as trouvé.
Il a dit : et qui est-il ?
Il mentionna donc Ahmad ibn Hanbal.
Il a dit : Ahmad le rencontra donc : et a dit : éclipse donc cela : et dispense-moi : sinon je sors de la ville.
Salih ibn Ahmad a dit : Ishaq ibn Rahawayh m'écrivit :
« l'émir Abdallah ibn Tahir me dirigea : j'entrai donc auprès de lui : ayant dans ma main le livre d'Abou Abdallah : il a dit : qu'est-ce que cela ?
Je dis : le livre d'Ahmad ibn Hanbal.
Il le prit donc : et le lut : et a dit : je l'aime,
Et j'aime Hamza ibn al-Haytham al-Bouchanji : parce que tous deux ne se mêlèrent pas de l'affaire du souverain.
Il a dit : mon père s'abstint donc de correspondre avec Ishaq.
Ibrahim ibn Abi Talib a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Sa'id ar-Ribati dire :
« j'arrivai auprès d'Ahmad ibn Hanbal : il ne cessait de ne pas lever sa tête vers moi : je dis :
ô Abou Abdallah : on écrit de moi au Khorassan : et si tu me traites de ce traitement : ils calomnieront mon hadith.
Il a dit : ô Ahmad : faudra-t-il, le jour de la Résurrection, qu'on dise : où est Abdallah ibn Tahir et ses suivants ? regarde donc où tu en seras de cela. »
Abdallah ibn Bichr at-Talqani a dit : j'ai entendu Muhammad ibn Tariq al-Baghdadi dire :
« je dis à Ahmad ibn Hanbal : je te demande un prêt de ton encrier.
Il me regarda donc : et a dit : cela n'a pas atteint ma piété, ni ta piété celle-ci : et il sourit. »
Al-Marroudhi a dit : je dis à Abou Abdallah : « on dit à la face de l'homme : tu as aimé la sounna. »
Il a dit : cela corrompt son cœur.
Al-Khallal : Muhammad ibn Moussa m'a informé, et il a dit :
« j'ai vu Abou Abdallah : un Khorassanien lui avait dit : louange à Allah qui t'ai vu.
Il a dit : assieds-toi : qu'est-ce que cela ? qui suis-je ?
Et d'un homme, qui a dit : j'ai vu la trace du chagrin sur le visage d'Abou Abdallah : alors qu'on l'avait loué : et on lui a dit : qu'Allah te récompense au nom de l'Islam en bien.
Il a dit : plutôt qu'Allah ait récompensé l'Islam de moi en bien : qui suis-je ? et qu'est-ce que je suis ? !
Al-Khallal : Ali ibn Abd as-Samad at-Tayalisi nous a informé, et il a dit :
« j'ai passé ma main sur Ahmad ibn Hanbal : tandis qu'il regardait : il se fâcha donc : et se mit à secouer sa main : et dire : de qui avez-vous pris cela ? »
Et Khattab ibn Bichr a dit : j'ai interrogé Ahmad ibn Hanbal sur une chose de piété : la préoccupation paraît
sur lui comme s'il se méprisait lui-même.
Et al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou Abdallah mentionner les caractères des pieux : et il a dit : je demande à Allah de ne pas nous détester : où sommes-nous de ceux-ci ? !!
Al-Abbar a dit : j'ai entendu un homme interroger Ahmad ibn Hanbal, qui a dit : j'ai juré d'un serment : je ne sais lequel il est ?
Il a dit : plût-il à toi, lorsque tu l'auras su, que moi je l'aie su.
Ibrahim al-Harbi a dit : Ahmad répondait à l'invitation de noces et de circoncision : et il mangeait.
Et mentionna un autre qu'Ahmad demandait parfois à être excusé de la réponse.
Et lorsqu'il voyait un vase d'argent : ou un réprouvé : il sortait.
Et il aimait le retrait et l'isolement des gens : et il rendait visite au malade : et il réprouvait la marche dans les marchés : et préférait la solitude.
Abou al-'Abbas as-Sarraj a dit : j'ai entendu Fath ibn Nouh : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
« je désire ce qui n'est pas : je désire un lieu en lequel ne serait aucun des gens. »
Et al-Maymouni a dit : Ahmad a dit : j'ai vu la retraite plus reposante pour mon cœur.
Al-Marroudhi a dit : Ahmad me dit :
« dis à Abd al-Wahhab : il éclipse ta mention : car moi-même j'ai été éprouvé par la célébrité. »
Et Muhammad ibn al-Hasan ibn Haroun a dit : j'ai vu Abou Abdallah, lorsqu'il marchait dans la route : réprouver que quelqu'un le suivît.
Je dis : la préférence du retrait : et l'humilité : et la fréquence de la crainte : sont parmi les signes de la piété et du salut.
Salih ibn Ahmad a dit : lorsqu'un homme invoquait pour lui, mon père disait : les actes sont selon leurs fins.
Et Abdallah ibn Ahmad a dit : j'ai entendu mon père dire :
« j'aimerais que j'eusse survécu à cette affaire avec juste ce qu'il faut : sans pouvoir ni dominer. »
Et d'al-Marroudhi, qui a dit : j'introduisis Ibrahim al-Housri auprès d'Abou Abdallah (et il était un homme vertueux) : il a dit : ma mère a vu pour toi un songe : qui est tel et tel : et elle mentionna le Paradis.
Il a dit : ô mon frère : Sahl ibn Salama : on informait les gens de choses pareilles : et il sortit vers l'effusion du sang : et a dit : le songe réjouit le croyant : et ne l'abuse pas.
Al-Marroudhi a dit : Abou Abdallah urina, dans la maladie de la mort, du sang : je lui montrai donc le médecin : il a dit : celui-ci est un homme dont le chagrin (ou la crainte) a disséqué l'intérieur.
Et il fut rapporté d'al-Marroudhi, qui a dit : je dis à Ahmad : comment t'es-tu éveillé ?
Il a dit : « comment s'éveille celui dont son Seigneur l'exige de l'acquittement des obligations : et son prophète l'exige de l'acquittement de la sounna : et les deux anges l'exigent de la correction de l'acte : et son âme l'exige de sa passion : et Iblis l'exige de l'obscénité : et l'ange de la mort guette la reprise de son âme : et sa famille l'exige de la subsistance ? ! »
Al-Khallal : nous a informé al-Marroudhi, et il a dit :
« je passai : et Abou Abdallah s'appuyait sur ma main : une femme vint à notre rencontre, avec à sa main un tambourin : je le pris donc : et le brisai : et je me mis à le piétiner : et Abou Abdallah était debout, tête baissée.
Il ne dit donc rien : et se répandit le fait du tambourin.
Abou Abdallah a dit : je n'ai jamais su que tu avais brisé un tambourin jusqu'à cette heure. »
Al-Maymouni a dit : le qadi Muhammad ibn Muhammad ibn Idris ach-Chafii me dit :
« Ahmad me dit : ton père est l'un des six pour lesquels j'invoque comme un charme. »
Et d'Ibrahim ibn Hani an-Naysabouri, qui a dit : « Abou Abdallah était caché du souverain chez moi ..., et il mentionne de son effort dans l'adoration une chose étonnante.
Il a dit : et je ne pouvais avec lui pas plus que lui dans l'adoration : et il rompit son jeûne un seul jour : et se fit saigner. »
Al-Khallal a dit : Muhammad ibn Ali nous a raconté : al-'Abbas ibn Abi Talib nous a raconté : j'ai entendu Ibrahim ibn Chammach, qui a dit :
« je connaissais Ahmad ibn Hanbal étant un garçon : et il faisait vivre la nuit. »
Omar ibn Muhammad ibn Raja a dit : Abdallah ibn Ahmad nous a raconté, et il a dit : « lorsqu'Abou Zur'a arriva : il logea chez mon père : et il était très en discussion avec lui : j'entendis donc mon père un jour dire : je n'ai prié aujourd'hui rien sinon l'obligation : j'ai préféré la discussion d'Abou Zur'a à mes options. »
Et d'Abdallah ibn Ahmad, qui a dit : « il y avait dans notre vestibule une échoppe : lorsque venait celui qui voulait de mon père une particularité, il l'y asseyait : et s'il ne le voulait pas : il prenait le linteau de la porte : et lui parlait.
Un jour donc, vint un homme qui me dit : dis : Abou Ibrahim le voyageur.
Il a dit : mon père a dit : salue-le : car il est parmi les meilleurs des musulmans.
Je le saluai donc : mon père lui a dit : raconte-moi, ô Abou Ibrahim.
Il a dit : je partis vers un lieu : une maladie me saisit : je dis : si je m'approchais du couvent : peut-être que les moines qui s'y trouvent me soigneraient.
Et voici un grand lion me visant : il me porta donc sur son dos jusqu'à ce qu'il me déposât près du couvent : les moines virent donc cela : ils embrassèrent tous l'Islam : et ils étaient quatre cents.
Puis il dit à mon père : raconte-moi, ô Abou Abdallah.
Il a dit : j'ai vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : il a dit : ô Ahmad : pèlerinage.
Je m'éveillai donc : et mis dans l'outre un peu de farine : et me dirigeai vers Koufa : lorsqu'une partie du jour fut écoulée : me voici à Koufa : j'entrai dans la grande mosquée : et voici un jeune homme au beau visage, de bonne odeur.
Je saluai donc : et dis le takbir : lorsque j'eus fini ma prière : je dis : reste-t-il quelqu'un qui sorte vers le pèlerinage ?
Il a dit : attends jusqu'à ce que vienne un frère de nos frères : et voici un homme dans un état semblable au mien.
Nous ne cessâmes donc de marcher : celui qui était avec moi lui dit : qu'Allah te fasse miséricorde : ménage-nous.
Le jeune homme a dit : si Ahmad ibn Hanbal est avec nous : il nous ménagera certes.
Je tombai donc dans mon cœur que c'était al-Khidr : je dis à celui qui était avec moi : veux-tu de la nourriture ? Il a dit : mange de ce que tu
connais : et je mange de ce que je connais.
Lorsque nous eûmes mangé : le jeune homme disparut : puis il revenait après que nous eûmes achevé : après trois : nous voici à la Mecque.
Ce récit est munkar.
Le qadi Abou Ya'la a dit : j'ai transmis de l'écriture d'Abou Ishaq ibn Chaqla :
Omar ibn Ali m'a informé : Ja'far ar-Razzaz nous a raconté (notre voisin) : j'ai entendu Abou Ja'far Muhammad ibn al-Mawla : j'ai entendu Abdallah ... : et il la mentionne.
Elle est peut-être du forgeronnage d'ar-Razzaz.
Ibn al-Jawzi nous a informé : Abd al-Wahhab ibn al-Moubarak nous a informé : al-Moubarak ibn Abd al-Jabbar nous a informé : Ibrahim ibn Omar al-Barmaki nous a informé : Muhammad ibn Isma'il le copiste nous a informé : Abdallah ibn Ishaq al-Baghaoui nous a raconté : Abou Ja'far Muhammad ibn Ya'qoub as-Saffar nous a raconté, et il a dit :
« nous étions chez Ahmad ibn Hanbal : je dis : invoque Allah pour nous.
Il a dit : ô Allah, Tu sais que Tu as sur nous plus de droits que ce que nous aimons : fais donc de nous ce que Tu aimes : ô Allah, nous Te demandons par la puissance par laquelle Tu dis aux cieux et à la terre : {Venez l'un et l'autre de plein gré ou de force : elles dirent : nous venons obéissantes} (sourate Fussilat, verset 11) : ô Allah, accorde-nous la réussite en Ton agrément : ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre la pauvreté, sinon vers Toi : et contre l'avilissement, sinon vers Toi. »
Ses rapporteurs sont des imams jusqu'au Saffar : et je ne le connais pas.
Et elle est munkar.
Omar ibn al-Qawwas nous a informé, d'al-Kindi : al-Karoukhi nous a informé : le cheikh de l'Islam al-Ansari nous a informé : Abou Ya'qoub nous a informé : Zahir ibn Ahmad nous a informé : Ali ibn Abdallah ibn Mouchachchir nous a raconté : j'ai entendu ar-Ramadi : j'ai entendu Abd ar-Razzaq (et il mentionne Ahmad : son œil versa des larmes) : et il a dit :
« il arriva : et il m'est parvenu que sa subsistance s'épuisa : je pris donc dix dinars : et les lui présentai : il sourit : et a dit : ô Abou Bakr : si j'avais accepté des gens quelque chose : je l'aurais accepté de toi : et il n'accepta pas de moi quoi que ce fût. »
Al-Khallal : Abou Ghalib Ali ibn Ahmad m'a informé : Salih ibn Ahmad m'a raconté,
et il a dit : Husn vint à moi : elle a dit : un homme est venu avec un sac contenant des fruits secs : et un livre.
Je me levai donc : et je lus le livre : et voici dans lui : ô Abou Abdallah : je t'ai envoyé une marchandise à Samarcand : et j'ai gagné : j'ai donc envoyé vers toi pour cela quatre mille : et des fruits : que j'ai glanés de mon verger : dont j'ai hérité de mon père.
Il a dit : je rassemblai donc les enfants : et nous entrâmes : et je pleurai : et je dis : ô mon père : que te réjouit-il du manger de la zakat ?
Puis il découvrit la tête des enfants : et je pleurai.
Il a dit : d'où as-tu su ? laisse jusqu'à ce que je me fusse consulté auprès d'Allah cette nuit.
Il a dit : lorsque ce fut du lendemain : il a dit : je me suis consulté auprès d'Allah : il m'est donc résolu de ne point les prendre.
Et il ouvrit le sac : et le distribua aux enfants : et il avait chez lui un vêtement de laine frangée : il envoya donc vers l'homme avec lui : et rendit la richesse.
Abdallah ibn Ahmad : j'ai entendu Fouran dire :
« Abou Abdallah tomba malade : les gens lui rendirent visite (il parle : avant les deux cents) : et Ali ibn al-Ja'd lui rendit visite : il laissa auprès de sa tête une bourse : je l'interrogeai donc dessus : il a dit :
je ne l'ai pas vu : va donc : et rends-la à lui. »
Abou Bakr ibn Chadhan : nous a raconté Abou Isa Ahmad ibn Ya'qoub : Fatima bint Ahmad ibn Hanbal m'a raconté, et elle a dit :
« l'incendie survint dans la maison de mon frère Salih : et il s'était marié à une jeune fille : on lui porta un équipage valant environ quatre mille dinars : le feu le consomma : Salih se mit donc à dire : rien ne m'a affligé de ce qui est parti hormis un vêtement à mon père dans lequel il priait : je le cherche en bénédiction : et j'y prie.
Elle a dit : l'incendie s'éteignit donc : et ils entrèrent : et ils trouvèrent le vêtement sur un lit : le feu avait consommé ce qui l'entourait : et il était sain. »
Ibn al-Jawzi a dit : il m'est parvenu du qadi des qadis Ali ibn al-Houssayn az-Zaynabi :
qu'il rapporta que l'incendie survint dans leur demeure : et brûla ce qui y était hormis un livre dans lequel était une chose de la main de l'imam Ahmad.
Il a dit : et lorsque survint la noyade à Bagdad en l'an 554 : et se noyèrent
mes livres : il me resta un volume dans lequel sont deux feuilles de la main de l'imam.
Je dis : et de même il fut largement transmis : et s'établit que la noyade survenue après sept cent vingt à Bagdad, s'arrêta en face du cimetière du cimetière d'Ahmad : et que l'eau entra dans le vestibule à la hauteur d'une coudée : et s'arrêta par la puissance d'Allah : et demeurèrent les murailles autour de la tombe de l'imam avec leur poussière : et cela fut un signe.
Abou Talib : al-Marroudhi nous a raconté : j'ai entendu Moujahid ibn Moussa dire :
« j'ai vu Ahmad alors qu'il était jeune : et sur son visage pas de force : et il est mentionné. »
Et rapporta Harami ibn Younous, d'après son père : j'ai vu Ahmad aux jours de Houchaym : et il avait un rang.
Ahmad ibn Sa'id ar-Ribati a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
« nous avons pris cette science avec l'humiliation : nous ne la rendons donc qu'avec l'humiliation. »
Muhammad ibn Salih ibn Hani : Ahmad ibn Chihab al-Isfarayini nous a raconté :
« j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal : et on l'interrogea : de qui écrivons-nous sur notre chemin ? il a dit :
tiens-vous à Hennad, et à Soufyan ibn Waki', et à Makki ibn Abi 'Omar : et méfiez-vous d'écrire (il parle : de l'un des compagnons des passions, peu ou beaucoup) : tenez-vous aux gens des traditions et des sounans. »
Abdallah ibn Ahmad : al-Fath ibn Chakhraf m'écrivit qu'il entendit Moussa ibn Hizam at-Tirmidhi dire :
« j'allais chez Abou Soulayman al-Jawzajani dans les livres de Muhammad : Ahmad ibn Hanbal vint à ma rencontre : il a dit : vers où ?
Je dis : vers Abou Soulayman.
Il a dit : l'étonnement de vous ! vous avez laissé au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : Yazid, de Houmayd, d'Anas : et vous vous êtes tournés vers trois jusqu'à Abou Hanifa, qu'Allah lui fasse miséricorde : Abou Soulayman : de Muhammad : d'Abou Youssouf : de lui !
Il a dit : je descendis donc vers Yazid ibn Haroun. »
Ibn 'Adi : nous a informé Abd al-Malik ibn Muhammad : Salih ibn Ahmad nous a raconté :
j'ai entendu mon père dire :
« par Allah, j'ai donné l'effort extrême de moi-même : et j'aimerais que je me sauvasse avec juste ce qu'il faut. »
Al-Hakim : nous a raconté le hafiz Abou Ali : j'ai entendu Muhammad ibn al-Moussayyib : j'ai entendu Zakariyya ibn Yahya l'aveugle dire :
« je dis à Ahmad ibn Hanbal : combien suffit à l'homme de hadith jusqu'à ce qu'il fût mufti ? cent mille lui suffisent-elles ?
Il a dit : non.
... jusqu'à ce qu'il ait dit : cinq cent mille hadiths lui suffisent-ils ?
Il a dit : j'espère. »
Amr ibn Hakkam a dit : Chou'ba nous a raconté, de Qatada, d''Ikrima, d'Ibn Abbas :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : que ne retienne pas à l'un de vous (la crainte des gens) qu'il parle d'un droit qu'il connaît.
'Amr en fut unique : et il n'est pas une preuve.
Et Soulayman, fils de la fille de Chourahbil, a dit : Isa ibn Younous nous a raconté, de Soulayman
at-Taymi, d'Abou an-Nadr, d'Abou Sa'id :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : que ne retienne pas à l'un de vous la vénération des gens qu'il dise le droit lorsqu'il le voit ou l'entend.
Gharib, singulier.
Et Hammad ibn Salama, et Mou'alla ibn Ziyad (et voici sa formulation) : d'Abou Ghalib, d'Abou Oumama :
que le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : le plus aimé du jihad à Allah est une parole de droit dite à un souverain injuste.
Ishaq ibn Moussa al-Khatmi : Abou Bakr ibn Abd ar-Rahman nous a raconté : Ya'qoub ibn Muhammad ibn Abd ar-Rahman le lecteur nous a raconté, d'après son père, de son grand-père :
qu'Omar écrivit à Mou'awiya : ensuite : tiens-toi au droit : le droit te placera aux stations des gens du droit : un jour où l'on ne jugera que par le droit.
Et par une chaîne épuisée, d'Abou Dhar : le droit a refusé de lui laisser un ami.
La fissure par le droit est grande : elle a besoin de force et de sincérité : le sincère sans force est impuissant de s'y tenir : et le fort sans sincérité est abandonné : quiconque donc s'y tient avec les deux complet est un véridique : et celui qui faiblit, rien n'est moindre que la douleur et le désaveu par le cœur : derrière cela n'est pas la foi : il n'y a de force que par Allah.
Soufyan ath-Thawri : de al-Hasan ibn 'Amr, de Muhammad ibn Mouslim, mawla de Hakim ibn Hizam, d'Abdallah ibn 'Amr, qui a dit :
le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : lorsque vous verrez ma communauté craindre que l'injuste ne lui dise : tu es injuste : on leur a fait ses adieux.
Ainsi le rapporta : un groupe, de Soufyan.
Et an-Nadr ibn Isma'il le rapporta, de al-Hasan : il a dit : de Moujahid, d'Abdallah ibn 'Amr : élevé.
Et Sayf ibn Haroun le rapporta, de al-Hasan : il a dit :
d'Abou az-Zoubayr : j'ai entendu Abdallah ibn 'Amr : élevé.
Soufyan ath-Thawri : de Zoubayd, de 'Amr ibn Mourra, d'Abou al-Bakhtari,
d'Abou Sa'id, qui a dit :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : que nul d'entre vous ne méprise sa propre âme, en voyant un ordre d'Allah en quoi il y a de quoi parler : sans en parler : et qu'on lui dise : qu'est-ce qui t'a empêché ?
Et qu'il dise : la crainte des gens.
Et qu'Il dise : c'est Moi donc que tu aurais dû craindre.
Le rapportèrent : al-Firyabi, et Abou Nou'aym, et Khallad, de lui.
Hammad ibn Zayd : d'Ayyoub, d'Abou Qilaba, d'Abou Asma, de Thawban, qui a dit :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : « ce que je crains le plus pour ma communauté : ce sont les imams égarants : et lorsque l'épée est posée sur eux, elle ne leur est pas levée jusqu'au jour de la Résurrection : et ne cessera pas de la communauté une troupe sur le droit, apparents : ne leur nuit pas celui qui les contredit, ni ne les abandonne, jusqu'à ce que vienne l'ordre d'Allah. »
Al-Houssayn ibn Moussa : al-Houssayn ibn al-Fadl al-Bajali nous a raconté : Abd al-Aziz ibn Yahya le Mecquois nous a raconté : Soulaym ibn Mouslim nous a raconté : d'Ibn Jurayj, de
'Ata, d'Ibn Abbas, qui a dit :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : « Allah a, à l'établissement de toute innovation complotant contre l'Islam, un allié qui défend Sa religion » ..., le hadith.
Ceci est forgé : Ibn Jurayj ne l'a jamais rapporté.
Les gens étaient une communauté unique : et leur religion subsistait sous le califat d'Abou Bakr et d'Omar.
Lorsqu'on fit mourir en martyr le fermoir de la porte de l'épreuve : Omar, qu'Allah l'agrée : et que la porte se brisa : surgirent les têtes du mal sur le martyr Outhman jusqu'à ce qu'il fût immolé avec patience : et la parole se dispersa : et survint la bataille du Chameau : puis celle de Siffin.
Les Kharidjites donc apparurent : et déclarèrent mécréants les chefs des compagnons : puis apparurent les Rafidites et les Nawasib.
Et à la fin du temps des compagnons apparurent les Qadarites : puis apparurent les Mou'tazilites à Bassora : et les Jahmites et les Anthropomorphites au Khorassan, au milieu de l'époque des Taba'ites, avec la présence de la sounna et de ses gens jusqu'à après les deux cents : parut donc al-Ma'moun le calife (et il était intelligent théologien, ayant un regard dans le rationnel) : il réquisitionna donc les livres des anciens : et fit arabiser la sagesse de la Grèce : et en cela il s'éleva et s'assit : et complota et forgea : et la Jahmiyya et la Mou'tazila levèrent leurs têtes : et même les chiites : car il en était ainsi.
Et l'affaire aboutit à ce qu'il chargea la communauté de la parole selon laquelle le Coran est créé : et éprouva les savants : et nul délai ne fut donné.
Et mourut en son année : et laissa après lui mal et épreuve dans la religion : la communauté ne cessa pas d'être sur le fait que le Coran sublime est la parole d'Allah, le Très-Haut, et Sa révélation et Sa descente : ils ne connaissaient rien d'autre : jusqu'à ce que leur surgît la parole qu'il est la parole d'Allah : créée : établie : et qu'il n'est attribué à Allah, le Très-Haut, qu'avec une attribution de glorification : comme la maison d'Allah : et la chamelle d'Allah.
Les savants réprouvèrent donc cela.
Et la Jahmiyya ne se montrait pas sous l'État d'al-Mahdi, d'ar-Rachid et d'al-Amin : lorsque al-Ma'moun gouverna : il en était : et il fit paraître l'opinion.
Rapporta Ahmad ibn Ibrahim ad-Dawraqi, de Muhammad ibn Nouh :
que ar-Rachid a dit : il m'est parvenu que Bichr ibn Ghiyath al-Marisi dit : le Coran est créé : à Allah donc ma dette
si je triomphe de lui : je le tuerai certes.
Ad-Dawraqi a dit : il se cachait aux jours d'ar-Rachid : lorsque ar-Rachid mourut : il parut : et appela à l'égarement.
Je dis : puis al-Ma'moun médita dans la théologie : et débattit : et resta suspensif dans l'appel à son innovation.
Abou al-Faraj ibn al-Jawzi a dit : le fréquentaient des gens de la Mou'tazila : ils embellirent donc à lui la parole sur la création du Coran : et il hésitait : et respectait les restes des anciens : puis son dessein se renforça : et il éprouva les gens.
Al-Moussallam ibn Muhammad nous a informé dans son livre : nous a informé Abou al-Yumn al-Kindi : nous a informé Abou Mansour ach-Chaybani : nous a informé Abou Bakr al-Khatib : nous a informé Abou Bakr al-Hiri : nous a informé Abou al-'Abbas al-Asamm : nous a informé Yahya ibn Abi Talib : me raconta al-Hasan ibn Chadhan al-Wasiti : Ibn 'Ar'ara m'a raconté : Ibn Aktham m'a raconté, et il a dit :
al-Ma'moun nous a dit : n'eût été la place de Yazid ibn Haroun : j'aurais fait paraître que le Coran est créé.
L'un de ses familiers dit : ô Commandeur des croyants : et qui est Yazid pour qu'on le craigne ?
Il a dit : malheur à toi ! je crains que, si je le fais paraître, il ne me réfute : les gens divergent : et il y ait épreuve : et moi je réprouve l'épreuve.
L'homme a dit : c'est moi donc qui t'en informe de lui.
Il lui a dit : oui.
Il partit donc à Wasit : et vint à Yazid : et a dit : ô Abou Khalid : le Commandeur des croyants te transmet le salam : et te dit : je veux faire paraître la création du Coran.
Il a dit : tu as menti contre le Commandeur des croyants : le Commandeur des croyants ne charge pas les gens de ce qu'ils ne connaissent pas : si tu es véridique : assieds-toi donc : lorsque les gens se seront rassemblés dans le cercle : parle.
Il a dit : lorsque ce fut du lendemain : ils se rassemblèrent : il se leva donc : et dit selon son opinion.
Yazid a dit : tu as menti contre le Commandeur des croyants : il ne charge pas les gens de ce qu'ils ne connaissent pas : ni de quoi n'a jamais parlé personne.
Il a dit : il vint donc : et a dit : ô Commandeur des croyants : tu étais le plus savant : et il lui déroula.
Il a dit : malheur à toi : il joue de toi !!
Salih ibn Ahmad a dit : j'ai entendu mon père dire :
« lorsque nous entrâmes auprès d'Ishaq ibn Ibrahim pour l'épreuve : il lut sur nous le livre de celui qui partit à Tarsous (il parle : d'al-Ma'moun) : et il figurait parmi ce qui fut lu sur nous : {Nulle chose n'est comme Lui} (sourate ach-Choura, verset 11) : {Et Il est le créateur de toute chose} (sourate al-An'am, verset 102).
Je dis : {Et Il est l'Audient, le Voient}.
Salih a dit : le peuple fut donc éprouvé : et l'on dirigea vers quiconque s'abstenait la prison : le peuple répondit donc tous, hormis quatre : mon père, Muhammad ibn Nouh, al-Qawariri, et al-Hasan ibn Hammad le marchand de tapis.
Puis ces deux-ci répondirent : et demeurèrent mon père et Muhammad dans la prison des jours : puis vint une lettre de Tarsous ordonnant leur transport enchaînés, compañeros.
At-Tabarani : Abdallah ibn Ahmad nous a raconté : Abou Ma'mar al-Qati'i m'a raconté, et il a dit :
« lorsqu'on nous amena à la maison du souverain, aux jours de l'épreuve : et Ahmad ibn Hanbal avait été amené : lorsqu'il vit les gens répondre : et il était un homme doux : ses deux joues donc se gonflèrent : et ses yeux rougirent : et cette douceur s'en alla.
Je dis : il s'est donc fâché pour Allah : je dis : réjouis-toi : Ibn Foudayl nous a raconté, de al-Walid ibn Abdallah ibn Joumay', d'Abou Salama, qui a dit :
il était des compagnons du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, celui qui, lorsqu'on voulait de lui quelque chose de l'affaire de sa religion : tu voyais les veines de ses deux yeux tourner sur sa tête, comme un fou. »
Omar ibn al-Qawwas nous a informé : d'al-Kindi : al-Karoukhi nous a informé : le cheikh de l'Islam nous a informé : Abou Ya'qoub nous a informé : al-Houssayn ibn Muhammad le marchand de cuir nous a raconté : j'ai entendu Ibn Abi Usama dire :
« il nous fut rapporté qu'on dit à Ahmad, aux jours de l'épreuve : ô Abou Abdallah : ne vois-tu donc pas le droit : comment le faux l'a emporté sur lui ?
Il a dit : non : l'emportement du faux sur le droit est que les cœurs migrent du chemin droit vers l'égarement : et nos cœurs demeurent attachés au droit. »
Al-Asamm : al-'Abbas ad-Douri nous a raconté : j'ai entendu Abou Ja'far al-Anbari dire :
« lorsqu'Ahmad fut porté vers al-Ma'moun : je fus informé : je traversai donc l'Euphrate : et le voici assis dans le caravansérail : je le saluai : il a dit : ô Abou Ja'far : tu t'es donné de la peine.
Je dis : ô toi : tu es aujourd'hui un chef : et les gens prennent modèle sur toi : et par Allah : si tu réponds à la création du Coran : une création répondra certes : et si tu ne réponds pas : un grand nombre des gens s'en abstiendra certes : et avec cela : si l'homme ne te tue pas : tu mourras : la mort est inévitable : crains donc Allah : et ne réponds pas.
Ahmad se mit donc à pleurer : et dire : comme Allah a voulu.
Puis il a dit : ô Abou Ja'far : renouvelle-le sur moi.
Je le renouvelai donc sur lui : et il disait : comme Allah a voulu. »
Ahmad ibn Muhammad ibn Isma'il al-Adami a dit : al-Fadl ibn Ziyad nous a raconté : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
« le premier jour où Ishaq m'éprouva fut lorsqu'il sortit de chez lui : et cela en joumada al-akhira, en l'an huit et dix et deux cents : il s'assit donc dans sa mosquée : et un groupe lui dit : informe-nous de qui a répondu.
Il lui parut donc pesant : et ils lui parlèrent également.
Il a dit : nul de nos compagnons ne répondit (et louange à Allah).
Puis il mentionne qui répondit : et qui leur prêta le serment sur la plus grande partie de ce qu'ils voulaient : et il a dit : il est établi, innové.
Et il les éprouva fois après fois : et m'éprouva deux fois deux fois : et il me dit : que dis-tu du Coran ?
Je dis : la parole d'Allah, non créée.
Il me fit donc rester debout : et m'asseoir dans un coin : puis les interrogea : puis me renvoya une seconde fois : et m'interrogea : et m'engagea dans la ressemblance.
Je dis : {Nulle chose n'est comme Lui : et Il est l'Audient, le Voient} (sourate ach-Choura, verset 11).
Il me dit : et qu'est-ce que l'Audient le Voient ?
Je dis : ainsi dit le Très-Haut.
Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji a dit : ils ne cessaient de discuter avec Abou Abdallah de la complaisance dans la taqiyya : et ce qui y fut rapporté.
Il a dit : que ferez-vous donc du hadith de Khabbab : « ceux qui furent avant vous : l'un d'eux fut scié par la scie : cela ne le détourna point de sa religion » ?
Et loin de nous en être !
Et il a dit : « je ne me soucie pas de la prison : elle n'est que ma demeure : une seule : ni d'être tué par l'épée : je ne crains que l'épreuve du fouet. »
Quelqu'un des gens de la prison l'entendit donc : il a dit : ne t'en soucie pas, ô Abou Abdallah : ce ne sont que deux coups de fouet : puis tu ne sais où tombe le reste : et il fut comme dévoilé de lui.
Il a dit : et me raconta celui en qui j'ai confiance, de Muhammad ibn Ibrahim ibn Mouss'ab : qui était ce jour-là chef de la police d'al-Moutasim en délégation de son frère Ishaq ibn Ibrahim : il a dit :
« je n'ai jamais vu qui n'eût jamais traité avec le souverain : ni fréquenté les rois : plus ferme de cœur ce jour-là qu'Ahmad : nous ne sommes à ses yeux que des mouches. »
Et me raconta certains de nos compagnons, d'Abou Abd ar-Rahman ach-Chafii : ou c'est lui qui me raconta :
qu'ils l'envoyèrent vers Ahmad dans sa prison : pour lui parler du sens de la taqiyya : peut-être répondrait-il.
Il a dit : je me rendis donc vers lui pour lui parler : jusqu'à ce que j'eusse beaucoup insisté : et qu'il ne me répondît pas.
Puis il me dit : quelle est ta parole aujourd'hui sur les deux prosternations de l'oubli ?
Et ils ne l'envoyèrent à Ahmad que pour la familiarité qui était entre lui et Ahmad, aux jours où ils suivaient ach-Chafii.
Car Abou Abd ar-Rahman était ce jour-là de ceux qui s'adonnaient et portaient la laine : et il était le plus mémorisant des compagnons d'ach-Chafii du hadith, avant qu'il ne s'enfonçât dans ses doctrines blâmables.
Abou Abdallah ne rapporta plus après ce que je t'ai informé qu'il m'avait raconté, au début du califat d'al-Wathiq : puis l'interrompit jusqu'à sa mort : hormis ce qui fut au temps d'al-Moutawakkil.
Salih ibn Ahmad a dit : mon père et Muhammad ibn Nouh furent portés de Bagdad enchaînés : nous partîmes donc avec eux deux vers al-Anbar.
Abou Bakr al-Ahwal interrogea donc mon père : ô Abou Abdallah : si l'on te présentait à l'épée : répondrais-tu ?
Il a dit : non.
Puis ils furent emmenés : et j'entendis mon père dire : « nous arrivâmes à ar-Rahba : et nous en partîmes au milieu de la nuit : un homme nous apparut : il a dit : lequel d'entre vous est Ahmad ibn Hanbal ?
On lui dit : celui-ci.
Il dit au chamelier : à ta longe.
Puis il a dit : ô toi : rien ne t'empêche d'être tué ici : et d'entrer au Paradis ?
Puis il a dit : je te confie à Allah : et il s'en alla.
Je m'enquis donc de lui : on me dit : celui-ci est un homme des Arabes, de Rabi'a : il fait du charbon dans le désert : appelé Jabir ibn 'Amir : mentionné en bien. »
Ahmad ibn Abi al-Hawari : Ibrahim ibn Abdallah nous a raconté, et il a dit :
Ahmad ibn Hanbal a dit : « je n'ai jamais entendu parole, depuis que je fus jeté dans cette affaire : plus forte que la parole d'un Bédouin qui me la dite dans l'espace d'un col.
Il a dit : ô Ahmad : si le droit te tue : tu meurs martyr : et si tu vis : tu vis loué.
Et il fortifia mon cœur. »
Salih ibn Ahmad a dit : mon père a dit :
« lorsque nous arrivâmes à Adhana : et nous en partîmes au milieu de la nuit : et l'on nous ouvrit sa porte : voici un homme déjà entré : il a dit : la bonne nouvelle ! l'homme est mort (il parle : d'al-Ma'moun).
Mon père a dit : et j'invoquais Allah de ne pas le voir. »
Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
« j'ai clairement connu la réponse dans deux invocations : j'ai invoqué Allah qu'Il ne réunit pas entre moi et al-Ma'moun :
et je L'ai invoqué de ne pas voir al-Moutawakkil. »
Et je ne vis jamais al-Ma'moun : il mourut à al-Badhandoun : je dis : et c'est le fleuve des Byzantins.
Et Ahmad demeura détenu à ar-Raqqa jusqu'à ce qu'on prêtât serment d'allégeance à al-Moutasim à la suite de la mort de son frère : Ahmad fut donc renvoyé à Bagdad.
Quant à al-Moutawakkil : il promit en mentionnant l'imam Ahmad : et chercha la rencontre avec lui : lorsqu'Ahmad vint donc à la maison du califat à Samarra pour instruire le fils d'al-Moutawakkil et le bénir : al-Moutawakkil s'assit pour lui dans un portique : jusqu'à ce que lui et sa mère le regardassent d'ici : et Ahmad ne le vit pas.
Salih a dit : lorsque mon père et Muhammad ibn Nouh partirent vers Tarsous : ils furent renvoyés dans leurs chaînes.
Lorsqu'il arriva à ar-Raqqa : il furent portés dans un navire : lorsqu'ils atteignirent 'Ana : Muhammad mourut : sa chaîne fut ouverte : et mon père pria sur lui.
Et Hanbal a dit : Abou Abdallah a dit : je n'ai jamais vu quiconque, dans la jeunesse de son âge et la mesure de sa science, fût plus fermement établi dans l'ordre d'Allah que Muhammad ibn Nouh : j'espère qu'il fut scellé en bien.
Il me dit un jour : ô Abou Abdallah : Allah : Allah : tu n'es pas comme moi : tu es un homme dont on prend modèle.
La création a tendu leurs cous vers toi : pour ce qui sera de toi : crains donc Allah : et sois ferme dans l'ordre d'Allah : ou du genre.
Il mourut donc : et je priai sur lui : et je l'enterrai.
Je pense qu'il a dit : à 'Ana.
Salih a dit : mon père vint donc à Bagdad enchaîné : il demeura à al-Yasiriyya des jours :
puis il fut détenu dans une maison louée près de la maison d''Oumara : puis il fut transféré à la prison de la police dans la rue des Mossouliotes.
Il a dit : je priais avec les gens de la prison : tandis que j'étais enchaîné.
Lorsque ce fut en ramadan de l'an dix-neuf (je dis : et cela quatorze mois après la mort d'al-Ma'moun) : je fus transféré à la maison d'Ishaq ibn Ibrahim (il parle : du lieutenant de Bagdad).
Quant à Hanbal : il a dit : Abou Abdallah fut détenu dans la maison d''Oumara à Bagdad : dans l'écurie de l'émir Muhammad ibn Ibrahim, frère d'Ishaq ibn Ibrahim : et il était dans une prison étroite : et il tomba malade en ramadan.
Puis il fut transféré peu après à la prison de la police : et il demeura dans la prison environ trente mois.
Et nous venions à lui : et il me lut le livre « de l'irja » et autre : dans la prison : et je le vis prier avec eux dans les chaînes : il sortait son pied de l'anneau de la chaîne à l'heure de la prière et du sommeil.
Salih ibn Ahmad a dit : mon père a dit : chaque jour on dirigeait vers moi deux hommes : l'un appelé Ahmad ibn Ahmad ibn Rabaah : et l'autre Abou Chou'ayb le saigneur : ils ne cessaient de débattre avec moi : lorsqu'ils se levaient : on appelait une chaîne : et il fut ajouté à mes chaînes : et il devint dans mes deux jambes quatre chaînes.
Lorsque ce fut le troisième jour : il entra auprès de moi : et me disputa : je lui dis :
que dis-tu de la science d'Allah ?
Il a dit : créée.
Je dis : tu as mécru par Allah.
Le messager qui venait de la part d'Ishaq ibn Ibrahim a dit : celui-ci est le messager du Commandeur des croyants.
Je dis : celui-ci a mécru.
Lorsque ce fut la quatrième nuit : il dirigea (il parle : al-Moutasim) Bouga al-Kabir vers Ishaq : et lui ordonna mon transport vers lui : je fus donc introduit auprès d'Ishaq : il a dit :
ô Ahmad : c'est bien, par Allah, ta propre âme : il ne te tuera pas par l'épée : il a juré (si tu ne lui réponds pas) de te frapper coup sur coup : et de te tuer dans un endroit où l'on ne voit ni soleil ni lune : Allah, le Très-Haut, n'a-t-Il pas dit : {Nous
en avons fait un Coran arabe} (sourate az-Zoukhrouf, verset 3) : serait-il établi autre que créé ?
Je dis : le Très-Haut a dit : {Il les rendit comme des balles de paille mangées} (sourate al-Fil, verset 5) : les a-t-Il donc créés ?
Il a dit : il se tut.
Lorsque nous arrivâmes au lieu connu de la porte du verger : je sortis : et on apporta une monture : et je montai avec les chaînes : n'ayant personne avec moi qui me tînt : et je faillis plus d'une fois tomber sur mon visage, pour la lourdeur des chaînes.
On me porta donc à la maison d'al-Moutasim : je fus introduit dans une chambre : puis introduit dans une maison : et la porte fut fermée sur moi au milieu de la nuit, sans lampe.
Je voulus donc faire mes ablutions : j'étendis ma main : et me voici avec un récipient contenant de l'eau : et un bassin posé : je f donc mes ablutions : et je priai.
Lorsque ce fut du lendemain : je sortis ma barre : et je serrai avec elle les chaînes que je portais : et je retroussai mon pantalon.
Le messager d'al-Moutasim vint donc : et a dit : réponds.
Il prit ma main : et m'introduisit auprès de lui : et la barre dans ma main : je portais avec elle les chaînes : et le voici assis : et Ahmad ibn Abi Dawoud présent : et il avait rassemblé beaucoup de gens de ses compagnons.
Al-Moutasim me dit : rapprochez-le : rapprochez-le.
Il ne cessa de me rapprocher jusqu'à ce que je fusse proche de lui : puis il a dit : assieds-toi.
Je m'assis donc : et les chaînes m'avaient alourdi : je demeurai peu : puis
je dis : suis-je permis de parler ?
Il a dit : parle.
Je dis : vers ce vers quoi Allah et Son messager ont appelé ?
Il se tut donc un instant : puis a dit : vers l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah.
Je dis : j'atteste donc qu'il n'y a de divinité qu'Allah.
Puis je dis : ton grand-père Ibn Abbas dit :
lorsque la délégation de Abd al-Qays arriva au Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : ils l'interrogèrent sur la foi : il a dit : savez-vous ce qu'est la foi ?
Ils dirent : Allah
et Son messager savent mieux.
Il a dit : « l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah, et que Muhammad est le Messager d'Allah : l'établissement de la prière : le don de la zakat : et que vous donniez le cinquième du butin. »
Mon père a dit : il dit (il parle : al-Moutasim) : si je ne t'avais trouvé entre les mains de celui qui fut avant moi : je ne t'aurais pas présenté cela.
Puis il a dit : ô Abd ar-Rahman ibn Ishaq : ne t'ai-je pas ordonné de lever l'épreuve ?
Je dis : Allah est plus grand ! il y a en cela un délivrement pour les musulmans.
Puis il leur a dit : examinez-le : et parlez-lui : ô Abd ar-Rahman : parle-lui.
Il a dit : que dis-tu du Coran ?
Je dis : que dis-tu toi de la science d'Allah ?
Il se tut : et certains d'eux me dirent : Allah, le Très-Haut, n'a-t-Il pas dit : {Allah est le créateur de toute chose} (sourate ar-Ra'd, verset 16) : et le Coran n'est-il pas une chose ?
Je dis : Allah a dit : {détruisant toute chose} (sourate al-Ahqaf, verset 25) : a-t-Elle donc tout détruit hormis ce qu'Allah a voulu ?
Certains d'eux dirent : {d'un rappel nouveau venant d'auprès de leur Seigneur} (sourate al-Anbiya, verset 2) : serait-il nouveau sinon créé ?
Je dis : Allah a dit : {Sad : par le Coran contenant le rappel} (sourate Sad, verset 1) : le rappel est donc le Coran : et celle-ci n'y a ni alif ni lam.
Et certains mentionnèrent le hadith d'Imran ibn Houssayn : Allah a créé le rappel,
Je dis : cela est une erreur : plus d'un nous a raconté : Allah a inscrit le rappel.
Et ils argumentèrent par le hadith
d'Ibn Mas'oud : Allah n'a créé ni Jardin ni Feu ni ciel ni terre plus grand que le verset du Trône.
Je dis : la création ne porte que sur le Jardin et le Feu et le ciel et la terre : et elle ne porte pas sur le Coran.
Certains d'eux dirent : le hadith de Khabbab : « ô malheureuse : rapproche-toi d'Allah autant que tu peux : car tu ne te rapprocheras de Lui par rien de plus cher à Lui que Sa parole. »
Je dis : ainsi est-il.
Salih a dit : et Ibn Abi Dawoud se mit à regarder mon père comme un fâché.
Mon père a dit : celui-ci parlait : et je lui répondais : et celui-là parlait : et je lui répondais : lorsque l'homme s'interrompait d'eux : Ibn Abi Dawoud intervenait : et disait :
ô Commandeur des croyants : celui-ci est, par Allah, égaré égarant innovateur !
Et il disait : parlez-lui : examinez-le.
Celui-ci me parlait donc : et je lui répondais : et celui-là me parlait : et je lui répondais : lorsqu'ils s'interrompaient : al-Moutasim disait : malheur à toi, ô Ahmad ! que dis-tu ?
Je dis donc : ô Commandeur des croyants : donnez-moi une chose du livre d'Allah
ou de la sounna du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : afin que je dise par elle.
Ahmad ibn Abi Dawoud dit donc : tu ne dis que ce qui est dans le Livre ou la sounna ?
Je lui dis : tu as interprété une interprétation : et tu es le plus savant : et je n'ai pas interprété en quoi l'on est détenu : ni en quoi l'on est enchaîné.
Hanbal a dit : Abou Abdallah a dit : ils ont argumenté contre moi avec une chose que mon cœur ne peut soutenir : ni ma langue prononcer en la rapportant.
Ils réprouvèrent les traditions : et je ne les aurais jamais crus capables de cela jusqu'à ce que je l'eusse entendu : et ils se mirent à cajoler : l'adversaire disait tel et tel : et j'argumentai donc contre eux par le Coran : par Sa parole : {ô mon père : pourquoi adores-tu ce qui n'entend ni ne voit} (sourate Maryam, verset 42) : ceci est-il donc réprouvé à vos yeux ?
Ils dirent : il a fait la ressemblance : ô Commandeur des croyants : il a fait la ressemblance.
Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji a dit : certains de nos compagnons m'ont raconté :
qu'Ahmad ibn Abi Dawoud s'avança vers Ahmad pour lui parler : il ne se tourna pas vers lui : jusqu'à ce qu'al-Moutasim ait dit : ô Ahmad : ne parles-tu pas à Abou Abdallah ?
Je dis : je ne le reconnais pas des gens de la science pour lui parler !!
Salih a dit : et Ibn Abi Dawoud se mit à dire :
ô Commandeur des croyants : par Allah : s'il te répond : il m'est plus cher que mille dinars : et cent mille dinars : et il compte de cela ce qu'Allah veut qu'il soit compté.
Il a dit : s'il me répond, je te libère tous deux de lui de ma main : et je monterai certes vers lui avec mon armée : et je foulerai certainement ses talons.
Puis il a dit : ô Ahmad : par Allah je suis bien compatissant à ton égard : et j'ai certes pitié de toi
comme tu as pitié de mon fils Haroun : que dis-tu ?
Je dis donc : donnez-moi une chose du livre d'Allah : et la sounna de Son messager.
Lorsque le cercle fut long : il en fut lassé : et a dit : levez-vous : et il me détint (il parle : auprès de lui) : et Abd ar-Rahman ibn Ishaq me parlait : et il a dit : malheur à toi ! réponds-moi.
Et il a dit : malheur à toi ! ne venais-tu pas vers nous ?
Abd ar-Rahman lui a dit : ô Commandeur des croyants : je le connais depuis trente ans : il voit ton obéissance : et le pèlerinage : et le jihad avec toi.
Il dit donc : par Allah : il est bien savant : et il est bien faqih : et cela ne me déplaît pas qu'il soit avec moi : repoussant de moi les gens des religions.
Puis il a dit : ne connaissais-tu pas Salih le Rachidi ?
Je dis : j'en ai entendu parler.
Il a dit : c'était mon pédagogue : et il était assis dans cette place (et il désigna une direction de la maison) : il m'interrogea donc sur le Coran : et me contredit : j'ordonnai donc de lui : il fut piétiné et traîné ! ô Ahmad : réponds-moi vers une chose où ta délivrance est plus proche : afin que je te libère de ma main.
Je dis : donnez-moi une chose du livre d'Allah : et la sounna de Son messager.
Le cercle fut donc long : il se leva : et je fus renvoyé au lieu.
Lorsque ce fut après le maghreb : il me dirigea deux hommes des compagnons d'Ibn Abi Dawoud : passant la nuit auprès de moi : et débattant avec moi : et demeurant avec moi : jusqu'à ce que vînt l'heure de la rupture du jeûne : on apporta la nourriture : et ils s'efforçaient sur moi de rompre : et je ne le faisais pas (je dis : et c'étaient mes nuits de ramadan).
Il a dit : et al-Moutasim dirigea vers moi, de nuit, Ibn Abi Dawoud : il a dit : le Commandeur des croyants te dit : que dis-tu ?
Et je lui répondais à peu près ce que je répondais.
Ibn Abi Dawoud a dit : par Allah
il a certes inscrit ton nom parmi les sept : Yahya ibn Ma'in et autre : et je l'ai effacé : et leur fait de t'avoir pris m'a déplu.
Puis il dit : le Commandeur des croyants a juré de te frapper coup sur coup : et de te jeter dans un endroit où tu ne verras pas le soleil.
Et il dit : s'il me répond, je viens à lui afin de le libérer de ma main : puis il repartit.
Lorsque nous eûmes passé la nuit : vint son messager : il prit ma main jusqu'à m'emmener vers lui : il leur a dit : examinez-le : et parlez-lui.
Ils se mirent donc à débattre avec moi : et je leur répondais : lorsqu'ils venaient avec une chose de la théologie de ce qui n'est pas dans le Livre et la sounna : je dis : je ne sais pas ce que c'est.
Il a dit : ils disent donc : ô Commandeur des croyants : lorsque la preuve se dirige vers nous : il se tient ferme : et lorsque nous lui parlons d'une chose : il dit : je ne sais pas ce que c'est.
Il a dit : examinez-le.
Un homme a dit : ô Ahmad : je te vois mentionner le hadith et l'adopter.
Je dis : que dis-tu de Sa parole : {Allah vous recommande au sujet de vos enfants : au garçon, la part de deux filles} (sourate an-Nisa, verset 11) ?
Il a dit : Allah la spécifia aux croyants.
Je dis : que dis-tu : s'il s'agissait d'un meurtrier, ou d'un mécréant ?
Il se tut : et je ne leur argumentai avec cela que parce qu'ils argumentaient par l'apparent du Coran.
Quand donc il me dit : je te vois adopter le hadith : j'argumentai par le Coran (il parle : et c'est la sounna qui spécifia le meurtrier et le mécréant : et les fit sortir de la généralité).
Il a dit : ils ne cessèrent d'être ainsi jusqu'à l'approche du déclin du jour.
Lorsqu'il en fut lassé : il a dit : levez-vous.
Puis il me séquestra, moi et Abd ar-Rahman ibn Ishaq : et il ne cessa de me parler : puis il se leva et entra : et je fus renvoyé au lieu.
Il a dit : lorsque ce fut la troisième nuit : je dis : il convient que demain survienne de mon affaire
quelque chose : je dis donc au gardien chargé de moi : je veux un fil.
Il vint donc à moi avec un fil : et je serrai avec lui les chaînes : et je remis la barre à mon pantalon : de peur que de mon affaire ne survînt une chose : et que je fusse dépouillé.
Lorsque ce fut du lendemain : je fus introduit à la maison : et la voici pleine de monde : on me fit donc entrer d'un lieu vers un lieu : et des gens avec eux les épées : et des gens avec eux les fouets : et autre que cela.
Et, durant les deux jours écoulés, il n'y avait pas d'entre tous ces hommes un seul des grands. Lorsque j'arrivai donc à lui, il dit : assieds-toi.
Puis il dit : examinez-le : parlez-lui.
Ils se mirent donc à débattre avec moi : celui-ci parlait : et je lui répondais : et celui-là parlait : et je lui répondais : et ma voix s'élevait au-dessus de leurs voix.
L'un de ceux qui se tenaient à ma tête se mit à me faire signe de la main : lorsque le cercle fut long, il m'écarta : puis il resta seul avec eux : puis il les écarta : et me ramena à ses côtés : et dit : malheur à toi, ô Ahmad ! réponds-moi : afin que je te libère de ma main.
Je lui répétai donc ma réponse : il dit : à toi... et il mentionna la malédiction. Saisissez-le : traînez-le : dépouillez-le.
Je fus donc traîné : et dépouillé.
Il a dit : il m'était parvenu des cheveux du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en quantité de ma chemise : lors de mon arrivée, Ishaq ibn Ibrahim m'envoya quelqu'un pour dire : qu'est-ce que ce paquet ficelé ?
Je dis : des cheveux des cheveux du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui. L'un d'eux chercha à me déchirer la chemise.
Al-Moutasim dit : ne la déchirez pas.
Elle fut donc ôtée : et je pensai que c'était à cause des cheveux que la chemise avait été épargnée d'être déchirée.
Il a dit : al-Moutasim s'assit sur un siège : puis il dit : les deux carcanets et les fouets.
On apporta donc les deux carcanets : mes mains furent tendues : l'un de ceux qui se tenaient derrière moi dit : prends les extrémités des deux pièces de bois avec tes mains : et serre sur elles.
Je ne compris pas ce qu'il dit : mes mains furent donc broyées.
Muhammad ibn Ibrahim al-Bouchanji a dit : ils rapportèrent qu'al-Moutasim s'était adouci dans l'affaire d'Ahmad lorsqu'il fut suspendu entre les deux carcanets : et qu'il vit sa constance : et sa résolution : et sa droiture : jusqu'à ce qu'Ahmad ibn Abi Dawoud l'y incitât : et dit : ô Commandeur des croyants : si tu le laisses, on dira : il a abandonné la doctrine d'al-Ma'moun : et il s'est mis en colère contre sa parole.
Cela l'excita donc contre le fait de le battre.
Salih a dit : mon père a dit : lorsque les fouets furent apportés : al-Moutasim les regarda : et dit : apportez-m'en d'autres.
Puis il dit aux deux bourreaux : avancez.
L'homme d'entre eux se mit donc à s'avancer vers moi : et me frapper deux coups : et il (al-Moutasim) lui disait : frappe fort : qu'Allah te coupe la main !
Puis il se mettait à l'écart : et un autre s'avançait : et me frappait deux coups : et il disait durant tout cela : frappe fort : qu'Allah te coupe la main !
Lorsque j'eus reçu dix-sept coups : il (al-Moutasim) se leva vers moi : et dit : ô Ahmad : pourquoi tues-tu ton âme ? Par Allah, je ressens de la compassion pour toi.
Et 'Oujayf se mit à me piquer avec la pointe de son épée : et dit : veux-tu vaincre tous ceux-ci ?
Et certains disaient : malheur à toi ! ton imam se tient au-dessus de ta tête.
Et certains disaient : ô Commandeur des croyants : son sang est sur mon cou : tue-le.
Et ils se mettaient à dire : ô Commandeur des croyants : tu jeûnes : et tu te tiens debout sous le soleil !
Il me dit donc : malheur à toi, ô Ahmad : que dis-tu ?
Je dis donc : donnez-moi une chose du livre d'Allah : ou de la sounna du Messager d'Allah : que je dise par elle.
Il retourna : s'assit : et dit au bourreau : avance : et fais mal : qu'Allah te coupe la main.
Puis il se leva une seconde fois : et se mit à dire : malheur à toi, ô Ahmad ! réponds-moi.
Ils se mettaient à s'avancer vers moi : et à dire : ô Ahmad : ton imam se tient au-dessus de ta tête !
Et Abd ar-Rahman se mettait à dire : lequel de tes compagnons a fait, dans cette affaire, ce que tu fais ?
Et al-Moutasim disait : réponds-moi vers une chose où ta délivrance
est plus proche : afin que je te libère de ma main.
Puis il retourna : et dit au bourreau : avance.
Il se mit donc à me frapper deux coups : et à se mettre à l'écart : disant durant cela : frappe fort : qu'Allah te coupe la main.
Mon esprit s'en alla : puis je repris connaissance : et voici que les chaînes avaient été desserrées de moi.
Un homme de ceux qui étaient présents me dit : nous t'avons retourné sur ton visage : et jeté sur ton dos une outre : et t'avons mouillé !
Mon père a dit : je ne sentis rien de cela : on m'apporta de la sawiq : et ils dirent : bois : et fais-toi vomir.
Je dis : je ne romps pas mon jeûne.
Puis je fus reconduit à la maison d'Ishaq ibn Ibrahim : je fus présent au dhor : Ibn Sama'a s'avança : et pria : lorsqu'il se détourna de sa prière : il me dit : tu as prié : et le sang coule dans ton habit ?
Je dis : 'Omar a prié : et sa blessure jaillissait de sang.
Salih a dit : puis il fut relâché : et il retourna à sa demeure.
Et sa durée en prison, depuis son arrestation jusqu'à ce qu'il fût battu et relâché : fut de vingt-huit mois.
Et l'un des deux hommes qui étaient avec lui m'a raconté : il a dit : ô fils de mon frère : qu'Allah fasse miséricorde à Abou Abdallah : par Allah je n'ai jamais vu personne qui lui ressemblât : et je me mettais à lui dire, au moment où la nourriture nous était dirigée : ô Abou Abdallah : tu jeûnes : et tu es dans un lieu d'ordures. Et il eut soif : et dit à celui qui tenait la boisson : passe-la-moi.
On lui passa donc une coupe où il y avait de l'eau et de la glace : il la prit : la regarda : puis la rendit : et ne but pas : je ne cessais de m'étonner de sa patience devant la faim et la soif : dans ce qu'il traversait d'horreur.
Salih a dit : je cherchais et je rusais pour lui faire parvenir de la nourriture : ou un pain, durant ces jours : et je n'y parvins pas.
Un homme qui fut présent m'a informé qu'il lui rendit visite durant les trois jours : tandis qu'ils débattaient avec lui : et il ne tituba jamais dans une seule parole.
Il a dit : je n'aurais jamais pensé que quelqu'un pût être d'un pareil courage : et d'une pareille force de cœur.
Hanbal a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
mon esprit s'en alla maintes fois : lorsque le fouet était levé de moi : mon âme me revenait : et lorsque je m'affaissais et tombais : le fouet était levé : cela m'arriva maintes fois.
Et je le vis, lui (al-Moutasim), assis sous le soleil sans abri : je l'entendis, alors que j'avais repris connaissance, dire à Ibn Abi Dawoud : j'ai certes commis un péché dans l'affaire de cet homme.
Il dit : ô Commandeur des croyants : celui-ci est, par Allah, mécréant associateur : il a associé sans aucun fondement.
Il ne cessa donc pas de s'accrocher à lui : jusqu'à le détourner de ce qu'il voulait.
Il avait pourtant voulu me séquestrer sans fouet : mais il ne le laissa pas faire : pas plus qu'Ishaq ibn Ibrahim.
Hanbal a dit : il m'est parvenu qu'al-Moutasim dit à Ibn Abi Dawoud, après qu'Abou Abdallah eut été battu : combien de coups a-t-il reçus ?
Il dit : quarante : ou environ trente-quatre coups de fouet.
Abou al-Fadl 'Obaydallah az-Zouhri a dit : al-Marroudhi a dit :
je dis, tandis qu'Abou Abdallah était entre les deux carcanets : ô mon maître : Allah, le Très-Haut, a dit : {ne vous tuez pas vous-mêmes} (sourate an-Nisa, verset 29).
Il dit : ô Marroudhi : sors : et regarde.
Je sortis donc vers la cour de la maison
de la maison du califat : et je vis une foule qu'Allah seul peut compter : avec des feuillets entre leurs mains : et des roseaux à écrire et des encriers. Al-Marroudhi leur dit donc : que faites-vous ?
Ils dirent : nous regardons ce qu'Ahmad dit : et nous l'écrivons.
Il entra : l'informa : et il dit : ô Marroudhi ! ferais-je s'égarer tous ces gens ?!
Voilà donc un récit rompu (non continué).
Ibn Abi Hatim a dit : 'Abdallah ibn Muhammad ibn al-Fadl al-Asadi nous a raconté : il a dit :
lorsqu'Ahmad fut transporté pour être battu : ils vinrent vers Bishr ibn al-Harith : et dirent : il t'est devenu obligatoire de parler.
Il dit : voulez-vous de moi que je me tienne debout comme se tenaient les prophètes ? cela n'est pas avec moi. Qu'Allah préserve Ahmad de devant lui et de derrière lui.
Al-Hasan ibn Muhammad ibn 'Outhman al-Fasawi : Dawoud ibn 'Arafa nous a raconté : Maymoun ibn Asbagh nous a raconté : il a dit :
j'étais à Bagdad : et Ahmad était mis à l'épreuve : je pris donc de l'argent qui comportait un risque : et partis avec vers celui qui pouvait me faire entrer au cercle.
Je fus donc introduit : et voici que les épées étaient dégainées : et les lances plantées : et les boucliers alignés : et les fouets déposés : on me revêtit d'un manteau noir avec une ceinture et une épée : et je fus placé où j'entendais la parole.
Le Commandeur des croyants vint donc : s'assit sur un siège : et Ahmad fut amené : et il lui dit :
par ma parenté avec le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : je te frapperai certes avec les fouets : ou tu diras comme je dis.
Puis il se tourna vers un bourreau : et dit : prends-le chez toi.
Il le prit donc : lorsque le premier coup le frappa : il dit : au nom d'Allah.
Lorsque le second le frappa : il dit : il n'y a de puissance et de force que par Allah.
Lorsque le troisième le frappa : il dit : le Coran est la parole d'Allah : non créée.
Lorsque le quatrième le frappa : il dit : {dis : rien ne nous atteindra : sauf ce qu'Allah a inscrit pour nous} (sourate at-Tawba, verset 51). Il reçut donc vingt-neuf coups de fouet.
Et sa ceinture était l'ourlet d'un habit : elle se rompit donc : et le pantalon descendit jusqu'à ses chevilles : je dis : dans un instant il sera dévoilé.
Il lança donc un regard vers le ciel : et remua ses lèvres : et rien ne fut plus rapide que le pantalon resta : sans descendre.
Je le visitai après sept jours : et dis : ô Abou Abdallah ! je t'ai vu lorsque ton pantalon s'était dénoué : et tu avais levé ton regard vers le ciel : qu'as-tu dit ?
Il dit : j'ai dit : ô Allah : je Te demande par le Nom avec lequel Tu as rempli le Trône : si Tu sais que je suis sur la voie droite : alors ne déchire pas pour moi un voile.
Voilà un récit réprouvé : je crains que Dawoud ne l'ait forgé.
Ja'far ibn Ahmad ibn Faris al-Isbahani a dit : Ahmad ibn Abi 'Obaydallah nous a raconté : il a dit :
Ahmad ibn al-Faraj a dit : j'assistai à la scène d'Ahmad ibn Hanbal lorsqu'il fut battu : Abou ad-Danni s'avança : et le frappa d'une dizaine de coups : le sang jaillit donc de ses épaules : et il portait un pantalon : son fil se rompit : et il descendit.
Je le fixai du regard alors qu'il remuait ses lèvres : et le pantalon revint comme il était : je l'interrogeai : il dit :
j'ai dit : mon Allah et mon maître : Tu m'as fait tenir cette position : me dévoilerais-Tu devant les têtes des créatures !
Et ce récit ne s'avère pas.
Et l'auteur de la Hilya a cité ici, parmi les absurdités grossières, ce dont il est honteux de mentionner.
Parmi cela, il a dit : al-Housayn ibn Muhammad nous a racontés : Ibrahim ibn Muhammad ibn Ibrahim le juge nous a racontés : Abou Abdallah al-Jawhari m'a raconté : Youssouf ibn Ya'qoub m'a raconté : j'ai entendu 'Ali ibn Muhammad al-Qourachi dire :
lorsqu'Ahmad fut dépouillé pour être battu : et qu'il ne resta qu'en son pantalon : tandis qu'il était battu : son pantalon se dénoua : il remua donc ses lèvres : et je vis deux mains sortir de dessous lui : qui resserrèrent le pantalon.
Lorsqu'ils eurent fini de le battre : nous l'interrogeâmes : il dit :
j'ai dit : ô Toi que le Trône ne sait où Il est, si ce n'est Lui : si je suis sur la vérité : alors ne montre pas ma nudité.
Al-Bayhaqi l'a rapporté dans les mérites d'Ahmad : et n'osa pas déclarer son anormalité : bien plus, il rapporta : d'Abou Mas'oud al-Bajali : d'Ibn Jahdam, ce menteur : Abou Bakr an-Najjad nous a raconté : Ibn Abi al-'Awamm ar-Riyahi nous a raconté, quelque chose de semblable.
Et dans ce récit : sa ceinture s'agita : il remua ses lèvres : et je vis une paume d'or sortir de dessous sa ceinture, par la puissance d'Allah : et le commun cria.
Ibn al-Farra m'a informé : Ibn Qoudama nous a raconté : Ibn Khoudayr nous a raconté : Ibn Youssouf nous a raconté : al-Barmaki nous a raconté : 'Ali ibn Mardak nous a raconté : Ibn Abi Hatim nous a raconté : Ahmad ibn Sinan nous a raconté :
qu'il lui est parvenu qu'al-Moutasim, au moment de le battre, regarda quelque chose ficelée dans sa manche : et dit : quelle est cette chose ?
Il dit : des cheveux des cheveux du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.
Il dit : donne-la-moi : et il la lui prit.
Puis Ahmad ibn Sinan dit : il aurait dû avoir pitié de lui lorsqu'il vit un cheveu du cheveu du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, avec lui dans cet état.
De même, Ibn Abi Hatim a dit : Abou al-Fadl Salih a dit :
il fut relâché : et retourna à sa demeure : et il fut envoyé chez le médecin : on lui amena un homme qui savait examiner les coups et les soigner : il regarda ses plaies : et dit : j'ai vu des hommes battus de mille coups de fouet : je n'ai jamais vu de coups semblables à ceux-ci : il y fut incontestablement porté depuis derrière lui : et depuis devant lui. Puis il prit une sonde : et l'inséra dans certaines
de ces plaies : le regarda : et dit : cela n'a pas encore suppuré ?
Et il ne cessait de venir vers lui : et de le soigner.
Un coup avait d'ailleurs atteint son visage : et il demeura le visage contre terre autant qu'Allah le voulut.
Puis il lui dit : il y a ici une chose que je veux couper.
Un instrument de fer fut apporté : il se mit donc à suspendre la chair avec : et à la couper avec un scalpel qu'il avait : et il (Ahmad) demeurait patient devant cela : proclamant à haute voix la louange d'Allah durant cela. Il guérit de cela : et la douleur ne cessa de le rejoindre en certains endroits : et la marque des coups resta claire dans son dos jusqu'à ce qu'il décéda.
Je suis entré un jour : et lui ai dit : il m'est parvenu qu'un homme est venu à toi : et a dit : absous-moi de mon serment d'alliance : car je ne me suis pas levé pour te secourir.
Et tu as dit : je n'absous personne de son serment.
Mon père sourit : et se tut : et j'ai entendu mon père dire : j'ai tenu le défunt pour quitte du fait qu'il m'ait frappé.
Puis il dit : je suis passé par ce verset : {quiconque pardonne et réforme : son salaire incombe à Allah} (sourate ach-Choura, verset 40). Je regardai donc dans son exégèse : et voici qu'elle était ce que Hachim ibn al-Qassim nous a informé : al-Moubarak ibn Fadala nous a informé : il a dit :
on m'a informé de celui qui entendit al-Hasan dire : lorsque viendra le Jour de la résurrection : toutes les nations seront prosternées devant Allah : le Seigneur des mondes : puis il sera proclamé que ne se lèvera que celui dont le salaire repose sur Allah : ne se lève donc que celui qui a pardonné en ce bas-monde.
Il a dit : je tins donc le défunt pour quitte.
Puis il dit : il n'incombe pas à un homme de faire qu'Allah ne châtie personne à cause de lui.
De même, Ibn Abi Hatim a dit : Ahmad ibn Sinan m'a raconté : il a dit :
il m'est parvenu qu'Ahmad ibn Hanbal tint al-Moutasim pour quitte le jour de la conquête de la forteresse de Babak : lorsqu'il triompha de lui : ou lors de la
conquête d''Ammourriya : il dit : il est quitte de mon fouet.
Et j'ai entendu mon père, Abou Hatim, dire :
je me rendis auprès d'Abou Abdallah trois ans après qu'il eut été battu : ou environ : la mention des coups s'ébruita donc : et je lui dis : la douleur des coups s'est-elle éloignée de toi ?
Il tendit donc ses mains : serra ses bras droit et gauche : et dit : ceci : comme s'il disait : elle fut broyée : et il ressent encore d'eux deux la douleur de cela.
De même, Ibn Abi Hatim a dit : Muhammad ibn al-Mouthanna, le compagnon de Bishr, nous a raconté : il a dit :
Ahmad ibn Hanbal a dit : il me fut dit : écris trois phrases : et ton chemin sera relâché.
Je dis : apportez-les.
Ils dirent : écris : Allah est antique : Il n'a jamais cessé d'être.
Il dit : j'écrivis donc.
Ils dirent : écris : toute chose hormis Allah est créée.
Et ils dirent : écris : Allah est le Seigneur du Coran.
Je dis : quant à celle-ci : non. Et je jetai le roseau à écrire.
Bishr ibn al-Harith dit : s'il l'avait écrite : il leur aurait donné ce qu'ils voulaient.
De même, il a dit : et Ibrahim ibn al-Harith al-'Obadi dit, et il nous avait accompagnés au pays des Byzantins :
Abou Muhammad at-Toufawi assista Ahmad ibn Hanbal : un hadith lui fut mentionné : et Abou Abdallah dit : je t'informe de son pareil. Lorsque nous fûmes sortis : je me mis à réfléchir à ce dans quoi nous
étions : jusqu'à ce que nous arrivassions à la Rahba : on nous fit descendre à son pourtour : je tends donc mon regard : et voici une chose dont je ne me rassurais pas : elle ne cessait de se rapprocher : et voici un bédouin qui se mit à enjamber ces charges de chameaux jusqu'à parvenir à moi : il se tint sur moi : me salua : puis dit : es-tu Ahmad ibn Hanbal ?
Je me tus dans l'étonnement !! Puis il répéta : je me tus : il s'accroupit donc sur ses genoux : et dit : es-tu Abou Abdallah Ahmad ibn Hanbal ?
Je dis : oui.
Il dit : bonne nouvelle : et sois patient : ce n'est qu'un coup ici : et tu entreras au Jardin là-bas.
Puis il partit. At-Toufawi dit : ô Abou Abdallah ! tu es loué auprès du commun.
Il dit : je loue Allah pour ma religion : ceci n'est que religion : si je leur disais (ce qu'ils veulent) : je serais devenu mécréant.
At-Toufawi dit : informe-moi de ce qu'ils t'ont fait ?
Il dit : lorsque je fus frappé avec les fouets : je me mis à rappeler la parole du bédouin : puis vint ce long-de-barbe, je veux dire 'Oujayf : et me frappa avec le tranchant de l'épée : puis vint celui-là : et je dis : le secours est venu : il frappera mon cou : et je me reposerai.
Ibn Sama'a lui dit : ô Commandeur des croyants : frappe son cou : et son sang est sur mon cou.
Ibn Abi Dawoud dit : non, ô Commandeur des croyants : ne le fais pas : s'il est tué : ou meurt dans ta maison : les gens diront : il a persévéré jusqu'à ce qu'il fût tué : ils le prendront donc pour imam : et demeureront fermes sur ce sur quoi ils sont : mais relâche-le à l'instant : s'il meurt en sortant de ta demeure : les gens douteront de son affaire : et certains diront : il a répondu : et certains diront : il n'a pas répondu.
At-Toufawi dit : et qu'y aurait-il sur toi si tu disais ?
Abou Abdallah dit : si je disais : je serais devenu mécréant.
De même, Ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Zour'a dire :
al-Moutasim appela l'oncle d'Ahmad : puis dit aux gens : le connaissez-vous ?
Ils dirent : oui : c'est Ahmad ibn Hanbal.
Il dit : regardez-le : n'est-il pas sain de corps ?
Ils dirent : oui. Si ce n'est qu'il fit cela : je craindrais qu'il ne survînt une chose qui ne pourrait être réparée.
Il dit : et lorsqu'il dit : je vous l'ai remis sain de corps : les gens s'apaisèrent : et se calmèrent.
Je dis : il ne dit cela, avec son pouvoir dans le califat : et son courage : qu'en raison d'une affaire grande : comme s'il craignait de mourir sous les coups : et que le commun se soulevât contre lui.
Et si le commun de Bagdad s'était soulevé contre lui : peut-être aurait-il été incapable devant eux.
Hanbal a dit : lorsqu'al-Moutasim ordonna la relâche d'Abou Abdallah : on lui fit porter des vêtements doublés : et une chemise : et un voile de tête : et une calotte : et des bottes.
Nous étions à la porte de la maison : et les gens sur la place : et dans les rues : et ailleurs : et les marchés furent fermés : lorsqu'Abou Abdallah sortit sur une monture de la maison d'al-Moutasim avec ces habits : et Ahmad ibn Abi Dawoud à sa droite : et Ishaq ibn Ibrahim, je veux dire le gouverneur de Bagdad, à sa gauche.
Lorsqu'il fut dans le couloir avant de sortir : Ibn Abi Dawoud leur dit : découvrez sa tête.
Ils la découvrirent donc, je veux dire du voile de tête : et se mirent à le conduire au bord de la place vers le chemin de la prison : Ishaq leur dit : prenez-le par ici, il veut dire le Tigre.
Ils le conduisirent donc à la barque : et il fut transporté à la maison d'Ishaq ibn Ibrahim : il y demeura jusqu'à ce que la prière du dhor fût priée : puis il envoya vers mon père : et vers nos voisins : et les anciens des quartiers : ils furent rassemblés : et introduits auprès de lui : et il leur dit : voici Ahmad ibn Hanbal : s'il y a parmi vous qui le connaît : sinon qu'il le connaisse.
Ibn Sama'a, au moment où le groupe entra, leur dit : voici Ahmad ibn Hanbal : le Commandeur des croyants veille sur son affaire : et il a relâché son chemin : et le voici. Il fut fait sortir sur un cheval d'Ishaq ibn Ibrahim au coucher du soleil : et il retourna à sa demeure : avec le pouvoir : et les gens : et il était courbé : lorsqu'il alla pour descendre : je l'étreignis sans le savoir : ma main tomba sur l'endroit des coups : et il cria : je retirai ma main : il descendit en s'appuyant sur moi : la porte fut fermée : et nous entrâmes avec lui : et il se jeta sur son visage : ne pouvant se mouvoir qu'avec effort,
il ôta ce qui lui avait été fait porter : en ordonna la vente : et fit aumône de son prix.
Al-Moutasim avait ordonné à Ishaq ibn Ibrahim de ne pas lui couper la nouvelle de son état : c'est qu'il fut laissé, selon ce qui nous fut raconté, dans le désespoir à son sujet.
Il nous est parvenu qu'al-Moutasim se repentit : et il fut abandonné en sa main jusqu'à son rétablissement : le porteur de la nouvelle d'Ishaq ibn Ibrahim venait chez nous chaque jour pour s'enquérir de son état : jusqu'à ce qu'il guérit : et ses deux pouces restèrent disloqués : on les frappait (on massait) sur eux dans le froid : on chauffait de l'eau pour lui : et lorsque nous voulûmes le soigner : nous craignîmes qu'Ahmad ibn Abi Dawoud ne glissât un poison au soigneur : nous préparâmes donc le remède et l'onguent dans notre demeure.
Et je l'ai entendu dire : quiconque me mentionne, je le tiens pour quitte : hormis un innovateur : et j'ai tenu Abou Ishaq, je veux dire al-Moutasim, pour quitte : et j'ai vu Allah dire : {et qu'ils pardonnent et surmontent : n'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ?} (sourate an-Nour, verset 22). Et le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, ordonna à Abou Bakr le pardon dans l'histoire de Mistah.
Abou Abdallah a dit : et en quoi te sert que Allah châtie ton frère musulman à cause de toi ?!!
Hanbal a dit : Abou Abdallah a dit : Bourgouth dit, au jour de l'épreuve : ô
Commandeur des croyants : celui-ci est un mécréant au sang licite : frappe son cou : et son sang est sur mon cou.
Et Chou'ayb dit de même aussi : prends en charge mon sang. Et Abou Ishaq ne se tourna pas vers eux deux.
Abou Abdallah a dit : parmi les gens, il n'y avait pas de plus dur à me déclarer mécréant qu'eux deux : quant à Ibn Sama'a, il a dit :
ô Commandeur des croyants : celui-ci est d'une maison noble : ayant une envergure : peut-être reviendra-t-il à ce sur quoi est le Commandeur des croyants : comme s'il s'adoucit à cet instant : et lorsque Ibn Abi Dawoud me parlait : je ne faisais pas attention à sa parole : et lorsque Abou Ishaq me parlait : j'adoucissais pour lui la parole.
Il a dit : ainsi, au troisième jour, il dit : réponds-moi ô Ahmad : il m'est parvenu que tu aimes la primauté : et cela lorsque l'on aiguisa son cœur contre moi.
Et Bourgouth se mit à dire : al-Jabri a dit telles et telles paroles : c'est la mécréance en Allah.
Je me mis donc à dire : je ne sais pas ce que c'est : sinon que je sais qu'Il est Un : auto-suffisant : sans semblable : ni égal : et Il est comme Il s'est décrit : il se tut donc.
Abou Ishaq me dit : ô Ahmad : j'éprouve de la compassion pour toi comme ma compassion pour mon fils Haroun : réponds-moi : par Allah j'aurais aimé ne t'avoir jamais connu ô Ahmad : Allah : Allah : au sujet de ton sang.
Lorsque ce fut à la fin de cela : il dit : qu'Allah te maudisse : j'avais espéré que tu me répondisses.
Puis il dit : prenez-le : et traînez-le.
Je fus donc saisi : puis dépouillé : on apporta deux carcanets : et des fouets : et j'avais avec moi des cheveux du cheveu du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : puis je fus placé entre les deux carcanets : et je dis : ô Commandeur des croyants : Allah : Allah : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : le sang d'un homme qui témoigne qu'il n'y a de dieu qu'Allah : et que je suis le Messager d'Allah : n'est licite que par l'une de trois choses. Ô Commandeur des croyants : par quoi rends-tu mon sang licite ? Allah : Allah : ne rencontre pas Allah alors qu'il y a entre moi et toi une revendication : rappelle, ô Commandeur des croyants, ta station devant Allah, le Très-Haut, comme ma station devant toi : et crains Allah.
Comme s'il se retint : Ibn Abi Dawoud craignit qu'il n'y eût de sa part tendresse : ou compassion : et dit : celui-ci est mécréant en Allah : égaré égarant.
Hanbal a dit : lorsque nous voulûmes le soigner : nous craignîmes qu'Ibn Abi Dawoud ne glissât au soigneur : jetant dans ses remèdes un poison : nous préparâmes donc le remède et l'onguent chez nous : il était dans une jarre : lorsqu'il le soignait : nous la levions.
Il a dit : lorsque le froid l'atteignait : on frappait (de l'eau chaude) sur lui.
Et il a dit : j'ai pensé que j'avais donné le maximum de mon âme.
Hanbal a dit : Abou Abdallah, après avoir guéri des coups : ne cessa d'assister la prière du vendredi : et la prière en commun : de narrer : et de donner des avis juridiques : jusqu'à ce qu'al-Moutasim mourût : et que son fils al-Wathiq succédât : qui manifesta ce qu'il manifesta d'épreuve : et d'inclinaison vers Ahmad ibn Abi Dawoud : et ses compagnons.
Lorsque l'affaire devint dure pour les gens de Bagdad : et que les juges manifestèrent l'épreuve de la création du Coran : et que la séparation fut imposée entre Fadl al-Anmati : et sa femme : et entre Abou Salih : et sa femme : Abou Abdallah assistait à la prière du vendredi : et la répétait à son retour : et disait : la prière du vendredi est assistée pour son mérite : et la prière est répétée derrière celui qui tient cette doctrine.
Une nouvelle parvint à Abou Abdallah : et ils dirent : cette affaire s'est répandue : et s'est aggravée : et nous craignons qu'elle (n'atteigne) davantage que cela : et ils mentionnèrent Ibn Abi Dawoud : et le fait qu'il était sur le point d'ordonner aux instituteurs d'enseigner aux enfants dans les écoles d'écriture : le Coran est ceci et cela (créé). Nous ne consentons donc pas à son émirat.
Il les en empêcha donc : et veilla sur eux.
Et Ahmad rapporta son intention dans la confrontation avec eux : et leur ordonna la patience. Il a dit : ainsi,
nous étions aux jours d'al-Wathiq : lorsque Ya'qoub vint, de nuit, avec la lettre du prince Ishaq ibn Ibrahim à Abou Abdallah :
le prince te dit : le Commandeur des croyants t'a mentionné : que personne ne se rassemble avec toi : et ne demeure dans aucun pays : ni aucune ville où je suis : va donc où tu veux du pays d'Allah.
Abou Abdallah se déroba donc pendant le reste de la vie d'al-Wathiq.
Et ce fut là l'épreuve : et Ahmad ibn Nasr al-Khouza'i fut tué.
Et Abou Abdallah demeura caché dans la maison : ne sortant à aucune prière : ni à autre chose : jusqu'à ce que périît al-Wathiq.
Et d'après Ibrahim ibn Hani, qui dit : Abou Abdallah se déroba chez moi trois (jours) : puis dit : cherche-moi un endroit.
Je dis : je ne peux te garantir (la sûreté).
Il dit : fais-le : et lorsque tu l'auras fait : je te bénéficierai (te révèlerai).
Je lui cherchai donc un endroit : lorsqu'il sortit : il dit : le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, se déroba dans la grotte trois jours : puis il se déplaça.
L'étonnement devant Abou al-Qassim 'Ali ibn al-Hasan al-Hafiz : comment a-t-il mentionné la biographie d'Ahmad au long, selon ses habitudes : sans rapporter de l'affaire de l'épreuve une seule parole avec la validité de ses chaînes : alors que Hanbal les a compilées en deux fascicules.
Et de même Salih ibn Ahmad : et un groupe.
Abou al-Housayn ibn al-Mounadi a dit : mon grand-père m'a raconté, Abou Ja'far : j'ai rencontré Abou
Abdallah : et j'ai vu dans ses mains un brasero chauffant un chiffon : qu'il plaçait ensuite sur son côté, à l'endroit des coups : et il dit :
ô Abou Ja'far : parmi les gens, il n'y eut personne de plus compatissant à mon égard qu'al-Moutasim.
Et d'après Abou Abdallah al-Bouchanji, qui dit : Ahmad raconta à Bagdad à haute voix lorsque al-Moutasim mourut.
Je revins donc de Koufa : et je le rattrapai en Rajab de l'an vingt-sept : et il narrait : puis il coupa le hadith pour les trois (jours) restant de Cha'ban : sans aucune interdiction (venue du pouvoir).
Bien plus : al-Hasan ibn 'Ali ibn al-Ja'd, le juge de Bagdad, écrivit à Ibn Abi Dawoud :
Ahmad s'est mis à déployer le hadith. Cela parvint à Ahmad : qui coupa donc le hadith jusqu'à sa mort.
Hanbal a dit : al-Moutawakkil Ja'far succéda : Allah manifesta la sounna : et soulagea les gens : et Abou Abdallah nous narrait : et narrait à ses compagnons aux jours d'al-Moutawakkil.
Et je l'ai entendu dire : les gens ne furent jamais plus avides du hadith : et de la science : que leur avidité à son égard à notre époque.
Hanbal a dit : puis al-Moutawakkil le mentionna : et écrivit à Ishaq ibn Ibrahim pour son départ vers lui : le messager d'Ishaq vint donc à Abou Abdallah : lui ordonnant la présence : Abou Abdallah partit : puis revint : mon père l'interrogea : pour quoi avait-il été convoqué ?
Il dit : il me lut la lettre de Ja'far m'ordonnant de sortir vers le camp, je veux dire : que celui qui l'a vu se réjouisse.
Il a dit : Ishaq ibn Ibrahim me dit : que dis-tu du Coran ?
Je dis : le Commandeur des croyants a interdit cela.
Il a dit : et Ishaq sortit vers le camp : et installa son fils Muhammad comme son suppléant à Bagdad.
Abou Abdallah a dit : Ishaq ibn Ibrahim me dit : que personne ne sache que je t'ai interrogé sur le Coran !
Je lui dis : une question d'homme en quête de guidance : ou une question d'homme obstiné ?
Il dit : bien plutôt d'un homme en quête de guidance.
Je dis : le Coran est la parole d'Allah : non créée.
Salih ibn Ahmad a dit : mon père a dit : Ishaq ibn Ibrahim me dit : absous-moi de ma présence à ton fouettement.
Je dis : j'ai tenu pour quitte tout homme qui m'a assisté.
Et il me dit : de qui narres-tu qu'il n'est pas créé ?
Je dis : Allah a dit : {n'est-ce pas à Lui qu'appartiennent la création : et le commandement} (sourate al-A'raf, verset 54) : Il distingua donc entre la création : et le commandement.
Ishaq dit : le commandement est créé.
Il dit : ô gloire à Allah ! une chose créée créerait-elle une création ?!!
Je dis : il veut dire : Il n'a créé les êtres que par Son commandement : qui est Sa parole : Sois (sourate al-An'am, verset 73).
Il a dit : puis il me dit : de qui narres-tu qu'il n'est pas créé ?
Je dis : de Ja'far ibn Muhammad : qui a dit : il n'est ni créateur : ni créé.
Hanbal a dit : Abou Abdallah n'avait rien dont il pût se pourvoir : ou dépenser : j'avais cent dirhams : je les portai donc à mon père : qui les porta à lui : il répara avec ce dont il avait besoin : se loua une demeure : et sortit : il n'alla pas chez Muhammad ibn Ishaq ibn Ibrahim : et ne le salua pas.
Muhammad écrivit cela à son père : Ishaq en conçut donc de la rancune contre lui : et dit : ô Commandeur des croyants ! Ahmad est sorti de Bagdad : et n'est pas venu vers ton client Muhammad.
Al-Moutawakkil dit : il sera ramené : quand bien même il foulerait mon tapis, et Ahmad était déjà parvenu à Bousra.
Il fut donc ramené : il revint : et s'abstint du hadith : hormis pour son fils : et pour nous : et parfois il nous récitait à notre demeure.
Puis un délateur éleva au sujet d'al-Moutawakkil : Ahmad a hébergé un 'Alawi dans sa demeure : voulant le faire sortir : et prêter serment d'allégeance à lui.
Il a dit : nous n'avions aucune science : nous étions une nuit endormis en été : nous entendîmes le tumulte : et vîmes les flammes dans la demeure d'Abou Abdallah : nous nous hâtâmes donc,
et voici lui assis dans un izar : avec Mouzaffar ibn al-Kalbi, le porteur du rapport : et un groupe avec eux : le porteur du rapport lut la lettre d'al-Moutawakkil :
il est parvenu au Commandeur des croyants que chez vous se trouve un 'Alawi que tu as hébergé pour prêter serment d'allégeance à lui : et le manifester... dans un long propos.
Puis Mouzaffar lui dit : que dis-tu ?
Il dit : je ne connais rien de cela : et je vois pour lui l'écoute : et l'obéissance dans ma dureté : et ma facilité : mon ardeur : et ma paresse : et la préférence sur moi : et je prie Allah pour lui : pour la droiture : et la réussite : nuit : et jour... dans beaucoup de paroles.
Mouzaffar dit : le Commandeur des croyants m'a ordonné de te faire jurer.
Il le fit donc jurer par le triple divorce que ce qui était chez lui n'étaient pas des agents du Commandeur des croyants.
Puis ils fouillèrent la demeure d'Abou Abdallah : la cave : les chambres : les toits : ils fouillèrent le coffre des livres : ils fouillèrent les femmes : et les maisons : ils ne virent rien : et ne sentirent rien : Allah repoussa ceux qui mécroient dans leur fureur : il en fut écrit à al-Moutawakkil : qui tomba dans une bonne posture : et sut qu'Abou Abdallah était calomnié.
Et celui qui l'avait dénoncé était un homme du peuple des innovations : et il ne mourut pas avant qu'Allah ne clarifiât son affaire aux musulmans : c'est Ibn ath-Thalji.
Lorsque des jours passèrent : nous étions assis à la porte de la maison : et voici Ya'qoub, l'un des chambellans d'al-Moutawakkil, venu : il sollicita la permission auprès d'Abou Abdallah : entra : mon père et moi entrâmes : avec certains de ses serviteurs une litière sur une mule : et avec lui la lettre d'al-Moutawakkil : il la lut à Abou Abdallah :
la pureté de ta cour s'est avérée auprès du Commandeur des croyants : et il t'a dirigé ce bien
dont tu pourras t'aider.
Il refusa donc de l'accepter : et dit : je n'en ai pas besoin.
Il dit : ô Abou Abdallah : accepte du Commandeur des croyants ce qu'il t'a ordonné : c'est meilleur pour toi auprès de lui : si tu le renvoies : je crains qu'il ne pense mal de toi.
Il l'accepta donc à cet instant.
Lorsqu'il sortit : il dit : ô Abou 'Ali.
Je dis : me voici à ton service.
Il dit : soulève cette litière : et place-la, je veux dire la badra (la litière), dessous.
Je le fis : et nous sortîmes.
Lorsque vint la nuit : voici la mère du fils d'Abou Abdallah frappant à notre mur : et elle dit : mon maître t'appelle, ô oncle.
J'informai donc mon père : et nous sortîmes : et nous entrâmes auprès d'Abou Abdallah : cela au milieu de la nuit : il dit : ô oncle ! le sommeil m'a saisi.
Il dit : et pourquoi ?
Il dit : à cause de cet argent.
Et il se mit à souffrir de le prendre : tandis que mon père l'apaisait : et lui facilitait : et disait : jusqu'à ce que tu passes la nuit : et voies ton avis sur lui : car ceci est nuit : et les gens sont dans leurs demeures.
Il s'y tint donc : et nous sortîmes : à l'aube : il dirigea vers 'Abdous ibn Malik : et vers al-Hasan ibn al-Bazzar : ils vinrent : et un groupe assista, parmi eux : Haroun al-Hammal : et Ahmad ibn Mani' : et le fils d'ad-Dawraqi : et mon père : et moi : et Salih : et 'Abdallah : et nous nous mîmes à écrire ceux qu'ils mentionnaient, parmi les gens de piété : et de droiture : à Bagdad : et à Koufa : il en dirigea donc vers Abou Kurayb : et vers al-Achajj : et vers ceux qui connaissaient son besoin : et il distribua tout cela entre cinquante : et cent : et deux cents : au point qu'il ne resta pas un dirham dans la bourse.
Lorsque ce fut après cela : le prince Ishaq ibn Ibrahim : et son fils Muhammad moururent : puis 'Abdallah ibn Ishaq gouverna Bagdad : un messager vint donc à Abou Abdallah : qui alla vers lui : et lui lut la lettre d'al-Moutawakkil : et lui dit : il t'ordonne de sortir, je veux dire vers Samarra.
Il dit : je suis un vieillard faible et souffrant.
'Abdallah écrivit donc la réponse qui lui fut donnée : la réponse de la lettre parvint : le Commandeur des croyants lui ordonne de sortir.
'Abdallah dirigea donc des soldats : qui campèrent à notre porte des jours : jusqu'à ce qu'Abou Abdallah se préparât à sortir : il sortit avec Salih : et 'Abdallah : et mon père : et Zoumayla.
Salih a dit : le transport de mon père vers al-Moutawakkil fut en l'an trente-sept : puis, jusqu'à la mort de mon père, il ne s'écoula guère un jour sans que le messager d'al-Moutawakkil ne vînt vers lui.
Salih a dit : Ishaq dirigea vers mon père : tiens-toi dans ta maison : et ne sors ni à une assemblée : ni à la prière du vendredi : sinon il t'arrivera ce qui t'arriva aux jours d'Abou Ishaq.
Ibn al-Kalbi dit : je veux que ta demeure : et la demeure de ton fils soient fouillées.
Mouzaffar et Ibn al-Kalbi se levèrent donc : avec deux femmes avec eux : et fouillèrent : et descendirent une chandelle dans le puits : et regardèrent : puis sortirent : lorsque ce fut après deux jours : la lettre de 'Ali ibn al-Jahm revint : ton innocence s'est confirmée auprès du Commandeur des croyants : et il mentionna quelque chose de la narration de Hanbal.
Hanbal a dit : mon père m'informa : disant :
nous entrâmes au camp : et voici un cortège immense s'avançant : lorsqu'il s'aligna sur nous : ils dirent : voici Wasif.
Et voici un cavalier s'avançant : qui dit à Abou Abdallah : le prince Wasif te transmet le salut : et te dit : Allah t'a donné pouvoir sur ton ennemi, je veux dire Ibn Abi Dawoud : et le Commandeur des croyants accepte de toi : ne laisse donc rien que tu n'aies dit.
Abou Abdallah ne lui répondit rien : et je me mis à invoquer pour le Commandeur des croyants : et j'invoquai pour Wasif : nous partîmes donc : et l'on nous logea dans la maison
d'Itakh : et Abou Abdallah ne le sut pas : il demanda ensuite : à qui est cette maison ?
Ils dirent : c'est la maison d'Itakh.
Il dit : déplacez-moi : louez-moi une maison.
Ils dirent : voici une maison où le Commandeur des croyants t'a logé.
Il dit : je ne passe pas la nuit ici.
Il ne cessa pas jusqu'à ce que nous lui louassions une maison : et il nous venait chaque jour une table avec des variétés qu'ordonnait al-Moutawakkil : et de la glace : et des fruits : et autre que cela : Abou Abdallah n'y goûta rien : et ne la regarda pas : et la dépense de la table était de cent vingt dirhams par jour.
Et Yahya ibn Khaqan : et son fils 'Obaydallah : et 'Ali ibn al-Jahm venaient auprès d'Abou Abdallah avec les messages d'al-Moutawakkil : et la maladie persista chez Abou Abdallah : et il faiblit beaucoup.
Et il jeûnait en continu : et il demeura huit jours sans manger : ni boire : au huitième : j'entrai auprès de lui : et il était sur le point de s'éteindre : je dis : ô Abou Abdallah ! Ibn az-Zoubayr jeûnait sept jours de suite : et voici aujourd'hui ton huitième jour !
Il dit : j'en suis capable.
Je dis : par mon droit sur toi.
Il dit : alors je le ferai.
Je lui apportai donc de la sawiq : et il but : al-Moutawakkil lui dirigea un bien immense : il le renvoya : 'Obaydallah ibn Yahya lui dit : le Commandeur des croyants t'ordonne de le remettre à ton enfant : et ta famille.
Il dit : ils s'en passent.
Il le lui renvoya donc : 'Obaydallah le prit : et le partagea entre ses enfants : puis al-Moutawakkil fit couler à sa famille : et à ses enfants : chaque mois : quatre mille : Abou Abdallah lui envoya donc : ils sont en suffisance : et n'en ont pas besoin.
Al-Moutawakkil lui envoya : ceci n'est que pour tes enfants : qu'as-tu contre cela ?
Abou Abdallah s'y tint donc : et cela ne cessa de nous être versé jusqu'à la mort d'al-Moutawakkil.
Et il s'échangea entre Abou Abdallah et mon père beaucoup de propos : et il dit : ô oncle ! de nos durées de vie restantes : comme si le décret était descendu sur toi : Allah : Allah donc : car nos enfants ne veulent que manger avec nous : et ce ne sont que des jours courts : et ceci est une épreuve.
Mon père a dit : je dis : j'espère qu'Allah te mette en sûreté de ce dont tu te gardes.
Il dit : comment, alors que vous ne laissez ni leur nourriture : ni leurs présents ? Si vous les laissiez : ils vous laisseraient. Qu'attendons-nous ? Ce n'est que la mort : soit vers un Jardin : soit vers un Feu : bienheureux donc celui qui s'est avancé sur le bien.
Il a dit : je dis : n'as-tu pas été ordonné de prendre cet argent lorsqu'il vient : sans intérêt personnel : ni demande ?
Il dit : j'ai pris une fois sans regard sur mon intérêt : et la seconde : et la troisième ? Ton âme ne s'est-elle pas consultée elle-même ?
Je dis : Ibn 'Omar : et Ibn 'Abbas n'ont-ils pas pris ?
Il dit : qu'est-ce que ceci et cela !
Et il dit : si je savais que cet argent est pris de sa source légitime : sans injustice : ni tort en lui : cela ne me toucherait pas.
Hanbal a dit : lorsque la maladie d'Abou Abdallah se prolongea : al-Moutawakkil envoyait Ibn Masawayh le médecin : qui lui décrivait des remèdes : et il ne se faisait pas soigner : Ibn Masawayh entra : et dit : ô Commandeur des croyants : Ahmad n'a pas de maladie : ce n'est que du peu de nourriture : et de jeûne : et d'adoration.
Al-Moutawakkil se tut.
La nouvelle d'Abou Abdallah parvint à la mère d'al-Moutawakkil : qui dit à son fils : je désire voir cet homme.
Al-Moutawakkil envoya donc à Abou Abdallah : le priant d'entrer auprès de son fils al-Moutazz : d'invoquer pour lui : de le saluer : et de le prendre dans son giron (comme maître).
Il refusa : puis il consentit : espérant être relâché : et descendre à Bagdad : al-Moutawakkil lui dirigea donc une robe d'honneur : et on lui apporta une monture pour monter vers al-Moutazz : il refusa : il portait des sandales en peaux de tigres : on présenta donc une mule de marchand : et il la monta : al-Moutawakkil s'assit avec sa mère dans une chambre du lieu : et sur la chambre un voile fin : Abou Abdallah entra donc auprès d'al-Moutazz : et al-Moutawakkil : et sa mère le regardèrent.
Lorsqu'elle le vit : elle dit : ô mon fils : Allah : Allah au sujet de cet homme : celui-ci n'est pas de ceux qui veulent ce que vous avez : et il n'est pas de l'intérêt de le séquestrer loin de sa demeure : autorise-le donc à partir.
Abou Abdallah entra donc auprès
d'al-Moutazz : et dit : que la paix soit sur vous.
Et il s'assit : sans le saluer en tant qu'émir : j'ai ensuite entendu Abou Abdallah dire :
lorsque j'entrai auprès de lui : et que je m'assis : son pédagogue dit : qu'Allah répare le prince : voici celui que le Commandeur des croyants a ordonné de t'éduquer : et de t'enseigner ?
L'enfant dit : s'il m'enseigne une chose : je l'apprendrai.
Abou Abdallah a dit : je m'étonnai de son intelligence : et de sa réponse : malgré sa petitesse : il était petit.
La maladie d'Abou Abdallah persista : et al-Moutawakkil apprit son état : Yahya ibn Khaqan lui parla aussi : et l'informa que c'était un homme ne voulant pas ce bas-monde : il l'autorisa donc au départ : 'Obaydallah ibn Yahya vint au temps de l'asr : et dit : le Commandeur des croyants t'a autorisé : et a ordonné qu'on te prépare une barque dans laquelle tu descendes.
Abou Abdallah dit : cherchez-moi une barque : que je descende à l'instant.
Ils lui cherchèrent donc une barque : et il descendit à son heure.
Hanbal a dit : nous n apprîmes rien de son arrivée jusqu'à ce qu'on dît : il est arrivé.
Je l'accueillis près de la Qati'a : il était sorti de la barque : je marchai avec lui : et il me dit : avance : pour que les gens ne te voient pas : et ne me reconnaissent : je m'avançai donc devant lui.
Il a dit : lorsqu'il arriva : il se jeta sur son visage : de fatigue : et d'épuisement.
Et il lui arrivait d'emprunter une chose de notre demeure : ou de la demeure de son fils : lorsque lui vint de l'argent du pouvoir ce qui vint : il s'en abstint : au point qu'on lui décrivit, dans sa maladie, une tête de brebis à rôtir : elle fut rôtie dans le four de Salih : il l'apprit : et ne l'utilisa pas : et pareilles choses sont nombreuses.
Salih a mentionné l'histoire de la sortie de son père vers le camp : et son retour : et la fouille de leurs maisons à propos du 'Alawi : et l'arrivée de Ya'qoub avec la litière : et le fait que certains montants étaient de deux cents dinars : et qu'il pleura : et dit : j'étais à l'abri d'eux : jusqu'à ce que, à la fin de ma vie : je fusse éprouvé par eux : je résous que tu la distribues demain.
Lorsqu'il passa la nuit : al-Hasan ibn al-Bazzar vint à lui : et il dit : apporte-moi, ô Salih, une balance : dirige-la vers les fils des émigrants : et des auxiliaires : et vers tel.
Jusqu'à ce qu'il distribua tout : tandis que nous étions dans un état dont Allah est savant : un fils à moi vint à moi : demandant un dirham : je sortis une pièce : et la lui donnai : le chef de la poste écrivit : il a fait aumône de tout, le jour même : jusqu'à la bourse.
'Ali ibn al-Jahm a dit : je dis : ô Commandeur des croyants : il en a fait aumône : et les gens savent qu'il a accepté de toi : et qu'est-ce qu'Ahmad ferait de l'argent ?! Sa subsistance n'est qu'un pain.
Il dit : tu as dit vrai.
Salih a dit : puis mon père fut fait sortir la nuit : avec des gardes avec nous : au matin : il dit : as-tu des dirhams ?
Je dis : oui.
Il dit : donne-les.
Et Ya'qoub se mit à marcher avec lui : et lui dit : ô Abou Abdallah : Ibn ath-Thalji, il m'est parvenu qu'il te mentionnait.
Il dit : ô Abou Youssouf : demande à Allah l'agrément.
Il dit : ô Abou Abdallah : veux-tu que nous portions pour toi un message au Commandeur des croyants ?
Il se tut : puis dit : 'Abdallah ibn Ishaq m'a informé qu'al-Wabisi lui dit : je témoigne contre lui qu'il a dit : Ahmad adore Mani !
Il dit : ô Abou
Youssouf : Allah suffit (contre lui).
Ya'qoub s'irrita : se tourna vers moi : et dit : je n'ai jamais rien vu de plus étonnant que ce dans quoi nous sommes : je lui demande de prononcer pour moi une parole par laquelle j'informe le Commandeur des croyants : et il ne le fait pas.
Il a dit : Ya'qoub dirigea à al-Moutawakkil ce qu'il avait fait : et nous entrâmes au camp : avec mon père la tête baissée : et couverte : Ya'qoub lui dit : découvre ta tête.
Il la découvrit : puis Wasif vint voulant la maison : et Yahya ibn Harthama fut dirigé vers mon père : qui dit : le Commandeur des croyants te transmet le salut : et dit : louange à Allah qui n'a pas permis aux gens des innovations de se réjouir de toi : tu as connu l'état d'Ibn Abi Dawoud : il te convient donc d'en parler comme Allah exige.
Yahya partit : et mon père fut logé dans la maison d'Itakh : 'Ali ibn al-Jahm vint : et dit : le Commandeur des croyants vous a ordonné dix mille en échange de ce qu'il a distribué : et que votre aïeul ne sache rien de cela : de crainte qu'il ne s'afflige.
Puis Muhammad ibn Mou'awiya vint à lui : et dit : le Commandeur des croyants te mentionne souvent : et dit : demeure ici : et narre.
Il dit : je suis faible.
Yahya ibn Khaqan vint vers lui : et dit : ô Abou Abdallah : le Commandeur des croyants m'a ordonné de venir vers toi : pour que tu montes vers son fils al-Moutazz.
Et il me dit : le Commandeur des croyants m'a ordonné : quatre mille sont versés pour lui : et pour vos parents.
Puis Yahya revint du lendemain : et dit : ô Abou Abdallah : monteras-tu ?
Il dit : cela dépend de vous.
Il mit son izar : et ses bottes : et les bottes étaient avec lui depuis quinze ans : rapiécées de plusieurs pièces : Yahya fit signe qu'il portât une calotte.
Je dis : il n'a pas de calotte... jusqu'à ce qu'il dit : il entra dans la maison d'al-Moutazz : qui était
assis sur une banquette dans la maison : il monta : et s'assit : Yahya lui dit : ô Abou Abdallah : le Commandeur des croyants t'a amené pour se réjouir de ta proximité : et pour placer son fils 'Abdallah dans ton giron.
Certains des serviteurs m'informèrent qu'al-Moutawakkil était assis derrière un voile : et dit à sa mère : ô mère : la maison s'est illuminée.
Puis un serviteur vint avec un mouchoir : Yahya prit le mouchoir : et il rapporta une histoire de l'habillage d'Abou Abdallah de la chemise : et de la calotte : et du voile de tête : tandis qu'il ne bougeait pas sa main : puis il s'en alla.
Ils avaient d'ailleurs relaté : qu'il lui ferait porter du noir.
Lorsqu'il vint : il ôta les habits : et se mit à pleurer : et dit : j'étais à l'abri de ceux-ci depuis soixante ans : jusqu'à ce que, à la fin de ma vie : je fusse éprouvé par eux ! Je ne pensais pas que je serais à l'abri de mon entrée auprès de ce garçon : comment donc de celui dont le conseil m'est obligatoire ?! Ô Salih : dirige ces habits vers Bagdad : qu'ils soient vendus : et leur prix donné en aumône : et que nul d'entre vous n'achète rien d'eux.
Je les dirigeai vers Ya'qoub ibn Boukhtan : qui les vendit : distribua leur prix : et la calotte resta chez moi.
Il a dit : et il demeura quinze jours : rompant son jeûne tous les trois jours avec deux mouds de sawiq : puis après cela il rompait une nuit avec un pain : et une nuit il ne rompait pas : et lorsque l'on apportait la table : elle était placée dans le couloir : de sorte qu'il ne la vît pas : et lorsque la chaleur l'épuisait : il mouillait un chiffon : et le plaçait sur sa poitrine : chaque jour Ibn Masawayh était dirigé vers lui : pour le regarder : et il dit : ô Abou Abdallah : je penche vers toi : et vers tes compagnons : et tu n'as pas de maladie : hormis la faiblesse : et la maigreur de la nourriture.
Il a dit : Ya'qoub : et Ghiyath se mettaient à venir vers lui : et lui dire : le Commandeur des croyants te dit : que dis-tu d'Ibn Abi Dawoud : et de son argent ?
Il ne répondait par rien.
Ya'qoub : et Yahya se mettaient à l'informer de ce qui se produisait dans l'affaire d'Ibn (Abi) Dawoud.
Puis il envoya vers Bagdad : après l'avoir fait témoigner la vente de ses biens : et il arrivait que Yahya ibn Khaqan vînt, tandis qu'Abou Abdallah priait : et qu'il s'assît dans le couloir : jusqu'à ce qu'il eût fini la prière.
Al-Moutawakkil ordonna qu'une maison nous soit achetée : il dit : ô Salih.
Je dis : me voici.
Il dit : si tu confirmes pour eux l'achat d'une maison : le quartier sera entre moi et vous : ils ne veulent que faire de cette ville pour moi un refuge.
Il ne cessa donc de s'opposer à l'achat de la maison : jusqu'à ce que ce fût abandonné.
Les messagers d'al-Moutawakkil se mettaient à venir vers lui : l'interroger sur son état : et revenir : en disant : il est faible.
Et durant cela ils disaient : ô Abou Abdallah : il doit absolument te voir.
Ya'qoub vint à lui : et dit : le Commandeur des croyants souffre de ton absence : et dit : cherche un jour où tu irais, quel que soit le jour : afin que je le lui informe.
Il dit : cela dépend de vous.
Il dit : le mercredi : et il sortit.
Lorsque ce fut du lendemain : il vint : et dit : bonne nouvelle ô Abou Abdallah ! le Commandeur des croyants te transmet le salut : et dit : je t'ai dispensé de porter le noir : et de monter vers les princes du serment : et vers le palais : porte donc ce que tu veux.
Il se mit à louer Allah pour cela.
Puis Ya'qoub dit : j'ai un fils dont je suis épris : et il a dans mon cœur une place : j'aimerais que tu lui narres des hadiths.
Il se tut : lorsqu'il sortit : il dit : ne voit-il pas ce dans quoi je suis ?!!
Il achevait le Coran d'un vendredi à l'autre : et lorsqu'il achevait : il invoquait : et nous
disions amine : lorsque ce fut le matin du vendredi : il dirigea vers moi : et vers mon frère.
Lorsqu'il achevait : il se mettait à invoquer : et nous disions amine : lorsqu'il eut fini : il se mit à dire : je consulte Allah maintes fois.
Je me mis à dire : que veut-il ?
Puis il dit : je donne à Allah un engagement : et Son engagement est exigé : le Très-Haut a dit : {ô vous qui croyez : accomplissez les pactes} (sourate al-Ma'ida, verset 1). Je ne narrerai jamais un hadith au complet : jusqu'à ce que je rencontre Allah : et je n'exclus aucun d'entre vous.
Nous sortîmes : 'Ali ibn al-Jahm vint : nous l'informâmes : et il dit : nous appartenons à Allah : et c'est vers Lui que nous retournons.
Al-Moutawakkil en fut informé.
Il a dit : ils ne veulent que je narre : et cette ville serait ma prison : et la cause de ceux qui séjournèrent dans cette ville : lorsqu'on leur donna ils acceptèrent : et on leur ordonna et ils narrèrent : par Allah j'ai souhaité la mort dans l'affaire qui fut : et je souhaite la mort dans ceci et cela : ceci est l'épreuve du bas-monde : et cela était l'épreuve de la religion.
Puis il se mit à joindre ses doigts : et à dire : si mon âme était dans ma main : je l'enverrais.
Puis il ouvrait ses doigts.
Al-Moutawakkil multipliait l'interrogation à son sujet : et durant cela il ordonnait pour nous de l'argent : et disait : que leur aïeul ne sache pas : de crainte qu'il ne s'afflige. Que veut-il d'eux ? Si c'est lui qui ne veut pas du bas-monde : pourquoi les en a-t-il empêchés ?!
Et ils dirent à al-Moutawakkil : il ne mange pas de ta nourriture : et ne s'assied pas sur ta couche : et il considère illicite ce que tu bois.
Il dit : si al-Moutasim me ressuscitait : et disait quelque chose en cela : je n'accepterais pas de lui.
Salih a dit : puis je descendis à Bagdad : et laissai 'Abdallah auprès de lui : et voici 'Abdallah arrivé : je dis : qu'as-tu ?
Il dit : il m'a ordonné de descendre.
Et il dit : dis à Salih :
ne sors pas : car vous étiez mon fléau : par Allah si j'avais anticipé de mon affaire ce que je n'ai pas anticipé : je n'aurais pas fait sortir un seul d'entre vous avec moi : sans vous, pour qui cette table serait-elle dressée : et les couches étalées : et les boissons versées ?
J'écrivis donc à son sujet : l'informant de ce que 'Abdallah m'avait dit : il m'écrivit donc de sa main :
qu'Allah embellisse ta fin : et détourne de toi tout détesté : et tout redouté : ce qui m'a porté à t'écrire ce que j'ai dit à 'Abdallah (c'est que) nul d'entre vous ne vienne vers moi : dans l'espoir que ma mention cesse : et s'efface : et lorsque vous êtes ici : ma mention se répand : et des gens venaient vers vous qui transportaient nos nouvelles : et il n'y avait que du bien : si tu résides : ni toi : ni ton frère ne viennent vers moi : c'est mon contentement : et ne mets dans ton âme que du bien : et que la paix soit sur toi.
Il a dit : et lorsque nous voyageâmes : la table fut levée : et les couches : et tout ce qui nous était installé.
Salih a dit : al-Moutawakkil envoya à mon père mille dinars pour qu'il les partageât : 'Ali ibn al-Jahm vint donc au milieu de la nuit : et l'informa qu'il lui préparait une barque : puis 'Obaydallah vint avec mille dinars : et dit : le Commandeur des croyants t'a autorisé : et t'a ordonné ceci.
Il dit : le Commandeur des croyants m'a dispensé de ce que je réprouve.
Il la renvoya : et dit : je suis sensible au froid : et le dhor m'est plus doux.
Un sauf-conduit lui fut donc écrit : et il fut écrit à Muhammad ibn 'Abdallah au sujet de sa bonté : et de sa sollicitude.
Il arriva auprès de nous : puis dit : ô Salih.
Je dis : me voici.
Il dit : j'aimerais que tu abandonnes cette pension : vous ne la prenez qu'à cause de moi.
Il se tut : puis dit : qu'as-tu ?
Je dis : je réprouve de te donner (ma parole) de ma langue : et de te contredire envers autre que lui : et parmi les gens il n'y a personne avec plus de gens à charge que moi : et je ne suis pas excusé : et je me plaignais à toi : et tu disais : ton affaire est liée à la mienne : et peut-être Allah dénouera-t-Il pour moi ce nœud : et tu invoquais pour moi : j'espère donc qu'Allah t'a exaucé.
Il dit : par Allah ne le fais pas.
Je dis : non.
Il dit : pourquoi ? Qu'Allah t'ait traité : et Il a traité !!
Et il mentionna une histoire de l'entrée de son frère 'Abdallah auprès de lui : et de sa parole : et de sa réponse à lui : puis de l'entrée de son oncle auprès de lui : et de son désaveu de la prise.
Il a dit : mon père nous boycottai donc : et ferma les portes entre nous et lui : et nos demeures s'évitèrent : puis il fut informé que son oncle avait pris : et il dit : tu as rompu ta foi envers moi : et tu m'as menti !!
Puis il le boycotta : et quitta la prière dans la mosquée : et sortit vers une autre mosquée où il priait.
Puis il mentionna une histoire de son invocation pour Salih : et de son reproche à lui : puis de son écrit à Yahya ibn Khaqan pour qu'il laissât la pension de ses enfants : et le fait que la nouvelle parvint à al-Moutawakkil : qui ordonna le transport vers eux de ce qui s'était accumulé pour eux sur dix mois : soit quarante mille dirhams.
Et qu'Abou Abdallah en fut informé : se tut un peu : et baissa la tête : puis dit : quels recours m'ont-ils laissés : si je veux une chose : et qu'Allah veuille une autre chose ?!
Salih a dit : le messager d'al-Moutawakkil venait à mon père : lui transmettant le salut : et l'interrogeant sur son état.
Il a dit : un frisson le saisissait jusqu'à ce que nous le réchauffassions : puis il disait : par Allah si mon âme était dans ma main : je l'enverrais.
Le messager d'al-Moutawakkil vint vers lui disant : si quelqu'un parmi les gens est en sûreté : tu es en sûreté. Un homme a informé : qu'un 'Alawi est arrivé du Khorassan : et que tu as dirigé vers lui quelqu'un pour le rencontrer : et que l'homme fut séquestré : et que tu voulus le battre : j'ai réprouvé que tu t'affliges : ordonne donc en son affaire.
Il dit : ceci est faux : que son chemin lui soit relâché.
Puis Salih mentionna une histoire de la venue d'al-Moutawakkil à Bagdad : et du signe d'Abou Abdallah à Salih de ne pas aller vers eux : et de la venue de Yahya ibn Khaqan de chez al-Moutawakkil,
et de sa parole : le Commandeur des croyants m'a dispensé de tout ce que je réprouve : et de l'envoi du prince de Bagdad Muhammad ibn 'Abdallah ibn Tahir vers Ahmad pour qu'il l'assistât : et du refus d'Ahmad : et de sa parole : je suis un homme qui n'a jamais fréquenté le pouvoir : et le Commandeur des croyants m'a dispensé de ce que je réprouve : et ceci fait partie de ce que je réprouve.
Il a dit : il avait pris l'habitude du jeûne en revenant de Samarra : et cessa de manger le gras : et auparavant on lui achetait le saindoux pour un dirham : et il en mangeait un mois !!
Al-Khallal : Muhammad ibn al-Housayn m'a raconté qu'al-Marroudhi les avait racontés : disant :
Abou Abdallah était au camp : et disait : regarde : trouves-tu de l'eau de baqilla ? Parfois je mouillais son pain avec de l'eau : et il le mangeait avec du sel.
Depuis notre entrée au camp jusqu'à notre sortie : il ne goûta aucun plat cuit : ni aucun gras.
D'après al-Marroudhi : qui dit : Abou Abdallah me réveilla une nuit : ayant jeûné en continu : et dit : on me chahute par la faim : nourris-moi donc quelque chose.
Je vins donc à lui avec moins qu'un pain : il le mangea : et dit : si ce n'est que je crains de me faire du mal à moi-même : je n'aurais pas mangé.
Et il se levait pour aller aux commodités : et s'asseyait pour se reposer de la faim : au point que je mouillais le chiffon : et le lui lançais sur le visage : pour que son âme lui revînt : au point qu'il rédigea son testament par faiblesse : sans maladie : je l'ai entendu dire, et nous étions à ce camp :
Ce qu'Ahmad ibn Muhammad a légué : il a légué qu'il témoigne qu'il n'y a de dieu qu'Allah : seul : sans associé : et que Muhammad est Son serviteur : et Son messager.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père a légué ceci :
voici ce qu'Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal a légué : il a légué qu'il témoigne qu'il n'y a de dieu qu'Allah... jusqu'à ce qu'il dise :
et il a légué qu'il est dû à Fouran environ cinquante dinars : et il était véridique dans ce qu'il disait : et cela sera payé du revenu de la maison : lorsque ce sera complet : les enfants de 'Abdallah : et de Salih : tout mâle : et femelle : se verront donner dix dirhams.
Témoins : Abou Youssouf : et 'Abdallah : et Salih : les deux fils d'Ahmad.
Nous fûmes informés par celui qui entendit Abou 'Ali le récitateur : Abou Nou'aym nous informa : Soulayman ibn Ahmad nous raconta : 'Abdallah ibn Ahmad nous raconta : disant :
'Obaydallah ibn Yahya ibn Khaqan écrivit à mon père : l'informant que le Commandeur des croyants m'a ordonné de t'écrire : pour t'interroger sur le Coran : non pas comme question d'examen : mais comme question de connaissance : et de discernement.
Mon père me dicta donc : à 'Obaydallah ibn Yahya : au nom d'Allah : le Miséricordieux : le Tout-Miséricordieux : qu'Allah embellisse ta fin ô Abou al-Hasan dans toutes les affaires : et détourne de toi les choses détestées par Sa miséricorde : je t'ai écrit, qu'Allah t'agrée, de ce que le Commandeur des croyants a interrogé au sujet du Coran : selon ce qui m'est présent : et je demande à Allah de perpétuer la réussite du Commandeur des croyants : les gens étaient en train de patauger dans le faux : et dans un désaccord violent où ils s'enfonçaient : jusqu'à ce que le califat éût échu au Commandeur des croyants : Allah bannit donc par lui toute innovation : et détourna des gens ce qu'ils traversaient d'humiliation : et d'étroitesse des prisons : Allah détourna donc tout cela : et l'emporta avec le Commandeur des croyants : et cela tomba parmi les musulmans comme un événement immense : et ils invoquèrent Allah pour le Commandeur des croyants : et je demande à Allah d'exaucer en le Commandeur des croyants une invocation saine : et d'accomplir cela pour le Commandeur des croyants,
et d'accroître en son intention : et de l'assister sur ce sur quoi il est.
Il a été mentionné d'Ibn 'Abbas qu'il dit : ne frappez pas le livre d'Allah : une partie par une autre : car il jette le doute dans vos cœurs.
Et il est mentionné de 'Abdallah ibn 'Amr : qu'un groupe était assis à la porte du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : et certains d'eux dirent : Allah n'a-t-il pas dit ceci ?
Et d'autres dirent : Allah n'a-t-il pas dit cela ?
Le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, entendit cela : et sortit comme si des grains de grenade éclataient sur son visage : et dit : est-ce avec cela qu'il vous a été ordonné de frapper le livre d'Allah : une partie par une autre ? Les nations avant vous ne se sont égarées que dans le pareil de ceci. Vous n'êtes d'aucune chose de ce qui est ici : regardez ce qui vous a été ordonné : et agissez par cela : et regardez ce qui vous a été interdit : et cessez-le.
Il est rapporté d'Abou Hourayra, du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : la dispute dans le Coran est mécréance.
Et il est rapporté d'Abou Jouhaym :
du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : ne vous querellez pas au sujet du Coran : la querelle en lui est mécréance.
Ibn 'Abbas a dit : un homme vint auprès de 'Omar : et 'Omar se mit à l'interroger sur les gens : et il dit : ô Commandeur des croyants : tels et tels d'entre eux ont récité le Coran.
Ibn 'Abbas a dit : je dis : par Allah je n'aime pas qu'ils s'empressent, en leur jour, de cette hâte au sujet du Coran.
'Omar me foudroya donc du regard : et dit : assez.
Je partis vers ma demeure morose : et attristé : tandis que j'étais ainsi : un homme vint à moi : et dit : réponds au Commandeur des croyants.
Je sortis donc : et le voici à la porte m'attendant : il prit ma main : resta seul avec moi : et dit : qu'est-ce que tu as réprouvé ?
Je dis : ô Commandeur des croyants : quand ils s'empresseront de cette hâte : ils se brouilleront : et lorsqu'ils se brouilleront : ils se disputeront : et lorsqu'ils se disputeront : ils divergeront : et lorsqu'ils divergeront : ils s'entre-tueront.
Il dit : béni soit ton père ! Par Allah je cachais cela aux gens : jusqu'à ce que tu l'eusses fait sortir.
Il est rapporté de Jabir : qui dit :
le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, s'offrait lui-même aux gens lors de la station : et disait : y a-t-il un homme qui me porte vers son peuple : car Quraysh m'ont empêché de transmettre la parole de mon Seigneur.
Il est rapporté de Jouhayr ibn Noufayr :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : vous ne retournerez pas vers Allah avec une chose meilleure que ce qui est sorti de Lui.
Il veut dire : le Coran.
Il est rapporté d'Ibn Mas'oud : qui dit : dépouillez le Coran : n'écrivez en lui rien que la parole d'Allah.
Il est rapporté de 'Omar qu'il dit : ce Coran est la parole d'Allah : placez-le en ses places.
Un homme dit à al-Hasan : ô Abou Sa'id : lorsque je lis le livre d'Allah : et que je le médite : je suis sur le point de désespérer : et que mon espoir se coupe.
Il dit : le Coran est la parole d'Allah : et les œuvres du fils d'Adam sont vouées à la faiblesse : et à l'insuffisance : agis donc : et reçois la bonne nouvelle.
Farwa ibn Nawfal al-Achja'i a dit : j'étais voisin de Khabbab : je sortis un jour avec lui vers la mosquée : tenant ma main : et il dit : bravo : rapproche-toi d'Allah de ce que tu peux : tu ne te rapprocheras certes de Lui par rien de plus cher à Lui que Sa parole.
Un homme dit à al-Hakam : qu'est-ce qui a porté les gens des passions sur ceci ?
Il dit : les disputes.
Mou'awiya ibn Qourra a dit : gare à vous face à ces disputes : elles anéantissent les œuvres.
Abou Qilaba a dit : ne tenez pas compagnie aux gens des passions, ou il dit : aux gens des disputes : je ne peux garantir qu'ils ne vous y engloutissent pas dans leur égarement : et ne revêtent sur vous certains de ce que vous connaissez.
Deux hommes du peuple des passions entrèrent auprès de Muhammad ibn Sirin : et dirent : ô Abou Bakr : te narrons-nous un hadith ?
Il dit : non.
Ils dirent : te lisons-nous un verset ?
Il dit : non : vous vous lèverez de moi : ou je me lèverai.
Ils se levèrent donc.
Certains des gens dirent : ô Abou Bakr : et qu'y aurait-il sur toi qu'un verset te fût récité ?
Il dit : ..., et il dit : j'ai craint qu'un verset fût récité : et qu'ils le falsifiassent : et que cela s'installât dans mon cœur.
Un homme du peuple des innovations dit à Ayyoub : ô Abou Bakr : puis-je t'interroger sur une parole ?
Il se détourna : disant avec sa main : non : ni une demi-parole.
Ibn Tawous dit à son fils, tandis qu'un homme du peuple des innovations lui parlait : ô mon fils : insère tes deux doigts dans tes deux oreilles : de sorte que tu n'entendes pas ce qu'il dit.
Puis il dit : resserre : resserre.
'Omar ibn 'Abd al-'Aziz a dit : celui qui fait de sa religion un objet de disputes multiplie l'errance.
Ibrahim an-Nakha'i a dit : on n'a rien réservé de ces gens qui fût caché pour vous par faveur envers vous.
Al-Hasan disait : le pire des maux qui touche un cœur : ce sont les passions.
Houdayfa a dit : craignez Allah : et suivez la voie de ceux qui furent avant vous : par Allah si vous êtes droits : vous avez pris une avance lointaine : et si vous l'abandonnez à droite : et à gauche : vous vous êtes égarés
loin, ou il dit : manifestement.
Mon père a dit : j'ai laissé les chaînes pour ce qui précède, du serment que j'ai prêté et que le Commandeur des croyants connaissait : et sans cela je les aurais mentionnées avec leurs chaînes : Allah, le Très-Haut, a dit : {et si l'un des polythéistes te demande asile : accorde-lui l'asile : jusqu'à ce qu'il entende la parole d'Allah} (sourate at-Tawba, verset 6).
Et Il a dit : {n'est-ce pas à Lui qu'appartiennent la création : et le commandement} (sourate al-A'raf, verset 54).
Il informa donc que le commandement n'est pas la création.
Et Il a dit : {le Miséricordieux : Il a enseigné le Coran : Il a créé l'homme : Il lui a enseigné l'éloquence} (sourate ar-Rahman, versets 1 à 4).
Il informa donc que le Coran est de Sa science.
Et le Très-Haut dit : {et les Juifs : et les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi : jusqu'à ce que tu suives leur religion : dis : la guidance d'Allah : c'est elle la guidance : et si tu suivais leurs passions : après ce qui t'est venu de science : tu n'aurais contre Allah : ni allié : ni secoureur} (sourate al-Baqara, verset 120).
Et Il a dit : {et quand bien même tu viendrais à ceux qui ont reçu le Livre : avec toute preuve : ils ne suivraient pas ta qibla} (sourate al-Baqara, verset 145).
Et jusqu'à Sa parole : {et si tu suivais leurs passions : après ce qui t'est venu de science : tu serais des injustes} (sourate al-Baqara, verset 145).
Le Coran est donc de la science d'Allah.
Et dans les versets il y a une preuve que ce qui lui est venu est le Coran.
Il a été rapporté des anciens qu'ils disaient : le Coran est la parole d'Allah : non créée : et c'est vers quoi je penche : je ne suis pas homme de discours théologique : et je ne vois de discours sur rien de cela : hormis ce qui provient du livre d'Allah : ou d'un hadith du Prophète : ou de ses compagnons : ou des successeurs : quant à autre que cela : le discours en cela n'est pas loué.
Cette lettre a sa chaîne comme le soleil : regarde donc ce souffle lumineux : et non comme la lettre d'al-Istakhri : ni comme la réfutation des Jahmites forgée contre Abou Abdallah : car l'homme était pieux : et craignant Allah : il ne prononcerait pas le pareil de cela.
Peut-être l'a-t-il dite : et de même la lettre de l'homme fautif dans la prière est nulle.
Ce qui s'est établi de lui : en principes : et en branches : en est une suffisance : et parmi ce qui s'est établi de lui : la question de la foi : et il en a compilé.
Abou Dawoud a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
la foi est parole : et acte : elle augmente : et diminue : la droiture tout entière est de la foi : et les désobéissances diminuent la foi.
Ishaq ibn Ibrahim al-Baghawi a dit : j'ai entendu Ahmad dire :
celui qui dit : le Coran est créé : celui-là est mécréant.
Et Salama ibn Chabib entendit Ahmad dire cela : et ceci est mutawatir (transmis en masse) de lui.
Abou Isma'il at-Tirmidhi a dit : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
celui qui dit : le Coran est récent : celui-là est mécréant.
Isma'il ibn al-Hasan as-Sarraj a dit : j'ai interrogé Ahmad sur celui qui dit : le Coran est créé : il dit : un mécréant.
Et sur celui qui dit : ma prononciation du Coran est créée : il dit : un Jahmite.
Salih ibn Ahmad a dit : il parvint à mon père qu'Abou Talib rapporte qu'il dit : ma prononciation du Coran n'est pas créée.
J'informai donc mon père de cela : et il dit : qui t'a raconté ?
Je dis : tel.
Il dit : envoie vers Abou Talib.
Je lui envoyai donc : et il vint : et Fouran vint : et mon père lui dit : est-ce moi qui t'ai dit : ma prononciation du Coran n'est pas créée ?!
Il s'irrita : tonnant : et dit : je t'ai récité : {dis : Il est Allah : Un} (sourate al-Ikhlas, verset 1) : et tu m'as dit : ceci n'est pas créé.
Il dit : pourquoi as-tu rapporté de moi que j'ai dit : ma prononciation du Coran n'est pas créée ? Il m'est parvenu que tu as écrit cela à des gens : efface-le : et écris-leur que je ne te l'ai pas dit.
Fouran se mit donc à s'excuser auprès de lui : Abou Talib revint : et mentionna qu'il avait rapporté cela : et écrivit aux gens en disant : je me suis mépris au sujet d'Abou Abdallah.
Je dis : ce sur quoi l'état s'est fixé : c'est qu'Abou Abdallah disait :
celui qui dit : ma prononciation du Coran n'est pas créée : celui-là est innovateur : et il a dit : celui qui dit : ma prononciation du Coran est créée : celui-là est Jahmite.
Il était, qu'Allah lui fasse miséricorde, à ne dire ni ceci : ni cela : et parfois il clarifiait cela : en disant :
celui qui dit : ma prononciation du Coran est créée, voulant par elle le Coran : celui-là est Jahmite.
Ahmad ibn Zanjouya a dit : j'ai entendu Ahmad dire : la doctrine de la prononciation est pire que la Jahmiyya.
Salih a dit : j'ai entendu mon père dire :
la Jahmiyya sont trois factions : une faction a dit : le Coran est créé : et une faction a dit : c'est la parole d'Allah : et s'est tue : et une faction a dit : notre prononciation en lui est créée.
Puis mon père dit : on ne prie pas derrière un wafifi (qui suspend) : ni derrière un lafzi (homme de la prononciation).
Al-Marroudhi a dit : j'ai informé Abou Abdallah :
qu'Abou Chou'ayb as-Soussi ar-Riqqi avait séparé sa fille de son mari lorsqu'il suspendit (son jugement) dans le Coran : il dit : il a bien fait, qu'Allah lui accorde l'agrément.
Et il se mit à invoquer pour lui.
Al-Marroudhi a dit : lorsque Ya'qoub ibn Chayba manifesta la suspension : Abou Abdallah mit en garde contre lui : et ordonna son boycott.
Abou Abdallah a, dans la question de la prononciation, plusieurs réfutations : le premier à manifester la question de la prononciation fut Houssayn ibn 'Ali al-Karabisi : qui était parmi les vaisseaux de la science : il composa un livre sur les dissimulateurs : où il attaque un groupe : y affirmant qu'Ibn az-Zoubayr est des Kharijites.
Et il contient des hadiths par lesquels les Rafidites sont renforcés. Ahmad en fut informé : et mit en garde contre lui : cela parvint à al-Karabisi : qui en conçut du ressentiment : et dit : je prononcerai une doctrine jusqu'à ce qu'Ibn Hanbal dise contre elle : et devienne mécréant.
Il dit donc : ma prononciation du Coran est créée.
Al-Marroudhi dit dans le livre des récits : je mentionnai à Abou Abdallah qu'al-Karabisi a dit : ma prononciation du Coran est créée : et qu'il dit : je dis : le Coran est la parole d'Allah : non créée : sous tous les aspects : hormis que ma prononciation en lui est créée : et que celui qui ne dit pas : ma prononciation du Coran est créée : est mécréant.
Abou Abdallah dit : bien plutôt c'est lui le mécréant, qu'Allah le combat ! Et qu'ont dit les Jahmites : sinon ceci ? Et en quoi lui est-ce utile : alors que sa parole dernière a annulé sa parole première ?!
Puis il dit : quelle est la nouvelle d'Abou Thawr : est-ce que je suis en accord avec lui sur ceci ?
Je dis : il l'a boycotté.
Il dit : bien : les gens du discours théologique ne réussiront pas.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : on interrogea mon père : et moi j'écoutais : sur la doctrine de la prononciation : et les suspendants : il dit : celui d'entre eux qui est habile en discours théologique : celui-là est Jahmite.
Al-Hakam ibn Ma'bad : ad-Dawraqi m'a raconté : je dis à Ahmad ibn Hanbal : que dis-tu de ceux-ci qui disent : ma prononciation du Coran est créée ?
Je le vis donc se dresser : se composer : et dire : ceci est pire que la parole de la Jahmiyya.
Celui qui prétend cela : a prétendu que Jibril a parlé avec du créé : et a apporté au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, du créé.
Cet imam ne voyait donc pas de bien dans le fait de s'aventurer dans ce débat : par crainte qu'on ne s'en servît pour déclarer le Coran créé : et s'abstenir de ceci est plus juste : nous croyons en Allah, le Très-Haut : et en Ses anges : et en Ses livres : et Ses messagers : et Ses décrets : et la résurrection : et la présentation devant Allah : au Jour de la religion.
Si cette ligne était déployée : clarifiée : et établie avec ses preuves : elle viendrait en cinq tomes : bien plus : cela existe expliqué pour qui le cherche : et le Coran en cela est guérison : et miséricorde pour les croyants : il est connu que la prononciation est une chose acquise par le lecteur : autre que la prononcée : et la récitation est autre que la chose récitée : et la lecture : et sa beauté : et son tajwid : sont autres que le récité : et la voix du lecteur relève de son acquisition : il produit donc la prononciation : et la voix : et le mouvement : et l'articulation : et la sortie des mots depuis ses instruments créés : et il ne produit pas les mots du Coran : ni son ordonnancement : ni sa composition : ni ses sens.
L'imam Abou Abdallah a donc excellemment agi lorsqu'il interdit de s'aventurer dans la question des deux côtés : puisque chacun, affirmant la créatureté ou la niant de la prononciation, est trompeur : et aucun livre : ni sounna ne l'a apporté : ce dont on ne doute pas est que le Coran est la parole d'Allah : descendue : non créée, et Allah est le plus savant.
Al-Hakim : al-Asamm nous a racontés : j'ai entendu Muhammad ibn Ishaq as-Saghani : j'ai entendu Fouran, le compagnon d'Ahmad, dire :
al-Athram : et Abou Abdallah al-Mou'ayti me demandèrent de solliciter une entrevue privée avec Abou Abdallah : pour que je l'interrogeasse durant elle sur nos compagnons qui distinguent entre la prononciation : et le contenu récité.
Je l'interrogeai donc : et il dit : le Coran, quel que soit le tournement qu'on en fasse dans ses paroles : et ses actes : n'est pas créé.
Quant à nos actes : ils sont créés.
Je dis : la doctrine de la prononciation les compte-t-elle donc, ô Abou Abdallah, parmi la Jahmiyya ?
Il dit : non : les Jahmites sont ceux qui ont dit : le Coran est créé.
De même, il a dit : et j'ai entendu Fouran dire :
Ibn Chaddad vint à moi avec un feuillet où il y avait des questions : et il y figurait : ma prononciation du Coran n'est pas créée : Ahmad ibn Hanbal le biffa : et écrivit : le Coran, quel que soit le tournement : n'est pas créé.
Salih ibn Ahmad a dit : j'ai entendu mon père dire : celui qui prétend que les noms d'Allah sont créés : a mécru.
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
celui qui s'adonne au discours théologique ne réussit pas : celui qui s'adonne au discours théologique : ne manque jamais de devenir Jahmite.
Hanbal a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
celui qui aime le discours théologique ne réussit pas : car il fait aboutir leur affaire à la perplexité : prenez donc la sounna : et le hadith : et gare à vous face au fait de s'aventurer dans la controverse : et la querelle : les gens ne sont pas parvenus : et ils ne connaissent pas ce discours : le dénouement du discours théologique ne revient pas au bien.
L'imam Ahmad a, en mise en garde contre les innovations : et leurs gens, beaucoup de paroles : et des propos sur la sounna.
Qui regarde dans le livre de la Sounna d'Abou Bakr al-Khallal voit en lui une science abondante : et une transmission nombreuse.
J'en ai rapporté une collection dans la biographie d'Abou Abdallah dans Tarikh al-Islam : et dans le livre al-'Izza li-l-'Ali al-'Azim.
L'absence d'intention m'a détourné de sa répétition ici.
Demandons donc à Allah la guidance : et la bonne intention. À l'imam Ahmad aboutit le summum dans
la connaissance de la sounna : en science : et en acte : et dans la connaissance du hadith : et de ses disciplines : et dans la connaissance du fiqh : et de ses branches.
Et il fut un chef dans l'ascétisme : et la piété : et l'adoration : et la véracité.
Salih ibn Ahmad a dit : al-Moutawakkil arriva : et descendit à ach-Chammasiyya : voulant se rendre à al-Mada'in : mon père me dit : j'aimerais que tu n'ailles pas vers eux : pour ne pas attirer l'attention sur moi.
Lorsque ce fut après un jour : j'étais assis : c'était un jour de pluie : et voici Yahya ibn Khaqan arriver dans un cortège immense : avec la pluie sur lui : il me dit : gloire à Allah ! tu n'es pas venu vers nous pour transmettre au Commandeur des croyants le salut au sujet de ton aïeul : jusqu'à ce qu'il m'ait envoyé : puis il descendit hors du passage : je le pressai d'entrer sur la monture : et il ne le fit pas : il se mit à patauger dans la pluie.
Lorsqu'il arriva : il ôta son manteau : et entra : mon père était dans l'angle revêtu d'un habit : il le salua : embrassa son front : s'enquit de son état : et dit : le Commandeur des croyants te transmet le salut : et dit : comment es-tu en ton âme : et quel est ton état ? Ton absence m'a fait mal : et il te demande d'invoquer pour lui.
Il dit : aucun jour ne passe sur moi : sans que j'invoque Allah pour lui.
Puis il dit : il a envoyé avec moi mille dinars : que tu distribues parmi les gens du besoin.
Il dit : ô Abou Zakariyya : je suis dans une maison isolée : et il m'a dispensé de tout ce que je réprouve : et ceci fait partie de ce que je réprouve.
Il dit : ô Abou Abdallah : les califes ne supportent pas cela.
Il dit : ô Abou Zakariyya : sois délicat dans cela.
Il invoqua pour lui : puis se leva : lorsqu'il retourna à la maison : il revint : et dit : ainsi, si l'un de tes frères te l'envoyait : ferais-tu cela ?
Il dit : oui.
Lorsque nous arrivâmes au couloir : il dit : le Commandeur des croyants m'a ordonné de te la remettre : pour que tu la distribues.
Je dis : elle peut rester chez toi : jusqu'à ce que ces jours passent.
Ahmad ibn Muhammad ibn al-Housayn ibn Mou'awiya ar-Razi : Bakr ibn 'Abdallah
ibn Habib nous a raconté : j'ai entendu al-Mis'ari Muhammad ibn Wahb dire :
j'étais pédagogue d'al-Moutawakkil : lorsqu'il fut institué caliph : il me rapprocha : et il m'interrogeait : et je lui répondais selon la voie du hadith : et de la science.
Il s'assit un jour pour les intimes : puis se leva : et entra dans une maison à lui en verre : son plafond : et ses murs : et son sol : avec de l'eau coulée en elle dans laquelle il se retournait.
Quiconque y entrait : était comme assis au sein de l'eau.
S'assirent à sa droite : al-Fath ibn Khaqan : et 'Obaydallah ibn Yahya ibn Khaqan.
Et à sa gauche : Bouga l'Ancien : et Wasif : et moi je me tenais debout : lorsqu'il rit : les gens marmonnèrent : et il dit :
ne m'interrogez-vous donc pas sur la raison de mon rire ?! Un jour je me tenais debout à la tête d'al-Wathiq : qui s'était assis pour les intimes : puis entra ici : je voulus entrer : et je fus empêché : je me tenais où ce serviteur se tenait : et auprès de lui : Ibn Abi Dawoud : et Ibn az-Zayyat : et Ishaq ibn Ibrahim.
Al-Wathiq dit : j'ai réfléchi à ce pour quoi j'ai appelé les gens : du fait que le Coran est créé : et à la rapidité de la réponse de celui qui nous répondit : et à la vigueur de l'opposition de celui qui s'y opposa : malgré le fouet : et l'épée : j'ai trouvé celui qui nous répondit avide de ce qui est entre nos mains : et j'ai trouvé celui qui s'y opposa en étant retenu par la religion : et la piété : il entra donc dans mon cœur, de cela : un doute : et un soupçon : jusqu'à ce que j'eusse résolu d'abandonner cela.
Ibn Abi Dawoud dit : Allah : Allah ô Commandeur des croyants ! tuer une sounna que tu as fait revivre : et annuler une religion que tu as établie.
Ils se turent : et Ibn Abi Dawoud eut peur : et dit : par Allah ô Commandeur des croyants : cette parole vers laquelle tu appelles les gens est la religion qu'Allah a choisie pour Ses prophètes : et Ses messagers : et avec laquelle Il a envoyé Son prophète : mais les gens furent aveugles à l'accepter.
Al-Wathiq dit : ils me lancèrent alors un défi là-dessus.
Ahmad dit : qu'Allah le frappe de la paralysie : si ce qu'il dit n'est pas vrai.
Ibn az-Zayyat dit : et lui : qu'Allah cloue son corps de clous en ce bas-monde : avant l'autre monde : si ce que dit le Commandeur des croyants n'est pas vrai : à savoir que le Coran est créé.
Ishaq ibn Ibrahim dit : et lui : qu'Allah rende fétide son odeur en ce bas-monde : si ce qu'il dit
n'est pas vrai.
Najah dit : et lui : qu'Allah le tue dans la prison la plus étroite.
Itakh dit : et lui : qu'Allah le noie.
Al-Wathiq dit : et lui : qu'Allah brûle son corps par le feu : si ce qu'il dit n'est pas vrai : à savoir que le Coran est créé. Je ris donc de ce qu'il ne resta ce jour-là aucun d'entre eux : sans que son invocation fût exaucée.
Quant à Ibn Abi Dawoud : Allah l'a frappé de la paralysie : quant à Ibn az-Zayyat : c'est moi qui l'ai fait asseoir dans un four de fer : et cloué son corps de clous : quant à Ishaq : dans sa maladie il se mit à suer une sueur fétide : jusqu'à ce que ses proches : et ses voisins eussent fui loin de lui : quant à Najah : c'est moi qui ai bâti sur lui une maison d'une coudée sur deux coudées : jusqu'à ce qu'il mourût : quant à Itakh : j'écrivis à Ishaq ibn Ibrahim lorsqu'il fut revenu du pèlerinage : il l'enchaîna : et le noya : quant à al-Wathiq : il aimait l'union : et dit : ô Mikail : trouve-moi un remède contre l'impuissance.
Il dit : ô Commandeur des croyants : ton corps : ne le saccage pas : surtout lorsque l'homme force l'union.
Il dit : il n'y a pas moyen d'y échapper : et qu'il y a, entre ses cuisses avec cela, une servante.
Il dit : qui peut endurer le pareil de cela ?
Il dit : prends la chair de lion : on prélève une livre : on la fait bouillir sept bouillons avec du vinaigre de vin vieux : lorsque tu t'assieds à ta boisson : prélèves-en le poids de trois dirhams : tu trouveras ton désir.
Il la prit donc quelques jours : et dit : apporte-moi de la chair de lion à l'instant.
Un lion lui fut alors sorti : qui fut immolé : et il l'utilisa.
Il a dit : son ventre gonfla : les médecins furent donc rassemblés : et tombèrent d'accord qu'il n'avait pas de remède : hormis qu'on lui chauffât un four avec du bois d'olivier : jusqu'à ce qu'il fût rempli de braises : puis on balaie ce qui s'y trouve : et on le garnit de pâte de dattes : et il s'y asseyait trois heures : s'il réclame de l'eau : on ne la lui donne pas : puis il sort : trouvant une douleur violente : et on ne le ramène pas au four : avant deux heures : car cette eau coule : et sort par les issues de l'urine.
S'il est abreuvé : ou ramené au four : il périt.
Il a dit : un four lui fut chauffé : puis les braises furent sorties : et placées sur le dessus du four : puis il fut garni de pâte humide.
Al-Wathiq fut donc dépouillé : et fait asseoir dedans : il cria : et dit : vous m'avez brûlé : donnez-moi de l'eau.
Il en fut empêché : son corps entier enfla en bosses comme la pastèque : puis il fut sorti : ayant failli brûler : les médecins le firent asseoir.
Lorsqu'il sentit l'air : la douleur s'aggrava sur lui : il se mit donc à crier
et à mugir comme un taureau : en disant :
ramenez-moi au four : ses femmes : et ses intimes se rassemblèrent : et le ramenèrent au four : et espérèrent le soulagement.
Lorsqu'il chauffa : son cri se calma : et ces bosses éclatèrent : il fut sorti : brûlé : et noirci : et il trépassa après une heure.
Je dis : je ne connais pas son narrateur.
D'après Jarir ibn Ahmad ibn Abi Dawoud, qui dit : mon père a dit :
je n'ai jamais vu de cœur plus fort que celui-ci, je veux dire Ahmad. Nous nous mettions à lui parler : le calife se mettait à lui parler : l'appelant tantôt par son nom : tantôt par sa kunya : tandis qu'il disait :
ô Commandeur des croyants : je n'ai rien trouvé du livre d'Allah : ni de la sounna de Son messager : par quoi te répondre.
Abou Ya'qoub al-Qarrab : Abou Bakr ibn Abi al-Fadl nous informa : Muhammad ibn Ibrahim as-Sarram nous raconta : Ibrahim ibn Ishaq nous raconta : al-Hasan ibn 'Abd al-'Aziz al-Jarawi me raconta : disant :
je : et al-Harith ibn Miskin entrâmes auprès d'Ahmad à la suite immédiate de son fouettement : il nous dit : j'ai été frappé : et je suis tombé : et j'ai entendu celui-là, je veux dire Ibn Abi Dawoud, dire :
ô Commandeur des croyants : celui-ci est, par Allah, égaré : égarant.
Al-Harith lui dit : Youssouf ibn 'Omar m'a informé, de Malik : qu'az-Zouhri fut poursuivi : jusqu'à être battu avec les fouets.
Et on dit : ses livres furent suspendus à son cou.
Puis Malik dit : Sa'id ibn al-Mousayyib fut battu : sa tête : et sa barbe rasées : Abou az-Zinad fut battu : Muhammad ibn al-Mounkadir fut battu : et des compagnons à lui dans un bain : avec les fouets.
Et Malik ne se mentionna pas lui-même : Ahmad s'étonna de la parole d'al-Harith.
Makki ibn 'Abdan a dit : Ja'far ibn Soulayman battit Malik de quatre-vingt-dix coups de fouet en l'an 147.
Et il est rapporté de Muhammad ibn Abi Samina : de Chabas le repenti : qui dit :
On a dit : Ahmad ibn Hanbal a été battu de quatre-vingts coups de fouet : si tu avais frappé un éléphant avec cela : il l'aurait abattu.
Al-Bayhaqi : al-Hakim nous informa : Hassan ibn Muhammad le faqih nous raconta : j'ai entendu
Ibrahim ibn Abi Talib dire :
j'entrai auprès d'Ahmad ibn Hanbal après l'épreuve maintes fois : espérant prendre de lui un hadith : jusqu'à ce que je dise : ô Abou Abdallah : le hadith d'Abou Salama, d'Abou Hourayra :
que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : Oumrou l-Qays est le chef des poètes vers le Feu.
Il dit : on dit : d'az-Zouhri : d'Abou Salama. Je dis : qui d'az-Zouhri ?
Il dit : Abou al-Jahm.
Je dis : qui l'a rapporté d'Abou al-Jahm ?
Il se tut : lorsque je revins à lui à ce sujet : il dit : ô Allah : préserve.
Al-Maymouni a dit : Ahmad me dit : ô Abou al-Hasan : gare à toi de parler d'une question pour laquelle tu n'as pas d'imam.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous a racontés : Abou Abdallah me dit :
je n'ai jamais écrit un hadith sans agir par lui : jusqu'à ce qu'il me parvînt que le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, s'était fait saigner : et avait donné à Abou Tayba un dinar : je me fis donc saigner : et je donnai au saigneur un dinar.
Un groupe nous informa par licence, d'Ibn al-Jawzi : Ibn Nasir nous informa : Abou al-Housayn ibn 'Abd al-Jabbar nous informa : Abou Bakr Muhammad ibn 'Ali al-Khayyat nous informa : Ibn Abi al-Fawaris nous raconta : Ahmad ibn Ja'far ibn Salm nous raconta : Ahmad ibn Muhammad ibn 'Abd al-Khaliq nous informa : al-Marroudhi nous raconta :
je dis à Abou Abdallah : celui qui meurt sur l'islam : et sur la sounna : meurt-il sur le bien ?
Il dit : tais-toi : bien plutôt il meurt sur tout le bien.
Mousa ibn Haroun al-Bazzaz a dit : on interrogea Ahmad : où cherchons-nous les suppliants ?
Il se tut : puis dit : s'ils ne sont pas des compagnons du hadith : je ne sais pas.
Ahmad ibn Muhammad ibn Isma'il al-Adami a dit : al-Fadl ibn Ziyad nous informa : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
celui qui rejette le hadith du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : est au bord de la ruine.
Abou Mouzahim al-Khaghani a dit : mon oncle 'Abd ar-Rahman ibn Yahya ibn Khaqan me dit :
al-Moutawakkil ordonna une interrogation d'Ahmad sur qui investir pour la justice : je priai mon oncle de me faire sortir sa réponse : et il me dirigea sa copie :
au nom d'Allah : le Miséricordieux : le Tout-Miséricordieux : copie du billet que j'ai présenté à Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal après l'avoir interrogé : et il m'a répondu par ce que j'ai écrit.
Je l'interrogeai sur Ahmad ibn Rabah : il dit à son sujet : un Jahmite notoire : s'il était investi d'une chose des affaires des musulmans : il y aurait du tort sur eux.
Je l'interrogeai sur al-Khalanji : il dit à son sujet : de même.
Je l'interrogeai sur Chou'ayb ibn Sahl : il dit : un Jahmite notoire pour cela.
Je l'interrogeai sur 'Obaydallah ibn Ahmad : il dit : de même.
Je l'interrogeai sur celui connu comme Abou Chou'ayb : il dit : de même.
Je l'interrogeai sur Muhammad ibn Mansour, juge des Ahwaz : il dit : il était avec Ibn Abi Dawoud : dans son entourage : et ses travaux : sinon qu'il était parmi les meilleurs d'entre eux.
Je l'interrogeai sur 'Ali ibn al-Ja'd : il dit : il était notoire pour le jahmisme : puis il m'est parvenu qu'il s'en retourna.
Je l'interrogeai sur al-Fath ibn Sahl : il dit : un Jahmite : des compagnons d'al-Marisi.
Je l'interrogeai sur ath-Thalji : il dit : innovateur : homme de passion.
Je l'interrogeai sur Ibrahim ibn 'Attab : il dit : je ne le connais pas : sinon qu'il était des compagnons de Bishr al-Marisi.
En somme : les gens des innovations : et des passions ne doivent pas être sollicités dans une chose des affaires des musulmans : avec ce
que tient le Commandeur des croyants, qu'Allah prolonge sa durée, du fait de s'accrocher à la sounna : et de s'opposer aux gens des innovations.
Dit Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal : 'Abd ar-Rahman ibn Yahya m'a interrogé sur tous ceux qui figurent dans ce livre : et je lui ai répondu par ce qui est écrit : j'étais malade de l'œil : faible dans mon corps : incapable d'écrire de ma main : ce sceau fut donc signé au bas du parchemin par 'Abdallah, mon fils, sur mon ordre : et devant moi.
'Abd al-Malik al-Maymouni a dit : je n'ai jamais vu le turban d'Abou Abdallah : sinon sous son menton : et je l'ai vu réprouver autrement.
Abou Mouslim Muhammad ibn Isma'il : Salih ibn Ahmad nous a raconté : disant : je marchai avec mon père un jour de vendredi vers la grande mosquée : et nous trouvâmes les gens déjà partis.
Il entra donc dans la mosquée : et avec nous était Ibrahim ibn Hani : mon père s'avança : et pria le dhor avec nous : quatre rak'a.
Et il dit : Ibn Mas'oud l'a fait avec 'Alqama : et al-Aswad.
Mon père, chaque fois qu'il entrait dans un cimetière : ôtait ses sandales : et les tenait dans sa main.
Yahya ibn Ma'in a dit dans les mérites d'Ahmad : al-Bayhaqi nous informa : al-Hakim nous informa : j'ai entendu Yahya ibn Mansour : j'ai entendu mon oncle 'Abdallah ibn 'Ali ibn al-Jaroud : j'ai entendu Muhammad ibn Sahl ibn 'Askar dire :
j'étais auprès d'Ahmad ibn Hanbal : Muhammad ibn Yahya entra : Ahmad se leva vers lui : et les gens s'en étonnèrent : puis il dit à ses fils : et à ses compagnons : allez vers Abou Abdallah : et écrivez de lui.
Ibrahim ibn Muhammad ibn Soufyan : j'ai entendu 'Asim ibn 'Issam al-Bayhaqi dire :
je passai une nuit chez Ahmad ibn Hanbal : il apporta de l'eau : et la posa : au matin : il regarda l'eau dans son état : et dit : gloire à Allah ! un homme qui cherche la science : sans avoir sa part d'adoration nocturne.
Muhammad ibn Isma'il at-Tirmidhi a dit : moi : et Ahmad ibn al-Hasan at-Tirmidhi étions auprès d'Ahmad ibn Hanbal : Ahmad lui dit : ô Abou Abdallah : on mentionna à la Mecque à Ibn Abi Qatila les compagnons du hadith : et il dit : les compagnons du hadith sont des gens du mal.
Abou Abdallah se leva donc en secouant son habit : en disant : zindiq : zindiq : et il entra dans la maison.
At-Tabarani : Muhammad ibn Mousa ibn Hammad nous récita le vers de Muhammad ibn 'Abdallah ibn Tahir :
le matin d'Ibn Hanbal fut une épreuve agréable : et c'est par l'amour d'Ahmad que se connaît l'ascète
et si tu voies quelqu'un dénigrer Ahmad : sache que son voile sera déchiré
'Outhman ibn Sa'id ad-Darimi a dit : j'ai vu Ahmad ibn Hanbal marcher : réprouvant de marcher côte à côte avec Abou al-Qassim.
Ahmad ibn Marwan ad-Dinawari : Idris al-Haddad nous a raconté : disant : Ahmad ibn Hanbal, lorsque l'affaire lui pesait : se louait pour le plâtrage : et il l'aplombissait pour eux. Aux jours de l'épreuve : lorsqu'il fut renvoyé à sa maison : on lui porta de l'argent : et il le renvoya : alors qu'il avait besoin d'un pain : son oncle Ishaq se mit à compter ce qu'il renvoyait : environ cinq cent mille.
Il a dit : il dit : ô oncle : si nous le cherchions : il ne viendrait pas vers nous : il ne nous vint que lorsque nous l'avons abandonné.
Al-Bayhaqi : Abou Abdallah al-Hafiz nous informa : az-Zoubayr ibn 'Abd al-Wahid al-Hafiz nous raconta : Ibrahim ibn 'Abd al-Wahid al-Baldi nous raconta : j'ai entendu Ja'far ibn Muhammad at-Tayalisi dire :
Ahmad ibn Hanbal : et Yahya ibn Ma'in priaient dans la mosquée d'ar-Roussafa : un narrateur se leva : et dit : Ahmad ibn Hanbal : et Yahya ibn Ma'in nous ont raconté :
'Abd ar-Razzaq nous raconta : Ma'mar nous raconta : de Qatada : d'Anas :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : celui qui dit : il n'y a de dieu qu'Allah : Allah crée de chaque parole un oiseau : son bec en or : et ses plumes en corail.
Et il alla dans un récit de près de vingt feuillets : et Ahmad se mit à regarder Yahya : et Yahya regardait Ahmad : et il dit : c'est toi qui l'as narré avec ceci ?
Il dit : par Allah je ne l'ai entendu qu'à l'instant.
Ils se turent tous deux : jusqu'à ce qu'il eût fini : il prit sa part : et Yahya lui dit avec sa main : approche.
Il vint donc en tâtonnant, quémandant une aumône.
Il dit : qui t'a narré cela ?
Il dit : Ahmad : et Ibn Ma'in.
Il dit : moi je suis Yahya : et voici Ahmad : nous n'avons jamais entendu cela : s'il y fut : il y a nécessairement mensonge : et c'est sur d'autres que nous.
Il dit : es-tu Yahya ibn Ma'in ?
Il dit : oui.
Il dit : je n'ai jamais cessé d'entendre que Yahya ibn Ma'in était un insensé : je n'ai su qu'à l'instant : comme s'il n'y avait dans le bas-monde ni Yahya ibn Ma'in : ni Ahmad ibn Hanbal autres que vous deux !! J'ai écrit de dix-sept Ahmad ibn Hanbal : et de Yahya ibn Ma'in autres que vous deux.
Ahmad posa sa manche sur son visage : et dit : laisse-le se lever : il se leva donc : se moquant d'eux deux.
Cette histoire s'est répandue sur les langues des gens : et elle est fausse : je pense que al-Baldi l'a forgée : il est connu comme al-Ma'soub.
Abou Hatim ibn Hibban l'a aussi rapportée de lui : son ignorance s'éleva donc (devint manifeste).
Al-Marroudhi mentionna, d'Ahmad : qu'il demeura à Samarra huit jours : ne buvant rien : hormis moins qu'un quart (de moud) de sawiq.
Ahmad ibn Boundar ach-Cha'ar : Abou Yahya ibn ar-Razi nous a raconté : j'ai entendu 'Ali ibn Sa'id ar-Razi dire : nous partîmes avec Ahmad ibn Hanbal vers la porte d'al-Moutawakkil : lorsqu'ils le firent entrer par la porte des intimes : il dit : retirez-vous : qu'Allah vous accorde la santé : aucun d'entre nous ne tomba malade après ce jour-là.
Al-Koudaymi : 'Ali ibn al-Madini nous a raconté : Ahmad ibn Hanbal me dit :
j'éprouve le désir de t'accompagner vers la Mecque : rien ne m'en empêche : hormis la crainte de te lasser : ou que tu me lasses.
Lorsque je lui fis mes adieux : je dis : donne-moi un conseil.
Il dit : fais de la piété ta provision : et dresse l'au-delà devant toi.
Abou Hatim a dit : je rencontrai Ahmad pour la première fois en l'an deux cent treize : et voici qu'il faisait sortir avec lui vers la prière le livre des boissons : et le livre de la foi : il pria : et
personne ne l'interrogea : et il les rapporta à sa maison.
Et je vins vers lui un autre jour : et voici qu'il fit sortir les deux livres : je pensai qu'il recherchait la récompense dans la sortie de cela : car le livre de la foi est le fondement de la religion : et le livre des boissons est le détournement des gens du mal : car tout le mal provient de l'ivresse.
Salih a dit : un homme, à qui naquit un enfant, offrit à mon père une table de douceurs : et il le compensa avec du sucre contre des dirhams sains.
Ibn Wara a dit : je vins vers Ahmad : et il me sortit une coupe où il y avait du sawiq : et dit : bois-la.
Nous fûmes informés : par Muhammad ibn Isma'il : de Yahya ibn Ma'in al-Hafiz : Abou al-Walid ad-Darbandi nous informa en l'an quatre cent quarante-quatre : Abou Bakr Muhammad ibn 'Obaydallah ibn al-Aswad nous informa à Damas : 'Abdallah ibn Muhammad ibn Ja'far an-Nahawandi nous informa : Abou Bakr Muhammad ibn Ibrahim ibn Zouran nous raconta verbatim : Ahmad ibn Ja'far al-Istakhri nous raconta : disant :
Abou Abdallah Ahmad ibn Hanbal a dit : voici les voies des gens de la science : et de la tradition : celui qui contredit une chose de cela : ou dénigre celui qui la dit : celui-là est innovateur.
Et leur parole était : la foi est parole : et acte : et intention : et fait de s'accrocher à la sounna : et la foi augmente : et diminue : celui qui prétend que la foi est parole : et que les actes sont des lois : celui-là est Jahmite : celui qui ne voit pas l'exception dans la foi : celui-là est mourjiite : et la fornication : et le vol : et le meurtre de l'âme : et le polythéisme : tous par décret : et par détermination : sans que quiconque ait d'argument contre Allah.
Jusqu'à ce qu'il dise : le Jardin : et le Feu furent créés : puis la création pour eux deux : ils ne périssent pas : et ce qui est en eux deux ne périt jamais.
Jusqu'à ce qu'il dise : et Allah, le Très-Haut, est sur le Trône : et le Kursi est le lieu de Ses deux pieds. Jusqu'à
ce qu'il dise : et le Trône a des porteurs : et celui qui prétend que nos paroles au sujet du Coran : et notre récitation en lui sont créées : tandis que le Coran est la parole d'Allah : celui-là est Jahmite : et celui qui ne le déclare pas mécréant : est son pareil : et Allah parla à Moussa d'une parole directe : de Sa part.
Jusqu'à ce qu'il mentionne des choses de ce modèle réprouvé : et des choses que, par Allah, l'imam n'a jamais dites : qu'Allah combatte leur forgeron.
Parmi les plus absurdes qu'elle contient : sa parole : celui qui prétend qu'il ne voit pas l'imitation : et ne fasse imiter sa religion à personne : ceci est la parole d'un pervers : ennemi d'Allah. Regarde donc l'ignorance des traditionnistes : comment ils rapportent cette fable : et se taisent à son sujet.
Ad-Daraqoutni : Ja'far al-Khouldi nous raconta : al-'Abbas ibn Youssouf nous informa : mon oncle Muhammad ibn Isma'il ibn al-'Ala me raconta : mon père me raconta : disant : Rizq Allah ibn al-Kalwadani m'appela : et présenta beaucoup de nourriture devant nous : parmi nous Ahmad : et Ibn Ma'in : et Abou Khaythama : une douceur fut présentée sur laquelle il dépensa quatre-vingts dirhams.
Abou Khaythama dit : ceci est du gaspillage.
Ahmad ibn Hanbal dit : si ce bas-monde était de la taille d'une bouchée : puis qu'un musulman la prît : et la plaçât dans la bouche de son frère : ce ne serait pas du gaspillage.
Yahya lui dit : tu as dit vrai.
Et ceci est une histoire réprouvée.
Hanbal ibn Ishaq a dit : j'ai interrogé Abou Abdallah : au sujet des hadiths rapportés du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : Allah descend vers le ciel du bas-monde.
Il dit : nous croyons en eux : et nous les affirmons
et nous ne rejetons rien d'eux : lorsque leurs chaînes sont saines : et nous ne contredisons pas la parole du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : et nous savons que ce qu'il a apporté est vrai.
Al-Khallal : 'Abdallah ibn Ahmad nous a raconté : disant : j'ai vu beaucoup de savants : et de juristes : et de traditionnistes : et des Banou Hashim : et de Quraysh : et des auxiliaires : embrasser mon père : certains sa main : et certains sa tête : et le vénérer d'une vénération dont je ne les ai pas vus user envers un juriste autre que lui : et je ne l'ai jamais vu désirer cela.
Et j'ai vu al-Haytham ibn Kharija : et al-Qawariri : et Abou Ma'mar : et 'Ali ibn al-Madini : et Bachchar al-Khaffaf : et 'Abdallah ibn 'Awn al-Kharraz : et Ibn Abi ach-Chawarib : et Ibrahim al-Harawi : et Muhammad ibn Bakkar : et Yahya ibn Ayyoub : et Sourayj ibn Younous : et Abou Khaythama : et Yahya ibn Ma'in : et Ibn Abi Chayba : et 'Abd al-A'la an-Narsi : et Khalaf ibn Hicham : et un groupe que je ne peux dénombrer : le vénérer : et l'honorer.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous informa : j'ai entendu 'Abd al-Wahhab al-Warraq dire :
Abou Abdallah est notre imam : et il est parmi ceux enracinés dans la science : si demain je me tiens devant Allah : et qu'Il m'interroge : à qui j'ai pris modèle : que dirai-je ? Et qu'est-il arrivé à Abou Abdallah : de l'affaire de l'islam ?!
Et d'après Abou Ja'far Muhammad ibn 'Abd ar-Rahman as-Sayrafi, qui dit : j'ai regardé : et vu qu'Ahmad est supérieur à Soufyan.
Puis il dit : Ahmad n'a rien laissé derrière lui : et il préférait 'Outhman : et il ne buvait pas.
Salih ibn 'Ali al-Halabi a dit : j'ai entendu Abou Hammam dire : Ahmad n'a jamais vu son pareil.
Al-Khallal a dit : nous fûmes éprouvés par un peuple d'ignorants : qui se croient savants : lorsque nous mentionnons les mérites d'Abou Abdallah : l'envie les fait sortir : au point que l'un d'eux dit, comme un homme de confiance m'en a informé de sa part : Ahmad ibn Hanbal est leur prophète.
Al-Khallal a dit : Soulayman ibn al-Ach'ath nous a raconté : disant :
j'ai vu en songe, en l'an deux cent vingt-huit : comme si j'étais dans la mosquée de l'assemblée : et un homme semblable à un eunuque vint du côté de l'enceinte : et il disait :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : prenez pour modèles les deux qui sont après moi : Ahmad ibn Hanbal : et tel.
Abou Dawoud a dit : je ne retiens pas son nom : je me mis donc à dire en moi-même : ceci est un hadith étrange.
Je l'interprétai à un homme : et il dit : l'eunuque dans le songe est un ange.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous informa : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
la crainte m'a empêché de manger de la nourriture : et de boire : je ne l'ai donc pas désirée : et je ne me soucie pas que personne ne me voie : ni que je voie personne : et je désire voir 'Abd al-Wahhab : dis à 'Abd al-Wahhab : atténue ta mention de moi : car j'ai été éprouvé par la célébrité.
Al-Khallal : Ahmad ibn Muhammad ibn Yazid al-Warraq nous informa : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
je n'ai jamais comparé la jeunesse : à autre chose qu'à une chose qui était dans ma manche : et qui tomba.
Ishaq ibn Hani a dit : Abou Abdallah mourut : et ne laissa derrière lui : que six pièces dans un chiffon : de la taille de deux daniks.
Al-Marroudhi a dit : Ahmad dit :
j'anticipais dans le hadith : je n'avais pas cette intention dans une partie de ce dans quoi j'étais.
'Abdallah a dit : j'ai entendu mon père dire :
souvent je voulais me hâter dans le hadith : mais ma mère saisissait mon habit : et disait : jusqu'à ce que le muezzin appelle.
Et parfois je m'avançais tôt vers le cercle d'Abou Bakr ibn 'Ayyach.
'Abbas ad-Douri a dit : j'ai entendu Ahmad dire : au début, lorsque je cherchai (la science) : je fréquentai Abou Youssouf le juge.
'Abdallah a dit : mon père écrivit les livres d'Abou Youssouf : et de Muhammad : et il les mémorisait : Mouhanna me dit : je l'interrogeais : et il disait : ceci ne figure pas dans leurs livres.
Je retournais donc vers eux : et ils disaient : ton compagnon connaît les livres mieux que nous.
Al-Marroudhi : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
je n'ai jamais voyagé vers la Syrie : hormis après que Salih me naquit : je pense qu'il avait six ans lorsque je partis.
Je dis : je pense que tu n'as pas voyagé après cela ?
Il dit : non.
Je dis : combien de temps séjournas-tu au Yemen ?
Il dit : mon départ : et mon retour : dix mois : nous partîmes de la Mecque en Safar : et nous attrapâmes la saison.
Je dis : as-tu écrit de Hicham ibn Youssouf ?
Il dit : non : il mourut avant nous.
'Abdallah ibn Ahmad : mon père me raconta : Yazid ibn Mouslim al-Hamdani nous raconta qu'il avait cent trente-cinq ans :
Muhammad ibn Youssouf, le frère d'al-Hajjaj, arriva : et j'avais cinq ans : en l'an soixante-treize.
Al-Marroudhi a dit : Abou Abdallah dit : nous vînmes vers un vieillard sortant de Sana'a : il était
auprès de lui.
D'après Wahb ibn Mounabbih : on disait de lui qu'il avait cent quarante ans.
'Abdallah a dit : j'ai entendu mon père dire :
j'ai vu Mousa ibn 'Abdallah ibn al-Hasan ibn al-Hasan : et c'était un homme droit.
Et j'ai entendu mon père dire : Youssouf ibn Ya'qoub ibn al-Majachoun nous a raconté : et je n'ai jamais trouvé parmi les traditionnistes un plus âgé que lui.
Et d'Abou Abdallah, qui dit : je vins vers Youssouf ibn al-Majachoun : et il avait près de deux cents hadiths : et je n'ai pas vu d'intérêt dans al-Qazzaz.
Al-Marroudhi : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
je n'ai jamais écrit de personne plus que Waki' : et j'ai entendu de 'Abd as-Salam ibn Harb trente hadiths.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : j'ai interrogé mon père sur Abou Sayfi, qui narre de Moujahid : il dit :
nous avons écrit de lui : de Moujahid : et d'al-Maqbari : et d'al-Hakam : il n'est rien : et je n'ai jamais entendu de 'Isa ibn Younous : et j'ai vu Soulayman le récitateur à Koufa : et un garçon lui récitant avec précision : et le hamza.
Et d'Abou Abdallah, qui dit : Isma'il ibn Moujalid fut ici : je l'ai rattrapé : et je n'ai jamais entendu de lui : et j'ai vu al-Achja'i.
Et je vins vers Khalaf ibn Khalifa : et il parla : et je n'ai rien compris de lui : il tonnait du grand âge.
Et j'écrivis d'Abou Nou'aym en l'an quatre-vingt-cinq.
Et j'écrivis d'Ibn Mahdi environ dix mille.
Et nous écrivîmes le hadith de Ghoundar sur-le-champ : et il nous donna les livres : et nous copiions d'eux.
'Abdallah a dit : j'ai entendu mon père dire :
j'ai entendu de 'Abbad ibn 'Abbad en l'an cent quatre-vingts : et d'at-Toufawi en l'an deux cent un.
Et d'Ahmad, qui dit : j'écrivis cinq hadiths de Moubachchir al-Halabi dans la mosquée de Haleb : nous étions partis vers Tarsous à pied.
Et il dit : j'ai beaucoup écrit de 'Omar ibn Haroun : et je ne rapporte rien de lui.
'Abdallah ibn Ahmad : mon père nous raconta : j'ai entendu Ishaq ibn Rahawayh mentionner de 'Isa ibn Younous.
Al-Khallal : 'Isma nous informa : Hanbal nous raconta : j'ai entendu Ahmad dire :
j'ai entendu d'Ibrahim ibn Sa'd en l'an cent quatre-vingt-deux.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père dit :
j'ai assisté (au cercle d')Ibrahim ibn Sa'd : un homme de la ville d'Abou Ja'far vint à lui : et dit : ô Abou Ishaq : narre-moi.
Il dit : comment te narrerais-je tandis que celui-ci est ici ? Il veut dire moi.
J'eus honte : et je me levai.
Et j'ai entendu mon père dire : Oum 'Omar bint Hassan nous a raconté : de son père : qui dit :
j'entrai dans la mosquée : et voici 'Ali ibn Abi Talib sur la chaire : disant : mon exemple
et celui de 'Outhman est comme le dit Allah : {et Nous avons ôté de leurs poitrines toute rancune} (sourate al-A'raf, verset 43) : et al-Hijr : 47.
Al-Khallal : Abou Bakr ibn Sadaqa nous informa : j'ai entendu Muhammad ibn 'Abd ar-Rahman as-Sayrafi dire :
je vins vers Ahmad ibn Hanbal : moi : et 'Abdallah ibn Sa'id al-Jammal : et c'était à la fin de l'an deux cents.
Abou Abdallah dit donc au Jammal : ô Abou Muhammad : des gens me demandent de narrer : en vois-tu la raison ?
Il se tut : je dis : c'est moi qui te répondrai.
Il dit : parle.
Je dis : je vois pour toi : si tu désires narrer : ne narre pas : et si tu désires ne pas narrer : narre.
Il semble qu'il y trouva du bien.
'Abdallah ibn Ahmad : j'ai entendu Nouh ibn Habib al-Qoumasi dire :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal dans la mosquée d'al-Khayf en l'an cent quatre-vingt-dix-huit : Ibn 'Ouyayna vivant : et il donnait une fatwa ample : je le saluai.
'Abdallah a dit : j'ai entendu mon père, en l'an 237, dire :
j'ai consulté Allah (istikharah) de ne jamais narrer un hadith au complet.
Puis il dit : Allah dit : {ô vous qui croyez : accomplissez les pactes} (sourate al-Ma'ida, verset 1) : et je promets à Allah de ne jamais relater un hadith au complet.
Puis il dit : et toi non plus : quand bien même tu le désirerais.
Je lui dis après cela, des mois plus tard : n'est-il pas rapporté de Charik : de Yazid ibn Abi Ziyad : de 'Abdallah ibn al-Harith : d'Ibn 'Abbas ?
Il dit : la promesse est-elle un serment ?
Il dit : oui.
Puis il se tut : et je pensai
qu'il allait prononcer une expiation : lorsque des jours passèrent : je lui en parlai : et il ne s'empressa pas vers l'expiation : et je ne l'ai plus entendu narrer un hadith au complet.
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou Abdallah, au camp, dire à son fils :
Allah, le Très-Haut, a dit : {accomplissez les pactes} (sourate al-Ma'ida, verset 1). Savez-vous ce que sont les pactes ? Ce sont les engagements : et je promets à Allah, le Puissant : et le Glorifié.
Puis il dit : par Allah : par Allah : par Allah : et sur moi l'engagement d'Allah : et Son pacte : que jamais, proche ou lointain, je n'ai narré un hadith complet : jusqu'à ce que je rencontre Allah.
Puis il se tourna vers son fils : et dit : et si celui-ci désire de lui ce qu'il désire.
Puis il lui parvint d'un homme de l'État, qui est Ibn Aktham : qu'il dit : j'ai voulu que le calife lui ordonnât de rompre son serment : et de narrer.
J'ai entendu Abou Abdallah dire à un homme du côté de l'homme du discours théologique : si tu frappais mon dos avec les fouets : je ne narrerais pas.
Al-Khallal : Muhammad ibn al-Mounthir nous a racontés : Ahmad ibn al-Hasan at-Tirmidhi nous raconta : disant :
j'ai vu Abou Abdallah acheter le pain au marché : et le porter dans un panier : et je l'ai vu acheter des fèves maintes fois : et les placer dans un chiffon : et le porter : tenant la main de son fils 'Abdallah.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous informa : j'ai entendu Abou Abdallah dire : celui
qui était au Khorassan : et mourut à la frontière voulait narrer ici quelque chose : tandis que Yazid ibn Haroun vivait : il lui écrivit : Yazid est vivant : et s'il dit : non : alors ce n'est pas jusqu'au Jour de la résurrection : il ne manifesta rien : jusqu'à ce que Yazid mourût.
Al-Maymouni : Abou 'Obayd me dit :
ô Abou al-Hasan : j'ai tenu compagnie à Abou Youssouf : et à Muhammad : je crois qu'il mentionna Yahya ibn Sa'id : je n'ai jamais redouté personne comme je redoute Ahmad ibn Hanbal.
'Abdallah ibn Mahmoud ibn al-Faraj a dit : j'ai entendu 'Abdallah ibn Ahmad dire :
mon père partit vers Tarsous : y fit garnison : et fit des expéditions.
Puis mon père dit : j'y vis la science mourir.
Et d'Ahmad : qu'il dit à un homme : prends la frontière : prends Qazwin : et c'était une frontière.
Ibn 'Adi : 'Abd al-Mou'min ibn Ahmad al-Jurjani nous a racontés : j'ai entendu 'Ammar ibn Raja' : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire :
la recherche de la chaîne la plus haute fait partie de la sounna.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous a racontés : je dis à Abou Abdallah : un homme m'a dit :
d'ici jusqu'au pays des Turcs on invoque pour toi : comment rendras-tu grâce de ce qu'Allah t'a favorisé : et répandu parmi les gens ?
Il dit : je demande à Allah de ne pas faire de nous des ostentateurs.
'Abd al-Hafiz ibn Badran : et Youssouf ibn Ahmad nous informèrent : disant tous deux :
Mousa ibn 'Abd al-Qadir nous informa : Sa'id ibn al-Banna' nous informa : 'Ali ibn al-Bousri nous informa : Abou Tahir al-Moukhallis nous informa : 'Abdallah al-Baghawi nous raconta : disant :
j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal en l'an deux cent vingt-huit : à son début : relater le hadith de Mou'awiya du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui :
il ne reste de ce bas-monde : que l'épreuve : et la tentation : préparez donc la patience pour l'épreuve : il se mit à dire : ô Allah : rends-nous contents : ô Allah : rends-nous contents.
Al-Mousallam ibn 'Allan : et d'autres nous informèrent par écrit : qu'Abou al-Yumn al-Kindi les en informa : 'Abd ar-Rahman ibn Muhammad nous informa : Abou Bakr al-Khatib nous informa : Muhammad ibn al-Faraj al-Bazzaz nous raconta : 'Abdallah ibn Ibrahim ibn Masi nous raconta : Ja'far ibn Chou'ayb ach-Chachi nous raconta : Muhammad ibn Youssouf ach-Chachi me raconta : Ibrahim ibn Oumayya me raconta : j'ai entendu Tahir ibn Khalaf : j'ai entendu al-Mouhtadi bi-llah Muhammad, fils d'al-Wathiq, dire :
mon père, chaque fois qu'il voulait tuer quelqu'un : nous convoquait. Un vieillard teint (de henné) enchaîné fut amené : et mon père dit : laissez entrer Abou Abdallah : et ses compagnons, je veux dire Ibn Abi Dawoud.
Le vieillard fut donc introduit : et dit : que la paix soit sur toi ô Commandeur des croyants.
Il dit : qu'Allah ne te salue pas en paix.
Il dit : ô Commandeur des croyants : mauvais est ce que ton pédagogue t'a enseigné. Allah, le Très-Haut, a dit : {et lorsque l'on vous salue : saluez par mieux : ou rendez le salut} (sourate an-Nisa, verset 86).
Ibn Abi Dawoud dit : cet homme est un théologien.
Il lui dit : parle-lui.
Il dit : ô vieillard : que dis-tu du Coran ?
Il dit : il ne m'a pas traité avec équité : et la question est à moi.
Il dit : interroge.
Il dit : que dis-tu du Coran ?
Il dit : créé.
Le vieillard dit : ceci est une chose que le Prophète a connue : et Abou Bakr : et 'Omar : et les califes bien guidés : ou une chose qu'ils n'ont pas connue ?
Il dit : une chose qu'ils n'ont pas connue.
Il dit : gloire à Allah ! une chose que le Prophète n'a pas connue : tu la connais toi ?
Il eut honte : et dit : relâchez-moi.
Il dit : la question demeure comme elle est.
Il dit : oui : ils la connaissaient.
Il dit : ils la connaissaient : et n'appelaient pas les gens vers elle ?
Il dit : oui.
Il dit : ce qui les contenait ne t'a-t-il donc pas contenu ?
Mon père se leva donc : entra dans une chambre : s'étendit : disant :
une chose que le Prophète n'a pas connue : ni Abou Bakr : et 'Omar : et 'Outhman : et 'Ali : ni les califes bien guidés : tu l'as connue toi ! Gloire à Allah ! une chose qu'ils connaissaient : et ils n'appelaient pas les gens vers elle : ce qui les contenait ne t'a-t-il donc pas contenu ?!
Puis il ordonna le relâchement de ses chaînes : et qu'on lui donnât quatre cents dinars : et qu'il fût autorisé au retour : et Ibn Abi Dawoud tomba de son regard : et il ne mit plus personne à l'épreuve après elle.
Ceci est une belle histoire : bien qu'il y ait dans sa chaîne un inconnu : et elle a un témoin.
Et par notre chaîne vers al-Khatib : Ibn Razqawayh nous informa : Ahmad ibn Sindi al-Haddad nous informa : Ahmad ibn al-Moutanni' nous informa : Salih ibn 'Ali al-Hashimi nous informa : disant :
j'assistai al-Mouhtadi bi-llah : qui s'assit pour examiner les affaires des lésés : je regardai
les requêtes qui lui étaient lues de la première à la dernière : et il ordonnait le visa sur elles : et elles étaient réglées : et remises à leur propriétaire : et cela me réjouissait : je me mis donc à le regarder : il s'en aperçut : et me regarda : je détournai de lui : jusqu'à ce que cela se produisît de moi : et de lui : maintes fois : il dit : ô Salih.
Je dis : me voici ô Commandeur des croyants : et je bondis.
Il dit : as-tu en ton âme quelque chose que tu veuilles dire ?!
Je dis : oui.
Il dit : retourne à ta place.
Lorsqu'il se leva : il resta seul avec moi : et dit : ô Salih : me diras-tu ce qui a circulé dans ton âme : ou vais-je le dire moi ?
Je dis : ô Commandeur des croyants : qu'ordonnes-tu ?
Il dit : je dis : il a circulé dans ton âme que tu as trouvé bon ce que tu as vu de nous.
Tu as dit : quel calife pour nous : s'il ne disait pas : le Coran est créé.
Une affaire immense me tomba dessus : puis je dis : ô mon âme : mourras-tu avant ton terme ?
Je dis donc : rien n'a circulé dans mon âme : hormis ce que tu as dit.
Il réfléchit longuement : puis dit : malheur à toi ! écoute : par Allah tu entendras la vérité.
On m'écarta donc : je dis : ô mon maître : qui est plus digne de dire la vérité que toi : toi qui es le calife du Seigneur des mondes ?
Il dit : je n'ai jamais cessé de dire : le Coran est créé : depuis les jours d'al-Wathiq, je dis : il était petit aux jours d'al-Wathiq : et le récit est réprouvé.
Puis il dit : jusqu'à ce qu'Ahmad ibn Abi Dawoud nous amenât un vieillard venant de 'Adhana : il fut introduit auprès d'al-Wathiq enchaîné : je le vis éprouver de la pudeur devant lui : s'adoucir pour lui : et le rapprocher : il salua : et invoqua : et dit : ô vieillard : regarde Ibn Abi Dawoud.
Il dit : ô Commandeur des croyants : on a installé Ibn Abi Dawoud : et il est trop faible pour la controverse.
Al-Wathiq s'irrita : et dit : est-ce lui qui serait trop faible pour débattre avec toi ?
Il dit : ô Commandeur des croyants : sois doux avec toi-même : autorise-moi à débattre avec lui : si tu voies que tu préserves sur moi : et sur lui.
Il dit : je le ferai.
Le vieillard dit : ô Ahmad : informe-moi de cette doctrine de ta part : est-elle une doctrine obligatoire : entrant dans le pacte de la religion : telle que la religion ne soit pas complète tant qu'elle ne soit dite en elle ?
Il dit : oui.
Il dit : informe-moi donc du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, lorsqu'il fut envoyé : a-t-il caché quelque chose de ce qu'Allah lui a ordonné : de l'affaire de leur religion ?
Il dit : non.
Il dit : a-t-il donc appelé la communauté vers cette doctrine à toi ?
Il se tut : le vieillard se tourna vers al-Wathiq : et dit : ô Commandeur des croyants : une (faute). Il dit :
oui.
Le vieillard dit : informe-moi donc d'Allah lorsqu'Il a dit : {aujourd'hui J'ai parachevé pour vous votre religion : et accompli sur vous Mon bienfait} (sourate al-Ma'ida, verset 3) : le Véridique était-Il véridique dans le parachèvement de Sa religion : ou es-tu toi véridique dans son incomplétude : jusqu'à ce que cette doctrine à toi fût dite ?
Il se tut : il dit : réponds : et il ne répondit pas.
Il dit : ô Commandeur des croyants : deux.
Puis il dit : ô Ahmad : informe-moi de ta doctrine : le Messager d'Allah l'a-t-il connue : ou non ?
Il dit : il l'a connue.
Il dit : a-t-il donc appelé les gens vers elle ?
Il se tut.
Il dit : ô Commandeur des croyants : trois.
Puis il dit : ô Ahmad : a-t-il suffi au Messager d'Allah de la connaître : et de s'en abstenir comme tu prétends : sans demander à sa communauté de l'adopter ?
Il dit : oui.
Et cela a-t-il suffi à Abou Bakr : et à 'Omar ?
Il dit : oui.
Le vieillard se détourna : et dit : ô Commandeur des croyants : j'ai déjà énoncé qu'il est trop faible pour la controverse : si l'abstention n'a pas suffi à nous : qu'Allah n'élargisse donc pas pour celui à qui n'a pas suffi ce qui leur a suffi.
Al-Wathiq dit : oui : coupez les chaînes du vieillard.
Lorsqu'elles furent coupées : il tendit sa main vers la chaîne pour la prendre : le forgeron la lui arracha.
Al-Wathiq dit : pourquoi l'as-tu prise ?
Il dit : parce que j'ai eu l'intention de léguer qu'elle fût placée dans mon linceul : jusqu'à ce que je disputasse avec cet injuste demain.
Et il pleura : et al-Wathiq pleura : et nous pleurâmes : puis al-Wathiq lui demanda de le tenir pour quitte : et il dit : je t'ai tenu pour quitte : avec largesse : dès le premier jour : en hommage au Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : du fait que tu sois de ses gens.
Il lui dit : demeure près de nous : pour que nous tirions profit de toi : et que tu tires profit de nous.
Il dit : ton renvoi de moi vers ma place t'est plus utile : je reviens vers ma famille : et mes enfants : et je retiens leur invocation sur toi : je les ai laissés là-dessus.
Il dit : accepterais-tu de nous un don ?
Il dit : il ne m'est pas licite : j'en suis riche (sans besoin).
Al-Mouhtadi a dit : je renonçai donc à cette doctrine : et je pense que mon père y renonça depuis ce moment-là.
Ahmad ibn 'Abd ar-Rahman ach-Chirazi al-Hafiz a dit : cet Adhani est Abou 'Abd ar-Rahman 'Abdallah ibn Muhammad ibn Ishaq al-Adhrami.
Ibrahim Niftawayh a dit : Hamid ibn al-'Abbas m'a raconté : d'un homme : d'al-Mouhtadi :
qu'al-Wathiq mourut : s'étant repenti de la doctrine de la création du Coran.
D'al-Housayn ibn Isma'il : de son père : qui dit :
environ cinq mille, ou davantage, à peu près cinq cents de plus, se rassemblaient dans le cercle d'Ahmad : écrivant : et les autres apprenaient de lui la bonne éducation : et la tenue.
Ibn Battah : an-Najjad a entendu dire : j'ai entendu Abou Bakr ibn al-Moutawwi'i dire :
j'ai fréquenté Abou Abdallah douze ans : tandis qu'il récitait le Mousnad à ses enfants : et je n'ai pas écrit de lui un seul hadith : je ne faisais que regarder sa guidance : et ses mœurs.
Houmayd ibn 'Abd ar-Rahman ar-Rou'asi a dit : on dit : aucun compagnon n'a été plus semblable en guidance : en tenue : et en train traînant (dal) au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : qu'Ibn Mas'oud : et le plus semblable des gens à lui fut 'Alqama : et le plus semblable des gens à 'Alqama fut Ibrahim : et le plus semblable d'entre eux à Ibrahim fut Mansour ibn al-Moutamir : et le plus semblable des gens à lui fut Soufyan ath-Thawri : et le plus semblable des gens à lui fut Waki' : et le plus semblable des gens à Waki', selon la parole de Muhammad ibn Younous al-Jammal : fut Ahmad ibn Hanbal.
'Abdallah ibn Muhammad al-Warraq : j'étais dans le cercle d'Ahmad ibn Hanbal : et il dit : d'où venez-vous ?
Nous dîmes : du cercle d'Abou Kurayb.
Il dit : écrivez de lui : c'est un vieillard droit.
Nous dîmes : il critique à votre sujet.
Il dit : alors quel est mon recours ? Un vieillard droit a été éprouvé par moi.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : on interrogea mon père : pour quoi n'as-tu pas beaucoup entendu d'Ibrahim ibn Sa'd : alors qu'il résidait voisin de toi à la maison d''Oumara ?
Il dit : nous assistâmes à son cercle une fois : et il nous narra : lorsque le second cercle vint : il vit des jeunes s'avançant devant les anciens : il s'irrita : et dit : par Allah je ne narrerai pas pendant un an.
Il mourut donc : sans avoir narré.
Al-Khallal : Muhammad ibn al-Housayn m'informa : al-Marroudhi nous informa : disant :
notre voisin tel a dit : j'entrai auprès du prince Ishaq ibn Ibrahim : et auprès de tel : et de tel, il mentionna des sultans : je n'ai jamais vu personne plus impressionnant qu'Ahmad ibn Hanbal : je me rendis vers lui pour lui parler d'une chose : et un tremblement me saisit : à cause de sa majesté.
Puis al-Marroudhi dit : al-Kalbi, le maître des rapports secrets, frappa à sa porte une nuit : et par égard pour lui ils ne frappèrent pas : ils frappèrent à la porte de son oncle.
Et d'al-Maymouni, qui dit : je n'ai jamais vu un habit plus pur : ni d'un blanc plus intense : que celui d'Ahmad.
Ibn al-Mounadi : de son grand-père, Abou Ja'far : qui dit :
Ahmad était parmi les plus pleins de vie des gens : et les plus nobles : et les meilleurs en fréquentation : et en éducation : grand dans le baissement du regard : on n'entendait de lui
que l'évocation du hadith : et la mention des gens de bien : dans la dignité : et le calme : et une belle formulation : et lorsqu'une personne le rencontrait : il lui souriait : et se tournait vers lui : et il était très humble envers les anciens : et ils le vénéraient : et il faisait avec Yahya ibn Ma'in ce que je n'ai jamais vu faire avec un autre : en humilité : et honneur : et vénération : Yahya était de sept ans plus âgé que lui.
Al-Khatibi : 'Abdallah ibn Ahmad nous a raconté : disant :
mon père, chaque fois qu'il rentrait à la maison depuis la mosquée : frappait du pied : de sorte qu'ils entendissent le bruit de sa sandale : et parfois il se raclait la gorge : pour qu'ils sussent de lui.
Al-Khallal : Muhammad ibn 'Ali nous a racontés : Mouhanna nous raconta : disant :
j'ai vu Abou Abdallah, maintes fois, se faire embrasser le visage : et la tête : sans rien dire : et sans s'en dispenser : et j'ai vu Soulayman ibn Dawoud al-Hashimi se faire embrasser la tête : et le front : sans s'en dispenser : et sans le réprouver.
Et 'Abdous al-'Attar a dit : je dirigeai mon fils avec la servante : pour qu'il saluât Abou Abdallah : il lui fit bon accueil : le fit asseoir dans son giron : l'interrogea : lui prépara du khabis (bouillie) : et dit à la servante : mange avec lui : et il se mit à lui en tendre.
Et al-Maymouni a dit : Abou Abdallah était d'un beau caractère : continuellement souriant : supportant le tort du voisin.
'Oulwan ibn al-Housayn : j'ai entendu 'Abdallah ibn Ahmad : disant :
on interrogea mon père : pour quoi ne fréquentes-tu pas les gens ?
Il dit : à cause de la solitude de la séparation.
Ibn Battah : Muhammad ibn Ayyoub nous a racontés : Ibrahim al-Harbi nous raconta : j'ai entendu Ahmad ibn Hanbal dire à Ahmad al-Waki'i :
ô Abou 'Abd ar-Rahman ! je t'aime. Yahya nous a raconté : de Thawr : de Habib ibn 'Obayd : d'al-Miqdam : qui dit :
le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : lorsque l'un de vous aime son frère : qu'il l'en informe.
Ibn Battah : Ja'far ibn Muhammad al-Qaflani nous a racontés : Ishaq ibn Hani nous raconta : disant :
nous étions chez Ahmad ibn Hanbal dans sa demeure : avec lui al-Marroudhi : et Mouhanna : quelqu'un frappa à la porte : et dit : al-Marroudhi est-il ici ?
Comme si al-Marroudhi réprouvait que sa place fût connue : Mouhanna plaça donc son doigt dans sa paume : et dit : al-Marroudhi n'est pas ici : et que ferait al-Marroudhi ici ?
Ahmad rit : et n'y objecta rien.
Ibn al-Jawzi a dit : son père lui laissa un atelier de broderie (tarz) : et une maison pour y habiter : il louait donc cet atelier : et vivait chastement d'elle.
Ibn al-Mounadi a dit : mon grand-père nous a raconté : Ahmad ibn Hanbal me dit :
moi, je cultive cette maison : et j'en extrais la zakat chaque année : m'appuyant sur la parole de 'Omar au sujet de la terre de Sawad.
Al-Marroudhi a dit : j'ai entendu Abou Abdallah dire :
le rendement est notre subsistance : je ne vais en cela que (supposer) que nous avons quelque part en lui.
Je lui dis : un homme a dit : si Abou Abdallah abandonnait le rendement : et qu'il ait un ami qui fût pour lui : cela me semblerait plus admirable.
Il dit : ceci est une mauvaise dépendance : et celui qui s'y habitue ne supportera pas.
Puis il dit : ceci m'est plus admirable que son contraire, je veux dire le rendement : et tu sais qu'il ne nous fait pas subsister : je ne l'ai pris que par contrainte.
Ibn al-Jawzi a dit : parfois Ahmad avait besoin : et sortait au glanage.
Al-Khallal a dit : Muhammad ibn al-Housayn m'a raconté : al-Marroudhi nous a raconté : disant :
Abou Ja'far at-Tarsousi m'a raconté : disant :
celui chez qui Abou Abdallah résida m'a raconté : disant : lorsqu'il résida chez moi : il sortit au glanage : et revint ayant glané peu de chose : je lui dis : tu as mangé plus que tu n'as glané !
Il dit : j'ai vu une chose dont j'eus honte : je les vis glaner : et l'homme se levait sur les quatre membres : tandis que moi je rampais.
Ahmad ibn Muhammad ibn 'Abd al-Khaliq : al-Marroudhi nous a raconté : Abou Abdallah dit :
je sortis vers la frontière à pied : et glanai. Si tu voyais un peuple corrompre les moissons des gens... et nous sortions au glanage.
Je dis : et parfois il copiait contre un salaire : et parfois fabriquait des ceintures : et se louait à un chamelier, qu'Allah lui fasse miséricorde.
Ibrahim al-Harbi a dit : on interrogea Ahmad : au sujet du musulman disant au chrétien : qu'Allah t'honore.
Il dit : oui : il entend par cela l'islam.
On dit : on interrogea Ahmad : au sujet d'un homme qui fit vœu de circumambuler sur les quatre membres : il dit :
qu'il circumambule deux circumambulations : et ne marche pas sur les quatre membres.
Ibn 'Aqil a dit : parmi le plus étonnant que j'ai entendu de ces jeunes ignorants : leur parole : Ahmad n'est pas faqih : il n'est que traditionniste.
Il a dit : et ceci est le sommet de l'ignorance : car il avait des préférences juridiques bâties sur les hadiths : d'une construction dont la plupart d'entre eux ignorent l'existence : et parfois il dépassait leurs anciens.
Je dis : je pense qu'ils s'imaginent qu'il fut traditionniste et voilà tout : bien plus : ils se le figurent dans la catégorie des traditionnistes de notre temps : par Allah il a atteint, rien qu'en fiqh, le rang d'al-Layth : et de Malik : et d'ach-Chafii : et d'Abou Youssouf : et en ascétisme : et en piété : le rang d'al-Fadl : et d'Ibrahim ibn Adham : et en mémorisation : le rang de Chou'ba : et de Yahya al-Qattan : et d'Ibn al-Madini : mais l'ignorant ne connaît pas son propre rang : comment donc connaîtrait-il le rang d'autrui ?
Ibn al-Jawzi n'a pas eu honte de la rapporter : et dit :
Ibn Nasir nous informa : Ibn at-Touyouri nous informa : 'Abdallah ibn Muhammad ibn al-Housayn nous informa : le juge Hammam ibn Muhammad al-Abouli nous informa : Ahmad ibn 'Ali ibn Housayn al-Khatib nous raconta : al-Housayn ibn Bakr al-Warraq nous informa : Abou at-Tayyib Muhammad ibn Ja'far nous informa : 'Abdallah ibn Ahmad nous raconta : disant :
lorsque mon père fut relâché de l'épreuve : il craignit qu'Ishaq ibn Rahawayh ne vînt vers lui : et il voyagea vers lui : lorsqu'il atteignit ar-Rayy : il entra dans une mosquée : et la pluie vint
comme les goulots des outres : ils lui dirent : sors de la mosquée : pour que nous la fermions.
Il refusa : ils dirent : sors : ou tu seras traîné par ta jambe.
Je dis : en paix.
Je sortis donc : avec la pluie : et le tonnerre : sans savoir où poser mon pied : et voici un homme sorti de sa demeure : qui dit : ô toi : où vas-tu ?
Je dis : je ne sais pas.
Il dit : il m'introduisit dans une maison où il y avait un brasero de charbon : et des galettes : et une table : je mangeai : et il dit : qui es-tu ?
Je dis : de Bagdad.
Il dit : connais-tu Ahmad ibn Hanbal ?
Je dis : c'est moi.
Il dit : et moi je suis Ishaq ibn Rahawayh.
Sa'id ibn 'Amr al-Bardha'i a dit : j'ai entendu Abou Zour'a dire :
Ahmad ne permettait pas l'écriture d'Abou Nasr at-Tammar : ni de Yahya ibn Ma'in : ni de quiconque fut mis à l'épreuve : et répondit.
Abou 'Awana a dit : j'ai entendu al-Maymouni dire :
il m'est établi qu'à la mort d'Abou Nasr at-Tammar : Ahmad n'assista pas (à ses funérailles) : je pense que cela était dû à sa réponse dans l'épreuve.
Et d'après Hajjaj ibn ach-Cha'ir : qui entendit Ahmad dire :
si je narrais de quiconque répondit : j'aurais narré d'Abou Ma'mar : et d'Abou Kurayb.
Je dis : parce qu'Abou Ma'mar al-Houdhali se repentit : et méprisa son âme : et l'autre : on lui paya deux dinars après la réponse : et il les renvoya tous deux : malgré sa pauvreté.
As-Souli : al-Housayn ibn Qahm nous a racontés : mon père nous raconta : Ibn Abi Dawoud dit à al-Moutasim :
ô Commandeur des croyants : celui-ci prétend, je veux dire Ahmad, qu'Allah sera vu dans l'au-delà : alors que l'œil ne tombe que sur une chose délimitée.
Il dit : qu'as-tu au sujet de cela ? Il dit :
j'ai la parole du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : qui relata le hadith de Jarir : vous verrez certes votre Seigneur : comme vous voyez cette pleine lune.
Il dit à Ahmad ibn Abi Dawoud : qu'as-tu ?
Il dit : examine sa chaîne.
Et il s'en alla : et envoya vers Ibn al-Madini : tandis qu'il fuyait à Bagdad : il le fit venir : et le rattacha à lui avec dix mille dirhams : et dit : ô Abou al-Hasan : le hadith de Jarir sur la vision : et il rapporta l'histoire.
Ahmad ibn 'Ali al-Abbar : Yahya ibn 'Outhman al-Harbi nous a racontés : j'ai entendu Bishr ibn al-Harith dire :
j'aurais aimé que leurs têtes fussent teintes de leur sang : et qu'ils n'eussent pas répondu.
Abou 'Ali ibn al-Banna' transmit : d'un cheikh : d'un autre : que ces vers sont d'Ahmad au sujet de 'Ali :
ô fils d'al-Madini : à qui fut offerte ... un bas-monde : et il troqua sa religion pour l'atteindre
qu'est-ce qui t'a appelé à l'adoption d'une doctrine ... que tu déclarais mécréant celui qui la disait ?
une affaire t'est apparue droite : et tu l'as suivie ... ou as-tu voulu atteindre la fleur du bas-monde ?
je t'ai connu une fois inébranlable ... rude dans la doctrine pour laquelle tu es appelé
celui qui est éprouvé : c'est celui qui est frappé dans sa religion ... non celui qui est frappé dans une chamelle : et son petit sevré
Ibn Makhlad al-'Attar : 'Omar ibn Soulayman al-Mou'addib nous a raconté : disant :
j'ai prié les tarawih avec Ahmad ibn Hanbal : il priait dans la maison de son oncle : lorsqu'il accomplit le witr : il leva ses mains vers ses deux mamelles : et nous n'entendîmes rien de son invocation : dans la mosquée il y avait une lampe sur la marche : elle n'avait ni bougies : ni natte : ni khoulouq (parfum).
Salih ibn Ahmad a dit : je dis à mon père : il m'est parvenu qu'ad-Dawraqi reçut mille dinars.
Il dit : ô mon fils : {et la provision de ton Seigneur est meilleure : et plus durable} (sourate Taha, verset 131).
Et je lui mentionnai Ibn Abi Chayba : et 'Abd al-A'la an-Narsi : et ceux qui furent amenés au camp parmi les traditionnistes : il dit : ce ne furent que des jours courts : puis ils se succédèrent : et ils ne s'en sont pas parés en grand.
Salih a dit : mon père me dit : ta mère : durant la famine : filait un fil fin : et vendait les étoffes pour deux dirhams : ou environ : cela était notre subsistance.
Salih a dit : parfois nous achetions une chose : et la lui cachions : de crainte qu'il ne nous le reprochât.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous informa : disant :
j'ai vu Ahmad ibn 'Isa al-Misri : avec des gens parmi les traditionnistes : entrer auprès d'Abou Abdallah au camp : Ahmad lui dit : ô Abou Abdallah : qu'est-ce que ce souci ? L'islam est une voie droite : spacieuse : une maison vaste. Il les regarda :
tandis qu'il était étendu : lorsqu'ils sortirent : il dit : je ne veux pas que ceux-ci entrent auprès de moi.
Al-Khallal : Muhammad ibn 'Ali as-Simsar nous informa : Ishaq ibn Hani me raconta : Abou Abdallah me dit :
avance tôt : pour que nous rivalisions en quelque chose d'ascétisme.
Je vins donc tôt vers lui : et dis à sa concubine : donne-moi une natte : et un oreiller.
Je l'étendis dans le couloir : Abou Abdallah sortit : avec les livres : et l'encrier : et dit : qu'est-ce que ceci ?
Je dis : pour que nous nous y asseyions.
Il dit : enlève-le : l'ascétisme n'est beau qu'avec l'ascétisme.
Je l'enlevai donc : et il s'assit sur la terre.
Il a dit : et Youssouf ibn ad-Dahhak m'informa : Ibn Jabala me raconta : disant :
j'étais à la porte d'Ahmad ibn Hanbal : la porte ouverte : et sa concubine lui parlant : et disant : je suis avec toi dans la gêne : et la famille de Salih mangent : et font : et il disait : dis du bien.
Et l'enfant sortit avec lui : et pleura : il dit : que veux-tu ?
Il dit : des raisins secs.
Il dit : va : prends au marchand de légumes un grain.
Al-Maymouni a dit : la demeure d'Abou Abdallah était étroite : et petite : et il dormait : dans la chaleur : dans sa partie basse.
Et son oncle me dit : parfois je lui disais : et il ne le faisait pas : il dormait en haut.
Et j'ai vu l'endroit de sa couche : il y avait un haillon : et une paillasse : sur lesquels la saleté avait triomphé.
Al-Khallal : Hamid ibn Ahmad m'informa : j'ai entendu al-Hasan ibn Muhammad ibn al-Harith dire :
j'entrai dans la maison d'Ahmad : et vis dans son hall une natte percée : et un oreiller, ses livres étendus autour de lui, et des grains d'argile (chapelet).
On dit : à sa porte il y avait un balai de cheveux.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous informa : d'Ishaq ibn Ibrahim an-Naysabouri : qui dit : le prince me dit : lorsque l'heure du rompage du jeûne d'Abou Abdallah arrive : signale-le-lui.
Il a dit : on apporta donc deux pains : de pain : et de khoubbaza (mauve) : je signalai le prince : et il dit : celui-ci ne nous répond pas : lorsque ceci le tient chaste.
Al-Marroudhi a dit : Abou Abdallah dit, aux jours de fête : achetez-nous hier de la baqilla : quelle chose y eut-il de générosité ?
Et je l'ai entendu dire : j'ai trouvé le froid dans mes extrémités : je ne le vois que de mon assaisonnement de sel : et de vinaigre.
Ahmad ibn Muhammad ibn Masrouq a dit : 'Abdallah ibn Ahmad me dit :
mon père entra auprès de moi : me visitant dans ma maladie : je dis : ô mon père : nous avons une chose avec laquelle al-Moutawakkil nous faisait du bien : puis-je faire le pèlerinage avec elle ?
Il dit : oui.
Je dis : lorsque telle est ta position : pourquoi n'en prends-tu pas ?
Il dit : elle n'est pas illicite pour moi : mais je m'en suis purifié.
Rapporté par al-Khouldi : de lui.
Ibn 'Allan nous informa : Abou al-Yumn nous informa : al-Qazzaz nous informa : al-Khatib nous informa : Muhammad ibn Ahmad ibn Ya'qoub m'informa : ad-Dabbi nous informa : j'ai entendu Ahmad ibn Ishaq ad-Doub'i : j'ai entendu Ibrahim ibn Ishaq as-Sarraj dire :
un jour Ahmad ibn Hanbal dit : il me parvient que cet al-Harith, je veux dire al-Mouhasibi, tient avec vous beaucoup de causeries : si tu l'amenais : et me faisais asseoir là où ils ne me voient pas : j'entendrais sa parole.
Je dis : j'entends
et j'obéis.
Cette initiative d'Abou Abdallah me réjouit : je me rendis vers al-Harith : et lui demandai d'assister : et dis : tu demandes à tes compagnons d'assister.
Il dit : ô Isma'il : il y en a beaucoup parmi eux : ne leur ajoute que des fèves : et des dattes : et augmente des deux autant que tu peux.
Je fis donc ce qu'il m'ordonna : et informai Abou Abdallah : il assista après le maghreb : monta dans une chambre : et s'efforça dans son office nocturne : al-Harith : et ses compagnons assistèrent : mangèrent : puis se levèrent vers la prière : et ne prièrent pas après elle : et s'assirent devant al-Harith en silence : jusqu'à près de minuit : l'un d'eux commença : et interrogea sur une question : al-Harith se lança dans le discours : tandis qu'ils écoutaient : comme si des oiseaux se tenaient sur leurs têtes : certains d'entre eux pleuraient : et certains criaient : je montai donc pour vérifier l'état d'Abou Abdallah : et il était dans un état bouleversé : je dis : comment as-tu trouvé ?
Il dit : je ne sais pas que j'aie vu le pareil de ces gens : ni entendu dans la science des réalités une parole pareille à celle-ci : et vu ce que j'ai décrit : je ne vois pas pour toi leur fréquentation.
Puis il se leva : et sortit.
As-Salami a dit : j'ai entendu Abou al-Qassim an-Nassabadhi dire :
il m'est parvenu qu'al-Harith parla dans quelque chose du discours théologique : Ahmad le boycotta donc : il se déroba dans une maison où il mourut : et personne ne pria sur lui : hormis quatre personnes.
Ibn al-Jawzi a dit : l'imam n'approuvait pas la composition des livres : et interdisait l'écriture de ses propos : et de ses questions. S'il avait approuvé cela : il aurait eu de nombreuses compilations : il compila le Mousnad : qui est de trente mille hadiths : et dit à son fils 'Abdallah : préserve ce Mousnad : il sera pour les gens un imam : et le Tafsir : qui est de cent vingt mille,
et le Nasikh wa-l-Mansoukh : et le Tarikh : et le hadith de Chou'ba : et le Muqaddam wa-l-Mou'akhkhar dans le Coran : et les réponses du Coran : et les Manasik : le grand : et le petit : et d'autres choses.
Je dis : et le livre de la foi : et le livre des boissons : et j'ai vu de lui un feuillet du livre des obligations successorales.
Ce Tafsir mentionné est une chose qui n'a pas d'existence : s'il était trouvé : les gens de mérite s'efforceraient de l'obtenir : et il deviendrait célèbre : et s'il avait compilé un tafsir : il n'aurait pas dépassé dix mille athars : et cela exigerait cinq tomes.
Voici le tafsir d'Ibn Jarir : qui y a rassemblé et conservé : il n'atteint pas vingt mille.
Et personne n'a mentionné un tafsir d'Ahmad : hormis Abou al-Housayn ibn al-Mounadi : qui dit dans son Tarikh : jamais
personne au bas-monde n'a été plus grand en narration d'après son père que 'Abdallah ibn Ahmad : car il entendit de lui le Mousnad : qui est de trente mille : et le Tafsir : qui est de cent vingt mille : il en entendit les deux tiers : et le reste fut trouvé par écrit (wijada).
Ibn as-Sammak : Hanbal nous a raconté : disant :
Ahmad ibn Hanbal nous rassembla : moi : et Salih : et 'Abdallah : et nous récita le Mousnad : que personne autre que nous n'entendit.
Et il dit : ce livre je l'ai rassemblé : et trié : de plus de sept cent cinquante mille : tout désaccord des musulmans sur un hadith du Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, rapportez-vous-en à lui : si vous le trouvez en lui : sinon il n'est pas une preuve.
Je dis : dans les deux Sahih il y a des hadiths peu nombreux : absents du Mousnad.
Mais on peut dire : ils ne tombent pas sur sa parole : car les musulmans n'y ont jamais divergé : puis il découle de cette parole : que ce qui s'y trouve est une preuve : or il contient un groupe de hadiths faibles dont la transmission est permise : et l'argumentation par lesquels n'est pas obligatoire : et il contient des hadiths en petit nombre : presque forgés : mais ils sont une goutte dans une mer.
Dans certaines copies du Mousnad il y a d'abondantes additions pour 'Abdallah ibn Ahmad.
Ibn al-Jawzi a dit : il a, je veux dire Abou Abdallah, parmi les compilations :
le livre de la négation de la ressemblance : un tome : et le livre de l'Imamat : un petit tome : et le livre de la réfutation des zindiqs : trois parties : et le livre de l'ascétisme : un grand tome : et le livre de l'épître sur la prière, je dis : il est forgé contre l'imam.
Il dit : et le livre des mérites des compagnons : un tome.
Je dis : il contient des additions de 'Abdallah : son fils : et d'Abou Bakr al-Qati'i : son compagnon.
Les grands de ses disciples notèrent de lui des questions abondantes : en plusieurs tomes : comme al-Marroudhi : et al-Athram : et Harb : et Ibn Hani : et al-Kawsaj : et Abou Talib : et Fouran : et Badr al-Maghazili : et Abou Yahya an-Naqid : et Youssouf ibn Mousa al-Harbi : et 'Abdous al-'Attar : et Muhammad ibn Mousa ibn Mouchaychich : et Ya'qoub ibn Boukhtan : et Mouhanna ach-Chami : et Salih ibn Ahmad : et son frère : et leur cousin Hanbal : et Abou al-Harith Ahmad ibn Muhammad as-Sa'igh : et al-Fadl ibn Ziyad : et Abou al-Hasan al-Maymouni : et al-Hasan ibn Thawab : et Abou Dawoud as-Sijistani : et Haroun al-Hammal : et le juge Ahmad ibn Muhammad al-Birti : et Ayyoub ibn Ishaq ibn Safiriyya : et Haroun al-Moustamli : et Bishr ibn Mousa : et Ahmad ibn al-Qassim, le compagnon d'Abou 'Obayd : et Ya'qoub ibn al-'Abbas al-Hashimi : et Hobaych ibn Sindi : et Abou as-Saqr Yahya ibn Yazdad al-Warraq : et Abou Ja'far Muhammad ibn Yahya al-Kahhal : et Muhammad ibn Habib al-Bazzaz : et Muhammad ibn Mousa an-Nahrtiri : et Muhammad ibn Ahmad ibn Wasil le récitateur : et Ahmad ibn Asram al-Muzani : et 'Abdous al-Harbi, un ancien, ayant auprès de lui environ dix mille questions d'Ahmad qu'il n'a jamais narrées : et Ibrahim al-Harbi : et Abou Ja'far Muhammad ibn al-Hasan ibn Haroun ibn Badina : et Ja'far ibn Muhammad ibn al-Houdhayl al-Koufi, on le comparait en majesté à Muhammad ibn 'Abdallah ibn Noumayr : et Abou Chayba Ibrahim ibn Abi Bakr ibn Abi Chayba : et Muhammad ibn 'Abdallah Moussayyan : et Ja'far ibn
Ahmad al-Wasiti : et al-Hasan ibn 'Ali al-Iskafi : et al-Hasan ibn 'Ali ibn Bahr ibn Barriyy al-Qattan : et al-Housayn ibn Ishaq at-Toustari : et al-Hasan ibn Muhammad ibn al-Harith as-Sijistani, al-Khallal a dit : il frôle Abou Dawoud dans la connaissance : et le regard du hadith : et le fiqh : et Isma'il ibn 'Omar as-Sijzi al-Hafiz : et Ahmad ibn al-Fourat ar-Razi al-Hafiz : et des gens autres que ceux-ci : que al-Khallal nomma parmi les compagnons d'Abou Abdallah : qui transmis les questions : nombreuses : et peu nombreuses.
Et Abou Bakr al-Khallal rassembla tout ce qui était chez ceux-ci des paroles d'Ahmad : et de ses avis juridiques : et de ses discours sur les défauts de transmission : et sur les hommes : et sur la sounna : et les branches : jusqu'à ce qu'il eût de cela une quantité indescriptible.
Et il voyagea vers les régions pour l'obtenir : et écrivit d'environ cent personnes des compagnons de l'imam.
Puis il écrivit beaucoup de cela des compagnons de ses compagnons : et une partie d'un homme : d'un autre : d'un autre : de l'imam Ahmad : puis il se mit à l'ordonner : l'affiner : et le classer en chapitres.
Et il composa le livre de la science : et le livre des défauts ('Ilal) : et le livre de la sounna : chacun des trois en trois tomes.
Et il rapporte dans certaines de ces choses les hadiths aux chaînes élevées qu'il détient : des pairs d'Ahmad parmi les compagnons d'Ibn 'Ouyayna : et de Waki' : et de Baqiyya : ce qui témoigne pour lui de l'imamat : et de la précédence.
Et il compila le livre du Jami' en près de quatorze tomes : ou davantage.
Et il a dit dans le livre des mœurs d'Ahmad ibn Hanbal : je n'ai jamais connu personne occupé des questions d'Abou Abdallah : autant que je m'y suis occupé.
Et de même Abou Bakr al-Marroudhi, qu'Allah lui fasse miséricorde, me disait : personne n'a été occupé des questions d'Abou Abdallah comme tu l'es : hormis un homme à Hamdan : appelé Mottawayh : dont le nom est Muhammad ibn Abi Abdallah : qui rassembla soixante-dix grands fascicules.
Et la naissance d'al-Khallal fut durant la vie de l'imam Ahmad : il est possible qu'il l'ait vu étant enfant.
Zouhayr ibn Salih a dit : mon grand-père épousa la mère d'Abou 'Abbasah : et il ne naquit d'elle que mon père : puis elle mourut : puis il épousa après elle Rayhana, une femme des Arabes : elle ne lui enfanta que mon oncle 'Abdallah.
Al-Khallal a dit : j'ai entendu al-Marroudhi : j'ai entendu Abou Abdallah mentionner sa famille : et invoquer la miséricorde sur elle : et dire :
nous demeurâmes vingt ans : sans diverger en une seule parole : et je n'ai jamais su qu'Ahmad épousât une troisième.
Ya'qoub ibn Boukhtan a dit : Abou Abdallah nous ordonna de lui acheter une concubine : je partis donc : avec Fouran : et Abou Abdallah me renvoya : et dit : ô Abou Youssouf : qu'elle ait de la chair.
Et Zouhayr a dit : lorsque la mère de 'Abdallah mourut : mon grand-père acheta Housn : qui lui enfanta la mère de 'Ali : Zaynab : et al-Hasan : et al-Housayn, jumeaux : qui moururent peu après leur naissance : puis elle enfanta al-Hasan : et Muhammad : qui vécurent environ quarante ans : puis elle enfanta après eux deux Sa'id.
Al-Khallal a dit : Muhammad ibn 'Ali ibn Bahr nous a raconté : disant :
j'ai entendu Housn, la concubine-mère de l'enfant d'Abou Abdallah, dire : je dis à mon maître : vends la pièce unique de mon anklé.
Il dit : et ton âme s'en réjouit-elle ?
Je dis : oui.
Elle fut vendue pour huit dinars et demi : et il les distribua durant ma grossesse.
Lorsque j'enfantai al-Hasan : il donna à ma compagne de servitude un dirham : et dit : achète avec ceci une tête (de viande).
Elle l'apporta : et nous mangeâmes : et il dit : ô Housn : je ne possède rien hormis ce dirham.
Elle dit : et lorsqu'il n'avait rien : il se réjouissait de son jour.
Et il dit un jour : je veux me faire saigner : et il n'avait rien : je vendis donc la moitié d'une filasse de filé pour quatre dirhams : j'achetai de la viande pour une moitié : et je donnai au saigneur un dirham.
Elle dit : et j'achetai du parfum pour un dirham.
Et lorsqu'il sortit pour : que celui qui l'a vu se réjouisse : j'avais filé un fil souple : et confectionné un bel habit : lorsqu'il arriva : je le lui sortis : on m'avait donné son prix : quinze dirhams du rendement : lorsqu'il le regarda : il dit : je ne le veux pas.
Je dis : ô mon maître : j'en ai d'autres.
Je remis donc l'habit à Fouran : qui le vendit pour quarante-deux dirhams : je filai un grand habit : il dit : ne le coupe pas : laisse-le : et ce fut son linceul.
Et l'aîné des fils d'Ahmad ibn Hanbal fut Salih : il gouverna la justice d'Isfahan : et y mourut en l'an deux cent soixante-cinq : à environ soixante-deux ans.
Il rapporte d'Abou al-Walid at-Tayalisi : et des grands.
Et il laissa deux fils : l'un est Zouhayr ibn Salih : traditionniste : homme de confiance : mort en l'an trois cent trois.
Et l'autre Ahmad ibn Salih : je ne sais quand il mourut : son fils Muhammad ibn Ahmad ibn Salih rapporte de lui.
Et ce Muhammad mourut en l'an trois cent trente : comme vieillard.
Quant au deuxième fils : c'est le Hafiz Abou 'Abd ar-Rahman 'Abdallah ibn Ahmad : le transmetteur de son père : parmi les grands imams : mort en l'an deux cent quatre-vingt-dix : à soixante-dix-sept ans : je lui ai consacré une biographie.
Et le troisième fils est Sa'id ibn Ahmad : né à Ahmad cinquante jours avant sa mort : il grandit : et étudia le fiqh : et mourut avant son frère 'Abdallah.
Quant à al-Hasan : et Muhammad : et Zaynab : rien de leurs états ne nous est parvenu : et la descendance d'Abou Abdallah : à notre connaissance : s'éteignit.
D'Abou Bakr al-Marroudhi : qui dit : Abou Abdallah me réveilla une nuit : ayant jeûné en continu : il était assis : et dit : on me chahute par la faim : nourris-moi donc quelque chose.
Je vins à lui avec moins qu'un pain : et il le mangea.
Et il se levait pour ses besoins : et se reposait : et s'asseyait de faiblesse : au point que je mouillais le chiffon : et le lui lançais sur le visage : pour que son âme lui revînt : au point qu'il fit son testament. Je l'ai entendu lors de son testament, et nous étions au camp : et il fit témoigner son testament :
voici ce qu'Ahmad ibn Muhammad a légué : il a légué qu'il témoigne qu'il n'y a de dieu qu'Allah : seul : sans associé : et que Muhammad est Son serviteur : et Son messager.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père demeura au camp seize jours : et je vis ses deux pupilles s'enfoncer dans ses deux prunelles.
Salih a dit : mon père légua : voici ce qu'Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal a légué... et il mentionna le testament : qui est déjà passé.
'Abdallah a dit : j'ai entendu mon père dire :
j'ai accompli soixante-dix-sept ans : et je suis entré dans la huitième : je fus pris de fièvre dès sa nuit : et je mourus le dixième jour.
Salih a dit : au début de Rabi' al-Awwal de l'an deux cent quarante et un : mon père eut de la fièvre la nuit du mercredi : et passa la nuit fiévreux : respirant avec difficulté : j'avais connu sa maladie : et je le soignais dès qu'il tombait malade : je lui dis : ô mon père : sur quoi as-tu rompu ton jeûne hier soir ?
Il dit : sur de l'eau de baqilla.
Puis il voulut se lever : et dit : prends ma main.
Je pris sa main : lorsqu'il parvint aux commodités : il faiblit : et s'appuya sur moi : des gens non médecins, tous musulmans, fréquentaient auprès de lui : un médecin lui décrivit une tête de brebis à rôtir : et dont on boit l'eau, ceci était le mardi : et il mourut le vendredi. Il dit : ô Salih.
Je dis : me voici.
Il dit : qu'elle ne soit pas rôtie dans ta demeure : ni dans la demeure de mon frère.
Al-Fath ibn Sahl alla vers la porte pour lui rendre visite : je le voilai : Ibn 'Ali ibn al-Ja'd vint : je l'empêchai : les gens se multiplièrent : il dit : que voies-tu ?
Je dis : autorise-les : ils invoqueront pour toi.
Il dit : je consulte Allah.
Ils se mirent donc à entrer auprès de lui par foules : jusqu'à ce que la maison fût pleine : ils l'interrogeaient : invoquaient pour lui : et sortaient : et une troupe entrait : les gens se multiplièrent : la rue se remplit : nous fermâmes la porte du passage : un voisin à nous vint : ayant teint (sa barbe) : mon père dit : je vois l'homme faire revivre une chose de la sounna : je m'en réjouis.
Il me dit : envoie : et achète des dattes : et fais pour moi l'expiation d'un serment.
Il resta dans sa bourse environ trois dirhams.
Je l'en informai : il dit : louange à Allah.
Et il dit : lis-moi le testament.
Je le lus : et il le confirma.
Je dormais à son côté : lorsqu'il voulait ses besoins : il m'agitait : et je lui passais ce dont il avait besoin : il se mettait à remuer sa langue : et il ne gémit jamais : hormis la nuit où il mourut : et il ne cessa de prier debout : je le tenais : il s'inclinait : et se prosternait : et je le relevais dans son inclinaison.
Il a dit : les douleurs des lombes : et autres : se rassemblèrent sur lui : tandis que son esprit demeurait ferme : le vendredi, deux heures avant midi de Rabi' al-Awwal : il trépassa.
Al-Marroudhi a dit : Ahmad fut malade neuf jours : parfois il autorisait les gens : et ils entraient auprès de lui par foules : le saluant : et il répondait de la main : les gens s'en dirent : et se multiplièrent.
Le sultan entendit la multitude des gens : et chargea de sa porte : et de la porte du passage : la garde : et les agents des rapports : puis ferma la porte du passage : les gens furent dans les rues : et les mosquées : jusqu'à ce qu'une partie du commerce fût interrompue.
L'homme qui voulait entrer auprès de lui : entrait parfois par certaines maisons : et les ateliers de tissage : et parfois grimpait : les agents des rapports vinrent : et s'assirent aux portes.
Le chambellan d'Ibn Tahir vint à lui : et dit : le prince te transmet le salut : et désire te voir.
Il dit : ceci fait partie de ce que je réprouve : et le Commandeur des croyants m'a dispensé de ce que je réprouve.
Et les agents des rapports écrivaient sa nouvelle vers le camp : et les courriers se succédaient chaque jour.
Les Banou Hashim vinrent : entrèrent auprès de lui : et se mirent à pleurer sur lui.
Un peuple de juges : et d'autres vint : on ne leur accorda pas la permission.
Un vieillard entra auprès de lui : et dit : rappelle ta station devant Allah.
Abou Abdallah soupira : et ses larmes coulèrent : un jour ou deux avant sa mort : il dit : appelez-moi les enfants à la langue pesante.
Il a dit : ils se mirent à s'aligner vers lui : et il se mit à les flairer : et passer les mains sur leurs têtes : son œil pleurant : je plaçai sous lui la vasque : et vis son urine rouge : putride : je dis au médecin : et il dit : celui-ci est un homme dont le chagrin : et le souci ont pulvérisé l'intérieur.
Sa maladie s'aggrava le jeudi : et je lui fis ses ablutions : il dit : espace les doigts.
Lorsque vint la nuit du vendredi : il s'alourdit : et au commencement du jour les gens crièrent : et les voix montèrent en pleurs : comme si le bas-monde avait tremblé : et les ruelles : et les rues se remplirent.
Al-Khallal : 'Isma ibn 'Issam m'informa : Hanbal nous a raconté : disant :
un fils d'al-Fadl ibn ar-Rabi' donna à Abou Abdallah, tandis qu'il était en détention : trois cheveux : en disant : ceci provient du cheveu du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui.
Abou Abdallah légua donc à sa mort qu'on plaçât sur chaque œil un cheveu : et un cheveu sur sa langue : et cela fut fait à sa mort.
'Abdallah ibn Ahmad : et Moussayyan : et d'autres dirent : il mourut deux heures avant midi : le vendredi.
Et cela fut dit : par al-Boukhari : et par al-'Abbas ad-Douri.
Ibn Qani' s'est donc trompé là où il dit : Rabi' al-Akhir.
Al-Khallal : al-Marroudhi nous a raconté : disant : le convoi funèbre fut fait sortir : après le départ des gens de la prière du vendredi.
Ahmad dans son Mousnad : Abou 'Amir nous a raconté : Hicham ibn Sa'd nous a raconté : de Sa'id ibn Abi Hilal : de Rabi'a ibn Sayf : de 'Abdallah ibn 'Amr :
du Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : il n'y a pas de musulman qui meure le vendredi : ou la nuit du vendredi : sans qu'Allah ne le préserve de l'épreuve de la tombe.
Salih ibn Ahmad a dit : Ibn Tahir, le gouverneur de Bagdad, dirigea son chambellan Mouzaffar : avec deux garçons ayant des mouchoirs contenant des habits : et du parfum : ils dirent : le prince te transmet le salut : et dit : j'ai fait ce que ferait le Commandeur des croyants : s'il était présent.
Je dis : transmets au prince le salut : et dis-lui : le Commandeur des croyants a dispensé Abou Abdallah de son vivant de ce qu'il réprouvait : et je n'aime pas le suivre après sa mort avec ce qu'il réprouvait.
Il revint donc : et dit : que ce soit son linceul : je lui répétai ma même parole.
La concubine avait filé pour lui un habit épais estimé à vingt-huit dirhams : pour en couper deux chemises : nous lui coupâmes donc deux linceuls : et prîmes de Fouran un autre linceul : et nous l'enroulâmes dans trois étages.
Nous lui achetâmes du henné funéraire (hanout) : son lavage fut achevé : et nous l'enveloppâmes : environ cent des Banou Hashim assistèrent : tandis que nous l'enveloppions : et ils se mirent à embrasser son front : jusqu'à ce que nous l'eussions élevé sur le brancard.
'Abdallah a dit : Muhammad ibn 'Abdallah ibn Tahir pria sur mon père : nous devançant dans la prière sur lui : tandis que nous : et les Hashimites : avions prié sur lui dans la maison.
Salih a dit : Ibn Tahir m'envoya : qui prie sur Abou Abdallah ?
Je dis : moi.
Lorsque nous arrivâmes au terrain découvert : voici Ibn Tahir debout : il s'avança vers nous de quelques pas : et nous honora : le brancard fut posé : lorsque j'attendis un moment : je m'avançai : et nous nous mîmes à redresser les rangs : Ibn Tahir vint à moi : saisit cette main : et Muhammad ibn Nasr saisit l'autre main : et ils dirent : le prince.
Je les en empêchai : ils m'écartèrent : et lui pria : et les gens ne le surent pas : le lendemain : ils l'apprirent : et se mirent à venir : et prier sur la tombe : et les gens demeurèrent autant qu'Allah le voulut : venant : et priant sur la tombe.
'Obaydallah ibn Yahya ibn Khaqan a dit : j'ai entendu al-Moutawakkil dire à Muhammad ibn 'Abdallah :
que tu es béni ô Muhammad : tu as prié sur Ahmad ibn Hanbal, qu'Allah lui fasse miséricorde.
Al-Khallal a dit : j'ai entendu 'Abd al-Wahhab al-Warraq dire :
nous n'avons jamais appris de rassemblement, dans la Jahiliyya : ni dans l'islam, pareil à celui-ci, je veux dire celui qui assista au convoi, jusqu'à ce qu'il nous parvînt que le lieu fut mesuré : et estimé avec justesse : environ un million.
Et nous estimâmes aux tombes environ soixante mille femmes : et les gens ouvrirent les portes des maisons : dans les rues : et les ruelles : en appelant quiconque voulait faire ses ablutions.
Et 'Abdallah ibn Ishaq al-Khurasani relata : Bounan ibn Ahmad al-Qasbani nous informa :
qu'il assista au convoi d'Ahmad : les rangs s'étendaient de la place jusqu'au pont de Bab al-Qati'a.
Et ceux qui y assistèrent : parmi les hommes : furent estimés à huit cent mille : et parmi les femmes : à soixante mille femmes : ils regardèrent qui priait l'asr ce jour-là dans la mosquée d'ar-Roussafa : et ils furent environ vingt mille.
Mousa ibn Haroun al-Hafiz a dit : on dit : lorsque Ahmad mourut : les espaces dégagés où le peuple se tint pour la prière furent mesurés : et le nombre des gens estimé par le mesurage : environ six cent mille : ou davantage : hormis ce qui était aux abords : et aux alentours : et sur les toits : et aux lieux dispersés : plus d'un million.
Ja'far ibn Muhammad ibn al-Housayn an-Naysabouri a dit : al-Fath ibn al-Hajjaj m'a raconté : disant :
j'ai entendu, dans la maison du prince Ibn Tahir, que le prince envoya vingt hommes : qui estimèrent combien avaient prié sur Ahmad ibn Hanbal : ils estimèrent : et il atteignit un million quatre-vingt mille : hormis ceux qui étaient dans les barques.
Khouchnam ibn Sa'd la rapporta : et dit : ils atteignirent un million trois cent mille.
'Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim a dit : j'ai entendu Abou Zour'a dire :
il m'est parvenu qu'al-Moutawakkil ordonna que soit mesuré le lieu où le peuple se tint : lorsque la prière fut faite sur Ahmad : il atteignit la station de deux millions cinq cent mille.
Et Abou Bakr al-Bayhaqi dit : il m'est parvenu d'Abou al-Qassim al-Baghawi :
qu'Ibn Tahir ordonna que fussent estimés les gens qui étaient au convoi d'Ahmad : ils tombèrent d'accord sur sept cent mille personnes.
Abou Hammam as-Sakouni a dit : j'assistai au convoi de Charik : et au convoi d'Abou Bakr ibn 'Ayyach : et je vis l'assistance des gens : je n'ai jamais vu de rassemblement pareil à celui-ci, je veux dire le convoi d'Abou Abdallah.
As-Salami a dit : j'assistai au convoi d'Abou al-Fath al-Qawwas avec ad-Daraqoutni : lorsqu'il regarda le rassemblement : il dit : j'ai entendu Abou Sahl ibn Ziyad dire :
j'ai entendu 'Abdallah ibn Ahmad dire : j'ai entendu mon père dire :
dites aux gens des innovations : entre nous et vous au jour des convois funèbres.
Salih a dit : Moujahid ibn Mousa entra auprès de mon père : et dit :
ô Abou Abdallah : la bonne nouvelle t'est venue : ce peuple témoigne pour toi : qu'as-tu à t'en soucier si tu rencontrais Allah maintenant ?
Et il se mit à embrasser sa main : et à pleurer : et à dire : conseille-moi ô Abou Abdallah.
Il montra sa langue.
Et Souwar le juge entra : et se mit à lui annoncer la bonne nouvelle : et à l'informer des facilités.
Et il est mentionné de Mou'tamir : que son père lui dit à sa mort : narre-moi les facilités.
Et mon père me dit : apporte-moi le livre où figure le hadith d'Ibn Idris : de son père : de Tawous :
qu'il réprouvait le gémissement (anin) : je le lui lus : et il ne gémit jamais : hormis la nuit de sa mort.
'Abdallah ibn Ahmad a dit : mon père dit : fais sortir le hadith du gémissement.
Je le lui lus : et aucun gémissement ne fut entendu de lui : jusqu'à ce qu'il mourût.
Dans le fascicule de Muhammad ibn 'Abdallah ibn 'Alam ad-Din : nous l'avons entendu dire :
j'ai entendu 'Abdallah ibn Ahmad dire :
lorsque la mort fut présente à mon père : je m'assis auprès de lui : avec le chiffon dans ma main : pour attacher ses deux joues : il se mit à s'étouffer : puis reprendre connaissance : puis ouvrir ses yeux : et dire avec sa main ainsi : plus longtemps : plus longtemps : trois fois.
Au troisième : je dis : ô mon père : quelle est cette chose que tu as prononcée en cet instant ?
Il dit : ô mon fils : ne sais-tu pas ?
Je dis : non.
Il dit : Iblis, qu'Allah le maudisse, se tient à mes sandales : mordant ses doigts : et dit :
ô Ahmad : tu n'as pas été éprouvé : et je dis : plus longtemps : jusqu'à ce que je meure.
Voilà une histoire étrange : rapportée seule par Ibn 'Alam : Allah est le plus savant.
Un homme de confiance nous informa : d'Abou al-Makarim at-Taymi : al-Haddad nous informa : Abou Nou'aym nous informa : mon père nous raconta : Ahmad ibn Muhammad ibn 'Omar nous raconta : disant : on interrogea 'Abdallah ibn Ahmad : ton père a-t-il gardé sa raison lors du lavage ?
Il dit : oui.
Nous lui faisions ses ablutions : et il se mettait à faire signe de la main : Salih me dit : que dit-il ?
Je dis : il dit : espacez mes doigts : nous espaçâmes donc ses doigts : puis il cessa le signe : et il mourut dans l'heure.
Salih a dit : mon père se mit à remuer sa langue : jusqu'à ce qu'il trépassât.
Et d'après Ahmad ibn Dawoud al-Ahmasi, qui dit : nous avons élevé le convoi d'Ahmad avec l'asr : et nous l'avons enterré au coucher du soleil.
Salih a dit : aucun étranger n'assista mon père au moment de son lavage : lorsque nous voulûmes l'envelopper : les Banou Hashim l'emportèrent sur nous : ils se mirent à pleurer sur lui : amener leurs enfants : et les poser sur lui : et l'embrasser : nous le placâmes sur le brancard : et serra avec les turbans.
Al-Khallal a dit : j'ai entendu Ibn Abi Salih al-Qantari dire :
j'ai assisté à la saison quarante ans : et je n'ai jamais vu de rassemblement pareil à celui-ci, je veux dire le convoi d'Abou Abdallah.
Al-Khallal a dit : j'ai entendu 'Abd al-Wahhab al-Warraq dire :
les gens manifestèrent, au convoi d'Ahmad ibn Hanbal, la sounna : et le fait de jeter l'opprobre sur les gens des innovations : Allah réjouit donc les musulmans par cela : malgré l'affliction qu'ils traversaient : lorsqu'ils virent la puissance : et l'élévation de l'islam : et l'abaissement des gens du dévoiement.
Et certains des gens demeurèrent auprès de la tombe : et passèrent la nuit auprès d'elle : et les femmes se mirent à venir : jusqu'à ce qu'elles en fussent empêchées.
Et j'ai entendu al-Marroudhi dire : d''Ali ibn Mahrouwayh : de sa tante maternelle : qui dit :
ils ne prièrent pas l'asr dans aucune mosquée de Bagdad : le jour de la mort d'Ahmad.
Et on dit : la foule demeura sur la tombe des jours.
Ishaq ibn Abi Bakr nous informa : Ibn Khalil nous informa : al-Labban nous informa : d'al-Haddad : Abou Nou'aym nous informa : j'ai entendu Zafar ibn Ahmad : al-Housayn ibn 'Ali me raconta : Ahmad ibn al-Warraq me raconta : 'Abd ar-Rahman ibn Muhammad me raconta.
Et Ibn al-Farra nous informa : Ibn Qoudama nous informa : Ibn Khudayr nous informa : Ibn Youssouf nous informa : al-Barmaki nous informa : Ibn Mardak nous informa : 'Abd ar-Rahman ibn Abi Hatim nous raconta : Abou Bakr Muhammad ibn 'Abbas al-Makki me raconta : j'ai entendu al-Warkani, le voisin d'Ahmad ibn Hanbal, dire :
le jour où mourut Ahmad ibn Hanbal : le deuil : et les pleurs tombèrent sur quatre classes : les musulmans : et les Juifs : et les Chrétiens : et les Mages.
Et le jour de sa mort vingt mille personnes se convertirent à l'islam.
Et dans la narration de Zafar : dix mille des Juifs : et des Chrétiens : et des Mages.
Ceci est une histoire réprouvée : rapportée seule par ce Makki : de ce Warkani : qui est inconnu : et qu'en est-il du Warkani célèbre Muhammad ibn Ja'far : qui mourut treize ans avant Ahmad ibn Hanbal : et dont Abou Zour'a a dit : il était voisin d'Ahmad ibn Hanbal.
Puis l'habitude : et la raison : renient la survenance du pareil de cela : à savoir la conversion à l'islam de milliers de gens : à la mort d'un wali d'Allah : et cela n'est transmis que par un inconnu : non identifiable.
Si cela était survenu : cela se serait répandu : et serait devenu mutawatir : vu l'abondance des ambitions : et le motif de transmettre son pareil.
Bien plus : si cent personnes s'étaient converties à sa mort : cet étonnement en aurait été réglé : que penses-tu alors ?!
Salih a dit : après des jours vint la lettre d'al-Moutawakkil 'ala Allah à Ibn Tahir : lui ordonnant de nous présenter les condoléances : et ordonnant le transport des livres.
Il a dit : je les transportai donc : et dis : elles constituent pour nous une audition directe : elles seront entre nos mains : et copiées chez nous.
Il dit : je dirai au Commandeur des croyants.
Le prince ne cessa donc de s'y opposer : et elles ne furent pas sorties de nos mains, louange à Allah.
Al-Khallal : Muhammad ibn al-Housayn nous a racontés : al-Marroudhi nous a racontés : Abou Muhammad al-Yamani m'a raconté à Tarsous : disant :
j'étais au Yemen : un homme me dit : ma fille a été demandée en mariage par un prétendant : je partis donc avec lui vers le 'Azzam (exorciste) au Yemen : il formula sa résolution sur elle : et me prit le serment qu'il avait pris au promis : de ne pas revenir : il demeura environ six mois.
Puis son père vint à moi : et dit : il est revenu vers elle.
Je dis : va vers le 'Azzam.
Il alla vers lui : il formula sa résolution sur elle : le jinn lui parla : et dit : malheur à toi ! ne t'ai-je pas pris le serment de ne pas l'approcher ?
Il dit : la mort d'Ahmad ibn Hanbal est parvenue chez nous : il ne resta aucun des jinn vertueux : sans qu'il n'y assistât : hormis les rebelles : car je demeurai derrière avec eux.
Et par la chaîne vers Ibn Abi Hatim : Abou Zour'a nous a raconté : j'ai entendu Muhammad ibn Mihran al-Jammal dire :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal endormi : comme s'il portait un burnous rayé : ou teint : et comme s'il était à ar-Rayy : voulant se rendre vers la mosquée de l'assemblée.
Il a dit : je consultai certains des gens de l'interprétation : et il dit : celui-ci est un homme qui deviendra célèbre par le bien.
De même du Jammal : qui dit : à peine un peu de temps passa : que sa nouvelle me parvint : de l'affaire de l'épreuve.
De même : Ibn Abi Hatim a dit : et j'ai entendu mon père dire :
j'ai vu Ahmad en songe : et je l'ai vu plus imposant qu'il n'était : et plus beau de visage : et de corps : qu'il n'était.
Je me mis donc à lui demander le hadith : et à l'étudier avec lui.
De même, il a dit : et j'ai entendu 'Abdallah ibn al-Housayn ibn Mousa dire :
j'ai vu mourir un homme du peuple du hadith : je dis : qu'a fait Allah avec toi ?
Il dit : Il m'a pardonné.
Je dis : par Allah ?!
Il dit : par Allah Il m'a pardonné.
Je dis : avec quoi Allah t'a-t-Il pardonné ?
Il dit : avec mon amour pour Ahmad ibn Hanbal.
De même, il a dit : Muhammad ibn Mouslim nous a raconté : Abou Abdallah at-Tihrani m'a raconté : d'al-Hasan ibn 'Isa : du frère d'Abou 'Aqil : qui dit :
j'ai vu mourir un jeune homme à Qazwin : je dis : qu'a fait ton Seigneur avec toi ?
Il dit : Il m'a pardonné.
Et je le vis pressé : je l'interrogeai : et il dit : parce que les gens des cieux se sont occupés d'attacher les selles : pour accueillir Ahmad ibn Hanbal : et moi je veux l'accueillir.
Et Ahmad mourut ces jours-là.
Ibn Mouslim a dit : puis je rencontrai le frère d'Abou 'Aqil : et il me relata le songe.
De même, il a dit : et Muhammad ibn Mouslim nous a racontés : al-Haytham ibn Khalawayh nous a racontés : disant : j'ai vu as-Sindi endormi : je dis : quel est ton état ?
Il dit : je suis bien : mais ils se sont détournés de moi pour la venue d'Ahmad ibn Hanbal.
'Ali ibn 'Abd ad-Da'im nous informa : Muhammad ibn Youssouf ibn Moussafir nous informa : 'Abd al-Moughith ibn Zouhayr nous informa : et Abou Mansour ibn Hamdiyya : et son frère Muhammad : disant :
nous informa
Abou Ghalib ibn al-Banna' : mon père Abou 'Ali nous informa : 'Obaydallah ibn Ahmad al-Azhari nous informa : Muhammad ibn al-'Abbas nous raconta : qu'Ibn Makhlad les en informa : Yazid ibn Khalid ibn Tahman nous informa : al-Qawariri 'Obaydallah ibn 'Omar nous informa : disant :
un vieillard vint à moi : resta seul avec moi : et dit : j'ai vu le Prophète assis : avec lui Ahmad ibn Nasr : et il dit : sur tel : la malédiction d'Allah trois fois : et sur tel : et tel : car tous deux machinent contre la religion : et ses gens : et machinent contre Ahmad ibn Hanbal : et al-Qawariri : et ils n'atteindront aucun d'eux deux : s'Allah le veut.
Puis il dit : transmets à Ahmad : et à al-Qawariri le salut : et dis-leur : qu'Allah vous récompense tous deux du bien : pour moi : et pour ma communauté.
De même, Abou 'Ali a dit : al-Housayn ibn Muhammad an-Naqid nous informa : Muhammad ibn al-'Abbas nous raconta : Ibn Abi Dawoud nous raconta : mon père me raconta : disant : j'ai vu en songe : aux jours de l'épreuve : comme si un homme sortait de l'enceinte : et disait : le Messager d'Allah a dit : prenez pour modèles les deux qui sont après moi : Ahmad ibn Hanbal : et tel.
Et il dit : j'ai oublié son nom : sinon que c'était aux jours où fut tué Ahmad ibn Nasr, il veut dire : prenez pour modèles en votre temps présent.
De même : Abou al-Hasan 'Ali ibn Ahmad al-Muqri' nous informa : Abou Bakr al-Ajurri nous informa : 'Abdallah ibn al-'Abbas at-Tayalisi nous informa : Boundar : et Muhammad ibn al-Mouthanna nous racontèrent : disant tous deux :
nous récitions à un vieillard aveugle : lorsque le mot de la création du Coran fut introduit à Bagdad : le vieillard dit : si le Coran n'est pas créé : qu'Allah efface le Coran de ma poitrine.
Lorsque nous entendîmes cela : nous l'abandonnâmes : puis après un temps : nous le rencontrâmes : et dîmes : ô tel : qu'est devenu le Coran ?
Il dit : il n'en reste rien dans ma poitrine.
Nous dîmes : pas même : {dis : Il est Allah : Un} ?
Il dit : pas même {dis : Il est Allah : Un} : sauf que je l'entende d'un autre qui la récite.
Abou Hafs ibn al-Qawwas nous informa : al-Kindi nous informa : 'Abd al-Malik al-Karukhi nous informa : Abou Isma'il al-Ansari nous informa : Muhammad ibn 'Abd al-Jalil nous informa : Muhammad ibn Ahmad ibn Ibrahim m'informa.
Et Abou Muhammad al-Khallal dit : 'Obaydallah ibn 'Abd ar-Rahman az-Zouhri nous informa : disant tous deux :
Ahmad ibn Muhammad ibn Miqsam nous informa : j'ai entendu 'Abd al-'Aziz ibn Ahmad an-Nahawandi : j'ai entendu 'Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal : j'ai entendu mon père dire :
j'ai vu le Seigneur de la puissance en songe : et je dis : ô mon Seigneur : quelle est la meilleure chose par laquelle ceux qui se rapprochent se rapprochent de Toi ?
Il dit : par Ma parole ô Ahmad.
Je dis : ô mon Seigneur : avec compréhension : ou sans compréhension ?
Il dit : avec compréhension : et sans compréhension.
Dans la Hilya, par une chaîne vers Ibrahim ibn Khourrazad : qui dit :
un voisin à nous vit comme si un ange descendait du ciel : ayant sept couronnes : et le premier couronné au bas-monde fut Ahmad ibn Hanbal.
Abou 'Omar ibn Hayawayh : 'Ali ibn Ibrahim ach-Chafii nous a raconté : Abou Bakr Muhammad ibn al-Housayn nous a raconté : 'Azra ibn 'Abdallah : et Talout ibn Louqman nous racontèrent : disant tous deux :
nous entendîmes Zakariyya ibn Yahya as-Simsar dire :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal en songe : sur sa tête une couronne sertie de pierreries : à ses pieds deux sandales : avec lesquelles il marchait d'un pas alerte.
Je dis : qu'a fait Allah avec toi ?
Il dit : Il m'a pardonné : m'a rapproché : m'a couronné de Sa main de cette couronne : et m'a dit : ceci pour ta parole : le Coran est la parole d'Allah : non créée.
Je dis : qu'est-ce que cette démarche dont je n'ai rien su de toi dans la demeure du bas-monde ?
Il dit : ceci est la démarche des serviteurs dans la demeure de la paix.
Abou Hatim ibn Hibban : Ahmad ibn Muhammad ibn Sa'id al-Marwazi nous a raconté :
Muhammad ibn al-Hasan as-Salami nous a raconté : j'ai entendu Talout ibn Louqman : et il l'a mentionnée.
Mousabbih ibn Hatim al-'Ouqli : Ibrahim ibn Ja'far al-Marroudhi nous a raconté : disant : j'ai vu Ahmad ibn Hanbal marcher, dans le sommeil, d'une démarche où il se pavanait : je dis : qu'est-ce que cette démarche ô Abou Abdallah ?
Il dit : ceci est la démarche des serviteurs dans la demeure de la paix.
D'al-Marroudhi : qui dit : j'ai vu Ahmad endormi : sur lui deux tenues vertes : sur sa tête une couronne de lumière : marchant d'une démarche que je ne connaissais pas : je dis : qu'est-ce que ceci ?
Il dit : ceci est la démarche des serviteurs dans la demeure de la paix.
Et il mentionna l'histoire avec sa chaîne utile.
Et dans la Hilya : Abou Nasr al-Hanbali nous informa : 'Abdallah ibn Ahmad an-Nahrawani nous informa : Abou al-Qassim al-Qurachi nous raconta : al-Marroudhi nous raconta quelque chose de semblable.
Abou Abdallah ibn Khafif le soufi : Abou al-Qassim al-Qasri nous a raconté : j'ai entendu Ibn Khuzayma à Alexandrie dire :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal endormi : lorsqu'il mourut : marcher d'un pas altier : je dis : qu'est-ce que cette démarche ?
Il dit : la démarche des serviteurs dans la demeure de la paix.
Je dis : qu'a fait Allah avec toi ?
Il dit : Il m'a pardonné : m'a couronné : m'a revêtu de deux sandales d'or : et dit : ô Ahmad : ceci pour ta parole : le Coran est Ma parole.
Puis il me dit : ô Ahmad : pour quoi as-tu écrit de Hariz ibn 'Outhman ? Et il mentionna une longue histoire réprouvée.
Et de où Ahmad pourrait-il se rattacher à Hariz ?!
Ibn Qoudama nous informa : d'Ibn al-Jawzi : al-Moubarak ibn 'Ali nous informa : Sa'd Allah ibn 'Ali ibn Ayyoub nous informa : Hammad ibn Ibrahim nous raconta : Ahmad ibn 'Omar nous raconta : Ahmad ibn al-Hasan at-Takriti nous raconta : Abou Bakr at-Taymi nous raconta : 'Abdallah ibn Bahram nous raconta : j'ai vu Ahmad ibn Hanbal endormi : ayant deux sandales d'or : marchant d'un pas alerte... le récit.
Puis Ibn al-Jawzi la rapporta au long : par une autre chaîne obscure : vers 'Ali ibn Muhammad al-Qasri : de 'Abdallah ibn 'Abd ar-Rahman : qu'il vit cela.
Et le shaykh de l'islam al-Ansari a dit : j'ai entendu l'un des gens de Bakharz, qui est parmi les régions de Naysabour, dire :
j'ai vu comme si la résurrection s'était levée : et voici un homme sur un cheval : avec une beauté dont Allah seul est savant : et un héraut proclamant : gare à ce qu'un seul ne le dépasse aujourd'hui.
Je dis : qui est celui-ci ?
Ils dirent : Ahmad ibn Hanbal.
Abou 'Omar as-Sammak : Muhammad ibn Ahmad ibn Mahdi nous a raconté : Ahmad ibn Muhammad al-Kindi nous a raconté : disant :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal en songe : et je dis : qu'a fait Allah avec toi ?
Il dit : Il m'a pardonné.
Et il dit : ô Ahmad : tu as été frappé pour Moi.
Je dis : oui.
Il dit : voici Mon visage : regarde-le : Je t'ai permis de le regarder.
Et le shaykh de l'islam relata son semblable : par une chaîne obscure : vers 'Abdallah ibn Ahmad : qu'il vit quelque chose de pareil.
Et dans les mérites d'Ahmad du shaykh de l'islam : par une chaîne obscure : vers 'Ali ibn al-Mouwaffaq : qui dit :
j'ai vu comme si j'entrais au Jardin : et voici trois : un homme assis à une table : auquel Allah a député deux anges : un ange qui le nourrit : et un ange qui l'abreuve : et un autre debout à la porte du Jardin : qui regarde les visages d'un peuple : et les fait entrer au Jardin : et un autre debout au milieu du Jardin : fixant son regard vers le Trône : regardant le Seigneur, le Très-Haut.
Je dis à Ridwan : qui sont ceux-ci ?
Il dit : le premier est Bishr al-Hafi : qui sortit du bas-monde affamé : et assoiffé : et celui qui est debout au milieu est Ma'rouf : qui adorait Allah par désir de Le regarder : et on la lui donna : et celui qui est debout à la porte du Jardin : est Ahmad ibn Hanbal : à qui il fut ordonné de regarder les visages des gens de la sounna : et de les faire entrer au Jardin.
Et le shaykh de l'islam mentionna, par une longue chaîne, de Muhammad ibn Yahya ar-Ramli : le juge de Damas : qui dit :
j'entrai en Iraq : et au Hijaz : et j'écrivis : à cause de l'abondance du désaccord : je ne sus pas laquelle prendre : je dis : ô Allah : guide-moi.
Je dormis donc : et vis le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : adossant son dos à la Ka'ba : et à sa droite ach-Chafii : et Ahmad ibn Hanbal : et il leur souriait à tous deux.
Je dis : ô Messager d'Allah : par laquelle prendrai-je ?
Il désigna donc ach-Chafii : et Ahmad : et dit : {ceux-là sont ceux à qui Nous avons donné le Livre : la sagesse : et la prophétie} (sourate al-An'am, verset 89). Et il mentionna l'histoire.
Abou Bakr ibn Abi Dawoud : 'Ali ibn Isma'il as-Sijistani nous a raconté : disant :
j'ai vu comme si la résurrection s'était levée : et que les gens venaient vers un pont : et un homme qui scellait : et les leur donnait : celui qui venait avec un sceau passait : je dis : qui est celui-ci qui donne aux gens les sceaux ?
Ils dirent : Ahmad ibn Hanbal.
Al-Khallal : 'Abd ar-Rahim ibn Muhammad al-Moukharrami nous a raconté : j'ai entendu Ishaq ibn Ibrahim Loulou'a dire :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal endormi : et je dis : ô Abou Abdallah : n'es-tu pas mort ?
Il dit : si.
Je dis : qu'a fait Allah avec toi ?
Il dit : Il m'a pardonné : et à tout homme qui a prié sur moi.
Je dis : mais parmi eux il y avait des gens d'innovations.
Il dit : ceux-là ont été différés.
Abou Bakr ibn Chaddad : Yahya ibn 'Abd al-Wahhab ibn Abi 'Isma nous a raconté : 'Ali ibn al-Housayn nous a raconté : Boundar nous a raconté : disant :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal endormi : comme fâché : je dis : pourquoi te vois-je fâché ?
Il dit : comment ne serais-je pas fâché : il m'est venu Mounkar : et Nakir : m'interrogeant : qui est ton Seigneur ?
Je dis : parle-t-on ainsi à mon pareil ?
Ils dirent : tu as dit vrai ô Abou Abdallah : mais nous avons été ordonnés cela.
At-Tabarani : Muhammad ibn 'Abdous ibn Kamil nous a raconté : Abou Ja'far Muhammad
ibn al-Faraj, le voisin d'Ahmad ibn Hanbal, nous a raconté : disant :
lorsque ce qui atteignit Ahmad l'atteignit : une affliction entra auprès de moi : on me rendit visite en songe : et il me fut dit : n'es-tu pas content qu'Ahmad soit auprès d'Allah : à la station d'Abou as-Sawwar al-'Adawi ? Ne rapportes-tu pas son histoire ?
Muhammad ibn al-Faraj a dit : 'Ali ibn 'Asim nous a raconté : de Bistam ibn Mouslim : d'al-Hasan : qui dit :
l'un des personnes de plaisir de cette communauté convoqua Abou as-Sawwar al-'Adawi : et l'interrogea sur une chose de sa religion : il lui répondit par ce qu'il savait : et cela ne lui plut pas : il dit : sinon tu es innocent de l'islam.
Il dit : vers quelle religion fuirai-je ?
Il dit : sinon ta femme est répudiée.
Il dit : alors chez qui m'abriterai-je la nuit ?
Il le battit donc de quarante coups de fouet.
Il a dit : je vins donc vers Abou Abdallah : et l'en informai : et il s'en réjouit.
Rapportée par 'Abdallah ibn Ahmad : de Muhammad ibn al-Faraj : en abrégé.
Et Abou as-Sawwar : c'est Hassan ibn Hourayth : qui rapporte de 'Ali : et d'autres.
Hammad ibn Zayd a dit : de Hicham : qui dit :
Abou as-Sawwar : l'homme l'injuriait : et il disait : si j'étais comme tu dis : je serais certes un homme du mal.
Abou Nou'aym : Muhammad ibn 'Ali ibn Hobaych nous a racontés : 'Abdallah ibn Ishaq al-Madaini nous informa : mon père me raconta : disant :
j'ai vu en songe comme si la Pierre Noire se fêlait : et qu'il en sortait un étendard : je dis : qu'est-ce que ceci ?
Il fut dit : Ahmad ibn Hanbal a prêté serment d'allégeance à Allah, le Puissant : et le Glorifié.
Un groupe entendit Salama ibn Chabib dire :
nous étions assis avec Ahmad ibn Hanbal : lorsqu'un homme vint : et dit : lequel d'entre vous est Ahmad ibn Hanbal ?
Nous nous tusmes : il dit : je suis Ahmad : quel est ton besoin ?
Il dit : j'ai voyagé vers toi depuis quatre cents farsakhs : de terre : et de mer. Al-Khidr est venu à moi dans mon songe : et dit : connais-tu Ahmad ibn Hanbal ?
Je dis : non.
Il dit : va à Bagdad : et renseigne-toi sur lui : et dis-lui : al-Khidr te transmet le salut : et dit : Celui
qui demeure au ciel : qui est sur Son trône : est content de toi : et les anges sont contents de toi : pour ce que tu as fait de ton âme pour Allah.
Ahmad dit : ce qu'Allah a voulu : il n'y a de puissance que par Allah : as-tu un autre besoin que ceci ?
Il dit : je ne suis venu vers toi que pour ceci : et il s'en alla.
Rapportée par Abou Nou'aym : d'Abou ach-Cheikh : Muhammad ibn al-Hasan ibn 'Ali ibn Bahr nous a raconté : Salama nous l'a racontée ainsi.
Et rapportée par 'Abdallah ibn Muhammad al-Hamid : de Muhammad ibn Ahmad ibn Housayn al-Marwazi : qui entendit Salama son semblable.
Et rapportée par le shaykh de l'islam : par sa chaîne : d'al-Hasan ibn Idris : de Salama.
Et rapportée par al-Khatib : d'Ibn Abi al-Fawaris : d'Abou Hayawayh : de Muhammad ibn Hafs al-Khatib : Muhammad ibn Ahmad ibn Dawoud al-Mou'addib nous informa : de Salama.
Et elle se rapporte par une chaîne : de Hanbal : de Salama : en abrégé.
Et il dit : Allah a fait des anges la gloire de ton fouettement.
At-Tabarani : Ahmad ibn 'Ali al-Abbar nous a raconté : Hobaych ibn Abi al-Ward me raconta : disant :
j'ai vu le Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, en songe : et je dis : ô Prophète d'Allah : qu'en est-il d'Ahmad ibn Hanbal ?
Il dit : Moussa viendra à toi : interroge-le.
Et voici Moussa : je l'interrogeai : et il dit : Ahmad ibn Hanbal fut éprouvé dans la prospérité : et dans l'adversité : il fut trouvé véridique : il fut donc rattaché aux véridiques.
Al-Khallal : Abou Yahya an-Naqid nous a raconté : j'ai entendu Hajjaj ibn ach-Cha'ir dire :
j'ai vu mon oncle en songe : qui avait écrit de Houchaym : je l'interrogeai sur Ahmad ibn Hanbal : et il dit : celui-là est parmi les compagnons de 'Omar ibn al-Khattab.
Al-Khallal a dit : 'Abdallah ibn Muhammad nous a raconté : 'Abdallah ibn Abi Qurra me raconta :
disant :
j'ai vu endormi comme si j'entrais au Jardin : et voici un palais d'argent : sa porte s'ouvrit : et Ahmad ibn Hanbal sortit : portant un manteau de lumière : et me dit : es-tu venu ?
Je dis : oui.
Il ne cessa de répéter : jusqu'à ce que j'eusse atteint.
Il a dit : et j'ai vu endormi des montagnes de musc : et les gens rassemblés : disant : le conquérant est venu : Ahmad ibn Hanbal entra : ceignant l'épée : avec une lance : et dit : voici le Jardin.
Et Ibn al-Jawzi a rassemblé : et conservé : des songes : environ trente-deux feuillets.
Et Ibn al-Banna' lui consacra un fascicule.
Abou Abdallah n'est pas de ceux dont la confirmation de la sainteté a besoin de songes : mais ils sont des soldats d'Allah : réjouissant le croyant : surtout lorsqu'ils sont mutawatir.
Al-Khallal a dit : Ahmad ibn Muhammad ibn Mahmoud m'a raconté : disant :
j'étais en mer : venant de la direction du Sindh : de nuit : et voici un héraut qui criait : le serviteur vertueux est mort.
Je dis à certains de ceux qui étaient avec nous : qui est-ce ?
Il dit : ceci est des jinn vertueux.
Et Ahmad mourut cette nuit-là.
Al-Khallal a dit : et j'ai entendu Ibrahim al-Harbi dire :
'Ali ibn al-Jahm a dit : lorsque je revins d'Oman : nous fîmes voile vers une île : et des gens vinrent d'Iraq : nous ne faisions que badiner (en ramenant l'eau douce).
Il a dit : j'entendis donc un cri : et des takbir : et des pleurs.
Il a dit : je dis : qu'est-ce que ceci ?
Il dit : le meilleur des gens de Bagdad est mort, ils veulent dire : leur savant Ahmad ibn Hanbal.
Al-Khallal : Muhammad ibn al-'Abbas nous a raconté : j'ai entendu 'Obayd ibn Charik dire :
un efféminé mourut : et fut vu en songe : et dit : il m'a été pardonné : Ahmad ibn Hanbal fut enterré chez nous : et les gens des tombes furent pardonnés.
Al-Khallal : 'Ali ibn Ibrahim m'informa à ar-Raqqa : Nasr ibn 'Abd al-Malik as-Sinjari nous raconta : al-Athram nous raconta : j'ai entendu Abou Muhammad Fouran dire : un homme vit un songe : disant :
j'ai vu Ahmad ibn Hanbal : et je dis : vers quoi es-tu parvenu ?
Il dit : je suis avec les Dix.
Je dis : es-tu le dixième du peuple ?
Il dit : non : je suis le onzième.
Al-Khallal : 'Abdallah ibn Isma'il nous a raconté : Muhammad ibn Ya'qoub al-Wazzan nous a raconté : al-Housayn ibn 'Ali al-Adhrami nous a raconté : Boundar ibn Bachchar nous a raconté : disant :
j'ai vu Soufyan ath-Thawri : et je dis : vers quoi es-tu parvenu ?
Il dit : vers plus que ce que j'espérais.
Je dis : qu'est-ce que ceci dans ta manche ?
Il dit : des perles : et des rubis : l'âme d'Ahmad ibn Hanbal vint à nous : et Allah ordonna que cela fût répandu sur elle : et voici ma part.
Al-Khallal : Muhammad ibn Hisn nous a raconté : disant :
il m'est parvenu que lorsque Ahmad ibn Hanbal mourut : et que la nouvelle parvint à ach-Chach : certains d'entre eux se hâtèrent vers d'autres : disant : levez-vous : pour que nous priions sur Ahmad ibn Hanbal : comme le Prophète pria sur an-Najachi.
Ils sortirent donc vers le lieu de prière : s'alignèrent : et prièrent sur lui.
J'ai lu à Abou al-'Abbas Ahmad ibn Ahmad ibn Ni'ma al-Maqdisi, le mufti de Damas : et son prédicateur, de l'imam Abou Hafs 'Omar ibn Muhammad as-Souhrawardi : puis j'ai lu à Abou al-Ma'ali Ahmad ibn Ishaq al-Muqri' : qui dit :
'Omar ibn Muhammad nous informa en l'an six cent vingt : Abou al-Mouzaffar Hibat Allah ibn Ahmad ach-Chibli m'informa.
Et Abou al-Hasan 'Ali ibn Ahmad al-Hashimi nous informa à Alexandrie : Muhammad ibn Ahmad ibn 'Omar nous informa : Muhammad ibn 'Obaydallah al-Moujallid nous informa : disant tous deux :
Abou Nasr Muhammad ibn Muhammad ibn 'Ali az-Zaynabi nous informa : Abou Tahir Muhammad ibn 'Abd ar-Rahman adh-Dhahabi nous informa : 'Abdallah ibn Muhammad al-Baghawi nous raconta : Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal ibn Hilal ibn Asad, Abou Abdallah ach-Chaybani, nous raconta : disant :
Yahya ibn Sa'id nous a raconté : de Chou'ba : qui dit :
Abou Jamra m'informa : disant : j'ai entendu Ibn 'Abbas dire :
la délégation de 'Abd al-Qays vint au Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : et il leur ordonna la foi en Allah, le Puissant : et le Glorifié : et dit : savez-vous ce qu'est la foi en Allah ?
Ils dirent : Allah : et Son messager : le savent mieux.
Il dit : le témoignage qu'il n'y a de dieu qu'Allah : et que Muhammad est le Messager d'Allah : l'accomplissement de la prière : l'acquittement de la zakat : le jeûne de Ramadan : et que vous donniez le cinquième du butin.
Rapporté par al-Boukhari : et Mouslim.
Et Abou Dawoud l'a rapporté : d'Ahmad.
J'ai lu au shaykh 'Imad ad-Din 'Abd al-Hafiz ibn Badran ibn Chibl an-Naboulsi dans sa mosquée : et j'ai lu à Damas à Youssouf ibn Ahmad ibn 'Aliya al-Hajjar : disant tous deux :
Abou Nasr Mousa ibn 'Abd al-Qadir nous informa en l'an six cent dix-huit : Abou al-Qassim Sa'id ibn Ahmad ibn al-Hasan nous informa : 'Ali ibn Ahmad al-Boundar nous informa : Abou Tahir al-Moukhallis nous informa : Abou al-Qassim 'Abdallah ibn Muhammad nous raconta : Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal : et 'Obaydallah al-Qawariri nous racontèrent : disant tous deux :
Mou'adh ibn Hicham nous a raconté : mon père me raconta : de Qatada : d''Ikrima : d'Ibn 'Abbas :
qu'un homme vint au Prophète, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui : et dit : ô Prophète d'Allah : je suis un grand vieillard pour qui se lever est pénible : ordonne-moi donc une nuit : peut-être qu'Allah me donnera la réussite en elle : pour la nuit du Décret. Il dit : prends la septième.
C'est la formulation d'Ahmad ibn Hanbal.
'Abdallah al-Baghawi a dit : et je ne connais personne qui ait rapporté ce hadith par cette chaîne : hormis Mou'adh.
L'imam Abou Muhammad 'Abd ar-Rahman ibn Abi 'Omar nous informa dans son livre : Hanbal
ibn 'Abdallah nous informa : Hibat Allah ibn Muhammad nous informa : al-Hasan ibn 'Ali al-Wa'iz nous informa : Ahmad ibn Ja'far nous informa : 'Abdallah ibn Ahmad nous raconta : mon père me raconta : Ibn Noumayr nous raconta : Soufyan nous raconta : de Soumayy : d'an-Nou'man ibn Abi 'Ayyach az-Zourqi : d'Abou Sa'id : qui dit :
le Messager d'Allah, que la paix et le salut d'Allah soient sur lui, a dit : aucun serviteur ne jeûne un jour dans la voie d'Allah : sans qu'Allah n'éloigne par ce jour le Feu : de son visage : de soixante-dix automnes.
An-Nasa'i l'a rapporté : de 'Abdallah : et nous l'avons assorti d'une élévation de deux degrés.
'Abdallah ibn Ahmad nous a raconté : disant :
j'ai vu mon père : chaque fois qu'il urinait : avoir des endroits avec lesquels il s'essuyait le membre : et l'aspergeait de nombreuses fois : et je l'ai vu : lorsqu'il urinait : accomplir l'istibra (certitude de pureté) avec rigueur.
Muhammad ibn Abi Haroun m'a raconté : Ishaq ibn Ibrahim nous a raconté :
j'ai vu Abou Abdallah : chaque fois qu'il urinait : attacher un chiffon sur son sexe : avant de faire ses ablutions.
'Abdallah ibn Ahmad nous a raconté : mon père dit : lorsque le froid le saisit : il accomplit les ablutions complètes : puis se baigne : et ne fait pas attention à quelque chose dont il soupçonne qu'elle soit sortie de lui : car elle s'en ira de lui : s'Allah le veut.
Un groupe m'a raconté : disant : Hanbal nous informa : disant :
j'ai vu Abou Abdallah : chaque fois qu'il sortait des commodités : s'attarder dans la maison : et s'asseoir un moment : avant de faire ses ablutions : j'ai donc pensé qu'il visait par cela l'istibra.
Selon les sources et les modes de translittération, son nom s'écrit également : Ahmad ibn Hanbal, l'imam Ahmad, Ahmed ibn Hanbal, Abou Abdallah Ahmad ibn Hanbal. Toutes ces graphies désignent la même personnalité, telle que rapportée par le hafiz ad-Dhahabi.