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L’émigration en Abyssinie : les émigrants de La Mecque, le récit de Ja’far devant le Négus, la sourate Maryam, l’histoire du royaume et l’islam d’Omar.
Persécutés à La Mecque, les premiers musulmans émigrèrent, en Rajab de la cinquième année de l’envoi, vers l’Abyssinie et son roi le Négus : onze hommes et quatre femmes d’abord, quatre-vingt-trois au total selon Ibn Ishaq. Quraysh envoya Amr ibn al-’As porter des cadeaux pour les faire expulser, mais Ja’far ibn Abi Talib plaida leur cause et récita la sourate Maryam : le Négus refusa, renvoya les cadeaux et chassa les envoyés, gardant les émigrés sous sa protection jusque dans la guerre contre son rival. La compagnie de Ja’far ne retrouva le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) qu’après la conquête de Khaybar.
Mis à jour le 07 octobre 2026
Le chapitre de l’émigration de ceux qui émigrèrent des Compagnons du messager d’Allah de La Mecque vers le pays d’Abyssinie fuyant avec leur religion loin de la tentation. Le rappel des torts des polythéistes envers les faibles d’entre les croyants est déjà venu et ce dont ils les accablaient de coups sévères et d’humiliations extrêmes et Allah les mettait à l’abri de Son messager par son oncle Abou Talib dont le détail est déjà venu et à Allah la louange et la grâce.
Et al-Waqidi rapporta que leur sortie vers elle fut en Rajab la cinquième année de l’envoi et que le premier qui émigra fut de onze hommes et quatre femmes et qu’ils atteignirent la mer à pied et à monture et louèrent un navire pour un demi-dirham vers l’Abyssinie et ce sont Outhman ibn ’Affan et son épouse Rouqayya fille du messager d’Allah et Abou Houdayfa ibn ’Outba et son épouse Sahla bint Souhayl et az-Zoubayr ibn al-’Awwam et Mouss’ab ibn ’Oumayr et Abd ar-Rahman ibn ’Awf et Abou Salama ibn Abd al-Asad et son épouse Oumm Salama bint Abi Oumayya et Outhman ibn Maz’oun et Amir ibn Rabia al-’Anzi et son épouse Layla bint Abi Hathma et Abou Sabra ibn Abi Roum et il est dit Hatib ibn Amr et Souhayl ibn Bayda’ et Abdallah ibn Mas’oud tous. Ibn Jarir a dit et d’autres ont dit plutôt ils étaient quatre-vingt-deux hommes sans leurs femmes et leurs enfants et Ammar ibn Yasir et il y a doute s’il était parmi eux ils furent quatre-vingt-trois hommes.
Mohamed ibn Ishaq a dit lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit ce qui atteignait ses compagnons comme épreuves et qu’il était dans la protection de son pays de la part d’Allah et de son oncle Abou Talib et qu’il ne pouvait protéger ceux-ci de ce qu’ils subissaient comme épreuves il dit si vous sortiez vers le pays d’Abyssinie car il y a là un roi auprès de qui nul n’est lésé et c’est un pays de vérité jusqu’à ce qu’Allah vous fasse un dénouement de ce dans quoi vous êtes et les musulmans parmi les compagnons du messager d’Allah sortirent donc vers le pays d’Abyssinie par crainte de la tentation et fuyant vers Allah avec leur religion et ce fut la première émigration qui eut lieu dans l’islam et le premier des musulmans qui sortit fut Outhman ibn ’Affan et son épouse Rouqayya fille du messager d’Allah.
Et ainsi le rapporta le Bayhaqi, du hadith de Ya’qoub ibn Soufyan, d’après Abbas al-’Anbari, d’après Bachchar ibn Moussa, d’après al-Hassan ibn Ziyad al-Bourjomi Qatada nous a raconté le premier qui émigra vers Allah le Très-Haut avec sa famille fut Outhman ibn ’Affan j’ai entendu an-Nadr ibn Anas dire j’ai entendu Abou Hamza, c’est-à-dire Anas ibn Malik, dire Outhman ibn ’Affan partit avec son épouse Rouqayya fille du messager d’Allah vers le pays d’Abyssinie et la nouvelle des deux tarda à parvenir au messager d’Allah et une femme de Quraysh arriva et dit ô Mohamed j’ai vu ta belle-fille et avec elle son épouse il dit dans quel état les as-tu vus ? Elle dit je l’ai vu portant son épouse sur un âne de ce fléau et la conduisant. Le messager d’Allah dit qu’Allah les accompagne Outhman est le premier qui émigra avec sa famille après Loth.
Ibn Ishaq a dit et Abou Houdayfa ibn ’Outba et son épouse Sahla bint Souhayl ibn Amr et elle lui enfanta en Abyssinie Mohamed ibn Abi Houdayfa et az-Zoubayr ibn al-’Awwam et Mouss’ab ibn ’Oumayr et Abd ar-Rahman ibn ’Awf et Abou Salama ibn Abd al-Asad et son épouse Oumm Salama bint Abi Oumayya ibn al-Moughira et elle lui enfanta là-bas Zaynab et Outhman ibn Maz’oun et Amir ibn Rabia allié de la famille d’al-Khattab et il est des Banu ’Anz ibn Wa’il et son épouse Layla bint Abi Hathma et Abou Sabra ibn Abi Roum al-’Amiri et son épouse Oumm Koulthoum bint Souhayl ibn Amr et il est dit Hatib ibn Amr ibn Abd Chams ibn Abd Wodd ibn Nasr ibn Malik ibn Hissl ibn Amir et il est le premier qui y parvint dit-on et Souhayl ibn Bayda’ et voilà les dix premiers des musulmans sortis vers le pays d’Abyssinie selon ce qui m’est parvenu. Ibn Hicham a dit et Outhman ibn Maz’oun était leur chef selon ce que mentionnent certains savants.
Ibn Ishaq a dit puis Ja’far ibn Abi Talib sortit et avec lui son épouse Asma bint ’Oumays et elle lui enfanta là-bas Abdallah ibn Ja’far et les musulmans se succédèrent jusqu’à se réunir au pays d’Abyssinie et Moussa ibn ’Oqba prétendit que la première émigration vers l’Abyssinie fut lorsque Abou Talib et ceux qui s’y étaient alliés entrèrent au ravin avec le messager d’Allah et cela demande examen et Allah est le plus savant et il prétendit que la sortie de Ja’far ibn Abi Talib ne fut que dans la seconde émigration vers elle et cela après le retour de certains de ceux qui étaient sortis la première fois lorsqu’il leur parvint que les polythéistes avaient embrassé l’islam et prié et lorsqu’ils arrivèrent à La Mecque et parmi ceux qui arrivèrent Outhman ibn Maz’oun ils ne trouvèrent pas vrai ce dont on les avait informés de l’islam des polythéistes et certains retournèrent et d’autres demeurèrent à La Mecque et d’autres musulmans sortirent vers le pays d’Abyssinie et c’est la seconde émigration comme viendra son explication.
Moussa ibn ’Oqba a dit et Ja’far ibn Abi Talib était parmi ceux qui sortirent la seconde fois et ce qu’Ibn Ishaq a mentionné de sa sortie dans le premier convoi est plus apparent comme viendra son explication et Allah est le plus savant mais il était dans un second groupe des émigrants la première fois et il est celui qui précéda et traduisit en leur nom auprès du Négus et d’autres comme nous le rapporterons en détail puis Ibn Ishaq déroula ceux qui sortirent dans la suite de Ja’far et ce sont Amr ibn Sa’id ibn al-’As et son épouse Fatima bint Safwan ibn Oumayya ibn Mouharith ibn Chiqq al-Kinani et son frère Khalid et son épouse Amina bint Khalaf ibn As’ad al-Khouza’i et elle lui enfanta là-bas Sa’id et l’affranchie que épousa ensuite az-Zoubayr et elle enfanta Amr et Khalid et Abdallah ibn Jahch ibn Ri’ab et son frère Obaydallah et avec lui son épouse Oumm Habiba bint Abi Soufyan et Qays ibn Abdallah des Banu Asad ibn Khuzayma et son épouse Baraka bint Yassar affranchie d’Abi Soufyan et Mou’aqib ibn Abi Fatima des affranchis de la famille de Sa’id ibn al-’As.
Ibn Hicham a dit et il est de Dous et Abou Moussa al-Ach’ari Abdallah ibn Qays :
allié de la famille d’Outba ibn Rabia et nous en parlerons plus avant et ’Outba ibn Ghazwan et Yazid ibn Zam’a ibn al-Aswad et Amr ibn Oumayya ibn al-Harith ibn Asad et Toulayb ibn ’Oumayr ibn Wahb ibn Abi Kathir ibn Abd et Souwaybit ibn Sa’d ibn Harmala et Jahm ibn Qays al-’Abdari et avec lui son épouse Oumm Harmala bint Abd al-Aswad ibn Khuzayma et leurs deux enfants Amr ibn Jahm et Khuzayma ibn Jahm et Abou ar-Roum ibn Oumayr ibn Hachim ibn Abd Manaf ibn Abd ad-Dar et Firas ibn an-Nadr ibn al-Harith ibn Kalada et Amir ibn Abi Waqqas frère de Sa’d et al-Mouttalib ibn Azhar ibn Abd Awf az-Zouhri et son épouse Ramla bint Abi Awf ibn Soubayra et elle lui enfanta là-bas Abdallah et Abdallah ibn Mas’oud et son frère ’Outba et al-Miqdad ibn al-Aswad et al-Harith ibn Khalid ibn Sakhr at-Taymi et son épouse Rayta bint al-Harith ibn Jouhayla et elle lui enfanta là-bas Moussa et Aicha et Zaynab et Fatima et Amr ibn Outhman ibn Amr ibn Ka’b ibn Sa’d ibn Taym ibn Mourra et Chamm’as ibn Outhman ibn ach-Charid al-Makhzoumi.
Il dit il fut nommé Chamm’as pour sa beauté et son nom originel Outhman ibn Outhman et Hubbar ibn Soufyan ibn Abd al-Asad al-Makhzoumi et son frère Abdallah :
et Hicham ibn Abi Houdayfa ibn al-Moughira ibn Abdallah ibn Omar ibn Makhzoum et Salama ibn Hicham ibn al-Moughira et ’Ayyach ibn Abi Rabia ibn al-Moughira et Mou’tib ibn Awf ibn Amir appelé ’Ayhama et il est des alliés de Banu Makhzoum et Qoudama et Abdallah frères d’Outhman ibn Maz’oun et as-Sa’ib ibn Outhman ibn Maz’oun et Hatib ibn al-Harith ibn Ma’mar et avec lui son épouse Fatima bint al-Moudjallil et ses deux fils d’elle Mohamed et al-Harith et son frère Hattab et son épouse Foukayha bint Yassar et Soufyan ibn Ma’mar ibn Habib et son épouse Hassana et ses deux fils d’elle Jabir et Jounada et son fils d’une autre et c’est Chourahbil ibn Abdallah frère de Ghawth ibn Moudhahim ibn Tamim et c’est celui qu’on appelle Chourahbil ibn Hassana et Outhman ibn Rabia ibn Ouhban ibn Wahb ibn Houdayfa ibn Joumah et Khounays ibn Houdayfa ibn Qays ibn Adi et Abdallah ibn al-Harith ibn Qays ibn Adi ibn Sa’d ibn Sahm et Hicham ibn al-’As ibn Wa’il ibn Sa’id et Qays ibn Houdayfa ibn Qays ibn Adi et son frère Abdallah et Abou Qays ibn al-Harith ibn Qays ibn Adi et ses frères al-Harith et Ma’mar et as-Sa’ib et Bichr et Sa’id fils d’al-Harith ibn Qays ibn Adi et le frère de Bichr ibn al-Harith :
par la mère et c’est Sa’id ibn Amr at-Tamimi et ’Omayr ibn Ri’ab ibn Houdayfa ibn Mouchammim ibn Sa’id ibn Sahm et allié de Banu Sahm et c’est Mahmiya ibn Jaz’ az-Zoubaydi et Ma’mar ibn Abdallah al-’Adawi et Urwa ibn Abd al-Ouzza et Adi ibn Nadla ibn Abd al-Ouzza et son fils an-Nou’man et Abdallah ibn Makhrama al-’Amiri et Abdallah ibn Souhayl ibn Amr et Silit ibn Amr et son frère as-Sakran et avec lui son épouse Sawda bint Zam’a et Malik ibn Zam’a et son épouse Amra bint as-Sa’di et Hatib ibn Amr al-’Amiri et leur allié Sa’d ibn Khawla et il est du Yémen et Abou Obayda Amir ibn Abdallah ibn al-Jarrah al-Fihri et Souhayl ibn Bayda’ et elle est sa mère et son nom Da’d bint Jahdam ibn Oumayya ibn Zarib ibn al-Harith ibn Fihr et il est Souhayl ibn Wahb ibn Rabia ibn Hilal ibn Ohayb ibn Dhabba ibn al-Harith et Amr ibn Abi Sarh ibn Rabia ibn Hilal ibn Malik ibn Dhabba ibn al-Harith et ’Iyad ibn Zouhayr ibn Abi Chaddad ibn Rabia ibn Hilal ibn Malik ibn Dhabba et il est dit plutôt Rabia ibn Hilal ibn Malik ibn Dhabba et Amr ibn al-Harith ibn Zouhayr ibn Abi Chaddad ibn Rabia et Outhman ibn Abd Ghanm ibn Zouhayr et Sa’d ibn Abd Qays ibn Laqit et son frère al-Harith les Fihri.
Ibn Ishaq a dit et le total de ceux qui rejoignirent le pays d’Abyssinie et y émigrèrent des musulmans sans leurs enfants qu’ils avaient emmenés petits ou nés là-bas fut de quatre-vingt-trois hommes si Ammar ibn Yasir était parmi eux et il y a doute là-dessus. Je dis et la mention par Ibn Ishaq d’Abou Moussa al-Ach’ari parmi ceux qui émigrèrent de La Mecque vers l’Abyssinie est très étrange.
Et l’imam Ahmad a dit Hassan ibn Moussa m’a rapporté j’ai entendu Houdaydj, frère de Zouhayr ibn Mou’awiya, d’après Abou Ishaq, d’après Abdallah ibn ’Outba, d’après Ibn Mas’oud le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) nous envoya vers le Négus et nous étions environ quatre-vingts hommes parmi nous Abdallah ibn Mas’oud et Ja’far et Abdallah ibn Ourfouta et Outhman ibn Maz’oun et Abou Moussa et ils vinrent au Négus et Quraysh envoya Amr ibn al-’As et ’Oumara ibn al-Walid avec un cadeau et lorsqu’ils entrèrent chez le Négus ils se prosternèrent puis ils prirent position à sa droite et à sa gauche et dirent un groupe de nos cousins s’est installé dans ton pays et s’en est allé loin de nous et de notre religion il dit et où sont-ils ? Ils dirent dans ton pays envoie donc vers eux et il envoya vers eux et Ja’far dit je serai votre orateur aujourd’hui et suivez-moi et il salua sans se prosterner et ils lui dirent qu’as-tu de ne pas te prosterner devant le roi ? Il dit nous ne nous prosternons que pour Allah. Il dit et qu’est cela ?
Il dit Allah nous a envoyé un messager et nous a ordonné de ne pas nous prosterner devant quiconque hormis pour Allah et nous a ordonné la prière et la zakat et Amr dit :
et ils contredisent ton opinion sur ’Issa fils de Maryam. Il dit et que dites-vous de ’Issa fils de Maryam et sa mère ?
Ils dirent nous disons ce qu’Allah a dit il est la parole d’Allah et Son esprit qu’Il jeta sur la vierge pure que nul homme n’a touchée et qui n’a pas enfanté et il prit un bout de bois de terre puis il dit ô gens d’Abyssinie et prêtres et moines par Allah ils n’ajoutent à ce que nous disons de lui que le poids de ce bois bienvenue à vous et à celui de chez qui vous venez je témoigne qu’il est le messager d’Allah et qu’il est celui que nous trouvons mentionné dans l’Évangile et qu’il est l’envoyé que ’Issa fils de Maryam a annoncé installez-vous où vous voulez et par Allah sans le royaume dont je suis investi je serais venu vers lui et j’aurais porté ses sandales et il ordonna que le cadeau des deux fût renvoyé vers eux et Abdallah ibn Mas’oud se hâta jusqu’à rattraper Badr et il prétend que le Prophète implora pardon pour lui lorsqu’on lui apprit sa mort et c’est une chaîne bonne et solide et un beau récit et il contient ce qui exige qu’Abou Moussa était parmi ceux qui émigrèrent de La Mecque vers l’Abyssinie si sa mention ne fut pas insérée par certains rapporteurs et Allah est le plus savant.
Et il a été rapporté d’Abou Ishaq as-Sabi’i par une autre voie et le hafiz Abou Nou’aym a dit dans ad-Dala’il Soulayman ibn Ahmed nous a raconté Mohamed ibn Zakariyya al-Ghalabi nous a raconté Abdallah ibn Radja nous a raconté Isra’il nous a racontés et Soulayman ibn Ahmed nous a raconté Mohamed ibn Zakariyya nous a raconté al-Hassan ibn ’Allawayh al-Qattan nous a racontés Abbad ibn Moussa al-Khattli nous a racontés Isma’il ibn Ja’far nous a racontés Isra’il nous a racontés et Abou Ahmed nous a raconté Abdallah ibn Mohamed ibn Chirawayh nous a racontés Ishaq ibn Ibrahim, qui est Ibn Rahawayh, nous a racontés Obaydallah ibn Moussa nous a racontés Isra’il nous a rapporté d’après Abou Ishaq d’après Abou Bourda d’après Abou Moussa le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) nous ordonna de partir avec Ja’far ibn Abi Talib vers le pays du Négus.
Cela parvint à Quraysh et ils envoyèrent Amr ibn al-’As et ’Oumara ibn al-Walid et ils préparèrent pour le Négus un cadeau et ils arrivèrent au Négus et lui apportèrent le cadeau et il l’accepta et ils se prosternèrent puis Amr ibn al-’As dit des gens de notre pays ont abandonné notre religion et ils sont dans ton pays :
et le Négus leur dit dans mon pays ils dirent oui et il nous envoya chercher et Ja’far nous dit que personne d’entre vous ne parle je suis votre orateur aujourd’hui et nous nous rendîmes au Négus qui était assis dans son conseil et Amr ibn al-’As à sa droite et ’Oumara à sa gauche et les prêtres assis en deux rangs et Amr et ’Oumara lui avaient dit ils ne se prosternent pas devant toi et lorsque nous fûmes arrivés se précipitèrent vers nous ceux de chez lui des prêtres et des moines prosternez-vous devant le roi et Ja’far dit nous ne nous prosternons que pour Allah et le Négus dit et qu’est cela ? Il dit Allah a envoyé parmi nous un messager et c’est le messager que ’Issa fils de Maryam a annoncé.
Il dit après moi son nom est Ahmed et il nous ordonna d’adorer Allah sans rien Lui associer d’établir la prière d’acquitter la zakat et nous ordonna le bien et nous interdit le mal et la parole de Ja’far émerveilla le Négus et lorsqu’Amr ibn al-’As vit cela il dit qu’Allah corrige le roi ils contredisent ton opinion sur ’Issa fils de Maryam et le Négus dit à Ja’far que dit ton compagnon du fils de Maryam ? Il dit il dit à son sujet la parole d’Allah :
il est l’esprit d’Allah et Sa parole qu’Il a tiré de la vierge pure que nul homme n’a approchée et qui n’a pas enfanté et le Négus saisit un bout de bois de terre et le leva et dit ô assemblée des prêtres et des moines ils n’ajoutent à ce que vous dites du fils de Maryam que le poids de ce bois bienvenue à vous et à celui de chez qui vous venez et je témoigne qu’il est le messager d’Allah et qu’il est celui que ’Issa a annoncé et sans le royaume dont je suis investi je serais venu vers lui jusqu’à embrasser ses sandales demeurez dans mon pays comme vous voudrez et il nous ordonna nourriture et vêtement et dit renvoyez à ces deux leur cadeau et Amr ibn al-’As était un homme de petite taille et ’Oumara était un homme beau et ils étaient venus par la mer et avaient bu et avec Amr était son épouse et lorsqu’ils eurent bu ’Oumara dit à Amr ordonne à ton épouse de m’embrasser et Amr lui dit n’as-tu point de honte et ’Oumara saisit Amr et le jeta dans la mer et Amr se mit à implorer ’Oumara jusqu’à ce que le navire l’y fit entrer et Amr lui garda rancune et Amr dit au Négus lorsque tu sortiras ’Oumara te remplacera auprès de ta famille et le Négus appela ’Oumara :
et souffla dans sa flûte et il s’envola avec les bêtes sauvages et ainsi le rapporta le hafiz le Bayhaqi dans ad-Dala’il par la voie d’Abou Ali al-Hassan ibn Sallam as-Sawwaq d’après Obaydallah ibn Moussa et il mentionna par sa chaîne pareil jusqu’à sa parole et il nous ordonna nourriture et vêtement.
Il dit c’est une chaîne authentique et son apparent indique qu’Abou Moussa était à La Mecque et qu’il partit avec Ja’far ibn Abi Talib vers le pays d’Abyssinie et le correct est d’après Bourayd ibn Abdallah ibn Abi Bourda d’après son grand-père Abi Bourda d’après Abou Moussa qu’il leur parvint la sortie du messager d’Allah tandis qu’ils étaient au Yémen et ils partirent émigrants de cinquante-trois hommes dans un navire et leur navire les jeta chez le Négus au pays d’Abyssinie et ils retrouvèrent Ja’far ibn Abi Talib et ses compagnons chez eux et Ja’far leur ordonna de demeurer et ils demeurèrent auprès de lui jusqu’à arriver au messager d’Allah à l’époque de Khaybar et Abou Moussa assista à ce qui eut lieu entre Ja’far et le Négus et en informa et il est possible que le rapporteur se soit trompé dans sa parole le messager d’Allah nous ordonna de partir et Allah est le plus savant.
Et ainsi le rapporta al-Boukhari dans le chapitre de l’émigration vers l’Abyssinie Mohamed ibn al-’Ala nous a rapportés Abou Ousama nous a rapportés Bourayd ibn Abdallah nous a rapportés d’après Abi Bourda d’après Abou Moussa la sortie du Prophète nous parvint tandis que nous étions au Yémen et nous montâmes sur un navire et notre navire nous jeta chez le Négus en Abyssinie et nous retrouvâmes Ja’far ibn Abi Talib et nous demeurâmes avec lui jusqu’à ce que nous arrivassions et nous retrouvâmes le Prophète lorsqu’il eut conquis Khaybar. Le Prophète dit à vous, vous les gens du navire deux émigrations et ainsi le rapporta Mouslim d’après Abou Kourayb et Abou Amir Abdallah ibn Barrad ibn Younous ibn Abi Bourda ibn Abi Moussa tous deux d’après Abou Ousama de même et il le rapporta en d’autres endroits en forme longue et Allah est le plus savant.
Et quant au récit de Ja’far avec le Négus le hafiz Ibn ’Asakir le rapporta dans la notice de Ja’far ibn Abi Talib de son Histoire de sa propre version et de la version d’Amr ibn al-’As et sur leurs deux mains eut lieu le hadith et de la version d’Ibn Mas’oud comme est déjà venu et d’Oumm Salama comme viendra quant à la version de Ja’far elle est très rare rapportée par Ibn ’Asakir d’après Abou l-Qasim as-Samarqandi d’après Abou l-Houssayn Ibn an-Naqour d’après Abou Tahir al-Moukhliss d’après Abou l-Qasim al-Baghawi al-Jou’fi Abou Abd ar-Rahman Abdallah ibn Omar ibn Aban nous a raconté Asad ibn Amr al-Bajali nous a racontés, d’après Moujalid ibn Sa’id d’après ach-Cha’bi d’après Abdallah ibn Ja’far d’après son père Quraysh envoya Amr ibn al-’As et ’Oumara ibn al-Walid avec un cadeau d’Abi Soufyan au Négus et ils lui dirent, tandis que nous étions chez lui des gens de nos bas-fonds et de nos sots sont venus chez toi :
repousse-les donc vers nous il dit non jusqu’à ce que j’entende leur parole et il envoya vers nous. Il dit que disent ceux-ci ? Nous dîmes ceux-ci sont des gens qui adoraient les idoles et Allah nous envoya un messager et nous crûmes en lui et le confirmâmes et le Négus leur dit sont-ils des esclaves à vous ? Ils dirent non il dit avez-vous sur eux des dettes ? Ils dirent non il dit laissez-leur donc leur voie et nous sortîmes de chez lui et Amr ibn al-’As dit ceux-ci disent de ’Issa autre que ce que tu dis il dit s’ils ne disent pas de ’Issa pareil à mon dire je ne les laisserai pas dans mon pays une heure de jour et il nous envoya chercher et la seconde convocation fut plus dure pour nous que la première. Il dit que dit votre compagnon de ’Issa fils de Maryam ? Nous dîmes il dit il est l’esprit d’Allah et Sa parole qu’Il jeta sur une vierge pure et il envoya et dit appelle-moi tel prêtre :
et tel moine et des gens d’entre eux vinrent. Il dit que dites-vous de ’Issa fils de Maryam. Ils dirent tu en sais plus que nous que dis-tu donc ? Et le Négus dit prenant quelque chose de terre ’Issa n’a pas dépassé ce que disent ceux-ci de plus que ceci puis il dit quelqu’un vous fait-il du tort ? Ils dirent oui et il appela un héraut quiconque a fait du tort à l’un d’eux qu’on l’amende de quatre dirhams puis il dit cela vous suffit-il ? Nous dîmes non et il le doubla et lorsque le messager d’Allah émigra vers Médine et s’y manifesta nous lui dîmes le messager d’Allah s’est manifesté et émigré vers Médine et tué ceux dont nous t’avions parlé et nous voulons partir vers lui fournis-nous donc il dit oui et il nous chargea et nous fournit puis il dit informe ton compagnon de ce que j’ai fait pour vous et voici mon serviteur avec vous je témoigne qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah :
et qu’il est le messager d’Allah et dis-lui qu’il implore pardon pour moi et Ja’far dit nous partîmes donc jusqu’à arriver à Médine et le messager d’Allah me vint à la rencontre et m’étreignit puis dit je ne sais à la conquête de Khaybar lequel me réjouit le plus ou l’arrivée de Ja’far et la conquête de Khaybar eut lieu à ce moment puis il s’assit et le messager du Négus dit voici Ja’far interroge-le donc sur ce que notre maître lui a fait. Il dit oui il nous a fait ceci et cela et il nous chargea et nous fournit et témoigna qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah et que tu es le messager d’Allah et il me dit dis-lui qu’il implore pardon pour moi et le messager d’Allah se leva et fit ses ablutions puis invoqua trois fois ô Allah pardonne au Négus et les musulmans dirent amine puis Ja’far dit je dis à l’envoyé pars et informe ton maître de ce que tu as vu du messager d’Allah puis Ibn ’Asakir dit bon étrange.
Et quant à la version d’Oumm Salama Younous ibn Boukayr a dit, d’après Mohamed ibn Ishaq az-Zouhri m’a raconté d’après Abou Bakr ibn Abd ar-Rahman ibn al-Harith ibn Hicham d’après Oumm Salama lorsque La Mecque nous devint étroite et que les compagnons du messager d’Allah furent blessés et tentés et qu’ils virent ce qui les atteignait comme épreuves et tentations dans leur religion et que le messager d’Allah ne pouvait repousser cela d’eux et le messager d’Allah était en protection de son peuple et de son oncle rien de ce qu’il réprouvait ni de ce qui atteignait ses compagnons ne l’atteignait le messager d’Allah leur dit il y a au pays d’Abyssinie un roi auprès de qui nul n’est lésé rejoignez donc son pays jusqu’à ce qu’Allah vous fasse un dénouement et une sortie de ce dans quoi vous êtes et nous sortîmes vers elle un à un jusqu’à nous y être réunis et nous descendîmes dans la meilleure des demeures auprès du meilleur des voisins en sécurité pour notre religion et nous n’eûmes pas à y craindre d’injustice et lorsque Quraysh vit que nous avions obtenu demeure et sécurité ils s’accordèrent à envoyer vers le Négus à notre sujet afin de nous expulser de son pays et de nous renvoyer à eux et ils envoyèrent Amr ibn al-’As et Abdallah ibn Abi Rabia et ils préparèrent pour lui des cadeaux et pour ses patriciens et ne laissèrent aucun de leurs hommes sans lui préparer un cadeau
séparément et ils leur dirent :
offrez à chaque patricien son cadeau avant de parler d’eux puis offrez-lui ses cadeaux et si vous pouvez qu’il les renvoie à vous avant qu’il ne leur parle faites-le et ils arrivèrent à lui et il ne resta un patricien parmi ses patriciens sans qu’ils lui eussent offert son cadeau et lui en eussent parlé et ils lui dirent nous ne sommes arrivés auprès de ce roi qu’au sujet de nos sots qui ont quitté la religion de leur peuple et n’ont pas embrassé votre religion et leur peuple les a envoyés pour que le roi les renvoie à eux et lorsque nous lui aurons parlé indiquez-lui donc qu’il le fasse ils dirent nous le ferons puis ils offrirent au Négus ses cadeaux et le plus aimé de ce qu’on lui offrait de La Mecque était les peaux tannées et Moussa ibn ’Oqba mentionna qu’ils lui offrirent un cheval et une pelisse de brocart et lorsqu’ils lui eurent apporté ses cadeaux ils lui dirent ô roi des jeunes gens des nôtres sots ont abandonné la religion de leur peuple et n’ont pas embrassé ta religion et sont venus avec une religion innovée que nous ne connaissons pas et ils se sont réfugiés dans ton pays et leurs clans leurs pères leurs oncles et leur peuple t’ont envoyé à leur sujet pour que tu les renvoies à eux car ils sont les plus dignes de les regarder et ses patriciens dirent ils ont dit vrai, ô roi si tu les renvoyais à eux ils seraient les plus dignes de les regarder car ils
n’embrasseront pas ta religion :
et tu ne les protégerais pas pour cela et il se mit en colère puis dit non par ’Amr je ne les renverrai pas à eux jusqu’à ce que je les appelle et leur parle et voie leur affaire des gens qui se sont réfugiés dans mon pays et ont choisi ma protection sur celle d’autrui s’ils sont comme ils disent je les renverrai à eux et s’ils sont autrement je les protégerai et n’interviendrai pas entre eux et eux et ne leur ferai pas de mal et Moussa ibn ’Oqba mentionna que ses princes lui indiquèrent de les renvoyer à eux. Il dit non par Allah jusqu’à ce que j’entende leur parole et sache en quoi ils sont et lorsqu’ils entrèrent chez lui ils saluèrent sans se prosterner devant lui. Il dit ô groupe ne me racontez-vous pas pourquoi ne me saluez-vous pas comme me saluent ceux qui viennent à nous de votre peuple et informez-moi que dites-vous de ’Issa et quelle est votre religion êtes-vous chrétiens ? Ils dirent non il dit êtes-vous donc juifs ?
Ils dirent non il dit alors sur la religion de votre peuple ? Ils dirent non il dit et quelle est votre religion ? Ils dirent l’islam il dit et qu’est l’islam ? Ils dirent nous adorons Allah sans rien Lui associer il dit qui vous a apporté cela ?
Ils dirent un homme des nôtres nous a apporté cela dont nous connaissons le visage et la lignée Allah l’a envoyé vers nous comme Il a envoyé les envoyés vers ceux d’avant nous et il nous ordonna :
la bonté la vérité la fidélité et l’accomplissement du dépôt et il nous interdit d’adorer les idoles et nous ordonna d’adorer Allah seul sans associé et nous le confirmâmes et reconnûmes la parole d’Allah et sûmes que ce qu’il apportait était de la part d’Allah et lorsque nous fîmes cela notre peuple nous traita en ennemis et s’en prit au prophète véridique et le traita de menteur et voulut le tuer et voulut nous ramener à l’adoration des idoles et nous fûmes vers toi avec notre religion et notre sang de notre peuple.
Il dit par Allah ceci est bien de la niche d’où sortit l’ordre de Moussa et Ja’far dit et quant au salut le messager d’Allah nous a informé que le salut des gens du Paradis est le salam et il nous ordonna cela et nous te saluons de ce dont se saluent les uns les autres et quant à ’Issa fils de Maryam il est le serviteur d’Allah et Son messager et Sa parole qu’Il jeta sur Maryam et un esprit de Lui et le fils de la vierge pure et il prit un bout de bois et dit par Allah le fils de Maryam n’ajoute pas à ce que nous disons le poids de ce bout de bois et les grands d’Abyssinie dirent par Allah si les Abyssins apprennent cela ils te déposeront. Il dit par Allah je ne dirai jamais de ’Issa autre que cela et qu’Allah n’a-t-Il fait obéir les gens envers moi lorsqu’Il m’a rendu mon royaume pour que j’obéisse aux gens dans la religion d’Allah qu’Allah me préserve de cela.
Et Younous rapporta, d’après Ibn Ishaq et le Négus les envoya chercher et les réunit et rien ne fut plus haïssable à Amr ibn al-’As et Abdallah ibn Abi Rabia que d’entendre leur parole et lorsque le messager du Négus vint à eux le peuple s’est réuni. Ils dirent que dirons-nous ? Ils dirent et que dirons-nous nous disons par Allah nous ne savons pas ni ce sur quoi nous sommes de l’ordre de notre religion ni ce qu’a apporté notre prophète quoiqu’il advint à cet égard et lorsqu’ils entrèrent chez lui celui qui lui parlait d’entre eux était Ja’far ibn Abi Talib et le Négus lui dit quelle est cette religion sur laquelle vous êtes ayant quitté la religion de votre peuple et n’ayant pas embrassé le judaïsme ni le christianisme quelle est cette religion ?
Et Ja’far lui dit ô roi nous étions un peuple sur l’association adorant les idoles mangeant la bête morte faisant du mal aux voisins et rendant licites les choses interdites les uns aux autres dont verser le sang et autre ne rendant licite rien ni ne l’interdisant Allah nous envoya donc un prophète des nôtres dont nous connaissons la fidélité la véracité et l’honnêteté et il nous appela à adorer Allah seul sans associé et à joindre les liens de parenté et protéger les voisins et prier pour Allah et jeûner pour Lui et ne pas adorer autre que Lui et Ziyad rapporta, d’après Ibn Ishaq il nous appela vers Allah :
pour Le déclarer unique et L’adorer et abandonner ce que nous adorions nous et nos pères en dehors de Lui des pierres et des idoles et il nous ordonna la véracité de la parole l’accomplissement du dépôt la parenté la belle vie de voisinage l’abstention des choses interdites et du sang et il nous interdit les turpitudes le faux témoignage la consommation des biens de l’orphelin et l’accusation de la femme chaste et il nous ordonna d’adorer Allah sans Lui associer quoi que ce soit et il nous ordonna la prière et la zakat et le jeûne et nous lui comptâmes les affaires de l’islam et nous le confirmâmes et crûmes en lui et le suivîmes sur ce qu’il apportait de la part d’Allah et nous adorâmes Allah seul sans associé et ne Lui associâmes rien et interdîmes ce qu’Il nous interdit et rendîmes licite ce qu’Il nous rendit licite et notre peuple s’en prit à nous et nous tourmenta et nous tenta loin de notre religion pour nous ramener à l’adoration des idoles au lieu de l’adoration d’Allah et à rendre licite ce que nous rendions licite des vilenies et lorsqu’ils nous eurent dominés et lésés et rendu étroite notre vie et dressé obstacle entre nous et notre religion nous sortîmes vers ton pays et te choisîmes sur tous autres et désirâmes ta protection et espérâmes que nous ne serions pas lésés auprès de toi ô roi.
Elle dit le Négus dit :
avez-vous avec vous quelque chose de ce qu’il a apporté et il avait appelé ses évêques et leur avait ordonné et ils déployèrent les livres autour de lui et Ja’far lui dit oui il dit viens donc et lis-moi de ce qu’il a apporté et il lui lut le début de Kaf-Ha-Ya-’Ayn-Sad au verset de Maryam et le Négus pleura par Allah jusqu’à mouiller sa barbe et ses évêques pleurèrent jusqu’à mouiller leurs livres puis il dit ces paroles sortent certes de la niche d’où était venue Moussa partez bien guidés et par Allah je ne les renverrai pas à vous et ne vous ferai pas de mal et nous sortîmes de chez lui et le plus pervers des deux hommes était Abdallah ibn Abi Rabia et Amr ibn al-’As dit par Allah je viendrai vers lui demain avec ce par quoi j’arracherai leur verdure et l’informerai qu’ils prétendent que leur dieu qu’il adore ’Issa fils de Maryam est un serviteur et Abdallah ibn Abi Rabia lui dit ne le fais pas car s’ils nous ont contredits il leur doit une parenté et il leur est dû un droit.
Il dit par Allah je le ferai et le lendemain il entra chez lui et dit ô roi ils disent de ’Issa une parole énorme envoie donc vers eux et interroge-les et il envoya par Allah vers eux et il ne nous arriva jamais de jour pareil et les uns d’entre nous dirent aux autres que direz-vous de ’Issa s’il vous interroge à son sujet ils dirent nous disons :
par Allah ce qu’Allah a dit de lui et ce qu’il nous a ordonné notre prophète de dire à son sujet et ils entrèrent chez lui et ses patriciens chez lui. Il dit que dites-vous de ’Issa fils de Maryam et Ja’far lui dit nous disons qu’il est le serviteur d’Allah et Son messager et Son esprit et Sa parole qu’Il jeta sur Marie la vierge pure et le Négus prit sa main vers le sol et prit un bout de bois entre ses deux doigts et dit ’Issa fils de Maryam n’a pas dépassé ce que vous dites ce petit bout de bois et ses patriciens se chamaillèrent. Il dit et vous chamaillerez par Allah partez vous êtes à l’aise dans le pays et l’à-laise celui qui vous insulte est puni celui qui vous insulte est puni celui qui vous insulte est puni trois fois je n’aime pas avoir une montagne d’or et avoir blessé un homme d’entre vous et le dhabr dans leur langue est l’or et Ziyad rapporta d’après Ibn Ishaq je n’aime pas avoir une montagne d’or.
Ibn Hicham a dit et on dit dabra et c’est la montagne dans leur langue puis le Négus dit par Allah Allah ne m’a pas pris la corruption lorsqu’Il m’a rendu mon royaume pour que je prenne la corruption en lui et Il n’a pas fait obéir les gens envers moi pour que j’obéisse aux gens en lui renvoyez à ces deux leurs cadeaux je n’ai pas besoin d’eux et qu’ils sortent de mon pays et ils sortirent réprouvés leur cadeau renvoyé.
Elle dit et nous demeurâmes auprès du meilleur voisin dans la meilleure demeure et il ne tarda pas qu’un homme d’Abyssinie sortît contre lui lui disputant son royaume et par Allah nous ne connaissions jamais de chagrin que nous eussions éprouvé qui fût plus dur que lui de crainte que ce roi ne fût victorieux et qu’un roi vînt qui ne connût pas de nos droits ce qu’il en connaissait et nous nous mîmes à invoquer Allah et Lui demander secours pour le Négus et il sortit vers lui marchant et les compagnons du messager d’Allah dirent les uns aux autres quel est cet homme qui sort et assistera à la bataille afin de voir en faveur de qui elle sera et az-Zoubayr qui était le plus jeune d’entre eux en âge dit moi et ils gonflèrent pour lui une outre et il la mit sur sa poitrine puis il sortit nageant avec elle dans le Nil jusqu’à sortir de l’autre côté à l’endroit où se rencontraient les gens et il assista à la bataille et Allah mit en déroute ce roi et le tua et le Négus l’emporta sur lui et az-Zoubayr vint à nous et se mit à nous faire signe avec son manteau et disait réjouissez-vous Allah a fait triompher le Négus je dis et par Allah nous n’avons jamais su que nous eussions été joyeux de quoi que ce fût comme nous fûmes joyeux :
de la victoire du Négus puis nous demeurâmes auprès de lui jusqu’à ce que sortît ceux de nous qui retournèrent à La Mecque et demeurèrent ceux qui demeurèrent. Az-Zouhri a dit et je racontai ce hadith à Urwa ibn az-Zoubayr d’après Oumm Salama. Urwa dit sais-tu ce que signifie sa parole Allah ne m’a pas pris la corruption lorsqu’Il m’a rendu mon royaume pour que je prenne la corruption en lui et Il n’a pas fait obéir les gens envers moi pour que j’obéisse aux gens en lui je dis non il ne m’a informé de cela Abou Bakr ibn Abd ar-Rahman ibn al-Harith ibn Hicham d’après Oumm Salama.
Urwa dit Aïcha m’a informé que son père était roi de son peuple et qu’il avait un frère ayant de son dos douze hommes et que le père du Négus n’avait pas d’enfant hormis le Négus et l’Abyssinie délibéra et dit si nous tuions le père du Négus et intronisions son frère il a douze hommes de son dos et ils hériteront du royaume et l’Abyssinie demeurera sur eux longtemps sans qu’il y ait entre eux de divergence et ils s’élancèrent et le tuèrent et intronisèrent son frère et le Négus entra chez son oncle jusqu’à le dominer et nul ne dirige son affaire hormis lui et il était intelligent résolu parmi les hommes et lorsque l’Abyssinie vit la place du jeune homme :
auprès de son oncle ils dirent ce garçon a dominé l’affaire de son oncle et nous n’avons point de garantie qu’il ne nous fasse pas régner et qu’il sait que nous avons tué son père s’il le fait il ne laissera aucun noble d’entre nous sans le tuer parlez-lui donc à ce sujet et qu’il le tue ou l’expulse de notre pays et ils allèrent à son oncle et dirent nous avons vu la place de ce garçon auprès de toi et tu sais que nous avons tué son père et t’avons mis à sa place et nous n’avons point de garantie qu’il ne règne pas sur nous et nous tue ou bien tu le tues ou bien tu l’expulses de notre pays il dit malheur à vous vous avez tué son père hier et je le tuerais aujourd’hui plutôt je l’expulse de votre pays et ils sortirent avec lui et le firent tenir sur le marché et le vendirent à un marchand des marchands pour six cents dirhams ou pour sept cents et il le jeta dans un navire et il partit avec lui et le soir des nuages d’automne se levèrent et son oncle sortit pour aller vers la pluie sous eux et la foudre l’atteignit et le tua et ils coururent vers son fils et les voici simples d’esprit il n’y a en aucun d’entre eux de bien et l’affaire de l’Abyssinie fut confuse et certains dirent aux autres vous savez par Allah :
que votre roi qui ne peut diriger votre affaire hormis lui est celui que vous avez vendu hier matin et si vous avez besoin des affaires de l’Abyssinie rattrapez-le donc avant qu’il ne s’en aille et ils sortirent à sa recherche et le rattrapèrent et le renvoyèrent et lui placèrent sa couronne et l’installèrent sur son trône et l’intronisèrent et le marchand dit rendez-moi mon argent comme vous avez pris de moi mon garçon. Ils dirent nous ne te le donnerons pas. Il dit alors par Allah je lui parlerai. Ils dirent et alors et il marcha vers lui et lui parla et dit ô roi j’ai acheté un garçon et ceux qui l’ont vendu m’ont payé son prix puis ils s’élancèrent sur mon garçon et l’ôtèrent de ma main sans me rendre mon argent et ce fut la première dont on l’informa de la solidité de son jugement et de sa justice qu’il dit vous lui rendrez certes son argent ou vous ferez que la main de son garçon soit dans sa main et qu’il l’emmène où il voudra.
Ils dirent plutôt nous lui donnons son argent et ils le lui donnèrent et c’est pour cela qu’il dit Allah ne m’a pas pris la corruption pour que je prenne la corruption lorsqu’Il m’a rendu mon royaume et Il n’a pas fait obéir les gens envers moi pour que j’obéisse aux gens en lui.
Et Moussa ibn ’Oqba a dit et le père du Négus était roi de l’Abyssinie et il mourut et le Négus un jeune garçon et il légua à son frère voici le royaume de ton peuple jusqu’à ce que mon fils grandisse et lorsqu’il aura grandi le royaume lui appartiendra et son frère convoita le royaume et vendit le Négus à certains des marchands et son oncle mourut la nuit même et la chose s’acheva et l’Abyssinie renvoya le Négus jusqu’à ce qu’ils posassent la couronne sur sa tête ainsi le mentionne-t-il brièvement et le récit d’Ibn Ishaq est plus beau et plus ample et Allah est le plus savant.
Et ce qui figure dans le récit d’Ibn Ishaq n’est que le rappel d’Amr ibn al-’As et Abdallah ibn Abi Rabia et ce qu’ont mentionné Moussa ibn ’Oqba et al-Oumawi et plus d’un autre c’est qu’ils étaient Amr ibn al-’As et ’Oumara ibn al-Walid ibn al-Moughira et il est l’un des sept que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) maudit lorsqu’ils se mirent à rire le jour où l’on plaça le salé de la bête sur son dos tandis qu’il se prosternait près de la Kaaba et ainsi est déjà venu dans le hadith d’Ibn Mas’oud et d’Abou Moussa al-Ach’ari.
La conclusion est que les deux lorsqu’ils sortirent de La Mecque l’épouse d’Amr était avec lui et ’Oumara était un jeune homme beau et ils s’embarquèrent dans le navire et ’Oumara convoitait l’épouse d’Amr ibn al-’As et ’Oumara jeta Amr dans la mer pour le faire périr et il nagea jusqu’à revenir et ’Oumara lui dit si j’avais su que tu savais nager je ne t’aurais pas jeté et Amr lui garda rancune et lorsqu’il ne leur fut pas accordé leur besoin auprès des émigrants de la part du Négus et que ’Oumara avait su s’approcher de certains de la famille du Négus et Amr le calomnia et le Négus ordonna de le faire ensorceler jusqu’à ce que sa raison partît et il vagabonda dans les solitudes avec les bêtes sauvages et al-Oumawi mentionna un récit très long et qu’il vécut jusqu’à l’époque du gouvernement d’Omar ibn al-Khattab et que certains Compagnons le dépistèrent et le capturèrent. Il dit envoyez-moi envoyez-moi sinon je mourrai et lorsqu’ils ne l’envoyèrent pas il mourut sur-le-champ et Allah est le plus savant.
Et il a été dit que Quraysh envoya vers le Négus à propos des émigrants deux fois la première avec Amr ibn al-’As et ’Oumara et la seconde avec Amr et Abdallah ibn Abi Rabia et Abou Nou’aym l’a affirmé dans ad-Dala’il et Allah est le plus savant et il a été dit que la seconde délégation fut après la bataille de Badr l’a dit az-Zouhri pour qu’ils prissent leur revanche sur ceux qui étaient là-bas et le Négus ne leur accorda pas et il les apaisa sur quelque chose de ce qu’ils avaient demandé et Allah est le plus savant.
Et Ziyad rapporta, d’après Ibn Ishaq qu’Abou Talib lorsqu’il vit ce comportement de Quraysh écrivit au Négus des vers où il l’incitait à la justice et à la bienfaisance envers ceux qui s’étaient installés chez lui de ses gens :
Que sais-je donc comment dans l’éloignement est Ja’far et Amr et les ennemis de l’ennemi sont les proches :
Et qu’ont obtenu les actes du Négus sur Ja’far et ses compagnons ou ce malheur les a-t-il frappés :
Sache, ô habitant du lieu béni que tu es illustre généreux et nul exilé auprès de toi ne souffre :
Sache qu’Allah t’a accordé largesse et des voies de bien toutes demeurent fermes avec toi.
Et Younous rapporta, d’après Ibn Ishaq Yazid ibn Rouman m’a raconté, d’après Urwa ibn az-Zoubayr celui qui parlait au Négus était Outhman ibn ’Affan et le célèbre est que Ja’far fut l’interprète.
Et Ziyad al-Bakka’i rapporta, d’après Ibn Ishaq Yazid ibn Rouman m’a raconté, d’après Urwa, d’après Aicha lorsque le Négus mourut on rapportait qu’une lumière ne cessait d’être vue sur sa tombe et Abou Dawoud le rapporta de Mohamed ibn Amr ar-Razi, de Salama ibn al-Fadl, de Mohamed ibn Ishaq de même lorsque le Négus mourut nous rapportions qu’une lumière ne cessait d’être vue sur sa tombe et Ziyad rapporta de Mohamed ibn Ishaq Ja’far ibn Mohamed m’a raconté d’après son père l’Abyssinie se réunit et dirent au Négus tu as quitté notre religion et ils se soulevèrent contre lui et il envoya chercher Ja’far et ses compagnons et il leur prépara des navires et dit montez dedans et demeurez comme vous êtes si je suis vaincu partez jusqu’à rejoindre où vous voulez et si je triomphe demeurez puis il prit un livre et écrivit dedans il témoigne qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah et que Mohamed est Son serviteur et Son messager et il témoigne que ’Issa est Son serviteur :
et Son messager et Son esprit et Sa parole qu’Il jeta sur Maryam puis il le plaça dans le pli de son épaule droite et sortit vers l’Abyssinie et ils se rangèrent pour lui. Il dit ô gens d’Abyssinie ne suis-je pas le plus digne des gens de vous ? Ils dirent oui il dit et comment avez-vous trouvé ma conduite envers vous ? Ils dirent la meilleure conduite il dit et qu’avez-vous donc ?
Ils dirent tu as quitté notre religion et tu prétends que ’Issa est un serviteur il dit et que dites-vous vous de ’Issa ? Ils dirent nous disons qu’il est le fils d’Allah et le Négus dit posant sa main sur sa poitrine sur les plis et Il témoigne que ’Issa fils de Maryam n’a pas dépassé ceci et il voulait dire sur ce qu’il avait écrit et ils furent satisfaits et se dispersèrent et la nouvelle parvint au messager d’Allah et lorsque le Négus mourut il pria sur lui et implora pardon pour lui. Et il est attesté dans les deux Sahihs du hadith d’Abou Hurayra que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) annonça la mort du Négus le jour même où il mourut et sortit avec eux vers le lieu de prière et se rangea et fit quatre takbirs.
Et al-Boukhari a dit la mort du Négus Abou ar-Rabi’ nous a rapportés Ibn ’Ouyayna nous a rapportés, d’après Ibn Jourayj, d’après Ata, d’après Jabir le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit lorsque le Négus mourut « aujourd’hui est mort un homme pieux levez-vous donc et priez sur votre frère Ashama » et cela fut rapporté du hadith d’Anas ibn Malik et d’Ibn Mas’oud et plus d’un autre et dans certaines versions il est nommé Ashama et dans une version Machama et il est Ashama ibn Abjar et il fut un serviteur pieux intelligent avisé juste savant qu’Allah lui fut agréable. Et Younous rapporta, d’après Ibn Ishaq le nom du Négus est Machama et dans une copie que le Bayhaqi a jugée correcte Ashama :
et en arabe ce signifie le don et le Négus est le nom du roi comme tu dis Khosroès et Héraclius. Je dis ainsi et peut-être vise-t-il par cela César car c’est un terme pour quiconque règne sur la Syrie avec la péninsule des pays des Romains et Khosroès un terme pour qui règne sur les Perses et Pharaon un terme pour qui règne sur l’Égypte tout entière et al-Mouqawqis pour qui règne sur Alexandrie et Tubba’ pour qui règne sur le Yémen et ach-Chahr et an-Najachi pour qui règne sur l’Abyssinie et Ptolémée pour qui règne sur la Grèce et il est dit l’Inde et Khagan pour qui règne sur les Turcs et certains savants ont dit il n’a prié sur lui que parce qu’il cachait sa foi à son peuple et qu’il n’y avait pas le jour de sa mort :
auprès de lui qui priât sur lui et voilà pourquoi il pria sur lui et ils ont dit le défunt s’il a été prié dans son pays la prière n’est pas légiférée sur lui dans un autre pays et voilà pourquoi on n’a pas prié sur le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ailleurs qu’à Médine ni les gens de La Mecque ni d’autres et pareillement Abou Bakr et ’Omar et Outhman et d’autres Compagnons et il n’a pas été rapporté qu’on ait prié sur aucun d’eux hors de la ville où on avait prié sur lui et Allah est le plus savant. Je dis et les témoins d’Abou Hurayra de la prière sur le Négus sont une preuve qu’il ne mourut qu’après la conquête de Khaybar dans l’année où le reste des émigrants arriva en Abyssinie :
avec Ja’far ibn Abi Talib le jour de la conquête de Khaybar et voilà pourquoi il fut rapporté que le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit et par Allah je ne sais des deux laquelle me réjouit le plus la conquête de Khaybar ou l’arrivée de Ja’far ibn Abi Talib et ils arrivèrent avec eux des cadeaux et des présents de la part du Négus au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et leurs compagnons sont les gens du navire du Yémen les compagnons d’Abou Moussa al-Ach’ari et son peuple des Ach’aris et avec Ja’far et les cadeaux du Négus était le neveu du Négus Dhou Mikbar ou Dhou Mikhmar qu’il envoya pour servir le Prophète en compensation de son oncle et il les agrée tous deux.
Et as-Souhayli a dit le Négus mourut en Rajab de la neuvième année de l’Hégire et cela demande examen et Allah est le plus savant. Le Bayhaqi a dit le faqih Abou Ishaq Ibrahim ibn Mohamed ibn Ibrahim at-Tusi nous informa Abou l-Abbas Mohamed ibn Ya’qoub nous informa Hilal ibn al-’Ala ar-Raqqi nous a raconté mon père Abou l-’Ala ibn Hilal nous a racontés mon père Hilal ibn Omar nous a racontés d’après son père d’après Abou Ghalib d’après Abou Oumama la délégation du Négus vint au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et il se leva pour les servir et ses compagnons dirent nous te suffisons ô messager d’Allah.
Il dit ils étaient pour mes compagnons généreux et j’aime les récompenser puis il dit et Abou Mohamed Abdallah ibn Younous al-Isbahani nous informa Abou Sa’id ibn al-A’rabi nous informa Hilal ibn al-’Ala nous a racontés mon père nous a racontés Talha ibn Zayd nous a rapportés, d’après al-Awza’i d’après Yahya ibn Abi Kathir d’après Abou Salama d’après Abou Qatada la délégation du Négus vint au messager d’Allah et il se leva pour les servir et ses compagnons dirent nous te suffisons ô messager d’Allah. Il dit ils étaient :
pour nos compagnons généreux et j’aime les récompenser et Talha ibn Zayd seul le rapporta d’al-Awza’i. Et le Bayhaqi a dit Abou l-Houssayn ibn Bichran nous a raconté Abou Amr ibn as-Sammak nous a raconté Hambal ibn Ishaq nous a racontés al-Houmaydi nous a rapportés Soufyan nous a racontés Amr a dit lorsque Amr ibn al-’As arriva du pays d’Abyssinie il s’assit dans sa maison sans sortir vers eux. Ils dirent quel est son cas pourquoi ne sort-il pas et Amr dit Ashama prétend que votre compagnon est prophète.
Ibn Ishaq a dit et lorsque Amr ibn al-’As et Abdallah ibn Abi Rabia arrivèrent à Quraysh et n’obtinrent pas ce qu’ils avaient demandé des compagnons du messager d’Allah et que le Négus les renvoyât à ce qu’ils réprouvaient et qu’Omar ibn al-Khattab s’islamât qui était un homme à la réputation redoutable dont on ne visait pas ce qui était derrière lui les compagnons du messager d’Allah se mirent à l’abri grâce à lui et grâce à Hamza jusqu’à s’opposer à Quraysh et Abdallah ibn Mas’oud disait nous ne pouvions pas prier près de la Kaaba jusqu’à ce qu’Omar s’islamât et lorsqu’Omar s’islama il combattit Quraysh jusqu’à prier près de la Kaaba et nous prîmes avec lui.
Je dis et il est attesté dans le Sahih d’al-Boukhari d’après Ibn Mas’oud qu’il a dit nous ne cessâmes d’être honorés depuis qu’Omar ibn al-Khattab s’était islamé et Ziyad al-Bakka’i a dit Mis’ar ibn Kidam m’a raconté, d’après Sa’d ibn Ibrahim Ibn Mas’oud a dit l’islam d’Omar fut une conquête et son émigration fut un secours et son gouvernement fut une miséricorde et nous étions sans prier près de la Kaaba jusqu’à ce qu’Omar s’islamât et lorsqu’Omar s’islama il combattit Quraysh jusqu’à ce qu’il pût prier près de la Kaaba et nous prîmes avec lui. Ibn Ishaq a dit et l’islam d’Omar fut après la sortie de ceux des compagnons du messager d’Allah qui sortirent vers l’Abyssinie et Abd ar-Rahman ibn al-Harith ibn Abdallah ibn ’Ayyach ibn Abi Rabia m’a raconté, d’après Abd al-’Aziz ibn Abdallah d’après Abdallah ibn Amir ibn Rabia d’après sa mère Oumm Abdallah bint Abi Hathma par Allah nous faisions des préparatifs vers le pays d’Abyssinie et Amir était parti :
pour une de nos affaires lorsque Omar arriva et se tint devant moi et il était sur son association et nous subissions de lui des épreuves des torts et de la dureté. Il dit vous allez donc partir, ô Umm Abdallah je dis oui et par Allah nous sortirons dans la terre d’Allah puisque vous nous blessez et nous opprimez jusqu’à ce qu’Allah nous fasse une sortie et elle dit. Il dit qu’Allah vous accompagne et je vis de lui une tendresse que je n’avais jamais vue puis il se détourna et il était attristé par ce que je voyais de notre départ. Elle dit et Amir vint avec son besoin et je lui dis ô Abou Abdallah si tu voyais Omar tout à l’heure et sa tendresse et son chagrin à notre sujet il dit espères-tu son islam elle dit je dis oui il dit celui que tu as vu ne s’islamera pas jusqu’à ce que l’âne d’al-Khattab s’islame. Elle dit du désespoir de sa part à cause de ce qu’elle voyait de sa rudesse et sa dureté envers l’islam. Je dis :
cela contredit la parole de celui qui prétendait qu’il était le quarantième des musulmans car les émigrants vers l’Abyssinie étaient au-dessus de quatre-vingts hormis cela qu’on ne dise qu’il était le quarantième après la sortie des émigrants et appuie cela ce qu’a mentionné Ibn Ishaq ici dans le récit de l’islam d’Omar seul et son récit il a dit et l’islam d’Omar selon ce qui m’est parvenu fut que sa sœur Fatima bint al-Khattab était auprès de Sa’id ibn Zayd ibn Amr ibn Noufayl elle avait embrassé l’islam et son mari Sa’id ibn Zayd s’était islamé et ils cachaient leur islam à Omar et Nou’aym ibn Abdallah an-Nahham un homme des Banu Adi avait aussi embrassé l’islam en cachette par peur de son peuple et Khabbab ibn al-Aratt venait chez Fatima bint al-Khattab et leur faisait réciter le Coran et Omar sortit un jour ceignant son épée voulant le messager d’Allah et un groupe de ses compagnons et on lui mentionna qu’ils s’étaient réunis :
dans une maison à la Safa et ils sont environ quarante entre hommes et femmes et avec le messager d’Allah son oncle Hamza et Abou Bakr ibn Abi Kouhafa le véridique et Ali ibn Abi Talib parmi des hommes des musulmans de ceux qui étaient demeurés avec le messager d’Allah à La Mecque et n’étaient pas sortis parmi ceux qui sortirent vers le pays d’Abyssinie et Nou’aym ibn Abdallah le rencontra et dit où vas-tu, ô Omar il dit je vais vers Mohamed ce sabéen qui a divisé l’affaire de Quraysh et traité leurs sens de sottise et blâmé leur religion et injurié leurs divinités et je le tuerai et Nou’aym lui dit par Allah ton âme t’a trompé, ô Omar penses-tu que les fils d’Abd Manaf te laissent marcher sur la terre si tu as tué Mohamed ne retournes-tu donc pas vers ta famille et dirigerais-tu leur affaire il dit et quels sont les miens ? Il dit ton beau-frère et le fils de ton oncle Sa’id ibn Zayd et ta sœur Fatima et par Allah :
ils ont embrassé l’islam et suivi Mohamed dans sa religion et va donc vers eux deux et Omar retourna se dirigeant vers sa sœur et son beau-frère et chez eux deux était Khabbab ibn al-Aratt ayant avec lui une feuille contenant Taha à leur faire réciter et lorsqu’ils entendirent l’approche d’Omar Khabbab disparut dans une cachette qu’ils avaient ou dans une partie de la maison et Fatima bint al-Khattab saisit la feuille et la mit sous sa cuisse et Omar avait entendu en s’approchant de la porte la récitation de Khabbab sur eux deux et lorsqu’il entra il dit qu’est-ce que ce marmonnement que j’ai entendu ils lui dirent tu n’as rien entendu il dit mais si et par Allah on m’a informé que vous deux avez suivi Mohamed dans sa religion et il saisit son beau-frère Sa’id ibn Zayd et sa sœur Fatima bint al-Khattab se leva vers lui pour l’en empêcher sur son mari et il la frappa et la blessa et lorsqu’il fit cela sa sœur et son beau-frère lui dirent :
oui nous avons embrassé l’islam et cru en Allah et Son messager fais donc ce que tu voudras et lorsque Omar vit ce qu’il y avait sur sa sœur comme sang il regretta ce qu’il avait fait et s’assit et dit à sa sœur donne-moi cette feuille que je vous ai entendus réciter tout à l’heure que je voie ce qu’a apporté Mohamed et Omar était scribe et lorsqu’il dit cela sa sœur lui dit nous craignons pour elle de ta part il dit ne crains pas et il jura par ses divinités qu’il la rendrait lorsqu’il l’aurait lue à elle et lorsqu’il dit cela elle espéra son islam et lui dit ô mon frère tu es impur par ton association et il ne la touche que le pur et Omar se leva et se lava et elle lui donna la feuille et il y avait dedans Taha et il la lut et lorsqu’il en lut le début il dit comme ce discours est beau et noble et lorsque Khabbab ibn al-Aratt entendit cela il sortit vers lui et lui dit par Allah, ô Omar j’espère :
qu’Allah t’ait distingué par l’invocation de son prophète car je l’ai entendu hier disant ô Allah renforce l’islam par Abou l-Hakam ibn Hicham ou par Omar ibn al-Khattab Allâh, Allâh donc, ô Omar. Il dit alors indique-moi donc Mohamed, ô Khabbab jusqu’à ce que je vienne à lui et que je m’islame et Khabbab lui dit il est dans une maison à la Safa avec un groupe de ses compagnons et Omar prit son épée et se ceignit puis se dirigea vers le messager d’Allah et ses compagnons et frappa à leur porte et lorsqu’ils entendirent sa voix un homme des compagnons du messager d’Allah se leva et regarda par l’interstice de la porte et le vit ceignant l’épée et il retourna effrayé vers le messager d’Allah et dit ô messager d’Allah voici Omar ibn al-Khattab ceignant l’épée et Hamza dit ouvre-lui s’il est venu voulant le bien nous lui ferons part et s’il est venu voulant le mal nous le tuerons avec son épée. Le messager d’Allah dit ouvre-lui :
et l’homme lui ouvrit et le messager d’Allah se leva vers lui jusqu’à le rencontrer dans la cachette et il le saisit par les pans de son habit ou par le rassemblement de ses vêtements puis le tira fortement et dit qu’est-ce qui t’amène ô fils d’al-Khattab par Allah je ne vois pas que tu cesses jusqu’à ce qu’Allah fasse descendre sur toi une calamité. Omar dit ô messager d’Allah je suis venu vers toi pour croire en Allah et Son messager et en ce qui vient de la part d’Allah et le messager d’Allah magnifia d’une takbira dont les gens de la maison surent qu’Omar avait embrassé l’islam et les compagnons du messager d’Allah se dispersèrent de leurs endroits et ils s’étaient réjouis dans eux-mêmes lorsqu’Omar s’était islamé avec l’islam de Hamza et ils surent que les deux protégeraient le messager d’Allah et s’en revancheraient sur leurs ennemis. Ibn Ishaq a dit et ce sont les récits des rapporteurs des gens de Médine sur l’islam d’Omar lorsqu’il s’islama.
Ibn Ishaq a dit et Abdallah ibn Abi Najih al-Makki m’a raconté d’après ses compagnons Ata et Moujahid et de ceux qui rapportaient cela que l’islam d’Omar selon ce dont ils parlaient il disait j’étais pour l’islam éloigné et j’étais en la Jahiliyya un buveur de vin qui l’aimait et en buvait et nous avions un conseil où se réunissaient des hommes de Quraysh à al-Hazwara et je sortis une nuit voulant rejoindre mes compagnons et n’y trouvant aucun d’entre eux je dis si je vais vers un tel le marchand de vin peut-être y trouverais-je du vin et j’en boirais et je sortis et vins à lui et ne le trouvant pas je dis si je vais à la Kaaba et en fais le tour sept tours ou deux et je vins au temple et voici le messager d’Allah debout priant et il priait en se dirigeant vers la Syrie et avait fait de la Kaaba entre lui et la Syrie et son lieu de prière était entre le coin noir et le coin yéménite. Je dis en le voyant par Allah si j’écoutais Mohamed cette nuit jusqu’à entendre ce qu’il dit.
Je dis si je m’approchais de lui pour l’écouter je l’effrayerais et je vins par le côté du Hijr et j’entrai sous ses pans et je me mis à marcher doucement et le messager d’Allah debout priant lisant le Coran :
jusqu’à me tenir dans sa qibla me tournant vers lui et entre lui et moi que les pans de la Kaaba et lorsque j’entendis le Coran mon cœur s’en attendrit et je pleurai et l’islam entra en moi et je ne cessai d’être debout en ma place jusqu’à ce que le messager d’Allah eût achevé sa prière puis il se détourna et il sortit à la demeure d’Ibn Abi Houssayn qui était sa demeure dans la maison contiguë qui était entre les mains de Mou’awiya. Omar dit et je le suivis jusqu’à ce que passant entre la demeure d’al-Abbas et la demeure d’Ibn Azhar je le rattrapasse et lorsqu’il entendit mon bruit il me reconnut et pensa que je ne l’avais suivi que pour lui nuire et il me saisit puis dit qu’est-ce qui t’amène, ô fils d’al-Khattab à cette heure. Je dis je suis venu pour croire en Allah et Son messager et en ce qui vient de la part d’Allah et le messager d’Allah loua Allah puis dit qu’Allah te guide donc, ô Omar puis il essuya ma poitrine et invoqua pour moi la constance puis je me détournai et le messager d’Allah entra chez lui. Ibn Ishaq dit et Allah est le plus savant lequel de cela ce fut.
Je dis et j’ai recherché en détail la manière de l’islam d’Omar et ce qui est venu là-dessus de hadiths et d’athars :
en détail au début de sa sira que j’ai consacrée seule et à Allah la louange et la grâce. Ibn Ishaq a dit et Nafi’, affranchi d’Ibn Omar, m’a raconté, d’après Ibn Omar lorsque Omar s’islama il dit qui de Quraysh est le plus à répandre la nouvelle ? On lui dit Jamil ibn Ma’mar al-Joumahi et il vint à lui au matin et Abdallah dit et je partis au matin suivant sa trace et regardant ce qu’il ferait et j’étais un garçon qui retenait tout ce que je voyais jusqu’à le rejoindre et il lui dit sais-tu, ô Jamil que j’ai embrassé l’islam et entré dans la religion de Mohamed et il le suivit sans lui répondre jusqu’à se lever traînant son habit et Omar le suivit et je suivis mon père jusqu’à ce qu’il fût debout à la porte du temple criant à haute voix ô Quraysh tandis qu’ils étaient dans leurs conseils autour de la Kaaba voici le fils d’al-Khattab s’est laissé séduire.
Omar dit de derrière lui il a menti mais j’ai embrassé l’islam et témoigné qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah et que Mohamed est Son serviteur et Son messager et ils se précipitèrent vers lui et il ne cessa de les combattre et d’être combattu jusqu’à ce que le soleil fût sur leurs têtes. Il dit et il s’assit et ils se levèrent :
sur sa tête et il disait faites ce qui vous semblera bon et je jure par Allah que si nous avions été trois cents hommes nous l’aurions laissée à vous ou vous l’auriez laissée à nous et tandis qu’ils étaient sur cela un vieil homme de Quraysh vint portant un habit de teinture et une chemise brodée jusqu’à se tenir devant eux et dit qu’avez-vous. Ils dirent Omar s’est laissé séduire il dit et alors un homme a choisi pour lui-même une affaire et que voulez-vous penses-tu que Banu Adi vous livrera leur compagnon ainsi laissez donc cet homme et par Allah ils furent comme un habit dont on se serait dépouillé.
Je dis à mon père après qu’il eut émigré à Médine ô mon père qui est cet homme qui retint les gens de toi à La Mecque le jour où tu t’es islamé tandis qu’ils te combattaient il dit c’est al-’As ibn Wa’il as-Sahmi et c’est une chaîne bonne et forte et elle indique le retard de l’islam d’Omar car Ibn Omar assista à Ouhoud alors qu’il avait quatorze ans et Ouhoud fut en la troisième année de l’Hégire et il était adolescent le jour où son père s’islama et son islam fut avant l’Hégire d’environ quatre ans et cela après l’envoi d’environ neuf ans et Allah est le plus savant.
Et le Bayhaqi a dit : al-Hakim nous a raconté, al-Asamm nous a informés, Ahmad ibn Abd al-Jabbar nous a raconté, Younous nous a raconté, d’après Ibn Ishaq : vinrent ensuite au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), alors qu’il était à La Mecque, environ vingt hommes des chrétiens, du pays d’Abyssinie, lorsque sa nouvelle se répandit. Ils le trouvèrent dans son conseil, lui parlèrent et l’interrogèrent, tandis que des hommes de Quraysh se trouvaient dans leurs conseils autour de la Kaaba. Lorsqu’ils eurent achevé de l’interroger sur ce qu’ils voulaient, le messager d’Allah les appela à Allah et leur récita le Coran. Lorsqu’ils l’entendirent, leurs yeux débordèrent de larmes, puis ils répondirent à son appel, crurent en lui et le confirmèrent, et reconnurent de lui ce qui leur était décrit dans leur Livre à son sujet. Lorsqu’ils se levèrent de chez lui, Abou Jahl vint à leur rencontre avec un groupe de Quraysh et leur dit : qu’Allah fasse échouer votre voyage, celui qui est derrière vous parmi les gens de votre religion vous a envoyés vers eux, vous voyagez vers eux et leur rapportez la nouvelle de cet homme, et vos séances auprès de lui ne furent pas paisibles jusqu’à ce que vous eussiez quitté votre religion et que vous l’eussiez confirmé pour ce qu’il vous a dit, nous ne connaissons pas de voyageurs plus sots que vous, ou des paroles semblables.
Ils leur dirent : que la paix soit sur vous, nous ne vous faisons pas la guerre, à nous nos œuvres et à vous vos œuvres, nous ne revendiquons pas le bien pour nous-mêmes. On dit que ce groupe était des chrétiens de Najran, et Allah sait mieux lequel de cela eut lieu. Et on dit, et Allah sait mieux, que ces versets furent révélés à leur sujet :
« Ceux à qui Nous avons donné le Livre avant lui, ils y croient ; et lorsqu’on le leur récite, ils disent : nous croyons en lui, c’est bien la vérité de notre Seigneur, nous étions avant lui musulmans. Ceux-là recevront deux fois leur récompense pour leur patience, ils repoussent le mal par le bien et dépensent de ce que Nous leur avons attribué. Et lorsqu’ils entendent les futilités, ils s’en détournent et disent : à nous nos œuvres, et à vous vos œuvres, que la paix soit sur vous, nous ne cherchons pas les ignorants. »
Sourate al-Qasas, 52-55