Biographie de Ka'b ibn Malik
Kaab Ibn Malik Ibn Abi Kaab, ce dernier se nommant Amr Ibn Al-Qayn Ibn Sawad Ibn Ghanm Ibn Kaab Ibn Salama Ibn Saad Ibn Ali, était un Ansari khazraji des Banou Salama. Sa kounya était Abou Abdallah; une autre tradition donne Abou Abd Ar-Rahman. Sa mère, Layla Bint Zayd Ibn Thaalaba, appartenait elle aussi aux Banou Salama.
Tous s'accordent sur sa présence au serment d'Al-Aqaba. Sa participation à Badr fait l'objet d'un désaccord, mais l'opinion exacte est qu'il n'y assista pas. Lorsque le Messager d'Allah ﷺ arriva à Médine et établit la fraternité entre les Émigrés et les Ansars, il associa Kaab à Talha Ibn Oubayd Allah. Kaab ne resta en arrière d'aucune campagne du Messager d'Allah ﷺ, à l'exception de Badr et de Tabouk. Pour Badr, le Prophète ﷺ ne blâma aucun absent, car il était parti rapidement sans annoncer une bataille rangée. Quant à Tabouk, Kaab resta en arrière pendant la chaleur intense sans excuse valable.
Il fut ainsi l'un des trois hommes dont le jugement fut différé, avec Mourara Ibn Ar-Rabi et Hilal Ibn Oumayya. Après que la communauté eut cessé de leur parler, la terre, malgré toute son étendue, devint trop étroite pour eux, et leurs propres âmes les oppressèrent. Allah révéla à leur sujet : "Et aux trois dont le cas avait été différé, jusqu'à ce que la terre, malgré son immensité, leur devienne étroite..." Les versets annoncèrent qu'Allah acceptait leur repentir. L'histoire détaillée de l'aveu sincère de Kaab et de sa patience est célèbre.
Lors de la bataille d'Ouhoud, Kaab porta l'armure du Prophète ﷺ, qui était jaune, tandis que le Prophète ﷺ revêtit celle de Kaab. Kaab reçut onze blessures en protégeant le Messager d'Allah ﷺ. Il fut par ailleurs l'un des poètes qui défendaient l'islam. Ibn Sirine disait : "Les poètes du Prophète ﷺ étaient Hassan Ibn Thabit, Kaab Ibn Malik et Abdallah Ibn Rawaha." Kaab suscitait la crainte de l'ennemi par ses descriptions de guerre, Hassan attaquait les généalogies adverses et Abdallah Ibn Rawaha leur reprochait leur mécréance.
Ibn Sirine rapporte que la tribu de Daws se convertit notamment à cause de vers prononcés par Kaab Ibn Malik : "Nous avons anéanti depuis Tihama toute dette de vengeance, puis Khaybar, que nous avons recouverte. Les épées sont les meilleures d'entre elles; si elles avaient parlé, elles auraient dit qu'elles frappaient Daws ou Thaqif." Lorsque les Dawsites entendirent ces mots, ils se dirent : "Partez embrasser l'islam de votre plein gré, avant que ne vous arrive ce qui est arrivé à Thaqif."