Découvrez la signification du terme Al-dwran (دوران) dans le vocabulaire islamique.
Sommaire :
Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 6 min de lectureEn langue : tourner autour d'une chose. En usage technique : le fait pour une chose de découler d'une autre apte à jouer le rôle de cause efficiente, comme l'écoulement des suites de l'absorption de la scammone ; la première est dite da'ir, la seconde madar. Trois cas : premier, que le madar soit cause de la da'ir dans l'existence et non dans la non-existence, comme l'absorption de la scammone pour l'écoulement : dès qu'elle existe, l'écoulement existe ; si elle n'existe pas, l'écoulement n'est pas nécessairement absent, car il peut venir d'un autre remède. Deuxième : que le madar soit cause de la da'ir dans la non-existence et non dans l'existence, comme la vie pour la science : si elle n'existe pas, la science n'existe pas ; si elle existe, la science n'est pas nécessairement existante. Troisième : que le madar soit cause de la da'ir dans l'existence et dans la non-existence, comme la fornication du muhsan (personne mariée ayant connu la vie conjugale), en raison de l'obligation de la lapidation : chaque fois qu'elle existe, la lapidation est obligatoire ; quand elle n'existe pas, elle n'est pas obligatoire.
En langue : tourner autour d'une chose ; le waw n'est pas changé en alif en raison de son mouvement et de l'ouverture de ce qui le précède, aucun empêchement n'étant fourni par la signification du mot en matière de mouvement et de trouble. En usage technique : le fait pour une chose de découler d'une autre apte à jouer le rôle de cause efficiente, comme la lâcheté (sukr) découlant de la boisson du vin ; la première est dite da'ir, la seconde madar. Autrement dit : la jonction d'une chose à une autre dans l'existence et dans la non-existence ; trois cas : premier, que le madar soit cause de la da'ir dans l'existence et non dans la non-existence, comme la boisson du vin pour la lâcheté : quand elle existe, la lâcheté existe ; quand elle n'existe pas, la lâcheté n'est pas nécessairement absente, car elle peut venir de l'absorption de la jusquiame. Deuxième : que le madar soit cause de la da'ir dans la non-existence et non dans l'existence, comme l'existence de la main pour l'écriture : si la main n'existe pas, l'écriture n'existe pas ; si elle existe, l'écriture n'est pas nécessairement existante. Troisième : que le madar soit cause de la da'ir dans l'existence et dans la non-existence, comme la fornication du muhsan, en raison de l'obligation de lapidation : chaque fois qu'elle existe, la lapidation est obligatoire ; chaque fois qu'elle n'existe pas, elle ne l'est pas.
En langue : le tournoiement ; dérivé de « dara ash-shay' yaduru hawlan wa-dawran » (la chose a tourné, tournant en cercles et en rotation). En usage technique : ar-Razi l'a défini comme la subsistance avec la subsistance et la disparition avec la disparition, c'est-à-dire la subsistance du jugement avec la subsistance de la description et sa disparition avec la disparition de celle-ci ; la description est dite madar et le jugement da'ir. On l'a défini aussi : le fait pour une chose de découler d'une autre apte à jouer le rôle de cause efficiente, dans l'existence et dans la non-existence ; mentionné par le shaykh Zakariyya. Certains l'ont appelé dawran existentiel et in-existentiel, ou dawran absolu ; quand il est tel que le jugement existe avec la description, on parle de dawran existentiel ou de tard (concomitance directe) ; quand il est tel que le jugement disparaît avec la disparition de la description, on parle de dawran in-existentiel ou de 'aks (concomitance inverse). Trois cas : premier, que le madar soit cause de la da'ir dans l'existence et non dans la non-existence, comme l'absorption de la scammone pour l'écoulement : dès qu'elle existe, l'écoulement existe ; si elle n'existe pas, l'écoulement n'est pas nécessairement absent, car il peut venir d'un autre remède. Deuxième : que le madar soit cause de la da'ir dans la non-existence et non dans l'existence, comme la vie pour la science : si elle n'existe pas, la science n'existe pas ; si elle existe, la science n'est pas nécessairement existante. Troisième : que le madar soit cause de la da'ir dans l'existence et dans la non-existence, comme la fornication du muhsan, en raison de l'obligation de lapidation : chaque fois qu'elle existe, la lapidation est obligatoire ; quand elle n'existe pas, elle ne l'est pas. Voir : al-Ihkam d'al-Amidi, 3/61 ; Taysir at-tahrir, 4/49 ; le commentaire d'al-Iji sur Ibn al-Hajib, 2/245 ; At-Ta'rifat d'al-Jurjani, p. 94 ; al-Hudud al-anika, p. 82 ; At-Tawqif, p. 342.
Que le jugement survienne avec sa survenue et disparaisse avec sa disparition ; le fait pour une chose de découler d'une autre apte à jouer le rôle de cause efficiente, dans l'existence, la non-existence, ou l'empêchement.
En langue : tourner autour d'une chose.
En langue : tourner autour d'une chose.