Découvrez la signification du terme Al-sharṭ (شَّرط) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureSubordonner une chose à une autre, de sorte que si la première existe, la seconde existe ; on a dit : le shart est ce dont dépend l'existence de la chose, tout en étant extérieur à son essence et sans agir sur son existence ; on a dit : le shart est ce dont dépend l'établissement du jugement.
Dans « al-Qamus » : c'est obliger une chose. En terminologie, le sens a évolué vers la subordination de la réalisation d'un ensemble à la réalisation d'un autre ensemble garanti ; l'usage répandu est de l'appliquer à ce dont la chose dépend tout en étant extérieur à elle. Tel est le shart de la prière, contrairement à la qualité de la prière : la qualité, bien qu'elle partage avec le shart la dépendance, est intérieure à elle et en est un pilier.
Dans la langue : Ibn Faris a dit : le shin, le ra et le ta forment une origine indiquant la connaissance, le signe et ce qui s'en rapproche comme savoir ; de cela est le shart, c'est-à-dire le signe, et « ashrat al-sa'a » (les signes de l'Heure) : ses signes. On a nommé le shart ainsi parce qu'ils se donnaient à eux-mêmes un signe par lequel ils se reconnaissaient ; on dit : « untel s'est exposé à la mort (ashrata nafsa-hu li-l-mahlika) », lorsqu'il en a fait un signe
Dans la langue : il désigne le signe ; de là « les signes de l'Heure » et « les shurut ».
Ce dont la chose dépend sans en faire partie, comme la pureté pour la prière. Dans « al-Durr » : le shart est ce dont dépend l'existence de la chose sans entrer en elle. On a dit : les shurut sont de trois espèces.
De la peau ou semblable : « sharata-hu shartan » : il l'a coupé d'un coup léger. : « Sharata la-hu amran » : il s'est engagé à une affaire. : « Sharata 'alay-hi amran » : il le lui a imposé. : Untel, « sharatan » : il est tombé dans une grande affaire.
Ce dont dépend seulement la validité de la chose : ce dont elle dépend par l'effet de l'agent efficient, de sorte que le jugement existe par son existence.
Subordonner une chose à une autre, de sorte que si la première existe, la seconde existe ; ainsi l'a défini Ibn Kamal (et al-Ta'rifat, p. 131). Et al-Raghib a dit (al-Mufradat, p. 258) : « tout jugement rattaché à une affaire qui a lieu pour que le jugement ait lieu, cette affaire étant pour lui comme un signe ».